Parc zoologique d'Amnéville

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Zoo d’Amnéville

Image illustrative de l'article Parc zoologique d'Amnéville
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Entrée du zoo d’Amnéville.

Situation Amnéville, Moselle, France
Superficie 18 hectares
Latitude
Longitude
49° 14′ 46″ nord, 6° 08′ 20″ est
Nombre d'animaux 2 000[1]
Nombre d'espèces 360 revendiquées
Accréditations EAZA (membre temporaire pour un an, jusqu'en octobre 2016)[2]
À voir gorilles des plaines de l'Ouest, ours polaires, baie des lions de mer
Site web http://zoo-amneville.com

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Le Parc zoologique d’Amnéville est un parc zoologique français du Grand Est situé dans la vallée de la Moselle, entre Metz et la frontière franco-luxembourgeoise, sur la commune d'Amnéville. Environ 2000 animaux[1] de 360 espèces y sont présentés sur 18 hectares. Il est dirigé par son fondateur, Michel Louis depuis 1986. Constitué sous la forme d'une société coopérative et participative, il est la propriété de ses salariés-coopérateurs.

C'est l'un des rares zoos français à présenter des gorilles et des orangs-outans. C'est par ailleurs le seul à présenter un spectacle de domptage de tigres, une particularité controversée qui lui a permis d'accroître sa fréquentation mais qui lui a aussi valu d'être rétrogradé au rang de membre temporaire de l'Association européenne des zoos et aquariums (EAZA). Au sein de cette association il participe à plusieurs programmes européens pour les espèces menacées. Il est également membre de l'Association mondiale des zoos et aquariums (WAZA).

Avec une moyenne de 607 774 visiteurs par an entre 2010 et 2016, il est l'un des dix zoos les plus fréquentés de France.

Historique[modifier | modifier le code]

Le parc est créé le 28 juin 1986 par Michel Louis[3], sous la forme d'une société coopérative et participative[4]. Le projet de parc zoologique est alors fortement soutenu par le maire de la ville, Jean Kiffer.

En 2013, le zoo est élu 6e plus belle entreprise de France par le journal L'Express L'Entreprise[5].

En octobre 2015, l'Association européenne des zoos et aquariums le rétrograde de membre permanent à membre temporaire pour un an, après avoir été saisie sur la pertinence et la légitimité de l'ouverture d'un spectacle de dressage de tigres au sein du zoo[6],[2].

Fin 2015, la direction annonce que le zoo risque d'être placé en redressement judiciaire, la société s'étant retrouvée déficitaire de 4,5 millions d'euros fin décembre[7], après avoir massivement investi dans l'attraction Tiger World. Malgré les demandes du zoo, un nouveau crédit lui a été refusé[7] et trois des douze banques créancières ont refusé d’étaler ses précédents crédits sur dix ans, au lieu des sept prévus à l'origine[4]. Le 6 janvier 2016, il est en effet placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Metz, avec une période d’observation de 6 mois[7].

Installations et faune hébergée[modifier | modifier le code]

Le parc zoologique d'Amnéville s’étend sur 18 hectares, et compte environ 2000 animaux[7],[3], notamment des gorilles, lycaons, tapirs, rhinocéros, lynx, éléphants[8], ou encore des lions blancs[9].

Le parc comporte un vivarium de 1 000 m2. Il propose un ensemble d'animations et de spectacles (tigres, otaries, rapaces et perroquets).

Plaine africaine[modifier | modifier le code]

La plaine africaine s'étend sur 3 hectares et présente notamment des girafes, qui cohabitent avec zèbres, autruches, antilopes (cobes de Lechwe) et grues couronnées (ainsi que des pintades). On peut y admirer également des éléphants d'Afrique et des rhinocéros blancs.

Les bâtiments de nuit des éléphants, girafes et rhinocéros sont visitables et le visiteur peut découvrir des petites espèces africaines comme le dik-dik, le fennec mais aussi des goundis de l'Atlas, des damans des rochers, des reptiles, etc.

D'autres espèces sont observables autour de ces installations : mandrills, servals, chats du désert mais aussi lémuriens (makis catta et varis noirs et blancs).

Baie de lions de mer[modifier | modifier le code]

La Baie des lions de mer du zoo d'Amnéville est une installation dédiée à une quinzaine de lions de mer de Californie et de lions de mer Sud-Américain. Cette installation représente 2 600 000 litres d'eau, 45 mètres linéaires de vision sous-marine, deux bassins extérieurs d'une surface totale de 1 000 m2 et un bâtiment de 600 m2 sur deux niveaux avec 3 bassins intérieurs d'eau salée.

Un spectacle est présenté avec ces animaux.

Amazone Jungle[modifier | modifier le code]

Peruvia Bay[modifier | modifier le code]

Gorilla's Camp[modifier | modifier le code]

Cet espace est conçu pour présenter deux groupes de mâles gorilles des plaines de l'Ouest, une sous-espèce classée en danger critique d'extinction. Cet espace a été agrandi en 2012. Les baies vitrées à travers lesquelles les visiteurs peuvent les observer mesurent 45 mm d'épaisseur. Les gorilles bénéficient de 2 000 mètres carrés d'espaces intérieurs représentant un village traditionnel congolais et d'un parc extérieur. Les installations ont représenté un investissement de 11 millions d'euros.

Ces animaux ont été pour la plupart placés au zoo d'Amnéville dans le cadre du programme européen pour les espèces menacées (EEP)[10].

Vivarium tropical[modifier | modifier le code]

Orang-Outan Jungle[modifier | modifier le code]

Cet espace présente un groupe d'orangs-outangs arrivé en 2007. Ils ne sont pas seul à y être présentés, en effet, d’autres singes y vivent : des siamangs[11].

Les singes disposent d'un bâtiment sur 2 niveaux avec des salles emplies de jeux, hamacs et cordages. Les deux salles communiquent par des ouvertures, et les visiteurs peuvent suivre les déplacements des animaux depuis un balcon.

L'enclos des tigres fait face à l'espace dédié aux orangs-outans.

Prédateurs du ciel[modifier | modifier le code]

Tiger World[modifier | modifier le code]

En 2015, le directeur, Michel Louis, créé, en association avec un des plus jeune dresseur de France Rémy Flachaire un spectacle de dressage de tigres présenté au sein d'une attraction intitulée Tiger World. La salle de spectacle de 1 929 places, ainsi que les décors intérieurs et extérieurs sont réalisés par la société Atelier artistique du béton (AAB). Le décor est inspiré des temples d'Angkor de l'empire khmer au Cambodge. Ouverte depuis avril 2015, cette attraction accueille des spectacles de 45 min présentés une à quatre fois par jour, avec une dizaine de tigres. Le coût de construction de cet espace est de 14 millions d'euros[12].

Cependant, cette attraction est dénoncée par des associations et certains professionnels du secteur (du Parc des félins, notamment). Devant ces critiques, Michel Louis, le directeur du zoo, use de mots violents pour qualifier ceux qui s'opposent à son projet[8].

En mai 2015 les associations Code animal et Aves France demandent à l'Association européenne des zoos et aquariums (EAZA) de radier le zoo d'Amnéville de la liste de ses membres, arguant que cette attraction est contraire à l'éthique exigée par cette association de parcs zoologiques[13]. La directrice exécutive de l'EAZA, Myfanwy Griffith, leur répond qu'elle a déjà signifié à la direction du zoo « qu’elle ne pouvait pas accepter la construction d’un équipement de cirque au sein d’un parc membre »[14]. En octobre, elle le rétrograde de membre permanent à membre temporaire pour un an[6]. Ce statut de membre temporaire pour un an signifie que le zoo ne satisfait plus aux normes requises pour être membre permanent et que sa capacité à accéder à nouveau au statut de membre permanent sera jugée dans un délai d'un an[15]. Seuls les membres permanents peuvent siéger au conseil de l'EAZA[16].

Forêt des ours[modifier | modifier le code]

Ouvert en avril 2017, la Forêt des ours est un espace de 4 000 m² consacré aux ours bruns[17].

Conservation des espèces[modifier | modifier le code]

En 2015, la direction du zoo a enregistré une soixantaine de naissances, dont plusieurs espèces en danger[18]. Le parc participe à plusieurs programmes européens pour les espèces menacées (EEP) mais n'en coordonne pas[19].

Le directeur affirme consacrer environ 500 000 euros par an à une vingtaine d'associations qui œuvrent pour la conservation de la nature, in situ[17].

Économie et gestion[modifier | modifier le code]

En 2010, il a reçu 590 900 visiteurs[20].

En 2011, il a reçu 617 023 visiteurs[20].

En 2012, il a reçu 701 000 visiteurs[20].

En 2013, il a reçu 584 406 visiteurs[20].

En 2014, il a reçu 608 846 visiteurs[20].

En 2015, il a reçu 631 000 visiteurs[6].

En janvier 2016, la société est placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Metz[21], sa fréquentation chute à 521 240 visiteurs[22].

Le zoo réalise un chiffre d'affaires moyen d'environ 16 millions d'euros par an, pour un bénéfice net d'environ 1 million d'euros[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Institution (Zoo d'Amnéville), Animal Statistics », sur zims.isis.org (consulté le 11 juillet 2016)
  2. a et b (en) « EAZA Member List », sur eaza.portal.isis.org (consulté le 30 janvier 2016)
  3. a et b Clémentine Rebillat et Daphné Mongibeaux, « Zoo d’Amnéville, le rêve d’un passionné », Les zoos de France, Paris Match, (consulté le 17 juillet 2015).
  4. a et b « Le zoo d’Amnéville pourrait être placé en redressement judiciaire », sur loractu.fr/metz,
  5. « Palmarès: les 100 plus belles entreprises de France », sur L'Entreprise, (consulté le 25 août 2014)
  6. a, b et c « Le zoo d’Amnéville a dépassé son record de fréquentation en 2015 », sur loractu.fr,
  7. a, b, c et d « Le zoo d'Amneville placé en redressement judiciaire », sur lest-eclair.fr,
  8. a et b « Putain d'écologistes de merde ! » : Le directeur du zoo d'Amnéville perd son sang froid., sur leplus.nouvelobs.com,
  9. « VIDEO. 5 lionceaux blancs naissent au zoo d’Amnéville », sur sciencesetavenir.fr, (consulté le 17 juillet 2015)
  10. « Le zoo d'Amnéville met en service son "gorilla's camp" », Sciences et Avenir,‎ (lire en ligne)
  11. « Zoo d'Amnéville - Nos Installations », sur www.zoo-amneville.com (consulté le 6 avril 2017)
  12. « Le zoo d’Amnéville investit 14 M€ pour « Tiger world » », Le Républicain Lorrain,‎ (lire en ligne)
  13. « Au zoo d'Amnéville, Tiger World en chantier, 28 000 signatures contre », sur loractu.fr,
  14. (en) EAZA Executive Office, « Courrier ‘Tigerworld’, Amnéville Zoo »,
  15. (en) « Joining EAZA », sur eaza.net (consulté le 8 mai 2016)
  16. (en) « EAZA organisational structure scheme », sur eaza.net (consulté le 8 mai 2016)
  17. a, b et c « Le parc d'Amnéville a adopté une stratégie offensive mais risquée », lesechos.fr,‎ (lire en ligne)
  18. Ivan Valerio, « Vague de naissances au zoo d'Amnéville », sur BFM TV.com, (consulté le 17 juillet 2015)
  19. (en) « EAZA Activities > Collection Planning > EEPs and ESBs », sur eaza.portal.isis.org (consulté le 15 mai 2016)
  20. a, b, c, d et e Direction générale des entreprises, « Mémento du Tourisme, Édition 2015 », sur entreprises.gouv.fr (consulté le 18 janvier 2016), p. 133
  21. « Le zoo d'Amnéville en redressement judiciaire à sa demande », sur loractu.fr (consulté le 7 janvier 2016)
  22. « Offre, fréquentation, clientèles et chiffre d’affaires des lieux de visite en destination Alsace », sur clicalsace.com,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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 Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]