Gibbon à mains blanches

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Hylobates lar • Gibbon lar

Le Gibbon à mains blanches (Hylobates lar), ou Gibbon lar, est une espèce de singes de la famille des Hylobatidae, couramment appelés gibbons.

Historique[modifier | modifier le code]

Cette espèce a été décrite pour la première fois en 1771 par Carl von Linné sous le nom de Simia lar.

Description[modifier | modifier le code]

Gibbon à mains blanches en Thaïlande, Parc national de Kaeng Krachan (2012)
Bipédie occasionnelle du gibbon
Femelle avec son petit (parc national de Khao Yai, Thaïlande)

D'une taille d'environ 90 centimètres et d'un poids de 8 à 11 kilogrammes, Le gibbon à mains blanches a la face encadrée de blanc et les extrémités des mains blanches.

Sa plante de pieds est recouverte d'une peau dure. Il possède des ongles noirs sans griffes.

Il se déplace avec habileté dans la jungle du Sud-Est asiatique, il peut faire des bonds de 10 à 15 mètres entre deux arbres, par accrochage vertical et saut. Contrairement aux autres Hominoidea, lorsqu'il marche debout, il garde son équilibre en se servant de ses bras comme balancier.

Cette espèce protège son territoire en lançant des cris.

Répartition géographique[modifier | modifier le code]

Il est présent dans le nord de l'île de Sumatra, en Indonésie, sur la péninsule de Malaisie, en Birmanie, en Thaïlande et à l'extrême sud de la Chine[1].

Alimentation[modifier | modifier le code]

Tous les gibbons sont frugivores et aiment parfois accompagner leur nourriture d'insectes (libellules, fourmis...)

Reproduction[modifier | modifier le code]

Les femelles n'ont qu'un petit, qu'elles portent pendant 210 jours.

Les gibbons n'ont qu'une femelle pour toute leur vie et ont des rapports sexuels souvent si leur entente se passe bien. La femelle se propose la première lors des actes sexuels.

Rôle écologique[modifier | modifier le code]

En termes de services écosystémiques, les scientifiques considèrent que cette espèce (comme de nombreux autres vertébrés) joue un rôle important dans la dissémination de graines en forêt (Zoochorie)[2], et par là, pour la régénération forestière.

Menaces[modifier | modifier le code]

De nombreuses associations tentent de venir en aide aux hylobatidés.

Les dangers pour cette espèce sont :

  • La déforestation massive des arbres par des compagnies qui commercialisent l'huile de palme pour la consommation alimentaire et cosmétique des pays industrialisés.
  • la fragmentation des forêts qui le rend plus vulnérable à la chasse (viande de brousse) et au braconnage et qui détruit une partie de son habitat
  • Les trafiquants qui n'hésitent pas à abattre une mère afin de capturer son petit pour le vendre.
  • Les hommes qui détiennent des gibbons chez eux.

À transférer vers Hylobatidae ?[modifier | modifier le code]

La répartition des espèces de gibbons semble correspondre à la couleur de leur pelage, des cercles faciaux irréguliers tout autour du visage. Les gibbons de couleur noire se répartissent dans le Laos, la Thaïlande et plus particulièrement dans la péninsule malaise (le siamang et le siamang de Kloss étant les seuls gibbons noirs à se trouver en Indonésie, sur l'île de Sumatra plus précisément). Les Gibbons de couleur grise et claire vivent sur l'île de Sumatra, l'île de Bornéo et la pointe nord ouest de Java.[réf. nécessaire]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Référence UICN : espèce Hylobates lar (Linnaeus, 1771)
  2. Whittington, C. (1990), Seed dispersal by white-handed gibbons (Hylobates lar) in Khao Yai National Park, Thailand. Master thesis (Environmental Biology), Faculty of Graduate Studies, Mahidol Unive rsity

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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