Zamor

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Zamor
Zamor portrait by Lemoine.jpg
Portrait of a Youth in an Embroidered Vest (en français : « Portait d’un jeune homme en veste brodée »), Marie-Victoire Lemoine, 65 × 55 cm, 1785.
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
জামরVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Statut
Esclave (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Madame du Barry et le page Zamore, (Zamor, enfant, est représenté debout, tenant un plateau devant elle), portrait réalisé d'après un original de Jean-Baptiste André Gautier-Dagoty (vers 1775). Cette copie probablement du XVIIIe siècle, d’auteur inconnu, est conservée au musée Calouste-Gulbenkian de Lisbonne.

Zamor, né vers 1762 à Chittagong (actuellement au Bangladesh) et mort le à Paris, baptisé sous le prénom de Louis-Benoît, a été le page de Madame du Barry.

Victime d'un trafic d'esclaves entre le Bengale et Madagascar, il retrouve la liberté en arrivant en France et entre à l'âge de 11 ans au service de la comtesse du Barry, favorite royale[1].

Ayant reçu dans sa maison une certaine éducation, il s'intéresse notamment à la philosophie de Jean-Jacques Rousseau[2].

Pendant la Révolution française, il participe au Club des jacobins, où se retrouvent les révolutionnaires parmi les plus radicaux et se lie d'amitié avec Grieve à qui il raconte les secrets de sa maîtresse et presse son confrère de publier un pamphlet. Reconnaissant la main de son domestique, l'ancienne favorite le chasse de son emploi en raison de ses activités révolutionnaires[réf. nécessaire]. Zamor la dénonce au Comité de salut public : la comtesse est emprisonnée, condamnée à mort et guillotinée mais Zamor passe plusieurs semaines en prison, soupçonné d'être son complice[1]. Libéré, il s'installe à Paris.

En 1811, il donne des leçons d'écriture et joue du violon pour des soirées dansantes[3].

Il meurt en 1820, au 13 de la rue Maître-Albert à Paris 5e où il vivait[4], âgé d’environ 58 ans.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Abhijit Gupta, « Child from Chittagong », sur telegraphindia.com, The Telegraph (Calcutta), .
  2. (en) Saroja Sundarajan, « For liberty and fraternity », sur thehindu.com, The Hindu, .
  3. Souvenirs d'un médecin de Paris, par le docteur Poumiès de la Siboutie (1789-1863), 1910, librairie Plon, page 29.
  4. G. Lenotre, Vieilles Maisons Vieux Papiers, Tallendier.

Bibliographie[modifier | modifier le code]