Zamor

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Zamor
Zamor portrait by Lemoine.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
জামরVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Statut
Esclave (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Madame du Barry et le page Zamore, (enfant, tenant un plateau devant elle) d'après Jean-Baptiste André Gautier-Dagoty.

Zamor, né vers 1762 à Chittagong (actuellement au Bangladesh) et mort le à Paris, baptisé sous le prénom de Louis-Benoît, a été le page de Madame du Barry.

Entré à l'âge de 11 ans au service de la comtesse du Barry après avoir retrouvé sa liberté, une fois sur le sol de France, il avait été pris à un trafic d'esclaves entre Madagascar et le Bengale[1].

Ayant reçu dans sa maison une certaine éducation, il s'intéresse notamment à la philosophie de Jean-Jacques Rousseau[2].

Pendant la Révolution française, il participe au Club des jacobins, où se retrouvent les révolutionnaires parmi les plus radicaux. Parce qu'il aurait été mis à la porte en raison de ses activités révolutionnaires[réf. nécessaire], il dénonce sa maîtresse. Elle est guillotinée et il passe plusieurs semaines en prison, soupçonné d'être son complice[1]. Libéré, il s'installe à Paris.

En 1811, il donne des leçons d'écriture et joue du violon pour des soirées dansantes[3].

Il meurt en 1820, au 13 de la rue Maître-Albert à Paris 5e où il vivait[4], âgé d’environ 58 ans.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Abhijit Gupta, « Child from Chittagong », The Telegraph (Calcutta),‎ (lire en ligne).
  2. (en) Saroja Sundarajan, « For liberty and fraternity », The Hindu, (consulté en fournir la date de consultation).
  3. Souvenirs d'un médecin de Paris, par le docteur Poumiès de la Siboutie (1789-1863), 1910, librairie Plon, page 29.
  4. G. Lenotre, Vielles Maisons Vieux Papiers, Tallendier.

Bibliographie[modifier | modifier le code]