On a retrouvé la septième compagnie

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On a retrouvé la 7e compagnie
Réalisation Robert Lamoureux
Scénario Robert Lamoureux
Jean-Marie Poiré
Acteurs principaux
Pays de production Drapeau de la France France
Genre Comédie
Durée 80 minutes
Sortie 1975

Série La Septième Compagnie

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

On a retrouvé la 7e compagnie est une comédie française réalisée par Robert Lamoureux en . Il s'agit de la suite du film Mais où est donc passée la septième compagnie ?

Le film se déroule avant l'épilogue du premier film, qui montrait Tassin, Chaudard et Pithivier participant au débarquement de Normandie en juin 1944.

Synopsis[modifier | modifier le code]

La suite des aventures du trio de la septième compagnie lors de la Débâcle de  : Tassin, Chaudard et Pithivier échappent aux Allemands et sont recueillis en caleçon par la mère Crouzy qui leur fournit des uniformes d'officiers français abandonnés par leurs détenteurs pendant la débâcle. Nos trois héros se font arrêter à nouveau et sont conduits dans un château où une grande partie de l'état-major français est détenue. Les trois bidasses, devenus officiers malgré eux, sont sur le point de faire évader tous ces officiers quand, malencontreusement, alors qu'ils referment la porte derrière eux à la sortie des souterrains, le sol de la forêt s'écroule avec des arbres et bloque la sortie, obligeant les officiers à rebrousser chemin dans les galeries communiquant avec le château. Quant aux trois soldats, ils se retrouvent enfin libres. S'ensuit une petite série d'évasions à chaque fois sous l'œil médusé de leur supérieur le capitaine Dumont (Pierre Tornade) qui ne comprend pas comment font ces trois tocards pour s'évader.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Tournage[modifier | modifier le code]

Le film a été tourné, en partie, au château de Vigny (Val-d'Oise)[2]. D'autres scènes ont été tournées à Jouy-le-Moutier, dans les environs de Gasny pour les scènes de la rivière, au fort de Cormeilles-en-Parisis pour les scènes des souterrains, et dans les environs de Santenoge pour les scènes du train.

Accueil[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Comme le premier film, On a retrouvé la septième compagnie est troisième au box-office français pour l'année 1975 avec 3 740 209 entrées.

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le film débute lors de l’échappée des membres de la 7e compagnie dans la forêt, dans la continuité du premier film. Or le premier opus s'achevait par un épilogue se déroulant lors du débarquement de Normandie en , au cours duquel Chaudard, Pithivier et Tassin étaient parachutés par le lieutenant Duvauchel. Ce deuxième film n'est donc pas une suite mais une « midquel » (« intra-aventure ») insérée entre les deux dernières scènes du premier. Le troisième film, La Septième Compagnie au clair de lune raconte d'ailleurs comment les trois personnages se retrouvent malgré eux dans la Résistance et se voient contraints de rejoindre l'Angleterre, ce qui explique l'épilogue du premier film, même si Duvauchel n'est pas avec eux à ce moment-là.
  • Aldo Maccione ayant eu, lors du premier film, une forte mésentente avec Robert Lamoureux et Jean Lefebvre [3] et sa demande d'augmentation de cachet lui ayant été refusée par la production, il ne reprit pas le rôle de Tassin. Il fut remplacé par Henri Guybet qui obtint ainsi son premier rôle important.
  • Le film commençant par un résumé du premier opus, Robert Lamoureux, qui commente ce résumé, a dû faire refaire certaines prises du premier volet qui contenaient Aldo Maccione afin qu'elles fussent jouées par son successeur Henri Guybet. Par ailleurs, on peut observer quelques modifications par rapport à la version avec Aldo Maccione : Tandis que Duvauchelle fait avancer les soldats allemands avec la dépanneuse, Chaudard, Pithivier et Tassin font toujours signe aux prisonniers de prendre la fuite en coupant à travers la forêt sauf que, cette fois-ci, ils leur disent tous haut « Allez-y, fuyez !... » alors qu'à la fin du premier film, ils restaient silencieux. De plus, lorsque le capitaine Dumont se retourne, il prend aussi la fuite sous les conseils des trois camarades alors que, dans le premier opus, il l'avait prise en découvrant que la septième compagnie n'était plus derrière lui, disant même « Mais où est donc passée la septième compagnie ? » (d'où le titre du premier film).
  • Pour les besoins de la scène dans la rivière, Robert Lamoureux n'a pas pu reconstituer la scène en studio et pour tourner en plein hiver dans les eaux glacées de l'Epte, il fit mettre des câbles sous l'eau pour que les trois compères s'y attachent et puissent avancer.
  • Le passage secret derrière la tapisserie emprunté par les protagonistes pour sortir du château n'existe pas.
  • Dans le film, on peut observer que les soldats français de 1940 portent des chemises jaunes sable à col pointu. Or ce modèle de chemise n'est apparu qu'à partir de 1947. Il était porté par les soldats de la guerre d'Algérie (1954 à 1962).
  • La locomotive à vapeur, visible à la fin du film en attente avant la réparation de la voie, est la 140-C-38 de la série de locomotives 140-101 à 370 État ou 140 C SNCF, une des dernières locomotives à vapeur en service à l'époque en France pour le compte de la CFTA de Gray, utilisée pour le film et qui fut ainsi sauvée de la destruction. Elle est propriété du Chemin de Fer Touristique Limousin-Périgord qui a achevé sa remise en état fin 2013 et l'utilise pour des trains spéciaux depuis 2014.
  • Le montage du film comporte une petite erreur : Lorsque Tassin décroche le tender de la suite du convoi, il se retrouve adossé au premier wagon mais avançant moins vite. Un des plans monté à l'envers montre que le train recule au lieu d'avancer.

Trilogie[modifier | modifier le code]

Ce film fait partie d'une trilogie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Date de sortie sur l’Internet Movie Database
  2. Ghislain de Montalembert, « Vigny, sauver le château des barbouzes », Le Figaro Magazine,‎ , p. 52-55 (lire en ligne).
  3. « La 7ème compagnie sur TMC : pourquoi Aldo Maccione est-il absent des films suivants ? » sur Allociné.

Liens externes[modifier | modifier le code]