Montfort-en-Chalosse

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Montfort-en-Chalosse
Le clocher de l'église Saint-Pierre.
Le clocher de l'église Saint-Pierre.
Blason de Montfort-en-Chalosse
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Arrondissement de Dax
Canton Canton de Montfort-en-Chalosse
Intercommunalité Communauté de communes de Montfort-en-Chalosse
Maire
Mandat
Jean-Paul Dupin
2014-2020
Code postal 40380
Code commune 40194
Démographie
Gentilé Montfortois et Montfortoises
Population
municipale
1 160 hab. (2012)
Densité 100 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 42′ 42″ N 0° 50′ 12″ O / 43.7116666667, -0.83666666666743° 42′ 42″ Nord 0° 50′ 12″ Ouest / 43.7116666667, -0.836666666667  
Altitude Min. 26 m – Max. 108 m
Superficie 11,57 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Montfort-en-Chalosse (Monhòrt de Shalòssa en occitan-gascon) est une commune française située dans le département des Landes en région Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Montfortois et les Montfortoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe en Chalosse, terroir de Gascogne. Son nom gascon est Monhòrt.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau de Cazeaux, affluent droit du Luy, traverse les terres de la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

Montfort-en-Chalosse est une bastide, c'est-à-dire une « ville » établie au cours de la révolution urbaine du XIIIe siècle[2]. C’est à cette époque que Montfort-en-Chalosse a été érigée, comme de nombreuses autres bastides aux chartes très libérales, alors que le duc d'Aquitaine était aussi roi d'Angleterre.

Le 24 mars 1526, François Ier est à Montfort-en-Chalosse. Dans l'ouvrage intitulé Louise de Savoie, Paule Henry-Bordeaux relate cet événement historique[3].

Dans la nuit du 27 au 28 janvier 2013, le Carrefour Contact de Montfort-en-Chalosse a pris feu vers 20 h 20 peu après la fermeture du magasin. Ce sont les gendarmes de la gendarmerie voisine qui ont donné l'alerte en premier. Des pompiers venus de Montfort-en-Chalosse, de Mugron, de Souprosse, de Dax et de Mont-de-Marsan ont passé une partie de la nuit à éteindre cet incendie qui a dévasté les 800 m² de la supérette où étaient rangées des bouteilles de gaz le long de mur qui ont pu être évacuées à temps alors qu'elle étaient déjà chaudes. Bilan : aucune victime et aucun blessé n'est à déplorer. 14 employés sont au chômage technique. Deux familles ont été relogées chez des proches en raison des émanations de fumée. Les dégâts auraient pu être pires car une station service était à une dizaine de mètres mais elle n'a pas pris feu. Carrefour Contact devrait être reconstruit après l'enquête qui a été ouverte pour connaître l'origine de l'incendie. La thèse accidentelle est privilégiée puisque deux électriciens sont passés dans la journée à la suite de problèmes électriques. Quelques années auparavant, la Coopérative des foies gras de Chalosse a rencontré également des problèmes électriques sans qu'il n'y ait d'incendie. Plusieurs jours après, de la fumée s'échappait encore en petite quantité.[réf. nécessaire]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules au mont d'or sommé d'un créquier du même accosté de deux mondes d'argent croisés d'azur[4]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Mars 2001 mars 2014 Françoise Dartigue-Peyrou    
Mars 2014 en cours Jean-Paul Dupin    
Les données manquantes sont à compléter.

Christian Bouet, conseiller municipal jusqu'aux élections municipales de 2014 où il démissionna, avait auparavant fait 7 mandats, soit 43 ans de service municipal, un record à Montfort-en-Chalosse. Il a œuvré avec trois maires différents : Georges Camescasse, Maurice Gassie et Françoise Dartigue-Peyrou[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 160 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 552 1 410 1 574 1 575 1 727 1 657 1 644 1 639 1 681
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 633 1 634 1 679 1 657 1 667 1 630 1 630 1 513 1 543
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 421 1 440 1 386 1 259 1 263 1 230 1 173 1 126 1 227
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
1 157 1 114 1 017 1 031 1 116 1 210 1 159 1 145 1 160
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

59 odonymes recensés à Montfort-en-Chalosse
au 13 janvier 2014
Allée Avenue Bld Chemin Cité Côte Impasse Place Quai Rd-point Route Rue Square Villa Autres Total
5 [N 1] 4 [N 2] 0 28 0 1 [N 3] 0 5 [N 4] 0 0 5 [N 5] 5 [N 6] 0 0 6 [N 7] 59
Notes « N »
  1. Allée de Dorade, allée de la Hourcade, allée de Paillas, allée du Clos de la Vigne et allée du Presbytère.
  2. Avenue Abbé-Bordes, avenue de la Chalosse, avenue de la Gare et avenue Jean-Jaurès.
  3. Côte du Parquet
  4. Place de l'Église, place de l'Hôtel de Ville, place du Foirail, place Foch et place François-Dupaya.
  5. Route de Dax, route de Gibret, route de Poyartin, route de Tartas et route Raphael-Lonne.
  6. Grand Rue, rue de la Paix, rue de Verdun, rue du Vieux-Hangot et rue du 8-Mai-1945.
  7. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap

Édifices et sites[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pierre du XIIIe siècle inscrite aux Monuments historiques[8].
  • La Maison capacazalière (Sarrat) a été édifiée au XVIIe siècle. Elle est un rare témoignage du capcazal landais.
  • Le musée de la Chalosse (Carcher) présente au public un domaine agricole et viticole typique du XIXe siècle en Chalosse.
  • Le domaine Tauziet, qui dispose d'une chapelle. Selon David Chabas[9], elle renfermait un tableau de l'Annonciation dans lequel la Vierge et l'Ange ont le cou balafré par le conventionnel Dartigoeyte.
  • Le château de Montpribat, édifié au XVIe ou XVIIe siècle par la famille des De Borda de Dax. Il abrite actuellement le Centre médical infantile de Montfort-en-Chalosse.
  • Le domaine Buzet a été construit au XVIIIe siècle par un haut dignitaire à la cour de Louis XV.

Montfleuri fut le lieu privilégié des Surréalistes et une annexe des salons parisiens. Entre 1930 et 1970, la poétesse Lise Deharme reçu André Breton, Man Ray, Louis Aragon, Jean Cocteau, Paul Éluard, Raymond Queneau, Julien Gracq, Jules Supervielle, Antonin Artaud, Jacques Prévert, Philippe Soupault, Robert Desnos, Max-Pol Fouchet, Jean Paulhan, Georges Auric, Jean Marais, Alexandre Astruc, Pablo Picasso, René Clément, Salvador Dalí, Dora Maar, Alberto Giacometti, Marie-Laure de Noailles, Joan Miró, Léonor Fini, Marcel Rochas, Yves Montand, Valentine Hugo, Agnès Capri[10]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2014, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[11].

Culture actuelle[modifier | modifier le code]

La langue locale parlée historiquement est l'occitan-gascon, un cursus bilingue français-occitan est d'ailleurs proposé dans l'école Serge Barranx (école publique) depuis une dizaine d'année, ce fût le premier cursus de ce type dans le département des Landes. La commune héberge la banda Los Copleros. Une association traditionnelle d'échasses landaises mixte Lou tchanques Chalosse.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nom des habitants des communes françaises sur le site Habitants.fr, consulté le 10 octobre 2013.
  2. « Villes et villages Bastides »
  3. David Chabas, Villes et villages des Landes, t.2, p. 261 et p. 264
  4. Banque du blason.
  5. Article sur le site http://www.sudouest.fr
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012
  8. « Base Mérimée : Immeubles protégés au titre des Monuments Historiques »
  9. Villes et villages des Landes, T2 P264
  10. Vieilles maisons françaises (VMF). Patrimoine historique. Chalosse et côte landaise N°207 P58
  11. Site des villes et villages fleuris, consulté le 14 février 2015.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]