Monguilhem

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Monguilhem
La mairie et le clocher de l'église .
La mairie et le clocher de l'église .
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Condom
Canton Grand-Bas-Armagnac
Intercommunalité Communauté de communes du Bas-Armagnac
Maire
Mandat
Jean Ducéré
2014-2020
Code postal 32240
Code commune 32271
Démographie
Gentilé Monguilhémois
Population
municipale
307 hab. (2014)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 51′ 22″ nord, 0° 10′ 49″ ouest
Altitude Min. 67 m – Max. 107 m
Superficie 5,71 km2
Localisation

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Monguilhem (Montguilhèm en gascon) est une commune française située dans le département du Gers en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de Gascogne située en l'Armagnac dans la vallée du Midour près de sa confluence avec l'Izaute

Histoire[modifier | modifier le code]

Monguilhem est une bastide anglaise tardive. En 1319, le seigneur Annet de Toujouse conclut un paréage avec Guilhem de Montaigut, sénéchal du roi d'Angleterre. Une bastide est édifiée sur la paroisse Saint-Pierre de Bérobie, à la limite des Landes. Les coutumes sont octroyées l'année suivante.
La ville passa aux Français en 1337, puis changea plusieurs fois de camp tout au long de la Guerre de Cent Ans[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Jean Ducéré[2] UMP-LR Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 307 habitants, en augmentation de 5,86 % par rapport à 2009 (Gers : 1,81 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
446 485 384 451 495 404 473 485 530
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
490 545 550 571 534 514 515 529 508
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
504 426 368 355 341 338 360 356 345
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014 -
298 329 266 256 302 295 285 307 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture : armagnac (eau-de-vie).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

De l'ancienne église de Saint-Pierre de Bérobie il n'en reste plus aucune trace excepté quelques pierres récupérées ayant servi à construire un édicule abritant une représentation de l'apparition de Notre-Dame de la Salette (édification faite à l'initiative de l'abbé Rivière). L'église actuelle est de style gothique et construite en briques. Le clocher est une haute tour rectangulaire édifiée elle aussi en briques, sauf le dernier étage en pierres. L'intérieur a été restauré lors du mandat du précédent maire, monsieur Bétun. La place, surdimensionnée au regard de la grandeur du village, est bordée de quelques belles demeures, entre autres celle abritant les services administratifs de l'ESAT Essor (originellement les Foyers de Cluny).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'abbé Jean-Marie Cazauran (Monguilhem, 2 mai 1845 ? Mirande, 10 octobre 1910), auteur d'une monographie de Monguilhem, son village natal, publiée en 1874 et rééditée. Après des études secondaires au collège de Plaisance-du-Gers puis au petit séminaire d'Auch il entra au grand séminaire du même lieu et se fit remarquer par son intelligence. Après six ans de vicariat il se rendit à Rome pour y poursuivre ses études cléricales et obtint le grade de docteur en théologie. À partir de 1876 il fut nommé archiviste et professeur d'histoire ecclésiastique au grand séminaire. Il donna régulièrement des publications érudites entre autres de nombreuses monographies concernant des églises du Gers. On lui doit aussi l'édition annotée du Cartulaire de Berdoues publiée à la Haye en 1905, ouvrage de référence pour les historiens. En 1898 il fut nommé curé de Mirande.
  • Jacques Tapiau, maître boulanger, qui aux côtés du professeur Calvel a fait connaître la boulangerie de tradition française au Japon et en Corée du Sud. Il a reçu la médaille de la reconnaissance de la Chambre professionnelle de la boulangerie, échelon argent en 2007[7]
  • Paul Lapeyre

Né le 31 janvier 1899 à Monguilhem. Il ne poursuit pas ses études au-delà du certificat d'études. Il part pour Bordeaux et ensuite pour Paris où il rencontre un militant anarchiste qui lui fait fréquenter La Ruche, l'école expérimentale fondée par Sébastien Faure. Après son service militaire, il devient un conférencier anarchiste très apprécié. Avec ses frères Paul (cf. article supra) et Laurent (1913-1980), il est un des artisans de la constitution de la CGT-SR en 1926. À partir de mars 1929, il publie un brûlot anticlérical, Lucifer, organe de pensée libre et de culture individuelle. Devenu artisan coiffeur, il ouvre courant 1931 le « salon » au 44, rue de La Fusterie, dans le vieux Bordeaux. Il est arrêté fin mars 1935, lors de « l'affaire des stérilisations » de Bordeaux, inculpé de « complicité de castration » (alors qu'il s'agit seulement de vasectomie… que la loi n'interdit pas). Il est remis en liberté le 6 juillet, bénéficiant d'un non-lieu. À partir de juillet 1936, il fait la navette entre l'Espagne et la France où il participe à des meetings de soutien à la révolution espagnole. Pendant l'occupation allemande, il organise des passages de la ligne de démarcation pour des juifs et des réfractaires. Il est arrêté comme otage, en octobre 1941, passe plusieurs mois sous la menace d'être fusillé, puis est transféré dans un camp et finalement relâché courant 1943. Après la Libération, il participe à la reconstruction du mouvement libertaire et recommence les tournées de conférences pour la Fédération anarchiste, la CNT et la Libre Pensée dont il fut longtemps l'un des orateurs nationaux. Courant 1953, il fait partie de ceux qui reconstituent la Fédération anarchiste (FA) après « l’affaire Fontenis » et, pendant onze ans, il aura la responsabilité de l'édition de son bulletin intérieur. En 1968, il est l’un des délégués de la FA au congrès international de Carrare (Italie). Antireligieux et anticlérical il est aussi un militant néo-malthusien de longue date. Il est condamné en juin 1973 à cinq ans de prison, deux ans seulement avant la promulgation de la loi autorisant l'interruption volontaire de grossesse. À la suite d'une attaque d'hémiplégie, il bénéficie d'une grâce médicale. Usé par une vie militante harassante, il meurt le 23 mars 1974.

  • Hélène Mc Dougall : Sans cette philanthrope, quid de ce qu'on appelle traditionnellement le "C.A.T. de Monguilhem"? Dans son livre « Si je n’avais pas connu Nongache », elle raconte ses souvenirs : son enfance en Argentine, l’Afrique du Sud où elle dirigea une grande exploitation agricole en pays Zoulou.

En 1948, elle rencontre la petite Africaine malade, ou plutôt « différente »: c’est Nongache. En 1962, elle ouvre les « Cluny Farm Center », des communautés avec des personnes en situation de handicap physique et mental. Après son retour en Normandie en 1966, elle ouvre les foyers du même nom en France avec en 1967 la création de «l’Association des Foyers de Cluny ». Parmi ces « foyers », l'un d'eux émergera à Monguilhem courant 1972. Au cours de la décennie 1970, cette association transmet la gestion de l'actuel CAT à une autre association : Les Escales. Début 1980, une troisième association L'Essor (fondée par l'abbé Plaquevent) prendra à nouveau le relais.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. B. Cursente, G. Loubès: "Villages Gersois" (Publication de la Chambre d'Agriculture du Gers, 1991)
  2. Site de la préfecture - Fiche de Monguilhem
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. Revue La Boulangerie française, no 296 (mars 2007), p. 12, lire en ligne

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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