Michel Cantal-Dupart

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Michel Cantal-Dupart
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Michel Cantal-Dupart est un architecte et urbaniste français né le à Gabarret (Landes). Il s'est notamment illustré par sa participation à la mission Banlieues 89 et par sa contribution, aux côtés de Jean-Marie Duthilleul et Jean Nouvel, à la réflexion sur le Grand Paris en 2010.

Titulaire de la chaire d'urbanisme du Conservatoire national des arts et métiers à Paris de 1998 à 2010, il en a été professeur émérite jusqu'à 2014. Il en est aujourd'hui professeur honoraire.

En octobre 2013, il adresse au Président de la République François Hollande, un rapport intitulé : « Vivre le Grand Paris » dans lequel il dénonce le manque d’ambition et rappelle les enjeux urbanistiques, écologiques et solidaires du Grand Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Gabarret dans les Landes, Michel Cantal-Dupart passe sa jeunesse à Rezé dans la banlieue de Nantes. Il fait ses études au lycée Georges-Clemenceau, puis à l'externat des Enfants Nantais. Il étudie à l'École d'architecture de Nantes et simultanément travaille chez l'architecte Georges Evano.

L'urbaniste aux pieds nus 1966 - 1974[modifier | modifier le code]

En 1966, sa carrière d'urbanisme débute sur des tables d'étudiants : il réalise un centre de vacances de 400 lits à Borj Cédria en Tunisie pour le compte de l'uni club et l'ATTJ.

Fondateur et directeur en 1967 du bureau d'études pluridisciplinaire « Groupe Huit », il aménage les villes de la région phosphatière de Gafsa (Métlaoui, Redeyef et Moularès) en Tunisie. Il lui est confié la mise en œuvre d'une étude sur l'armature urbaine de la Tunisie.

De 1970 à 1974, il est recruté en tant qu'expert international pour le Programme des Nations Unies pour le développement et est fonctionnaire international de l'UNESCO. Il sauve et met en valeur les sites de Carthage et de la médina de Tunis en vue d'un développement économique.

À son retour en France en 1974, il fonde l'atelier Cantal-Dupart. En 1976, il participe à la création du Syndicat de l'architecture.

Imaginer le développement des villes moyennes par la révélation de quartiers oubliés 1974 - 1982[modifier | modifier le code]

À Pau, il fait renaître le quartier du Hédas, qui poursuit au pied du boulevard des Pyrénées l'œuvre de Jean-Charles Alphand et améliore les quartiers périphériques.

À Villeneuve-sur-Lot, il amplifie la démarche. La méthode est reprise par la Fédération française de football pour organiser le Centre National d'entraînement de Clairefontaine (78).

Identifier et valoriser les banlieues 1983-1989[modifier | modifier le code]

Le 7 novembre 1983, à la suite d'une visite des banlieues avec François Mitterrand, les architectes Michel Cantal-Dupart et Roland Castro sont chargés de la mission « Banlieues 89 » (de 1984 à 1989) auprès du Premier ministre. Ils lancent un grand mouvement d'architectes et de maires qui proposent deux cent vingt-six projets dont une majorité vise à réhabiliter les quartiers périphériques délaissés afin de les relier aux villes centres.

Dans le cadre de cette mission d'incitation, Michel Cantal-Dupart porte des projets sur Charenton-le-Pont, le domaine universitaire de Talence Pessac Gradignan, Rezé, Rosny-sous-Bois, Billère et Clairefontaine-en-Yvelines.

Adeptes de la pluridisciplinarité, les deux architectes amorcent l'idée d'un plan d'aménagement du Grand Paris dépassant les limites du périphérique, il est exposé au Centre Pompidou en 1986. Ce travail sera repris par le ministère de la Ville, créé en 1990.

C'est Nicolas Sarkozy, alors Président de la République, qui relance un projet ambitieux pour le Grand Paris en 2009.

Stratégie et développement[modifier | modifier le code]

En 1988, il se voit confier deux missions d'État : la mission « Fleuves » sur l'aménagement des voies navigables de France et la mission « Campus » sur la mise en valeur des campus universitaires. Il s'agit de retrouver le chemin vers les fleuves et d'arrêter de maltraiter nos universités.

La mission « Campus » popularise le retour des universités en ville avec des réussites : le quartier Saint-Leu d'Amiens, celui des Minimes à proximité du Vieux-Port de La Rochelle et la traversée du campus Tertre par le tramway à Nantes.

La mission « Fleuves » appelle des interventions territoriales dans lesquelles il est partie prenante ou concepteur :

  • 1989 : création des Batobus assurant le transport de passagers sur la Seine à Paris.
  • 1990 : l'aménagement du canal du Midi et de l'Orb à Béziers mais aussi du littoral aquitain à Moliets.
  • 1991 : la citadelle de Blaye, la réconciliation de Saint-Denis (La Réunion) avec l'océan.
  • 1992 : le plan d'aménagement de la confluence de l'Orge et de la Seine à Athis-Mons qui se concrétisera ensuite par un aménagement des berges en 1994 et d'une zone de bateaux-logements en 2002.
  • 1993 l'étude des rapports de Nantes avec la Loire prépare les grands projets sur le centre, les quais et l'île de Nantes.
  • 1997 : l'étude pour la réalisation d’un port de tourisme fluvial à Épinal.

Cette compétence conduit à réaliser deux grands aménagements urbains et de mise en valeur à partir de protection contre les crues de la Loire à Brives-Charensac dans le cadre du projet « Loire - grandeur nature » et du Tarn et du Tescou à Montauban.

Embellir Perpignan[modifier | modifier le code]

La création d'un atelier public regroupant citoyens, élus, techniciens et spécialistes – urbanistes et architectes, est l'élément marquant de son expérience perpignanaise. Cet atelier qui existe toujours a initié le secteur sauvegardé du centre ville. Sa manifestation annuelle a lieu chaque année en novembre.

Suivant la démarche initiée par « Banlieues 89 », il fait son entrée dans l'histoire urbaine de Perpignan par le quartier du Vernet à la périphérie Nord de la ville en tant que chef du projet PNRU entre 1993 et 2010. En 2000, il réalise un diagnostic urbain sur le quartier Sud du Bas Vernet. En parallèle, il intervient dans le centre ville donnant une cohérence d'ensemble à sa réflexion et à son action : il mène une étude de faisabilité et d'aménagement des abords du Palais des Congrès en relation avec le centre historique qui se traduit par l'aménagement du square Bir-Hakeim et de la promenade des platanes « Allées Maillol ». En 2002 et 2003, il intervient à l'Ouest de la ville dans l'opération de renouvellement urbain (ORU) du quartier de Clodion-Torcatis. Opération sélectionnée par l'Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) comme un dossier exemplaire par la réintégration urbaine de ces quartiers exclus et la qualité des espaces publics. Enfin, en 2003, bénéficiant d'une vision d'ensemble et sur le temps long, il participe à l'élaboration de l'Agenda 21 pour la ville. Il est urbaniste en chef de la mission PNRU jusqu'en 2013.

Fort d’une expérience en matière de définition de stratégies urbaines allant de l'analyse urbaine à la réalisation d'espaces publics, il intervient avec le même seuil d'exigence dans les villes où il est urbaniste comme à Pau de 1974 à 1984, Bègles de 2002 à 2008, Soustons de 1992 à 2001, Saint-Paul-lès-Dax de 1999-2004, Montauban de 2003 à 2009 et Toulouse. Répétant à l'envi qu' « il n’y a pas de ville sans fête », il travaille essentiellement dans le Sud-Ouest « troisième mi-temps ».

Action internationale[modifier | modifier le code]

L'expérience tunisienne de Michel Cantal-Dupart a été essentielle dans sa pratique et sa réflexion d'urbaniste notamment sur les contraintes dans des pays ayant peu de moyens.

Il mène une étude sur les villes nouvelles autour d'Alger en 1996 puis formule en 2003 des termes de références pour la programmation des villes nouvelles d'El Affroun et Bouinan dans l'agglomération du Grand Alger.

Au cours des années 2000, il commence une expérience américaine en collaboration avec les professeurs Robert E. Fullilove et Mindy Thompson-Fullilove de la Columbia University -Mailman School of Public Health, il débute par l'étude du District Hill à Pittsburgh où il se confronte aux problématiques des ghettos noirs américains. Elle se poursuit par une étude urbaine, pour The Giraffe's Association, sur un chemin de jonction des six parcs de Manhattan à New York en 2006 devant relier Harlem aux quartiers aisés. Il y confirme des principes en gestation sur la trame verte et les espaces verts. Depuis 2011, un « cantal club » est créé à Brooklyn qui initie chaque année, au début du mois de mai, une réflexion urbaine selon la méthode de l'urbaniste.

Enfin en 2009, il mène une étude sur le quartier de la gare d'Orange où il réfléchit sur le rôle capital de la gare en matière d'urbanisme, rôle qu'il confirme lors de la consultation du Grand Paris. Chaque année a lieu à Orange « the Cantal's day » qui amorce des réflexions urbaines.

Militant du Grand Paris[modifier | modifier le code]

Conscient des problématiques de la banlieue parisienne depuis plus de vingt ans mais aussi des potentialités de l'agglomération à travers sa pratique et l'expérience de Banlieues 89, il milite pour la création d'un Grand Paris qu'il concrétise dans un rapport rendu en 2006 pour la DATAR « L'Éloge de l'ordinaire ». Cette expérience se prolonge dans le cadre de la consultation internationale du « Grand pari de l’agglomération parisienne » lancée en 2008-2009 par le Président de la République Nicolas Sarkozy pour laquelle il s'associe avec Jean Nouvel et Jean-Marie Duthilleul.

À la clôture de la consultation, il intègre le conseil scientifique de l'Atelier International du Grand Paris jusqu'en 2013.

Au sein de son agence, comme il le faisait avant le concours, il intervient à toutes les échelles de la ville sur le Grand Paris. Ainsi en 2009 en tant qu'expert auprès de l’EPA ORSA sur le pôle Orly – Rungis – Seine Amont et dans la définition d'une stratégie urbaine à Livry-Gargan.

Il intervient à plusieurs titres pour la communauté d'agglomération du plateau de Saclay avec l'aménagement du quartier urbain durable du lycée Camille-Claudel, la reconversion de la Ferme des Granges à Palaiseau en tant qu'urbaniste-conseil sur l'aménagement de la frange Sud du Plateau. Il y traite la notion de lisière d'agglomération.

En 2010, il traite la problématique de la frange urbaine à travers une consultation de recherche et développement sur l'avenir de l'agglomération de Montereau-Fault-Yonne en 2030.

Il complète la notion de maillage, avancée par son équipe lors de la consultation du Grand Paris, en menant une mission de travail urbain sur la mise en place du bus à haut niveau de service BHNS en Île-de-France avec Transdev. Il est aujourd'hui consultant auprès de Transdev sur la problématique d'intermodalité des gares du Grand Paris (Grand Paris Express, Tangentielles, CDG Express, EOLE, …) dans le cadre d'une meilleure prise en compte de l'intermodalité avec les réseaux existants et l'émergence des lignes d'autocars longue distance .

En octobre 2013 il adresse au Président de la République François Hollande, un rapport intitulé « Vivre le Grand Paris » dans lequel il dénonce le manque d’ambition et rappelle les enjeux urbanistiques, écologiques et solidaires du Grand Paris.

Le rapport « Vivre le Grand Paris » comporte sept thèmes prioritaires :

  • L'art de raccommoder les quartiers
  • Où et comment construire le premier et dernier logement ?
  • La culture du chemin des écoliers
  • La culture du bien-être
  • L'accès à toute la ville
  • Le tissage de la mobilité
  • Gommer l'attrait du vide et protéger l'agriculture
  • Valoriser la Seine

Pensée urbaine[modifier | modifier le code]

Il considère l'urbanisme comme l’aspect urbain de l’écologie devant porter des perspectives permettant l’appropriation de l’aménagement par le plus grand nombre et la fin de l’exclusion urbaine qui est vecteur d'insécurité. Sa conception du métier demande une révolution face à des territoires trop souvent figés qu'il faut stimuler avec des réponses contextuelles au plus près du désir des habitants et des usagers d'un espace : le projet s'il est démocratique porte la gouvernance.

Il s'approprie la démarche encyclopédiste de d'Alembert qui décline les savoirs selon trois approches : la mémoire, la raison et l’imagination. L'application de ces principes classiques se retrouve dans l'aménagement de Nancy conçu par Emmanuel Héré qui lie la composition raisonnée avec la mémoire et l'imagination en investissant l’endroit le plus repoussant et le plus sale : les fossés. Il ouvre ainsi la ville et réalise la place Stanislas. La reconstruction de Lisbonne par le marquis de Pombal après le tremblement de terre de 1755 est également une mise en œuvre urbanistique de ces principes.

Pour Michel Cantal-Dupart, cet empirisme encyclopédique fut prolongé par Sigmund Freud et Jacques Lacan à travers le concept de nœud borroméen qui lie le symbolique, le réel et l’imaginaire, avec comme lien commun : le désir. Sans en faire un système figé, il reprend cette construction intellectuelle pour définir sa démarche urbaine qui doit accoucher du fondement de la ville : des désirs successifs traduisant un art de vivre. « La ville à faire » doit respecter et stimuler la mémoire des lieux après un moment d'étude des fonctionnements / dysfonctionnements du réel accouchant d'un acte d'imagination.

C'est à ce titre que depuis Banlieues 89, il combat l'idée d'une ville idéale qui, telle une île, bannit hors de ses limites. Il refuse toute exclusion qu'elle soit politico-administrative (l'enceinte, la limite administrative), technique (figuration graphique en zoning de la « patate »), mentale ou physique. Pour lui il n’y a pas de lieu plus intéressant qu'un autre, chacun est porteur de centralité et d’intérêts dignes d'être inclus dans la ville grâce à des principes simples de composition urbaine :

  • intégrer les quartiers par le sport et l’école,
  • mailler par la multimodalité pour en finir avec l’exclusion spatiale et l’entre soi,
  • renforcer la concertation, les réunions publiques, l'éducation urbaine des enfants la ville (un bon projet crée toujours une école),
  • renforcer le vivre ensemble, le commerce, l'attractivité à partir des atouts de la ville ;
  • lier l'urbain à l'écologie et l’agriculture.

Le Grand Paris a été un moment fondamental de son exercice professionnel, pour lequel des équipes pluridisciplinaires ont dû mener une réflexion sans programme. L'équipe a défini les grandes orientations à promouvoir :

  • Construire la ville sur la ville avec l’idée d’aménager les lisière pour terminer la ville et pour protéger les zones périurbaines agricoles (maraîchage) : les fronts de terre.
  • L’esprit de Fulgence Bienvenüe avec un maillage où les radiales sont connectées en réseau/cohérence avec des tangentielles maillées
  • Le refus de l’exclusion se traduit par le refus du zonage graphique (patate) qui enchaîne la ville. Il faut aménager avec une politique de rénovation urbaine intense en investissant les zones urbaines sensibles qui sont culturellement et socialement périphériques. Cela passe aussi par un maillage.

Ces thèmes sont précisés autour de dix axes dans la réponse pour le Grand Paris de l'équipe Jean Nouvel, Jean-Marie Duthilleul et Michel Cantal-Dupart .

Les derniers développements de sa réflexion sur la ville l'ont conduit à définir deux éléments constitutifs qu'il faut toujours renforcer mais aussi lier : le sacré et le désir.

Le sacré est formé des éléments culturels et physiques qui sont inhérents au lieu : l'histoire, le paysage et la géographie, les lieux patrimoniaux et identitaires, les centralités, les espaces quotidiens nécessaires aux pratiques tels que l'hôpital ou l'école, une démarche d'aménagement respectueuse des traces organiques de la ville et de la construction dans le temps d'un projet de territoire ...

Le désir découle du sacré et le dépasse car une ville est en perpétuelle construction et cherche à se projeter à partir de l'existant. Le désir est le lieu de l'imagination : il s'agit des atouts de la ville qui en font un lieu de destination remarquable par sa qualité de vie. Une dynamique touristique valorise toujours les autres thématiques : les potentialités culturelles et patrimoniales, l'ambiance urbaine, l'art de vivre, la valorisation du paysage, le vivre ensemble, les liens dans et hors la ville, les usages croisés et partagés, l'inclusion de toutes les parties de la ville ...

Le renouvellement des villes est conditionné par cette liaison du sacré et du désir qui permet une qualité de vie dans un lieu où l'on peut bien vivre, bien manger et bien travailler. Raison pour laquelle à chacune de ses interventions, Michel Cantal-Dupart répète à l'envi sa philosophie « il n’y a pas de ville sans fête ! »

Engagement[modifier | modifier le code]

De son propre aveu, l’engagement pour une ville de droit est ce qui compte le plus pour lui. C'est parce qu’on s’est engagé dans la vie de manière associative, politiquement, dans son quartier, dans le sport que l’on a le ressort de résister à toutes les épreuves.

Homme attentif à l'environnement, il est catalogué à gauche. Défenseur des libertés en Tunisie, torturé, condamné et emprisonné en 1973 puis gracié et expulsé, il s'investit depuis au sein de l'ensemble des mouvements des droits de l'homme : la Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen et de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme. Il préside en 1985 l'association pour la libération des otages du Liban. Depuis, il participe activement aux mouvements de libération des otages. En 1983, il est un parrain fondateur de SOS Racisme. C'est cet engagement et son savoir-faire professionnel qui l'ont fait repérer par les chercheurs de la Columbia University.

Contre toute forme d'exclusion, il applique ce principe dans sa pratique professionnelle où transparaissent ses motivations et son militantisme : en 1992 il est ainsi chargé de mission afin de dresser un constat sur « L'état de l'urbanisme en France ». Mission renouvelée dix ans plus tard en 2001. En 2006, il est directeur d’études du groupe de travail « Prospective des villes et des problèmes urbains » pour la Délégation Interministérielle à l’Aménagement et à la Compétitivité des Territoires à laquelle il rend son « Eloge de l'ordinaire ». Enfin, il a été membre du Comité d'Évaluation et de Suivi de l'Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) de 2004 jusqu'à sa dissolution en 2014. Ses missions gouvernementales sont prolongées par sa mobilisation sur le droit au logement, son soutien à la Fondation Abbé-Pierre, les problématique du logement et les sans papiers.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui professeur honoraire du Conservatoire national des arts et métiers. L'enseignement tient une place primordiale dans la vie de Michel Cantal-Dupart et dans sa conception de l'urbanisme : pour lui, la meilleure façon d'apprendre c'est d'enseigner, cela permet d’être plus performant professionnellement et lui permet de confronter les aspects théoriques de la doctrine à la réalité de la pratique et du terrain. En 1975 et pendant quinze ans, il est chargé de cours de Composition urbaine à l'Institut d'urbanisme de Paris (Paris-XII) puis au cycle aménagement de l'Institut d'études politiques.

Entre 1981 et 1984, il est professeur associé à l'Institut d'urbanisme de Paris (Paris-XII), puis à l'Institut français d'urbanisme (Paris-VIII) par Pierre Merlin. De 1998 à 2010 il est professeur au Conservatoire national des arts et métiers à la chaire « Urbanisme - Environnement » - Département « Économie et Gestion », puis professeur émérite de 2010 à 2014.


Réalisations[modifier | modifier le code]

Des œuvres réalisées, il propose une déambulation touristique sur un tapis imaginaire allant d'une appréciation intéressante à un objectif de voyage.

Intéressant[modifier | modifier le code]

Le monument de François Mitterrand à Soustons (40) La construction d’un foyer de handicapés intégré à la ville de Tarnos (40) entre 1997 - 1999 Le centre de Saint-Paul-lès-Dax (40) entre 2000 et 2004. La place du Tour du Sol à Saint-Sever (40) en 2000. La salle des maquettes au Musée de l’Air et de l’Espace de Bourget (93) en 2008.

Mérite le détour[modifier | modifier le code]

La Promenade des platanes « Allées Maillol » à Perpignan (66) entre 1999 et 2007. Le square Bir-Hakeim à Perpignan (66) entre 1995 et 1998. La place des droits de l'Homme à Rion-des-Landes en 1998. Le front de mer de Capbreton (40) entre 2001 et 2008. Le quartier de la Source à Créteil (94) en 1987.

Vaut le voyage[modifier | modifier le code]

Le centre de vacances de Borj Cédria (municipalité de Hamma Chott - gouvernorat de Ben Arous - Tunisie) en 1966. Le patrimoine de Carthage et la médina de Tunis de 1970 à 1974. La cascade de stades à Clairefontaine (78) en 1982. Les berges de la Loire à Brives-Charensac (43) entre 1995 et 2000. Château d'Este à Billère (64) en 1986. L’École nationale d’administration pénitentiaire à Agen (47) entre 1996 et 2000. Les bords du Tarn et Tescou à Montauban (82) entre 2003 et 2006.

Projets en cours[modifier | modifier le code]

  • Urbaniste-architecte de l'aménagement du parvis et abords de la cathédrale de Chartres (28) avec Forma6 mandataire
  • Urbaniste conseil pour la Ville de Courbevoie (92)
  • Réhabilitation de l'Usine Rouge à Aureilhan (65): archives départementales, logements sociaux, briqueterie musée
  • Conseil auprès de Transdev sur la problématique d'intermodalité des gares du Grand Paris
  • Rénovation de la péniche Louise-Catherine, aménagée par Le Corbusier pour l'Armée du Salut en 1929, classée monument historique en 2008

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • 1997 - Chevalier de la Légion d'honneur attribuée par le ministère du Travail au titre du travail sur la Ville. Il a été promu au grade d'officier le 1er janvier 2013 [1].
  • 2001 - Chevalier du Mérite agricole attribuée par le ministère de l'Agriculture au titre des aménagements de bourgs ruraux
  • 2002 - Officier de l'ordre national du Mérite attribuée par le ministère du Logement au titre des études conduites sur l'état de l'urbanisme en France
  • 2002 - Prix Nice Modernist décerné à New York par Dwell Magazine pour l'ensemble des réalisations et particulièrement des espaces publics
  • 2005 - 1er prix Métropolis Antananarivo décerné à Berlin pour la restructuration des quartiers sud-ouest - route nationale 1
  • 2007 - Prix du Projet Citoyen décerné par l’UNSFA pour la concertation menée dans le cadre de la rénovation urbaine du Vernet à Perpignan
  • 2013 - Officier de la Légion d'honneur attribuée par le Ministère de la Ville au titre du travail sur la Ville.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

De Michel Cantal-Dupart[modifier | modifier le code]

« La ville à livre ouvert - Regard sur 50 ans d'habitat » - Réflexion publique sur l’habitat en France, Paris, éd. La Documentation française, 1978 Directeur de la revue Urbanisme en 1990 et 1991. « Les Ponts de Paris - Voyage fantastique », Paris, éd. Jeanne Laffitte, 1991 « Le port cadre de ville » - Association internationale Villes et Ports, éd. L’Harmattan, 1993 « Merci la ville », éd. Le Castor astral, coll. Investigations, 1994, 176 p. « Les ponts de Nantes d’hier et d’aujourd'hui » Préface pour Frédéric Veronneau, , éd. Coiffard, 1996. «  Naissances & renaissances de mille et un bonheurs parisiens » Jean Nouvel, Jean-Marie Duthilleul et Michel Cantal-Dupart , Paris, éd. Les éditions du Mont-Boron, 2009, 638 p. « Avec Le Corbusier - L'aventure du Louise-Catherine » éd. CNRS éditions, 2015, 173 p.

Sur Michel Cantal-Dupart[modifier | modifier le code]

Robert Fullilove, Rock shot

  • Mindy Thompson Fullilove M.D., Urban Alchemy - Restauring joy in America's sorted-out Cities, préface Jean Nouvel, éd. Newvillagepress, Oakland CA - United States, 04 juin 2013, 352 p. Index Bibliography Commentaires, Paperback (ISBN 978-1-61332-010-5), BICS Subject Heading Social Science.

Films et reportages[modifier | modifier le code]

Bonus du court métrage Ça va, ça vient 16 mm (1970) de Pierre Barouh

Vidéo INA L'urbanisme à Créteil - Actualités régionales Île-de-France - 16/05/1979 - Sur les otages Que sont ces otages devenus ? 13/12/1985 Le Bistrot Belleville - MIDI 2 - 22/03/1994 Portrait Alphand - L'Assiette anglaise - 13/05/1989

Projet du Grand Paris Atelier préparatoire https://www.youtube.com/watch?v=82Gg_beb1uc

Rendu chantier 1 et chantier 2 https://www.dailymotion.com/video/x8mxdt_la-capitale-de-l-apres-kyoto_newshttps://www.dailymotion.com/video/x8ol03_le-grand-pari-de-l-agglomeration-pa_news

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décret du 31 décembre 2012 portant promotion et nomination
  2. Site internet officiel de Michel Cantal-Dupart
  3. Rapport "Vivre le Grand Paris"

Liens externes[modifier | modifier le code]