Masseube

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Masseube
Masseube
Maison à l'angle de la rue du commerce et de l'impasse du couvent.
Blason de Masseube
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Mirande
Canton Astarac-Gimone
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Gers
Maire
Mandat
Jean-Pierre Bru
2014-2020
Code postal 32140
Code commune 32242
Démographie
Gentilé Massylvains
Population
municipale
1 520 hab. (2017 en diminution de 0,78 % par rapport à 2012)
Densité 72 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 25′ 51″ nord, 0° 34′ 47″ est
Altitude 200 m
Min. 188 m
Max. 306 m
Superficie 21,03 km2
Localisation
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Masseube
Liens
Site web http://www.mairie-masseube.fr/

Masseube est une commune française située dans le département du Gers, en région Occitanie.

Ses habitants sont les Massylvains.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Masseube est une bastide de Gascogne en Astarac, traversée par le Gers, sur la route nationale 129.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Situation de Masseube.
Communes limitrophes de Masseube[1]
Lourties-Monbrun Labarthe Pouy-Loubrin
Esclassan-Labastide Masseube Bellegarde
Panassac Bézues-Bajon Sère
(par un quadripoint)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Masseube se situe en zone de sismicité 2 (sismicité faible)[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Masseube signifie le mas de la forêt, étant à l'origine le nom d'une exploitation agricole de l'abbaye cistercienne de l'Escaladieu, en Bigorre.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts

En 1274, l'abbé et Bernard IV d'Astarac fondent en paréage la bastide de Mausseube qui reçoit ses coutumes deux ans plus tard.
La bastide possède encore ses rues à angle droit, une vieille halle surmontée de la maison commune qui est de nos jours la mairie, et de belles maisons à colombage et à mirande, c'est-à-dire à galerie couverte.

En 1940, un camp d'internement destiné aux juifs réfugiés du Palatinat est ouvert sur le territoire de la commune. Étant des citoyens allemands, ils relèvent, comme ceux d'entre eux qui se retrouvent au Camp des Milles, d'un décret d'internement signé par le ministre de l'Intérieur Georges Mandel au moment de la déclaration de guerre. Bombardé, semble-t-il par l'aviation américaine, le camp sert par la suite d'annexe au camp de Gurs puis de divers autres camps internant des réfugiés de la guerre d'Espagne. Peu après la Libération, entre mai et , des FFI investissent brièvement le camp et font subir à « mademoiselle S. et madame D. » le supplice des femmes tondues[3]. Le camp est transformé en colonie de vacances après son évacuation en 1948.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Jean-Pierre Bru[4] PS Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

La place du Foirail

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6]. En 2017, la commune comptait 1 520 habitants[Note 1], en diminution de 0,78 % par rapport à 2012 (Gers : +0,82 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 3361 2941 4551 4471 6401 8061 7761 7601 781
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 6821 8041 7691 7651 7201 7571 6141 5111 502
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 4561 4311 1461 1771 1531 1471 3571 2421 230
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2017
1 3161 3091 3761 4531 3911 4961 6151 5351 520
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Masseube dispose d'une école maternelle publique (73 élèves en 2013)[9], d'une école élémentaire publique (131 élèves en 2013)[10], d'une école primaire privée (56 élèves en 2013)[11], d'un collège public[12], d'un collège privé[13], d'un lycée polyvalent privé[14] et d'un lycée général et professionnel privé[15].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le , la ville accueille l'arrivée de la 2e étape de la Route d'Occitanie 2018 (ex Route du Sud), qui a pour départ la ville de Saint-Gaudens.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Masseube comporte plusieurs monuments à découvrir :

Une rue de Masseube.
  • L'église Saint-Christophe : à l'origine de la fin du XIIIe siècle, elle est reconstruite en 1700, menaçant alors de tomber en ruine. Elle est rebâtie en 1883. Seule, la partie basse de la façade et le clocher ont été conservés. Le reste est reconstruit dans le style du XIIIe siècle. En 1932-1933, en prévision du cinquantenaire de la reconstruction, on fait appel au peintre Paul Noël Lasseran pour réaliser des peintures murales. Il accomplit la majeure partie des peintures, avant de mourir, le . Le reste est terminé par le peintre Lecoq, de Mirande.
  • Les maisons à colombages : une promenade dans Masseube permet de découvrir des maisons à colombages et des mirandes, c'est-à-dire des galeries couvertes. La maison située à l'angle de la rue du Commerce et de l'impasse du couvent fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [16]. La maison est caractérisée par le mélange des matériaux utilisés pour sa construction : pierre au rez-de-chaussée, puis au-dessus, torchis et un colombage en chêne, de briques plates et mirande. La maison date du XVIe siècle.
  • La rue Lagrange : elle est enjambée par une galerie fermée qui relie deux bâtiments d'origine agricole.
  • Le Café de la place du Foirail : il a été rénové et affiche l'apparente nostalgie des années 1950. Dans la cour attenante à cet établissement, on peut voir les vestiges de l'ancien rempart, qui montre cinq créneaux et quatre merlons.
  • Le Château de Masseube.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Marie Ducos (1758-1843) : homme politique né à Masseube ;
  • Anatole Castex (1888-1916) : sous-officier puis officier du 288e régiment d'infanterie d'Auch-Mirande, né à Masseube et tué durant la bataille de Verdun, le , célèbre pour sa correspondance, témoignage de la guerre.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé : au premier de sinople à la main senestre appaumée d'argent, au deuxième de gueules à la crosse contournée d'argent, au troisième d'argent aux deux vaches de gueules passant l'une sur l'autre, au quatrième de sinople à la herse sarrasine d'argent[17].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]