Masseube

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Masseube
Masseube
Maison à l'angle de la rue du commerce et de l'impasse du couvent.
Blason de Masseube
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Mirande
Intercommunalité Communauté de communes Val de Gers
Maire
Mandat
Roger Breil
2020-2026
Code postal 32140
Code commune 32242
Démographie
Gentilé Massylvains
Population
municipale
1 509 hab. (2018 en diminution de 1,63 % par rapport à 2013)
Densité 72 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 25′ 51″ nord, 0° 34′ 47″ est
Altitude 200 m
Min. 188 m
Max. 306 m
Superficie 21,03 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Auch
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Astarac-Gimone
(bureau centralisateur)
Législatives Première circonscription
Localisation
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Masseube
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Masseube
Liens
Site web http://www.mairie-masseube.fr/

Masseube est une commune française située dans le département du Gers, en région Occitanie.

Ses habitants sont les Massylvains.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Masseube est une bastide de Gascogne en Astarac, traversée par le Gers, sur la route nationale 129.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Situation de Masseube.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Masseube se situe en zone de sismicité 2 (sismicité faible)[2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Masseube est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Auch, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 112 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (71,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (41,9 %), terres arables (20,6 %), forêts (18,2 %), prairies (14,5 %), zones urbanisées (4,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,2 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Masseube signifie le mas de la forêt, étant à l'origine le nom d'une exploitation agricole de l'abbaye cistercienne de l'Escaladieu, en Bigorre.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts

En 1274, l'abbé et Bernard IV d'Astarac fondent en paréage la bastide de Mausseube qui reçoit ses coutumes deux ans plus tard.
La bastide possède encore ses rues à angle droit, une vieille halle surmontée de la maison commune qui est de nos jours la mairie, et de belles maisons à colombage et à mirande, c'est-à-dire à galerie couverte.

En 1940, un camp d'internement destiné aux juifs réfugiés du Palatinat est ouvert sur le territoire de la commune. Étant des citoyens allemands, ils relèvent, comme ceux d'entre eux qui se retrouvent au Camp des Milles, d'un décret d'internement signé par le ministre de l'Intérieur Georges Mandel au moment de la déclaration de guerre. Bombardé, semble-t-il par l'aviation américaine, le camp sert par la suite d'annexe au camp de Gurs puis de divers autres camps internant des réfugiés de la guerre d'Espagne. Peu après la Libération, entre mai et , des FFI investissent brièvement le camp et font subir à « mademoiselle S. et madame D. » le supplice des femmes tondues[9]. Le camp est transformé en colonie de vacances après son évacuation en 1948.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1900 1920 Michel-Albin Bibal Rad. Homme d'affaires - Conseiller général (195-1901, 1907-1920)
1954 1971 Henri Trilha DVD Conseiller général (1955-1961)
mars 1977 2020 Jean-Pierre Bru[10] PS Retraité
2020 En cours Roger Breil    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

La place du Foirail

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12]. En 2018, la commune comptait 1 509 habitants[Note 3], en diminution de 1,63 % par rapport à 2013 (Gers : +0,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 3361 2941 4551 4471 6401 8061 7761 7601 781
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 6821 8041 7691 7651 7201 7571 6141 5111 502
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 4561 4311 1461 1771 1531 1471 3571 2421 230
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2018
1 3161 3091 3761 4531 3911 4961 6151 5351 509
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Masseube dispose d'une école maternelle publique (73 élèves en 2013)[15], d'une école élémentaire publique (131 élèves en 2013)[16], d'une école primaire privée (56 élèves en 2013)[17], d'un collège public[18], d'un collège privé[19], d'un lycée polyvalent privé[20] et d'un lycée général et professionnel privé[21].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le , la ville accueille l'arrivée de la 2e étape de la Route d'Occitanie 2018 (ex Route du Sud), qui a pour départ la ville de Saint-Gaudens.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Masseube comporte plusieurs monuments à découvrir :

Une rue de Masseube.
  • L'église Saint-Christophe : à l'origine de la fin du XIIIe siècle, elle est reconstruite en 1700, menaçant alors de tomber en ruine. Elle est rebâtie en 1883. Seule, la partie basse de la façade et le clocher ont été conservés. Le reste est reconstruit dans le style du XIIIe siècle. En 1932-1933, en prévision du cinquantenaire de la reconstruction, on fait appel au peintre Paul Noël Lasseran pour réaliser des peintures murales. Il accomplit la majeure partie des peintures, avant de mourir, le . Le reste est terminé par le peintre Lecoq, de Mirande.
  • Les maisons à colombages : une promenade dans Masseube permet de découvrir des maisons à colombages et des mirandes, c'est-à-dire des galeries couvertes. La maison située à l'angle de la rue du Commerce et de l'impasse du couvent fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [22]. La maison est caractérisée par le mélange des matériaux utilisés pour sa construction : pierre au rez-de-chaussée, puis au-dessus, torchis et un colombage en chêne, de briques plates et mirande. La maison date du XVIe siècle.
  • La rue Lagrange : elle est enjambée par une galerie fermée qui relie deux bâtiments d'origine agricole.
  • Le Café de la place du Foirail : il a été rénové et affiche l'apparente nostalgie des années 1950. Dans la cour attenante à cet établissement, on peut voir les vestiges de l'ancien rempart, qui montre cinq créneaux et quatre merlons.
  • Château de Bordeneuve. La carte de Cassini figure une gentilhommière appelée « Montaut », dont les bâtiments organisés autour d'une cour quadrangulaire sont encore repérables sur la carte IGN de 1950[23]. Aucun vestige de l'ancien château n'est aujourd'hui visible en élévation.
  • Deux mottes castrales de Stournès, au sud-est du territoire communal[24].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Marie Ducos (1758-1843) : homme politique né à Masseube ;
  • Anatole Castex (1888-1916) : sous-officier puis officier du 288e régiment d'infanterie d'Auch-Mirande, né à Masseube et tué durant la bataille de Verdun, le , célèbre pour sa correspondance, témoignage de la guerre.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé : au premier de sinople à la main senestre appaumée d'argent, au deuxième de gueules à la crosse contournée d'argent, au troisième d'argent aux deux vaches de gueules passant l'une sur l'autre, au quatrième de sinople à la herse sarrasine d'argent[25].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 14 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Plan séisme
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 27 mars 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 14 avril 2021)
  9. L'affaire Sommer, in Luget, op. cité supra.[réf. incomplète].
  10. Site de la préfecture - Fiche de Masseube
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. Annuaire du Ministère de l'Éducation nationale, École maternelle publique Empu Masseube
  16. Annuaire du Ministère de l'Éducation nationale, École élémentaire publique Masseube
  17. Annuaire du Ministère de l'Éducation nationale, École primaire privée Notre-Dame à Masseube
  18. Annuaire du Ministère de l'Éducation nationale, Collège Beau Regard à Masseube
  19. Annuaire du Ministère de l'Éducation nationale, Collège Saint-Christophe à Masseube
  20. Annuaire du Ministère de l'Éducation nationale, Institut agricole privé Saint-Christophe à Masseube
  21. Annuaire du Ministère de l'Éducation nationale, École secondaire hors contrat Saint-Christophe à Masseube
  22. Notice no PA00094859, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. « Géoportail ».
  24. Jean-Michel Lassure, « Les mottes féodales de Masseube (Gers) », Bulletin de la Société archéologique du Gers,‎ 1979, 3e trimestre, p. 291-309..
  25. Banque du blason.