Marmagne (Cher)

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Marmagne
Marmagne (Cher)
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Bourges
Intercommunalité Communauté d'agglomération Bourges Plus
Maire
Mandat
Bernard Dupérat
2020-2026
Code postal 18500
Code commune 18138
Démographie
Gentilé Marmagnais, marmagnaise, marmagnaises
Population
municipale
1 916 hab. (2020 en diminution de 4,44 % par rapport à 2014)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 06′ 08″ nord, 2° 17′ 05″ est
Altitude Min. 113 m
Max. 149 m
Superficie 37,66 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Bourges
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Doulchard
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Marmagne

Marmagne est une commune française située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Marmagne est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bourges, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 112 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (83,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (65,5 %), prairies (15,4 %), forêts (11,6 %), zones urbanisées (3,2 %), zones agricoles hétérogènes (3,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,5 %)[6].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Marmagne est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[7]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[8].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Yèvre et le canal de Berry. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999, 2001 et 2016[9],[7].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Marmagne.

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[10]. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 96,1 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (90 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 975 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 974 sont en en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 83 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[11],[Carte 2].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 2002, 2011, 2018 et 2019 et par des mouvements de terrain en 1999[7].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle, la terre de Marmagne était liée à celle de Maubranche et relevait de la baronnie de Montfaucon/Villequiers. Au XIIIe siècle, elle appartint à Guillaume de Marmagne et au XIVe siècle à Guillaume et Jean de Crevant.

Guy de Châteauneuf, seigneur de Marmagne et Maubranche(s), vendit les deux seigneuries à Jacques Cœur pour 4 500 écus d'or en 1451 ; il en fut dépouillé ainsi que de tous ses biens en 1453. Elles furent ensuite adjugées à Claude de Châteauneuf, écuyer, pour 4 500 écus d'or. Il les revendit le à Thomas Scuyer, conseiller du roi et chambellan, chef de la Garde écossaise de Louis XI, pour 2 500 écus d'or neufs. Le domaine de Marmagne fut ensuite vendu à Jean Pénin, et Maubranche(s) à Pierre Boulin.

Ensuite, Marmagne appartient à la famille Lallemant. Vers 1490 l'aîné, Jean Lallemant, seigneur de Marmagne, commence la construction de l'hôtel Lallemant. Il fut maire de Bourges en 1500. La seigneurie de Marmagne passe ensuite à Étienne Lallemant puis à son frère Guillaume en 1560.

En 1526, la terre de Marmagne passe dans la famille Le Roy, Françoise Lallemant, fille de Jean Lallemant le Jeune ayant épousé Jacques Le Roy, sieur de Saint-Caprais et de Saint-Florent. En 1569, elle passe à Jean Le Roy, fils de Jacques, prieur de Dame-Sainte et chanoine de Saint-Étienne. Ensuite à Claude Le Roy, puis à Jean-Jacques Le Roy. On attribue à Adrien Le Roy la construction du château actuel sur l'emplacement du château féodal. Jadis, le château comprenait deux corps de logis en équerre. Une tour, dans l'angle intérieur contenait l'escalier. En 1735, Adrien Le Roy donne ses terres à son frère puîné Ignace (1690-1751) ; puis vente des terres à Dame Jeanne-Cécile Vallegeas, épouse de messire Pierre Léopold, baron de Burman.

Les seigneurs de Marmagne avaient droit de haute, moyenne et basse justice, exercée par un bailli. L'audience se tenait tous les lundis dans l'auditoire attenant à la métairie de la Croix (aujourd'hui cour de la Croix) adossé au pignon de la vieille grange côté bourg. En 1789, l'auditoire était en ruines. Les instruments de justice : pilori, fourches patibulaires, étaient situés au champ de justice près de la Chaise. Le seigneur de Marmagne devait foi et hommage au seigneur de Montfaucon/Villequiers[13].

En 1790, Marmagne est chef-lieu de canton. Le canton de Marmagne comprenait également les communes de Berry-Bouy, Saint-Doulchard, La Chapelle (Saint Ursin), Saint Eloy (de Gy) et Sainte-Thorette[14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1793 Sylvain Baraton    
1793 1793 Etienne Cendrier (Curé)   Officier public
1793 1795 Robert Benoit   Officier public
1795 1799 Sylvain Aupic   Agent municipal
1799 1808 Jean-Baptiste Lubin   Président de l'administration municipale
puis maire à partir de 1800
1808 1817 Charles du Mas de Paysac    
1817 1822 André Charles de Durbois    
1822 1823 Gressin-Boisgirard    
1823 1849 François Brault    
1849 1851 Antoine Jouannet    
1851 1858 Euxode-Marie Baron de Morogues    
1858 1866 Jacques Aupic    
1866 1870 Paul Leblanc    
1870 1871 Jude Benoit    
Les données manquantes sont à compléter.
1983 1997 Jean Dupérat    
1997 2001 Colette Jourdain    
2001 2003 Jacques Taupin    
mars 2003 10 mars 2019[15]
(démission)
Aymar de Germay UDI puis DVD Consultant en affaires publiques
1er vice-président de la CA Bourges Plus[16] (2014 → 2019)
mars 2019 mai 2020 Bernard Duperat[17]   Retraité de l'enseignement
mai 2020 en cours Bernard Dupérat[17],[18]   Cadre de la fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[19].

En 2017, la commune lance le projet " Smartmagne ", dont le point central est l'autoconsommation électrique, afin d'atteindre l'autonomie énergétique. Il s'agit de un des vingt-cinq retenus dans le cadre d'un appel à projet en matière de ville durable, au niveau national[20].

La commune accueille en 2021 la première station de rebours de gaz de la région Centre-Val de Loire. Elle permet de faire circuler du biométhane produit dans quatre unités environnantes de méthanisation vers le réseau de transport de gaz naturel national[21].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[23].

En 2020, la commune comptait 1 916 habitants[Note 3], en diminution de 4,44 % par rapport à 2014 (Cher : −3,01 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
797743730727754868836923971
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9521 1841 2451 2081 1901 1301 1251 0271 039
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0441 1081 0701 1441 0421 0821 0031 1641 110
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
1 3191 3211 6841 7741 9081 9411 9892 0032 005
2018 2020 - - - - - - -
1 9371 916-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château et canal.
Eglise de Marmagne

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Maurice Bourlon (1875-1914), officier, préhistorien, a passé son enfance à Marmagne, à la villa Bourlon.
  • Hubert de Lagarde (1898-1945), officier, écrivain, résistant, né à Marmagne.
  • Le général de Gaulle fut reçu le au château du Luet par le colonel Ernest Boissonnet à l'occasion du lancement du RPF dans le Cher. Ernest Boissonnet est l'arrière-grand-père d'Aymar de Germay, ancien maire de Marmagne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. a b et c « Les risques près de chez moi - commune de Marmagne », sur Géorisques (consulté le )
  8. BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », sur Géorisques (consulté le )
  9. « Dossier départemental des risques majeurs dans le Cher », sur www.cher.gouv.fr (consulté le ), partie 1 - chapitre Risque inondation.
  10. « Dossier départemental des risques majeurs dans le Cher », sur www.cher.gouv.fr (consulté le ), partie 1 - chapitre Mouvements de terrain.
  11. « Retrait-gonflement des argiles », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le )
  12. « Dossier départemental des risques majeurs dans le Cher », sur www.cher.gouv.fr (consulté le ), chapitre Risque transport de matières dangereuses.
  13. Alphonse Buhot de Kersers, p. 281-282.
  14. « Mémoires de la Société historique, littéraire et scientifique du Cher », sur Gallica, (consulté le ).
  15. « Aymar de Germay quitte ses mandats de maire de Marmagne, de vice-président de Bourges Plus et de président du SDE », Le Berry républicain,‎ (lire en ligne).
  16. Chargé du développement économique et de l'emploi.
  17. a et b « Résultats des élections municipales 2020 », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le ).
  18. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  19. Site des villes et villages fleuris, consulté le 23 décembre 2016.
  20. autonomie énergétique
  21. Sarah Tuchscherer, « A Marmagne, la méthanisation se développe avec une innovation unique en Centre-Val de Loire », sur francebleu.fr, (consulté le ).
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020.
  26. Archives départementales A. D. 18-H 34.
  27. Flohic 2001, p. 778.
  28. Flohic 2001, p. 779.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Luc Flohic (direction), Le patrimoine des communes du Cher, t. I et II, Flohic Éditions, , 1128 p. (ISBN 978-2-84234-088-9)
  • Alphonse Buhot de Kersers, Histoire et statistique monumentale du Cher : canton de Mehun, vol. V, , p. 281-282
    Livre réédité en 1996 dans la collection « Monographies des villes et villages de France », Office d'édition du livre d'histoire.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]