Morthomiers

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Morthomiers
Image illustrative de l'article Morthomiers
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Bourges
Canton Chârost
Intercommunalité Bourges Plus
Maire
Mandat
Daniel Gravelet
2014-2020
Code postal 18570
Code commune 18157
Démographie
Population
municipale
760 hab. (2014 en augmentation de 12,09 % par rapport à 2009)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 02′ 16″ nord, 2° 16′ 39″ est
Altitude Min. 124 m
Max. 157 m
Superficie 14,54 km2
Localisation

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Morthomiers
Liens
Site web http://www.morthomiers.fr/

Morthomiers est une commune française située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Morthomiers est une commune dans le Cher, région Centre-Val de Loire située à 10 km de Bourges et 40 km de Vierzon. Le ruisseau de la Margelle longe la commune.

Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée de pays de la Champagne berrichonne

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Sainte-Thorette Marmagne La Chapelle-Saint-Ursin Rose des vents
Villeneuve-sur-Cher N
O    Morthomiers    E
S
Saint-Florent-sur-Cher Le Subdray

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1939, l’Allemagne attaque la Pologne. La France, qui est son alliée, déclare alors la guerre à l’Allemagne. Pendant les premiers mois, il y a très peu de combats puis Hitler attaque la France en 1940. Quelques mois après, la France est vaincue. Le chef du gouvernement, Philippe Pétain, demande l’armistice qui est signé le 22 juin 1940. Les 2/3 du pays sont alors occupés par les armées allemandes. La France est divisée en 2 zones : l’une occupée, située au nord et à l’ouest, l’autre dite libre au sud où l’on trouve le gouvernement, à Vichy. La Ligne de démarcation (France) est une ligne imaginaire qui a servi de limite et même de frontière entre ces 2 zones. Mise en place début juillet 1940, elle était longue de 1 200 km et passait par 13 départements. Elle a traversé le département du Cher d’est en ouest sur 130 km, suivant d’abord le cours de l’Allier (limite entre le Cher et la Nièvre) puis le chemin de fer et d’autres cours d’eau comme le Cher de Sainte-Thorette à Thénioux en passant par Vierzon. Dans la zone occupée (nord) représentant les 3/5 du département, il y avait notamment 2 aéroports (Bourges et celui de la base militaire d’Avord), 2 grandes gares (Bourges et Vierzon), les usines d’armement et de constructions aéronautiques. Les armées allemandes sont arrivées dans le département à la mi-juin. Après des combats, la ligne a été mise en place. Elle est d’abord passée par St Florent/Cher, puis, venant du Subdray par le chemin vicinal n°1, elle a traversé Morthomiers, empruntant les actuelles rues des Varennes, rue du Pissereau, rue des Petites Vallées et enfin la route de Villeneuve. La commune était donc presque totalement en zone occupée. Cette ligne séparait le peuple français en 2 et constituait une véritable frontière, supprimant la liberté de circulation des personnes et des marchandises. Beaucoup de villes et de villages étaient divisés en 2. Des familles étaient séparées. Les gens avaient des difficultés pour exercer leur métier ou se rendre à leur travail, pour s’approvisionner dans les commerces, pour accéder à différents services (poste, préfecture, gare…). Sur la commune, la ligne traversait la voie de chemin de fer Bourges-Montluçon. En 1942, le trafic marchandises et voyageurs a été sérieusement gêné et même interrompu pendant quelque temps entre Bourges et St Florent. Pour la franchir, il fallait obligatoirement faire la demande d’un Ausweis (laissez-passer) : les premiers, sur papier, peu détaillés et sans photo, étaient délivrés par le maire et validés par l’administration allemande. Puis ils ont évolué en carte frontalière cartonnée, avec une photo et des renseignements sur l’identité et le physique de la personne.On devait la présenter aux postes de contrôles allemands. L’un de ces postes se situait au passage à niveau entre Le Subdray et Morthomiers. Ce document était difficile, et même parfois impossible à obtenir car il fallait présenter des papiers officiels (carte d’identité, certificat de travail…). Alors, certaines personnes se procuraient des faux papiers ; et puis il y avait des passeurs, qui, connaissant bien le terrain, aidaient des prisonniers de guerre évadés, des aviateurs français et alliés, des résistants, des réfugiés, des juifs persécutés…, à franchir la ligne clandestinement au péril de leur vie. La ligne a disparu en mars 1943 car tout le pays a été occupé mais les contrôles se sont poursuivis jusqu’à la fin de la guerre.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Morthomiers Blason D'azur aux flots d'argent issant de la pointe, surmontés d'un dauphin d'or accompagné de deux étoiles du même en chef.
Détails Inspirées des armoiries de la famille de Bonnault.
adoptées le 29 juin 1990 par le conseil municipal

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989 1990 Raymond Baulande   Secrétaire de mairie
1990 en cours
(au 27 septembre 2014)
Daniel Gravelet[1] DVG Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3].

En 2014, la commune comptait 760 habitants[Note 1], en augmentation de 12,09 % par rapport à 2009 (Cher : -0,24 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
194 179 200 135 153 204 216 265 267
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
308 366 394 297 294 337 320 206 190
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
207 189 174 172 193 178 184 158 179
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
193 204 218 409 590 589 612 678 760
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Monuments aux morts

La commune a pour particularité de ne pas avoir d'église. La première a été détruite au XIVe siècle par l'expédition du Prince noir, la seconde a été démolie au XIXe siècle[6].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Felipe Fromioni, peintre et graveur descendant d'une famille romaine (certains de ses ancêtres auraient participé aux travaux de la chapelle Sixtine) se réfugie au début des années 1660 au presbytère de Morthomiers à la suite d'une sombre affaire de maîtresse. Sous la protection du seigneur De Bonnault, il publie des gravures, considérées maintenant comme une chronique de la vie berrichone. Une gravure découverte récemment permit notamment de confirmer la « Famine du Bois des Alouettes » (1664), évoquée par Sylvain Pijat (curé de Morthomiers) dans son « Histoire de Morthomiers et alentours ». Il épousa sa maîtresse et fonda famille dans une petite exploitation de la paroisse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références 
  1. Liste des maires du Cher et appartenance des communes aux cantons sur le site de la préfecture (consulté le 27 septembre 2014).
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  6. Le Berry républicain, édition du 30 juin 2013.
Notes 
  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article(s) connexe(s)[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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