Trouy

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Trouy
Trouy
La mairie.
Blason de Trouy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Bourges
Intercommunalité Communauté d'agglomération Bourges Plus
Maire
Mandat
Franck Breteau
2020-2026
Code postal 18570
Code commune 18267
Démographie
Population
municipale
3 977 hab. (2020 en augmentation de 1,53 % par rapport à 2014)
Densité 171 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 00′ 40″ nord, 2° 21′ 30″ est
Altitude Min. 133 m
Max. 174 m
Superficie 23,19 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Bourges
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Trouy
(bureau centralisateur)
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Trouy
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Trouy
Géolocalisation sur la carte : Cher
Voir sur la carte topographique du Cher
City locator 14.svg
Trouy
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
Voir sur la carte administrative du Centre-Val de Loire
City locator 14.svg
Trouy

Trouy est une commune française située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune a une configuration particulière avec deux groupes principaux d'habitat distants de 7 km reliés par la Départementale D2144 et séparés par l'autoroute A71 et la rocade de Bourges Nationale N142 : Trouy Bourg, village historique et Trouy Nord, lotissements récents, accolés à Bourges. Trouy a tissé des liens particuliers avec la ville de La Faute-sur-Mer, qui a été particulièrement touchée par la tempête Xynthia de février 2010.

Localisation[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Trouy est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Trouy, une unité urbaine monocommunale[4] de 3 959 habitants en 2017, constituant une ville isolée[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bourges, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 112 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (92,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (87,7 %), zones urbanisées (9,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,9 %), forêts (0,8 %), zones agricoles hétérogènes (0,5 %)[9].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Trouy est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[10]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[11].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Trouy.

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[12]. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 78,6 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (90 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 1 682 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 850 sont en en aléa moyen ou fort, soit 51 %, à comparer aux 83 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[13],[Carte 2].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2011, 2018 et 2019 et par des mouvements de terrain en 1999[10].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[14].

Toponymie[modifier | modifier le code]

In pago Biturigo, in vicaria Lavatense, in villa Tresgolio, 1017 (Cartulaire de Saint-Sulpice de Bourges, charte 32, p. 86) ; Ecclesia Sancti Petri de Trohi en 1138, Ecclesia de Troe en 1218.

D'un composé *Trogiacum, basé sur le nom de personne gallo-roman Trogius (cf. Troyon, Truyes) suivi du suffixe -acum : le domaine de Trogius. La forme Tresgolio est une variante sur le même nom de personne avec l'appellatif d'origine gauloise -ialo, clairière, champ. Elle témoigne peut-être de la coexistence de deux formes parallèles comme on le rencontre parfois en toponymie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le chapitre de Montermoyen de Bourges datant de 1017 est la plus ancienne mention connue. Le Séminaire de Bourges après la suppression de ce chapitre par décret du 9 janvier 1674 de l'archevêque de Bourges.[pas clair]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Photo de la ligne de démarcation au niveau de la ville de Trouy (Cher) avec l'article sur Mr Segril. Musée de la Résistance et de la Déportation de Bourges.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la ligne de démarcation coupait Trouy-bourg en deux parties : l'agglomération se trouvait en zone occupée et la partie plus au sud en zone libre. Les zones de passage étaient installées au croisement de la route d’Arçay et du Subdray ainsi qu’au croisement de celle Plaimpied et celle d’Arçay.

La mairie et l’école se situaient en zone occupée. Pour traverser la ligne, les enfants habitant en zone libre et se rendant à l'école devaient disposer d'un ausweis et les adultes devaient posséder un certificat de travail, documents délivrés par la Kommandantur située au château Rozé. Le maire de Trouy, Désiré Segril, faisait également de faux certificats de travail afin que des réfugiés puissent légalement passer la ligne de démarcation et fuir. À un soldat allemand étonné de voir autant d'ouvriers agricoles dans le village, le maire lui dit : « C’est vrai, je fais des certificats, mais ce n’est pas mon métier de savoir si ces gens là reviennent c’est le vôtre »[15].

Les documents étant difficiles à obtenir, les passages clandestins se sont développés. Seul le passage par les champs était possible, le village n'ayant ni forêts ni rivière.

Le 9 octobre 1941, des militaires allemands ont tiré de nombreux coups de feu sur un civil car il voulait passer la ligne de démarcation illégalement. Son identité reste inconnue mais son pardessus, sa veste et sa valise ont été retrouvés. Il a réussi à passer dans la zone libre mais on ne sait pas s'il a survécu.

En 1950, le préfet du Cher et la section du Cher de l'Union nationale des évadés de guerre demandent que plusieurs communes du département puissent recevoir la croix de guerre de 1939- 1945, dont la ville de Trouy, afin de récompenser les habitants qui ont eu une activité de passeur.

Des panneaux informatifs portant sur le passage de la ligne de démarcation sont implantés dans les communes concernées, dont Trouy.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Une météorite s'est écrasée sur le territoire de la commune le 25 janvier 2008[16]. Recherchée activement par une partie de la population et notamment les agriculteurs, la météorite n'a à ce jour jamais été retrouvée malgré les importants efforts d'investigation menés par Bart Boonman (voir la une du Berry républicain du lendemain de la chute).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 juin 1995 Jean-Marie Truchot PCF  
juin 1995 mai 2020 Gérard Santosuosso[17] PRG Médecin
mai 2020 En cours Franck Breteau[17],[18] DVD Cadre de la fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[20].

En 2020, la commune comptait 3 977 habitants[Note 3], en augmentation de 1,53 % par rapport à 2014 (Cher : −3,01 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
601389396396556549525588659
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
733767782687731740745691683
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
645642677683627592659609603
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
6977852 1322 8452 8772 9783 7973 8193 966
2020 - - - - - - - -
3 977--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie locale[modifier | modifier le code]

Ecole élémentaire des Talleries à Trouy Nord

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune compte écoles maternelles et primaires.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un cabinet médical et d'une pharmacie.

Pharmacie de Trouy Bourg face à la mairie

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Les tribunes de l'ES Trouy.

La commune dispose de multiples équipements sportifs, comprenant 9 boulodromes, 2 courts de tennis, un équipement de cyclisme, 2 plateaux EPS, un skate parc et terrain de vélo freestyle, 2 terrains de grand jeux, et divers équipements sportifs de nature, une 1 salle multisport, 2 City stades et un stade de foot

  • Manifestations : la fête des voisins, la fête de la musique, le Téléthon, la remise des dictionnaires aux CM2, la fête des bébés, la fête des flots au mois de septembre.
  • Ville fleurie : dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[23]. En 1995 le 12e prix des maisons fleuries a été attribué à un habitant de Trouy Talleries.

Transports[modifier | modifier le code]

Trouy est desservie par la ligne de bus 13 du réseau AggloBus de l'agglomération de Bourges.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pierre, datant du XIIe et rénovée au XIXe.
  • Le château Rozé.
  • Le château du grand Lac.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Trouy

Les armes de Trouy se blasonnent ainsi :

D'azur au chef-pal cousu de gueules chargé en chef d'un puits d'argent maçonné de sable accosté de deux roses d'or et en pal d'une clef du même[24].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Trouy », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. a et b « Les risques près de chez moi - commune de Trouy », sur Géorisques (consulté le )
  11. BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », sur Géorisques (consulté le )
  12. « Dossier départemental des risques majeurs dans le Cher », sur www.cher.gouv.fr (consulté le ), partie 1 - chapitre Mouvements de terrain.
  13. « Retrait-gonflement des argiles », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le )
  14. « Dossier départemental des risques majeurs dans le Cher », sur www.cher.gouv.fr (consulté le ), chapitre Risque transport de matières dangereuses.
  15. Le Berry Républicain, articles du 31 mai au 6 juin 1948.
  16. Tanguy Ollivier, ==.html À Trouy, on traque tous la météorite, in Le Berry, 28 janvier 2010, consulté le 28 octobre 2010.
  17. a et b « Résultats des élections municipales 2020 », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le ).
  18. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020.
  23. Site des villes et villages fleuris, consulté le 23 décembre 2016.
  24. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=857

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :