Trouy

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Trouy
Trouy
La mairie.
Blason de Trouy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Bourges
Intercommunalité Communauté d'agglomération Bourges Plus
Maire
Mandat
Franck Breteau
2020-2026
Code postal 18570
Code commune 18267
Démographie
Population
municipale
3 959 hab. (2017 en augmentation de 1,77 % par rapport à 2012)
Densité 171 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 00′ 40″ nord, 2° 21′ 30″ est
Altitude Min. 133 m
Max. 174 m
Superficie 23,19 km2
Unité urbaine Trouy
(ville isolée)
Aire d'attraction Bourges
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Trouy
(bureau centralisateur)
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Trouy
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Trouy

Trouy est une commune française située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune a une configuration particulière avec deux groupes principaux d'habitat distants de 7 km reliés par la Départementale D2144 et séparés par l'autoroute A71 et la rocade de Bourges Nationale N142 : Trouy Bourg, village historique et Trouy Nord, lotissements récents, accolés à Bourges. Trouy a tissé des liens particuliers avec la ville de La Faute-sur-Mer, qui a été particulièrement touchée par la tempête Xynthia de février 2010.

Localisation[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Trouy est une commune urbaine[Note 1]. Elle appartient en effet à l'unité urbaine de Trouy, une unité urbaine monocommunale[1] de 3 959 habitants en 2017, constituant une ville isolée[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bourges, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 112 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

In pago Biturigo, in vicaria Lavatense, in villa Tresgolio, 1017 (Cartulaire de Saint-Sulpice de Bourges, charte 32, p. 86) ; Ecclesia Sancti Petri de Trohi en 1138, Ecclesia de Troe en 1218.

D'un composé *Trogiacum, basé sur le nom de personne gallo-roman Trogius (cf. Troyon, Truyes) suivi du suffixe -acum : le domaine de Trogius. La forme Tresgolio est une variante sur le même nom de personne avec l'appellatif d'origine gauloise -ialo, clairière, champ. Elle témoigne peut-être de la coexistence de deux formes parallèles comme on le rencontre parfois en toponymie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le chapitre de Montermoyen de Bourges depuis 1017, acte le plus anciennement connu. Le Séminaire de Bourges après la suppression de ce chapitre par décret du 9 janvier 1674 de l'archevêque de Bourges.[pas clair]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Photo de la ligne de démarcation au niveau de la ville de Trouy (Cher) avec l'article sur Mr Segril. Musée de la Résistance et de la Déportation de Bourges.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la ligne de démarcation coupait Trouy-bourg en deux parties : l'agglomération se trouvait en zone occupée et la partie plus au sud en zone libre. Les zones de passage étaient installées au croisement de la route d’Arçay et du Subdray ainsi qu’au croisement de celle Plaimpied et celle d’Arçay.

La mairie et l’école se situaient en zone occupée. Pour traverser la ligne, les enfants habitant en zone libre et se rendant à l'école devaient disposer d'un ausweis et les adultes devaient posséder un certificat de travail, documents délivrés par la Kommandantur située au château Rozé. Le maire de Trouy, Désiré Segril, faisait également de faux certificats de travail afin que des réfugiés puissent légalement passer la ligne de démarcation et fuir. À un soldat allemand étonné de voir autant d'ouvriers agricoles dans le village, le maire lui dit : « C’est vrai, je fais des certificats, mais ce n’est pas mon métier de savoir si ces gens là reviennent c’est le vôtre »[6].

Les documents étant difficiles à obtenir, les passages clandestins se sont développés. Seul le passage par les champs était possible, le village n'ayant ni forêts ni rivière.

Le 9 octobre 1941, des militaires allemands ont tiré de nombreux coups de feu sur un civil car il voulait passer la ligne de démarcation illégalement. Son identité reste inconnue mais son pardessus, sa veste et sa valise ont été retrouvés. Il a réussi à passer dans la zone libre mais on ne sait pas s'il a survécu.

En 1950, le préfet du Cher et la section du Cher de l'Union Nationale des évadés de guerre demandent que plusieurs communes du département puissent recevoir la croix de guerre de 1939- 1945, dont la ville de Trouy, afin de récompenser les habitants qui ont eu une activité de passeur.

Des panneaux informatifs portant sur le passage de la ligne de démarcation sont implantés dans les communes concernés, dont Trouy.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Une météorite s'est écrasée sur le territoire de la commune le 25 janvier 2008[7]. Recherchée activement par une partie de la population et notamment les agriculteurs, la météorite n'a à ce jour jamais été retrouvée malgré les importants efforts d'investigation menés par Bart Boonman (voir la une du Berry républicain du lendemain de la chute).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Trouy

Les armes de Trouy se blasonnent ainsi :

D'azur au chef-pal cousu de gueules chargé en chef d'un puits d'argent maçonné de sable accosté de deux roses d'or et en pal d'une clef du même[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 juin 1995 Jean-Marie Truchot PCF  
juin 1995 mai 2020 Gérard Santosuosso[9]   Médecin
mai 2020 En cours Franck Breteau[9],[10] DVG Cadre de la fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[12].

En 2017, la commune comptait 3 959 habitants[Note 3], en augmentation de 1,77 % par rapport à 2012 (Cher : -2,45 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
601389396396556549525588659
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
733767782687731740745691683
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
645642677683627592659609603
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
6977852 1322 8452 8772 9783 7973 8193 966
2017 - - - - - - - -
3 959--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les écoles de Trouy Nord[modifier | modifier le code]

L'école élémentaire des Talleries[modifier | modifier le code]

Blason de l'école de Trouy Nord sur la façade du bâtiment
Ecole élémentaire des Talleries à Trouy Nord

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

  • Santé : La commune dispose d'un cabinet médical et d'une pharmacie.
Pharmacie de Trouy Bourg face à la mairie
  • Équipements sportifs : La commune de Trouy dispose de multiples équipements sportifs, comprenant 9 boulodromes, 2 courts de tennis, un équipement de cyclisme, 2 plateaux EPS, un skate parc et terrain de vélo freestyle, 2 terrains de grand jeux, et divers équipements sportifs de nature, une 1 salle multisport, 2 City stades et un stade de foot
  • Manifestations : la fête des voisins, la fête de la musique, le Téléthon, la remise des dictionnaires aux CM2, la fête des bébés, la fête des flots au mois de septembre.
  • Ville fleurie : dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[15]. En 1995 le 12e prix des maisons fleuries a été attribué à un habitant de Trouy Talleries.
  • Quelques photos de Trouy Bourg en automne 2007 :

Services[modifier | modifier le code]

Trouy est desservie par la ligne de bus 13 du réseau AggloBus de l'agglomération de Bourges.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Unité urbaine 2020 de Trouy », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 8 novembre 2020)
  2. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  3. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  6. Le Berry Républicain, articles du 31 mai au 06 juin 1948.
  7. Tanguy Ollivier, ==.html À Trouy, on traque tous la météorite, in Le Berry, 28 janvier 2010, consulté le 28 octobre 2010.
  8. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=857
  9. a et b « Résultats des élections municipales 2020 », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le 9 août 2020)
  10. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 9 août 2020)
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  15. Site des villes et villages fleuris, consulté le 23 décembre 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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