Saint-Just (Cher)

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Saint-Just
Saint-Just (Cher)
Blason de Saint-Just
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Bourges
Canton Trouy
Intercommunalité Bourges Plus
Maire
Mandat
Stéphane Garcia
2015-2020
Code postal 18340
Code commune 18218
Démographie
Population
municipale
639 hab. (2016 en augmentation de 6,32 % par rapport à 2011)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 59′ 38″ nord, 2° 30′ 34″ est
Altitude Min. 141 m
Max. 179 m
Superficie 15,12 km2
Localisation

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Saint-Just

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Saint-Just

Saint-Just est une commune française située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Soye-en-Septaine Savigny-en-Septaine Crosses Rose des vents
Bourges N Saint-Denis-de-Palin
Dun-sur-Auron
O    Saint-Just    E
S
Plaimpied-Givaudins Vorly
Levet
Annoix

Histoire[modifier | modifier le code]

Il n’y a pas à notre connaissance d’écrit historique sur les origines de la commune de Saint Just, seulement une légende qui relate la vie d’Ursin dont les premiers écrits datent du 11e siècle.

En 250 après J-C, sous le règne de l’empereur romain Decius. Ursin est missionné par le Pape pour prêcher l’Evangile est accompagné de l’un de ces fidèles nommé Just.

Épuisés ils s’arrêtèrent à 13 km de Bourges, exactement à la neuvième borne militaire, dans la ville neuve : VILLANOVA. Just y mourra et c’est ainsi que VILLANOVA devient SAINT JUST (sans trait d’union) en l’honneur de ce premier missionnaire de la chrétienté en Gaulle.

Ursin continue son chemin, et devient le premier évêque de Bourges. Lutte de pouvoir et développement de Saint Just, ville neuve.

Située au bord de la grande voie impériale romaine, cette ville neuve veut se démarquer des anciens sites celtes tels que Cambone (Chambon) ou boscoviridis (Boisvert). C’est ainsi que d’autres villae (grandes fermes gallo-romaines) voient le jour : villa du Colombier, villa de La Salle.

Un aqueduc la borde au Nord, celui qui vient de Traslay et qui alimente Bourges. On en a trouvé des vestiges rue du Point du jour et dans le cimetière. Ce vestige est actuellement exposé sur la place de l’église.

Saint Just est partagée entre deux pouvoirs : *Le féodal avec les Seigneurs de Chambon et Saint Just, le religieux avec différentes maisons canoniales berruyères, principalement, Montermoyen (notamment au Colombier où elle est propriétaire du moulin) et les chanoines de Saint Outrille du Château les Bourges dont l’influence s’étend sur la rive droite de l’Auron (elle construit en outre la collégiale Saint Etienne de Dun sur Auron et vraisemblablement la chapelle Saint Just).

L’église Saint Just restera sous la responsabilité de ces chanoines du Château jusqu’à la révolution qui déporta ce curé nommé Justin dans l’ile de Ré. Ces années terribles virent l’église vendue comme bien national et le dernier Seigneur de Chambon obligé de vendre ses terres et son château à un notable de Bourges, Michel Corbin.

Ses descendants possèdent encore le château qui, de château fort avec douves, prison et pont-levis, bâti sous Louis XI par Jacquelin Trousseau, devint une belle demeure style Louis XVI. Celui-ci a conservé une tour avec, à l‘origine, une chapelle dédiée à Sainte Madeleine, accordée à un ancien propriétaire, Amélius de Charenton et dont les chapelains étaient sous le contrôle du curé de Saint Just, chanoine du château les Bourges.

Dans toute cette période de l’Ancien Régime, l’histoire de Saint Just est marquée par celle des seigneurs féodaux. La région de Bourges connait une famille qui se développa sous Charles VI, Charles VII et Louis XI, la famille Trousseau, liée à Jacques Cœur. La dernière de la lignée Trousseau, Gabrielle, est enterrée dans le chœur de l’église de Saint Just avec son époux, Hilaire de Westerbourg, gouverneur de la grosse Tour de Bourges. Suivirent une série de descendants qui conduisirent le château à la ruine jusqu’à la famille De Cullon qui s’expatria.

La situation géographique au bord d’une rivière et sur le grand chemin royal Bourges–Dun participe au développement économique de Saint Just qui gagne alors en population.

On y note quelques activités industrielles avec un four à plâtre à Chambon, un four à chaux près du village, le façonnage du bois avec une scierie d’abord à Chambon puis au bord du Canal de Berry, au début du XXe siècle.

Le Canal de Berry formaté en partie dans le lit de l’Auron, vers les années 1830 jusqu’à son déclassement en 1956, fut aussi un atout de son développement industriel.

Ses activités d’élevage, en particulier du mouton furent reconnues dans le monde agricole.

La population atteint son chiffre maximal en 1870, 700 habitants. La municipalité entreprend alors de grands travaux : agrandissement de l’église, construction d’un nouveau cimetière respectant les normes sanitaires, construction en pierre du pont de l’Auron (le pont du canal avait été reconstruit en 1848 et remplaçait un pont à bascule), construction d’une école libre de jeunes filles qui devint laïque après 1905.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Saint-Just est coupé en deux par la ligne de démarcation[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Jean-Paul Joffroy    
mars 2014 décembre 2015 Nicole Lozé    
mars 2016 En cours Stéphane Garcia SE Fonction publique

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3].

En 2016, la commune comptait 639 habitants[Note 1], en augmentation de 6,32 % par rapport à 2011 (Cher : -1,47 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
400373377377515534554575593
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
635694681625717684702656626
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
620612627535504527525535515
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
534522534558589558544601639
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : armorial des communes du Cher.
Blason de Saint-Just

Les armes de Saint-Just se blasonnent ainsi :

Mi-taillé : au premier d'azur aux trois fleur de lys d'or, à la bordure engrêlée cousue de gueules, au second écartelé d'or et de sinople, à la burèle ondée d'azur brochant sur le trait du coupé[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Alain Gardant, « L’enfance pendant les deux conflits mondiaux », L’enfance dans le Cher (1830-1945), consulté le 25 mars 2013, p. 4
  2. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  6. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=16986

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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