Marche (rivière)

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la Marche
(Marge, ruisseau de la Palle, ruisseau d'Herbeuval, ruisseau de Williers)
Illustration
Étang à Villers-devant-Orval.
Carte.
canton de Carignan dans les Ardennes
Caractéristiques
Longueur 18,5 km dont 15,9 km en France[1]
Bassin 154 km2 [réf. nécessaire]
Bassin collecteur Meuse
Débit moyen 2,29 m3/s (La Ferté-sur-Chiers) [2]
Nombre de Strahler 3
Organisme gestionnaire SIAC ou syndicat intercommunal d'Aménagement de la Chiers et de ses affluents[3]
Régime pluvial
Cours
Source dans le bois du Fond de Nanty
· Localisation Williers
· Altitude 279 m
· Coordonnées 49° 40′ 18″ N, 5° 17′ 47″ E
Confluence la Chiers
· Localisation Margut
· Altitude 167 m
· Coordonnées 49° 35′ 12″ N, 5° 14′ 48″ E
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Couvées, Carité
· Rive droite Pâquis, Culée
Pays traversés Drapeau de la France France
Drapeau de la Belgique Belgique
Département Ardennes
Arrondissement Sedan
Canton Carignan
Régions traversées Grand-Est, Gaume en Wallonie

Sources : SANDRE:« B4620300 », Géoportail

La Marche (ou Marge) est une rivière franco-belge, affluent en rive droite de la Chiers et faisant donc partie du bassin versant de la Meuse. Elle coule dans le département des Ardennes, en nouvelle région Grand-Est et le Sud de la province de Luxembourg.

Géographie[modifier | modifier le code]

De 18,5 km de longueur[réf. nécessaire], dont 15,9 km en France[1], la Marche naît dans le bois du Banel, à la frontière franco-belge, entre Florenville en Belgique et Mogues en France, sur la commune de Williers, à 279 m d'altitude.

Elle se dirige d'abord vers le sud-est, formant frontière entre les deux pays, puis fait une incursion en Belgique, où son volume est augmenté des eaux du Williers et de la Mouline, le ruisseau qui traverse (largement en souterrain) le site de l'abbaye d'Orval. Arrivée au tiers de son parcours, elle s'infléchit à 90° et adopte la direction du sud-ouest pénétrant ainsi définitivement en territoire français.

Elle maintiendra globalement son orientation jusqu'à son confluent avec la Chiers à l'ouest la commune de Margut, à 167 m d'altitude, donc en face et à l'est de La Ferté-sur-Chiers, située un peu en amont de Carignan.

Communes et cantons traversées[modifier | modifier le code]

En France, dans le seul département des Ardennes, la Marche traverse les sept communes suivantes[1] de l'amont vers l'aval, de Williers (source), Puilly-et-Charbeaux, Margny, Sapogne-sur-Marche, Auflance, Moiry, Margut (confluence).

Soit en termes de canton, le ruisseau la Marche[pas clair] prend source et conflue dans le même canton de Carignan dans l'arrondissement de Sedan.

En Belgique, elle traverse le hameau de Chameleux et baigne le village de Villers-devant-Orval, faisant partie de la commune de Florenville, en province de Luxembourg.

Toponymes[modifier | modifier le code]

Le ruisseau la Marche a donné son hydronyme à la commune de Sapogne-sur-Marche.

Bassin versant[modifier | modifier le code]

Le ruisseau la Marche traverse, en France, une seule zone hydrographique La Marche (B462) de 72 km2 de superficie[1]. Ce bassin versant est constitué à 77,52 % de « territoires agricoles », à 20,88 % de « forêts et milieux semi-naturels », à 1,24 % de « territoires artificialisés »[1].

Organisme gestionnaire[modifier | modifier le code]

L'organisme gestionnaire est le SIAC ou syndicat intercommunal d'Aménagement de la Chiers et de ses affluents, sis à Longuyon[3].

Affluents[modifier | modifier le code]

Le ruisseau la Marche a sept affluents référencés[1] :

Donc son rang de Strahler est de trois.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

La Marche à Margut[modifier | modifier le code]

La Marche est certes une petite rivière, mais elle est abondante. Son module vaut, au confluent de la Chiers, 2,29 m3/s pour un bassin versant de 154 km2[2].

Lame d'eau et débit spécifique[modifier | modifier le code]

La lame d'eau écoulée dans le bassin est de 469 millimètres par an, ce qui est élevé, nettement supérieur à celle de la moyenne de la France tous bassins confondus (320 millimètres par an), et même supérieur à celle de la moyenne du bassin français de la Meuse pourtant assez élevée (450 millimètres par an à Chooz, près de la frontière[4]). Son débit spécifique ou Qsp se monte dès lors à un solide 14,87 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Aménagements et écologie[modifier | modifier le code]

Qualité de l'eau - Pêche[modifier | modifier le code]

En France, la Marche est classée comme cours d'eau de première catégorie sur la totalité de son parcours. C'est donc ce que l'on appelle une rivière à truites.

En 2006, l'Agence de l'Eau Rhin-Meuse attribuait à l'eau de la Marche, analysée au niveau de Sapogne-sur-Marche, la qualité de "bonne", qualification attribuée durant chacune des années de la décennie 1997-2006 (catégorie 1B)[5]. On constate en 2006, un peu trop d'ions ammonium (NH4+). Avec 87 % de saturation en oxygène, soit 9,0 milligrammes par litre, l'oxygénation est tout à fait satisfaisante.

Curiosités - Tourisme[modifier | modifier le code]

La nouvelle abbaye d'Orval.

La petite vallée de la Marche possède un important patrimoine architectural, surtout religieux (abbaye d'Orval, églises), mais aussi civil. Pour les amateurs de calme et d'air pur, la vallée propose des randonnées dans les nombreux bois qu'elle comporte ainsi que le long des cours d'eau affluents de la rivière.

  • Williers : petit village fleuri situé sur un éperon. Ancienne chaussée romaine Reims-Trèves. Belle église du XVIIIe siècle avec retables d'époque. Point de vue sur la vallée de Chameleux en Belgique.
  • Abbaye d'Orval à Villers-devant-Orval en province de Luxembourg belge : abbaye trappiste (ordre cistercien de la stricte observance), ruines de l'ancienne abbaye, nouvelle abbatiale construite dans les années 1920/1940. Dégustation de bière et de fromage d'Orval.
  • Puilly-et-Charbeaux : église fortifiée Saint-Sébastien de Puilly, avec peintures murales des XVIIe et XVIIIe siècles inscrites aux Monuments Historiques, et superbe maître-autel. Église Saint-Georges de Charbeaux : maître-autel et retable inscrits aux Monuments historiques.
  • Margny : Villa gallo-romaine à La Chapelle (occupée du Ier au IIIe siècle). Maison fortifiée du XVIIe siècle, restaurée.
  • Sapogne-sur-Marche : le très beau château de Tassigny des XVIe et XVIIe siècles avec ses quatre tours carrées est inscrit aux Monuments Historiques. L'une des tours abrite la chapelle à voûtes ogivales. Église des XVIIe et XVIIIe siècles.
  • Auflance : reste d'une maison-forte des XVIe et XVIIe siècles avec tour et souterrains. Importants restes du château (portail, écuries, communs).
  • Margut et mont Saint-Walfroy : lieu de pèlerinage, chapelle Saint-Walfroy, sur la colline de même nom. Presbytère du XVIIe et église du XVIIIe.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]