Williers

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Williers
Williers
L'église Saint-Barthélemy.
Blason de Williers
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Ardennes
Arrondissement Arrondissement de Sedan
Canton Canton de Carignan
Intercommunalité Communauté de communes des Portes du Luxembourg
Maire
Mandat
Michel Jamart
2014-2020
Code postal 08110
Code commune 08501
Démographie
Population
municipale
45 hab. (2015 en diminution de 6,25 % par rapport à 2010)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 40′ 07″ nord, 5° 18′ 39″ est
Superficie 2,26 km2
Localisation

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Williers est une commune française située dans le département des Ardennes, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Williers, village assez isolé, situé aux confins du canton de Carignan, a été construit sur un éperon barré. Le ruisseau du fond de Nanty forme la frontière avec la Belgique.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Villiers (1793),

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité n’apparait qu’à la fin du Moyen Âge. Mais le hameau campé sur une crête que gravit la voie romaine qui reliaient Trèves et Reims, les capitales des deux provinces de la Gaule belgique, devait selon l’archéologue belge Joseph Mertens[1] qui a fouillé systématiquement le relais romain de Chameleux situé en Belgique et en contrebas, avoir été au Bas-Empire un site stratégique de premier ordre. À l’entrée du village, les vestiges d’un mur épais devant lequel passait la voie formaient un éperon barré caractéristique. De très nombreuses pièces romaines, principalement du IIIe siècle, furent trouvées sur le site. Récemment, on a trouvé un solidus d'or de Constantin II monté en médaille. L'histoire de Williers au Moyen Âge est mal connue. Au XVIe siècle, le village a été ruiné par les guerres et Williers « nouvelle ville » ne compte que trois feux ou familles en 1531. À cette époque, les habitants n'ont pas d'église et doivent se rendre à Mogues. Une nouvelle église est construite en 1628. Pendant la guerre de Trente Ans, le site est transformé en fort et les Français s'en emparent en 1641. Le fort et le village sont rasés et Williers est désert au dénombrement de 1656. Trois ans plus tard, Williers devient français avec le reste de la prévôté d'Yvois. En 1753, le curé Pierre-François Thiedericq est accusé d'ivrognerie et de concubinage et l'archevêque de Trèves lui interdit d'exercer son ministère. Peu avant 1940, une maison forte est construite à Williers. Ses restes ont été intégrés dans un châlet.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, au cours de la bataille de France, Williers est prise le 12 mai 1940 par les Allemands de la 36. Infanterie-Division[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 en cours Michel Jamart[3],[4] (RPR en 2001)  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6].

En 2015, la commune comptait 45 habitants[Note 1], en diminution de 6,25 % par rapport à 2010 (Ardennes : -1,94 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
183135166213176234244246255
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
210200202208224236217216182
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
16314412510110885827353
1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015 - -
46403438445145--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Williers

Les armes de Williers se blasonnent ainsi :

de sinople à la barre d’argent accompagnée, en chef d’une tour d’or ouverte et ajourée du champ et en pointe d’un besant du même[9].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ce village frontalier a été édifié sur un éperon rocheux fermé par un mur très ancien. Un magnifique point de vue, derrière la chapelle St Barthélémy, offre un panorama sur la vallée de Chameleux (Belgique). La chapelle date du XVIIIe siècle. On y trouve un maître-autel en bois peint et des retables latéraux de la même époque. Quelques pierres tombales anciennes devant l'église. Du côté belge, vestiges du relais établi sur la voie romaine de Reims à Trèves.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Joseph Mertens, Le Relais romain de Chameleux, Bruxelles, 1968
  2. Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers, tome I, p.177, Heimdal, 2009
  3. Michel Petit, "L'échec des Belges majoritaires", Le Soir, 12 mars 2001
  4. Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin 2008 (fichier au format PDF)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. Banque du Blason


Liens externes[modifier | modifier le code]