Manifestations de Ferguson

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Sixième jour de manifestation.
Organisation de repas pour soutenir les manifestants.
Policiers lançant du gaz lacrymogène lors des émeutes.

Les manifestations de Ferguson sont un ensemble de manifestations pacifiques, mais aussi, d'émeutes et de pillages qui ont eu lieu dans la ville de Ferguson, dans l'État du Missouri, aux États-Unis, à la suite de l'affaire Michael Brown. Dans cette affaire qui s'est déroulé à Ferguson, le 9 août 2014, un policier blanc, Darren Wilson, a tiré plusieurs fois sur un jeune homme noir de 18 ans, Michael Brown[1], qui selon le témoignage de deux ouvriers travaillant sur place, s'enfuyait les bras levés[2]. Les manifestations se sont également étendues à d'autres villes comme Los Angeles en Californie ou New York[3].

Lors de ces manifestations, 160 personnes et 15 journalistes ont été arrêtés[4].

Chronologie[modifier | modifier le code]

Août 2014[modifier | modifier le code]

Le 10 août, un jour de deuil a débuté pacifiquement, mais certains individus sont devenus turbulents après une veillée à la bougie[5]. Les postes de la police locale ont rassemblé 150 agents en tenue antiémeute[6]. Certaines personnes ont commencé à piller les magasins, à vandaliser des véhicules, et à affronter les policiers qui cherchaient à barrer l’accès à plusieurs zones de la ville[5]. Au moins 12 magasins ont été pillés ou vandalisés et un commerce de proximité QuikTrip et une station de service ont été incendiés, conduisant à plus de 30 arrestations. De nombreuses fenêtres ont été brisées et plusieurs commerces de proximité ont fermé ce lundi. Les personnes qui ont été arrêtées sont sous le coup d'une inculpation pour agression, cambriolage et vol. La police a utilisé divers équipements, dont du matériel antiémeute et des hélicoptères, pour disperser la foule vers 2h00 du matin[7]. Deux policiers ont souffert de blessures légères pendant les événements[8].

Le 11 août, la police a lancé du gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour disperser la foule dans le QuikTrip qui avait été incendié par les pilleurs la nuit précédente. Selon les rapports publiés par CNN et Fort Worth Star-Telegram, des coup de feu ont été tirés à Ferguson et cinq personnes ont été arrêtées[9],[10]. Certains manifestants ont jeté des pierres aux policiers. La police a répondu par du gaz lacrymogènes et des projectiles en sachets (sachet contenant des billes d'acier, placé dans une cartouche et tiré par un fusil ou un lance-grenades) sur les manifestants, y compris sur le sénatrice Maria Chappelle-Nadal[11].

Le 12 août, plusieurs centaines de manifestants se sont réunis à Clayton, le siège de comté de Saint Louis où est situé Ferguson, cherchant à porter plainte contre l'agent impliqué dans le meurtre[12]. Des manifestants à Ferguson portent des pancartes et mettent leurs mains en l'air en criant « Don't shoot » (ne tirez pas). Selon la police, certains manifestants ont jeté des bouteilles aux agents de police, provoquant l'usage du gaz lacrymogène pour disperser la foule[13]. Le jour suivant, une équipe du groupe d'intervention d'élite SWAT[Note 1] d'environ 70 agents est arrivée pour disperser la foule. Cette nuit, la police utilise des grenades fumigènes, des grenades assourdissantes, des balles en caoutchouc, et du gaz lacrymogène pour disperser la foule. L'enregistrement vidéo des événements a été enregistré par KARG Argus Radio montrant la police de Ferguson tirant des grenades lacrymogènes dans un quartier résidentiel et ordonnant aux journalistes de cesser de filmer[14],[15].

Manifestation du 17 août.

À la nuit tombée le 13 août, des manifestants ont jeté des projectiles, dont des cocktail Molotov, et la police a lancé du gaz lacrymogène et des bombes fumigènes. Tandis que la police vidait un restaurant McDonald's, Wesley Lowery, journaliste au Washington Post et Ryan Reilley, journaliste au Huffington Post ont été arrêtés[16]. Les agents leur avaient d'abord demandé de partir, leur donnant un compte à rebours de 45 secondes quand ils n'étaient pas assez rapides. Ils finirent par sortir par la force les gens du McDonald's. « Les agents m'ont plaqué contre un distributeur de soda parce que je [m'étais trompé de porte] » témoigne Lowery[17],[18]. Selon Martin Baron, rédacteur exécutif au Washington Post, l'arrestation de Wesley Lowery n'était absolument pas justifiée et le comportement de la police « était tout à fait injustifiée et une atteinte à la liberté de la presse »[19].

Des journalistes d'Al Jazeera America dont le correspondant Ash-har Quraishi qui couvrait les manifestations à Ferguson ce mercredi soir ont été victimes de gaz lacrymogènes et frappés par des balles en caoutchouc par un policier membre de l'équipe du SWAT[20],[21],[22],[23] . L'agent a été enregistré dans une vidéo où il est en train de tourner l'objectif de la caméra vers le sol et en train de démonter leur équipement. Al Jazeera America a fait une déclaration, qualifiant l'incident de « flagrante agression contre la liberté de la presse qui est clairement destinée à avoir un effet paralysant sur notre capacité à couvrir cet événement important »[24]. Le 14 août l'équipe du SWAT régional du comté de Saint-Charles a publié un communiqué de presse déclarant que «... l'équipe du SWAT n'a participé à aucune tentative d’empêcher une couverture médiatique» et que l'équipe du SWAT avait aidé les journalistes à déplacer leur matériel à leur demande. Une vidéo brute montre un véhicule marqué clairement « St. Charles County SWAT » en train de rouler en direction des lumières et de la caméra d'Al Jazeera et en train de les démonter[25].

Officier de police Ray Albers, de Saint Anne, suspendu pour avoir pointé son arme à feu en direction des manifestants pacifiques le 20 août.

Tom Jackson, le chef de la police de Ferguson a nié toute répression des médias. Le président Barack Obama a déclaré qu'« il n'y avait pas d'excuse pour la police d'utiliser la force contre les manifestations pacifiques, ou de jeter des manifestants en prison pour avoir exercé légalement leurs droits au premier amendement. Et ici, aux États-Unis, la police ne devrait pas harceler ou arrêter des journalistes qui sont seulement en train d'essayer de faire leur travail et de rapporter au peuple américain ce qu'ils ont vu sur le terrain »[26].

Septembre 2014[modifier | modifier le code]

Octobre 2014[modifier | modifier le code]

Le 6 octobre, des manifestants interviennent pendant le match hors-compétition de la ligue de Baseball Cardinals-Dodgers Major. Ils sont huées et reçoivent des insultes : « Allez travailler », « Retournez en Afrique »[27].

Le 13 octobre, jour férié fêté sous le nom de « Jour de Christophe Colomb » est l'occasion pour des clercs de communautés chrétiennes juives et musulmanes de Ferguson de se rassembler pour supporter les prisonniers des précédentes manifestations et les populations défavorisées. Ils commencent un défilé les bras dans les bras en criant « We Shall Not Be Moved » (nous ne devrions pas être déplacés). Environ un millier de personne s'est ainsi retrouvé à manifester devant le commissariat de police sous le nom du mouvement « Ferguson October ». En signe de protestation contre les agissement de la police locale, et afin de remplir la prison, ils demandent à être arrêtés et mis en prison. Environ 48 personnes sont menottées. Le rassemblement comporte des personnes des États de New York, Géorgie, New Jersey, d'Illinois (Chicago) et de Californie[27].

Novembre 2014[modifier | modifier le code]

Le 17 novembre 2014, quelques jours avant le procès, Jay Nixon, le gouverneur de l'État du Missouri déclare préventivement l'état d'urgence et appelé en renfort la garde nationale[28].

Le 24 novembre, la police de la ville du Midwest américain utilise des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants en colère le lundi soir après que le jury se soit prononcé que l'officier Wilson ne sera pas inculpé pour les faits juridiques qui étaient déposés contre lui[1]. D'autres manifestations et des pillages suivent par la suite.

Décembre 2014[modifier | modifier le code]

En décembre 2014, à la suite du double meurtre des policiers Ramos et Liu à New-York, des tentatives de réduire le mouvement ont été tentées. Les différents organismes fédérant le mouvement ont alors écrit une lettre à Patrick Lynch, président du PBA et à l'enquêteur Bratton, leur rappelant que si la mort de ces deux policiers était tragique, il ne fallait pas l'utiliser pour restreindre les manifestants qui réclament justice[29].

Mars 2015[modifier | modifier le code]

Dans la nuit du 11 mars 2015 vers minuit, de nouvelles manifestations ont lieu dans l'ensemble de la ville à la suite de l'annonce de la démission du chef de la police. À la suite d'un accord de séparation mutuel, le chef de la police, Thomas Jackson devrait recevoir un an de salaire (environ 96 000 dollars US), avec l'assurance santé. La démission devaient être effective le 19 mars. Le Lieutenant Colonel Al Eickhoff déclare reprendre son poste en attendant un remplaçant[30]. D'après un rapport rédigé par Susan Weich du St. Louis Post-Dispatch, il y avait deux ensembles de manifestants, un pacifique, criant des slogans, et l'autre, volatil, en colère, hurlant des insanités à la police, au médias et aux autres manifestants[31]

Dans les premières heures du matin du 12 mars, deux officiers de polices se sont fait tirer dessus à l’extérieur du poste de police. Approximativement 100 manifestants restent de l'autre côté de la route South Florissant, adjacente au cordon de police, certains témoins pensent que le tireur était au sommet d'une colline, à approximativement 220 verges anglaises (200 m) du poste de police[32]. Un officier de 41 ans de la section de police du Comté de Saint Louis (Missouri) a été touché à l'épaule, et un autre de 32 ans de la section de police de Webster Groves a été touché à la joue[33]. Le chef de police du comté de St. Louis dit qu'au moins trois coups d'armes à feu ont été tirés parallèlement au sol plutôt qu'en direction du ciel, et que les officiers ont donc bien été pris pour cible[34],[35]. Une intense chasse à l'homme est alors lancée à l'encontre du ou des responsables de ces tirs[36].

Le 14 mars, le jeune homme noir, Jeffrey L. Williams, âgé de 20 ans est arrêté en relation avec ce tir[37]

Août 2015[modifier | modifier le code]

Ferguson le 10 août 2015.

Ferguson, Missouri, était sur le bord du gouffre de nouveau lundi soir (le 10 août 2015), un jour après une cérémonie marquant l'anniversaire de la mort par balle de Michael Brown le 9 août 2015. La ville voit de nouveau des coups de feu et un autre adolescent noir sera blessé lors des manifestations[38].

Contexte social[modifier | modifier le code]

Ces manifestations marquent une situation inédite depuis la Seconde Guerre mondiale. Si la ségrégation raciale aux États-Unis est légalement enterrée en 1967 avec l'arrêt Loving v. Virginia, où la Cour suprême juge anticonstitutionnelles les lois interdisant les mariages mixtes entre individus de couleurs différentes. Dans les années 2000 et 2010, le renforcement des écarts s'est accentué, avec une augmentation de la pénalisation et du contrôle policier des populations noires[4]. D'après les informations collectées par le Federal Bureau of Investigation (FBI), en 2012, aux États-Unis, la police a provoqué 426 homicides appelés « homicides justifiables » (en anglais : « Justifiable homicide », se rapportant à des « félons » (insoumis) tués par la police « felons killed by police ») par le FBI. Cela se réfère aux déclarations de policiers stipulant que la personne tuée : Attaquait une autre personne, a tenté un combat (attempted flight), lors de la préparation d'un crime (in the commission of a crime), ou lors de résistance à une arrestation (resisted arrest). Si 13 % de la population est noire aux États-Unis, 32 % font partie de cette catégorie. De la même façon, lorsque les victimes n'étaient pas en train d'attaquer lorsqu'elles ont été tuée, 39 % sont noires[39].

L'institution policière du Missouri (une parmi 18 000 aux États-Unis[4]) est majoritairement dominée par des Blancs et les victimes sont majoritairement noires. C'est également un des éléments fédérateurs de ces manifestations[40].

Militarisation de la police[modifier | modifier le code]

Tireur d'élite sur le toit d'un camion de police lors des manifestations.

La militarisation de la police aux États-Unis, constatée dès les premiers jours des manifestations a surpris selon l'AFP. Deux personnes ont été blessées par balles lors des manifestations[41].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Unité spécialisée existante dans les principales polices des États-Unis, capable de mener des opérations à hauts risques avec un armement et des tactiques adaptées.

Références[modifier | modifier le code]

  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « 2014 Ferguson unrest » (voir la liste des auteurs).
  • Cet article contient une traduction d'un texte du Voice of America, au domaine public aux États-Unis
  1. a et b (en) Gallo, William, « VOA Reporters on the Scene as Protests Engulf Ferguson », Voice of America,‎ (lire en ligne).
  2. (en) David Batty, « Ferguson video shows witness saying Michael Brown's hands were raised », The Guardian, (consulté le 29 novembre 2014).
  3. (en) Michael Oleaga, « National Civil Rights Organizations 'Vigilant' After Michael Brown Shooting, Ferguson Protests », latinpost, (consulté en 29 nombre 2014).
  4. a, b et c François Bonnet & Clément Théry, « Ferguson et la nouvelle condition noire aux États-Unis », laviedesidees.fr, (consulté le 28 novembre 2014).
  5. a et b (en) John Yang, « Looting Erupts After Vigil for Slain Missouri Teen Michael Brown », NBC News,‎ (lire en ligne).
  6. (en) Staff, « Protests near St. Louis continue for slain teen after riot, arrests », Chicago Tribune, Chicago,‎ (lire en ligne).
  7. Staff, « West Florissant explodes in protest of police shooting, more than 30 arrests », The St. Louis American,‎ (lire en ligne).
  8. Brandie Piper, « 2 officers injured, 32 arrested during riots », KSDK, Saint-Louis (Missouri),‎ (lire en ligne).
  9. Ashley Fantz, George Howell et Catherine E. Shoichet, « Protesters fill streets after Michael Brown shooting », CNN,‎ (lire en ligne).
  10. Alan Scher Zagier, « Police, protesters again clash outside St. Louis », Fort Worth Star-Telegram,‎ (lire en ligne).
  11. Ryan J. Reilly et Christine Conetta, « State Senator To Ferguson Police: 'Will I Get Tear-Gassed Again?' », Huffington Post,‎ (lire en ligne).
  12. Jim Suhr et Jim Salter, « Ferguson Seeks Answers After Police Shooting Of Michael Brown », The Huffington Post,‎ (lire en ligne).
  13. Catherine E. Shoichet, Ben Brumfield et Tristan Smith, « Police decline to ID officer in Michael Brown shooting », CNN,‎ (lire en ligne).
  14. Jim Suhr et Jim Salter, « Protests turn violent in St. Louis suburb », yahoo,‎ (lire en ligne).
  15. Neil Munshi, « US police clash with protesters after black teenager's killing », Financial Times of London,‎ (lire en ligne).
  16. Dylan Byers et Hadas Gold, « Reporters arrested in Ferguson », Politico,‎ (lire en ligne).
  17. Melanie Eversley, « Two reporters arrested in Ferguson, Mo », USA Today,‎ (lire en ligne).
  18. Wesley Lowery, « Raw [video]: Interview with 2 national journalists arrested in Ferguson », kmov.com,‎ (lire en ligne).
  19. Wesley Lowery, « In Ferguson, Washington Post reporter Wesley Lowery gives account of his arrest », The Washington Post,‎ (lire en ligne).
  20. la rédaction, « Police fire tear gas, stun grenades at Ferguson protesters », Al Jazeera,‎ (lire en ligne).
  21. Casey Nolen, « TV crews hit by bean bags, tear gas », KSDK, Saint-Louis (Missouri),‎ (lire en ligne).
  22. « Ferguson Police Targeting Media With Arrests, Tear Gas, Bean Bags And Blackouts », MintPress News,‎ (lire en ligne).
  23. Ben Mathis-Lilley, « Police in Ferguson Tear-Gassed a TV Camera Crew, Then Dismantled Their Equipment », Slate.com,‎ (lire en ligne).
  24. Michael Pearson, Ana Cabrera et Catherine E. Shoichet, « Missouri state troopers take over security in Ferguson », CNN,‎ (lire en ligne).
  25. « RAW video of Al Jazeera America crews hit with tear gas », KSDK, Saint-Louis (Missouri),‎ (lire en ligne).
  26. Barack Obama, « Statement by the President | The White House », The White House,‎ (lire en ligne).
  27. a et b (en) Jelani Cobb, « Ferguson October: A Movement Goes on Offense », The New Yorker, (consulté le 1er décembre 2014).
  28. (en) « Missouri governor declares state of emergency as national guard called in to Ferguson », Theguardian, (consulté le 28 novembre 2014).
  29. (en) « We will not be silenced », Ferguson Action, .
  30. (en) « 2 officers shot at protest outside Ferguson Police Department », ABC 7 News, .
  31. (en) Adam Chandler, « The Gunfire in Ferguson », The Atlantic, .
  32. (en) John Eligon, « 2 Officers Are Shot Outside Ferguson Police Station », The New York Times, .
  33. (en) « Prosecutor: Man held in wounding of two officers at Ferguson may have been shooting at someone else », sur stltoday.com, (consulté le 17 novembre 2016).
  34. (en) « Two officers shot outside of department in Ferguson », NBC News, .
  35. (en) « New video captures gunfire in Ferguson », CNN, (cette vidéos de basse qualité décrit les réactions de la foule pendant les coups de feu)
  36. (en) « Police seek suspects in Ferguson, Missouri, police 'ambush' », Yahoo! News, .
  37. (en) Richard Valdmanis, « Suspect charged in shooting of police officers in Ferguson, Missouri », Reuters, .
  38. (en) K. Farabaugh, « Ferguson Uneasy After Night of Violence », sur Voice of America, (consulté le 11 août 2015).
  39. (en) « What we know about who police kill in America », Vox, (consulté le 28 novembre 2014).
  40. Robert Stephens II, traduit par Ugo Palheta, « Défense des émeutes de Ferguson », Contretemps.fr, (consulté le 28 novembre 2014).
  41. AFP, « Ferguson, États-Unis: la police surarmée face aux manifestants de Ferguson fait scandale », Huffingtonpost, (consulté le 28 novembre 2014).

Articles connexes[modifier | modifier le code]