Affaire Michael Brown

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Affaire Michael Brown
Localisation de Ferguson dans le comté de Saint-Louis, et du comté dans l'État du Missouri.
Localisation de Ferguson dans le comté de Saint-Louis, et du comté dans l'État du Missouri.

Type Émeute
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Localisation Ferguson (Missouri)
Coordonnées 38° 44′ 44″ nord, 90° 17′ 48″ ouest
Date
Victimes
Morts 1

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Affaire Michael Brown

L’affaire Michael Brown concerne les événements entourant la mort de Michael Brown, un Afro-Américain âgé de 18 ans, non armé au moment des faits, abattu le 9 août 2014 par six coups de feu tirés par Darren Wilson, policier à Ferguson, Missouri[1],[2]. Les faits n'ont pas été filmés et les versions qu'en donnent respectivement la police et les témoins divergent. Selon la police, Wilson a agi en état de légitime défense. Selon les témoins, Brown est abattu alors qu'il avait les mains en l'air. Brown n'avait aucun casier judiciaire et les états de service de Wilson étaient vierges au moment des faits.

L'affaire entraine des émeutes dans une région avec des tensions raciales et une discrimination parmi les plus fortes des États-Unis[3]. L'événement obtient une couverture médiatique internationale, étant comparé par certains commentateurs à l'affaire Trayvon Martin[4],[5]. Il mène à plusieurs jours de manifestations et d'émeutes à Ferguson dans le Missouri à partir du 10 août.

Le 11 août, le Federal Bureau of Investigation (FBI) ouvre une enquête sur la fusillade. Le jour suivant, le président des États-Unis Barack Obama fait une déclaration, exprimant ses condoléances à la famille Brown et affirmant que des ressources fédérales seront consacrées à l'enquête. Le 16 août, à la suite de l'augmentation des pillages et de la violence, le gouverneur du Missouri Jay Nixon déclare l'état d'urgence, impose un couvre-feu et demande l'aide de la Garde nationale[6]. Deux jours plus tard, le couvre-feu n'ayant pas réussi à contrôler la violence, Nixon lève ce dernier[7].

Personnes impliquées[modifier | modifier le code]

Le jeune homme de 18 ans devait commencer des études au Vatterott College (en) après avoir obtenu un diplôme du Normandy High School (en) à Wellston (Missouri). Il n'avait pas de casier judiciaire. Son gabarit hors norme de 6 pieds 4 pouces (1,93 m) pour 292 livres (soit 132 kg)[8] lui valait le surnom de « Big Mike », qu'il utilisait également comme pseudonyme pour écrire des morceaux de rap[9]. Selon ses proches, le jeune homme rêvait de se lancer en affaires[10]. Blessé le samedi 9 août 2014, il succombe à ses blessures le lendemain. Dorian Johnson accompagnait Michael Brown au moment de l'incident.

L'officier de police auteur des coups de feu se nomme Darren Wilson. Il est âgé de 28 ans au moment des faits. Son nom est révélé par la police de Ferguson une semaine après l'incident[11]. En février 2014, Wilson reçoit une citation pour « effort extraordinaire dans l'exercice du devoir » pour avoir capturé un conducteur vendant de larges quantités de marijuana[12]. Wilson est mis en congé payé administratif à la suite de la fusillade[13].

Comptes rendus des faits[modifier | modifier le code]

Le samedi 9 août, aux environs de 14 h (heure locale), Michael Brown et Dorian Johnson se dirigent vers la maison de la grand-mère de Brown[2],[14]. À ce moment, un officier de police dirige son véhicule vers eux. La suite des événements est décrite de manière différente selon les témoins.

Version de la police[modifier | modifier le code]

Selon Joe Belmar, chef de la police du comté de Saint Louis (en), Michael Brown a été blessé mortellement après avoir agressé un policier de Ferguson et tenté de lui dérober son arme. Selon cette version, un premier coup de feu a été tiré de la voiture du policier, puis le policier est sorti du véhicule et a tiré à plusieurs reprises en direction du jeune homme. Celui-ci s'est affaissé à une dizaine de mètres de la voiture de police, vers 14 h 15[10]. Selon l'officier de police Wilson, Brown aurait baissé les bras après les avoir levé et se serait dirigé vers lui de façon menaçante, le poussant à recourir au tir pour tuer (deadly force)[15].

Le chef de la police de Ferguson, Thomas Jackson, déclare depuis que l'officier qui a tiré sur Brown a été blessé dans l'incident[16]. Wilson aurait été sévèrement battu, et souffrirait d'une fracture du plancher orbital. Il serait en outre traumatisé, craignant pour sa vie et celle de ses proches et redoutant de servir d'exemple[17].

Version de Dorian Johnson[modifier | modifier le code]

Dorian Johnson soutient qu'il marchait aux côtés de Michael Brown quand un policier leur a dit de marcher sur le trottoir plutôt que dans la rue. Michael Brown et lui n'en ont pas tenu compte, dit-il, de sorte que le policier est revenu à la charge, d'abord dans sa voiture, puis à l'extérieur, où il a tiré un coup de feu. Effrayés, les deux jeunes hommes ont pris la fuite[18].

Dorian Johnson déclare que le policier « a tiré de nouveau, et lorsque mon ami a senti ce coup, il s'est retourné, a mis les mains dans les airs et a commencé à se baisser. Mais le policier a continué d'approcher avec son fusil en joue et a tiré plusieurs autres coups »[18].

Autres témoignages[modifier | modifier le code]

Des témoins contredisent la version du chef de la police. Selon eux, Brown et un ami ont été interpellés par le policier alors qu'ils marchaient au milieu de la rue. Une altercation verbale a suivi et le policier a tenté de faire entrer Brown dans sa voiture. Le jeune homme aurait résisté et se serait éloigné de l'automobile avant de se retourner, les mains en l'air, pour montrer qu'il n'était pas armé. Le policier aurait alors commencé à tirer dans sa direction[10]. Le département de la Justice, dans son rapport du 4 mars 2015, indiquait que les enquêteurs fédéraux avaient été confrontés à de nombreux témoignages mensongers de la part de personnes présentant un témoignage incriminant le policier. Le témoin No 22 reconnaissait avoir menti au FBI, souhaitant juste faire partie de l'évènement. Le témoin No 37, après avoir présenté trois versions différentes, reprochait aux enquêteurs le fait qu'ils sollicitent encore son témoignage (« If none of my stuff is making any sense, like why do y'all keep contacting me? »). Selon le rapport du Département de la Justice, aucun élément matériel ni aucun témoignage ne permettait d'établir le fait que Brown avait les mains levées au moment des tirs.

Piaget Crenshaw[modifier | modifier le code]

Témoin de la fusillade, Piaget Crenshaw dit qu'il lui a semblé voir une lutte entre le policier et Brown, avant que le policier ne tire sur Brown depuis l'intérieur de son véhicule. Brown aurait alors pris la fuite, le policier le poursuivant sur une distance de 6 mètres avant de tirer de nouveau. Lorsque Brown se serait arrêté les mains en l'air, le policier aurait tiré de nouveau à deux reprises[19],[20].

Après la publication du compte rendu de l'autopsie préliminaire, Crenshaw estime que les tirs du policier alors que Brown fuyait en lui tournant le dos n'ont pas atteint la victime (tirs d'avertissement). Les tirs mortels auraient été effectués après qu'il s'est arrêté et retourné vers le policier[21].

Tiffany Mitchell[modifier | modifier le code]

Venue chercher sa collègue Piaget Crenshaw, Tiffany Mitchell corrobore le témoignage de celle-ci. Selon elle, le premier coup de feu aurait été tiré de l'intérieur de la voiture de police alors que Wilson y était seul et que Brown s'en serait déjà enfui[22].

James McKnight[modifier | modifier le code]

Autre témoin, James McKnight dit que Brown avait levé les mains sitôt qu'il s'était arrêté de fuir et qu'il avait alors titubé vers le policier mais ne s'était pas jeté sur lui[15].

Enquête[modifier | modifier le code]

Le 10 août, à la demande de Tom Jackson, Jon Belmar annonce l'ouverture d'une enquête locale[23],[24]. Invoquant des raisons de sécurité, la police locale refuse d'identifier le policier impliqué dans la fusillade. Elle ne donne pas non plus de précisions sur la date où le rapport d'autopsie sera disponible[25].

Le 11 août, le FBI ouvre une enquête[26]. Le procureur général Eric Holder ordonne au personnel du département de la justice de suivre les éventuels développements[27]. Selon une porte-parole du FBI, les manifestations et émeutes n'ont joué aucun rôle quant à la décision d'ouvrir une enquête[28].

Diagramme de la scène du meurtre

Autopsies[modifier | modifier le code]

À la demande de la famille, une autopsie préliminaire a été menée le 17 août par le docteur Michael Baden, ancien examinateur médical en chef de la ville de New York. Selon le rapport d'autopsie du médecin légiste, révélé le 18 août, Michael Brown a été touché par six balles. Les quatre premières ont atteint l'adolescent au bras droit, les deux dernières à la tête. Tous les impacts correspondaient à des tirs effectués de face. Aucun impact n'apparaissait dans le dos de Brown. Toujours d'après le médecin, seule une de ces blessures, infligée par une balle reçue au sommet du crâne, était mortelle. L'autopsie ne relève « aucune trace de lutte », attribuant les quelques abrasions présentes sur le corps de la victime à la chute sur la route. Une donnée qui contredit et discrédite la version de la police, selon qui Michael Brown a été tué après une altercation avec un agent auquel il avait essayé de voler son arme. Selon le médecin légiste, aucun résidu de poudre n'a été relevé sur la peau de Michael Brown ce qui signifie que l'arme se trouvait « au moins à plus de 30 à 60 centimètres »[29].

Mary Case, examinateur médical du comté de Saint-Louis déclare que Brown avait subi des tirs de face et a refusé de donner davantage d'informations du fait de l'enquête en cours[30],[15].

Le procureur général Eric Holder ordonne une troisième autopsie du corps de Michael Brown[31],[32].

Décision du grand jury[modifier | modifier le code]

Au terme de trois mois d'enquête, le procureur du comté de St Louis annonce que le grand jury — composé de neuf Blancs et de trois Noirs — a décidé de ne pas inculper le policier qui a tué Michaël Brown. Selon le procureur, le grand jury a entendu pas moins de 70 témoins et trois médecins légistes. Le ministre de la justice Eric Holder précise toutefois qu'une enquête fédérale indépendante de l'enquête locale a toujours cours et qu'elle se poursuivra[33]. La chaîne d'informations américaine MSNBC affirme que la procureure Kathy Alizadeh[34] a donné à lire aux membres du grand jury, juste avant le témoignage du gardien de la paix Wilson, un extrait d'une loi qui autorise prétendument les officiers de police à tirer sur un suspect en fuite, mais déclarée inconstitutionnelle en 1985, influençant ainsi la décision des jurés.

Décision du département de la Justice[modifier | modifier le code]

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En réponse à l’agitation, le département de la Justice, dirigé par le procureur général Eric Holder, a enquêté sur l'affaire et sur le département de la police de Ferguson. Le département de la Justice a publié deux rapports le 4 mars 2015, dont l'un a cité beaucoup de problèmes avec le département de la police de Ferguson, comprenant des pratiques racistes[35]. L'autre rapport a disculpé Darren Wilson[36], affirmant que les témoins qui ont dit que les mains de Michael Brown étaient en l’air n’étaient pas crédibles, car ces témoins se contredisaient et contredisaient les preuves que le rapport a cité. D'autres témoins qui ont corroboré la version de Wilson ont été jugés crédibles car leur témoignage était en accord avec les preuves. L'histoire de "Hands Up" (« Mains en L’Air ») a été attribuée à Dorian Johnson, l'ami qui a été avec Michael Brown ce jour-là[36].

En réponse aux conclusions du rapport du département de la Justice, des journalistes/contributrices des journaux comme The New York Times[37], The Washington Post[38], et Huffington Post[39] ont publié des articles déclarant que l'histoire de « Hands Up » (« Mains en L’Air ») n'était pas vraie. Une contrôleuse d’information pour The Washington Post, Michelle Ye Hee Lee, a donné quatre “Pinnochios” à la version de “Hands Up”, soutenant que ce n’était pas une représentation juste des événements à Ferguson[40]. La version de « Hands Up Don’t Shoot » a été inclus dans la liste des plus gros mensonges de 2015, selon les contrôleurs d’information du Washington Post (l’affaire a eu lieu en 2014, mais la liste a été compilée en 2015)[41].

Réactions[modifier | modifier le code]

Manifestation et émeutes de Ferguson[modifier | modifier le code]

Marche de manifestants le 15 août.
Article détaillé : Manifestations de Ferguson.

Une veillée est organisée le 10 août. Cette dernière débute pacifiquement, mais certains membres de la foule commencent à s'échauffer[42]. La police locale envoie environ cent cinquante officiers équipés en antiémeute[43]. La foule commence à piller les commerces, à vandaliser les véhicules et à provoquer la police, qui tente de bloquer l'accès à différentes zones de la ville[42].

Les forces de l'ordre de la municipalité ont utilisé des gaz lacrymogènes et des chiens pour tenter de contenir la foule, mais en vain. Ils ont dû appeler quelque trois cents collègues des environs en renfort. Les émeutes se sont aussi étendues à d'autres communautés avoisinantes[18]. Au moins douze commerces sont pillés ou vandalisés, un dépanneur attenant à une station-service est incendiée et environ trente personnes sont arrêtées[44],[45]. Deux policiers ont subi des blessures mineures[46]. Ce même jour, la police a tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour disperser la foule. Selon les rapports, des coups de feu ont été tirés à Ferguson et cinq personnes ont été arrêtées. Des renforts de police sont arrivés de localités voisines[47].

Le 12 août, plusieurs centaines de manifestants se sont réunis à Clayton, le siège du comté d'une action pénale de l'agent impliqué dans la fusillade. Les manifestants portaient des pancartes à Ferguson et beaucoup ont levé les mains en l'air en criant « Don't shoot » (« Ne tirez pas »). Selon la police, certains manifestants ont lancé des bouteilles sur les policiers, ce qui les a obligé à utiliser à nouveau des gaz lacrymogènes pour disperser la foule. Le lendemain, une unité spécialisée lourdement armée, le SWAT, dépêche une équipe d'environ 70 officiers exigeant que les manifestants se dispersent[48]. Dans la nuit du 13 août, certaines personnes ont jeté des cocktails Molotov et d'autres objets sur les policiers qui ont riposté avec des bombes fumigènes, des grenades flash, des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes pour disperser la foule. Des séquences vidéo des événements enregistrés par KARG Argus Radio montrent la police tirant des gaz lacrymogènes dans un quartier résidentiel et ordonnant aux journalistes de cesser l'enregistrement.

Le weekend du 10 au 13 octobre, baptisé Ferguson October, a été marqué par une série de manifestations calmes à St. Louis et à Ferguson, une dizaine de personnes ont été arrêtées par la police à la suite de nombreux affrontements à Ferguson et St Louis[49].

Le 24 novembre 2014 la décision du grand jury de ne pas poursuivre le policier auteur des tirs relance les émeutes à Ferguson malgré les appels au calme lancés par le président Barack Obama et la famille du jeune Michael Brown et contraint le gouverneur de l'État du Missouri, Jay Nixon, à déclarer l'état d'urgence faire appel à la garde nationale pour maintenir l'ordre. La police de Ferguson a été la cible de nombreux tirs et une douzaine d'immeubles ont été incendiés. 29 manifestants ont été arrêtés. D'autres manifestations ont lieu en divers endroits des États-Unis, notamment à New-York et à San Francisco. Selon le site américain Buzzfeed, qui relaye les propos du chef de la police du compté de Ferguson, ce dernier a personnellement entendu plus de 150 coups de feu tiré contre les forces de l'ordre. Mais la police n'a pas riposté. D'autres manifestations ont lieu en divers endroits des États-Unis, notamment à New-York et à San Francisco[50],[33].

Famille[modifier | modifier le code]

Le 10 août, la famille de Brown donne son avis face aux émeutes qu'engendre cette affaire ; un cousin de Michael Brown explique sur une chaîne de télévision locale que « [Nous] voulions que tout le monde sache et comprenne que piller les magasins ce n'est pas ce qu'aurait voulu Mike, ça me déçoit moi et ma famille. Notre famille ne demande pas ça, mais la paix et la justice. S'il vous plaît, laissez faire notre deuil et arrêtez les violences cette nuit [...][45]. »

Le 13 août, une page web recueillant des fonds pour la famille est créée.

Auteur des tirs[modifier | modifier le code]

Le 29 novembre 2014, le journal St. Louis Post-Dispatch annonce que Darren Wilson, l'auteur des tirs mortels, aurait quitté la police en invoquant notamment le fait que s'il restait en fonction il ferait « courir des risques aux habitants et aux officiers de police de Ferguson »[51].

Ku Klux Klan[modifier | modifier le code]

Le 9 août, le Ku Klux Klan manifeste leur soutien au policier, ils ont rassemblé 20 000 $ de dons[52].

Autorités de l'État[modifier | modifier le code]

Gouvernement fédéral[modifier | modifier le code]

Le 12 août, le président Barack Obama présente ses condoléances à la famille de la victime[53]. Le 14 août, il critique « l'usage excessif de la force » par la police du comté de Saint-Louis, venue épauler la police locale et appelle au respect de la liberté d'expression[54]. Toujours le 12 août, la sénatrice du Massachusetts, Elizabeth Warren, et le représentant du Michigan, Justin Amash, fournissent sur Twitter des descriptions des « guerres » après l'intervention policière ; Amash qualifie cette situation d'« effrayante » le 13 août et Warren exige des réponses immédiates le 14 août[55].

Le jeudi 4 septembre 2014, l’avocat général du département de la Justice des États-Unis, Eric Holder, a annoncé qu’une nouvelle enquête sera ouverte afin d’étudier les pratiques à long terme de la police de Ferguson[56].

Réactions internationales[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Ben Kesling, « Vigil for Missouri Teen Turns Violent », sur The Wall Street Journal, (consulté le 11 août 2014).
  2. a et b (en) Lind Dara, « Outrage in Ferguson after police shooting of unarmed teenager Michael Brown », sur Vox Media, (consulté le 12 août 2014).
  3. Even before Michael Brown’s slaying in Ferguson, racial questions hung over police, Washington Post, 13 août 2014.
  4. (en) David Clark Scott, « Unarmed black teenager shot: Is #MikeBrown the next Trayvon Martin? (+video) », .
  5. (en) Jennifer Newton, « Trayvon Martin lawyer to represent family of unarmed teen shot dead by St Louis officer as looting and riots break out after vigil in his honor », sur Daily Mail, , The killing has drawn criticism from some civil rights leaders, who have referred to the 2012 allegedly racially charged shooting of 17-year-old Trayvon Martin by a Florida neighborhood watch organizer who was acquitted of murder charges..
  6. (en) Ralph Ellis, Jason Hanna et Shimon Prokupecz, « Missouri governor imposes curfew in Ferguson, declares emergency », CNN, .
  7. (en) Dan Roberts et Jon Swaine, « Ferguson crisis: Obama sends attorney general as governor lifts curfew Eric Holder will review Michael Brown death investigation - Curfew abandoned and Missouri national guard sent in Teargas and riot police out on the streets again », The Guardian, .
  8. Frances Robles et Julie Bosman, « Autopsy Shows Michael Brown Was Struck at Least 6 Times »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur The New York Times, (consulté le 21 août 2014).
  9. Matt Hansen et Kurtis Lee, « Michael Brown’s raps: Money, sex, drugs — and a vulnerable side »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Los Angeles Times, (consulté le 20 août 2014).
  10. a, b et c « Jeune noir abattu au Missouri: «Ne tirez pas!» », sur La Presse, (consulté le 15 août 2014).
  11. Colleen Curry, « Public Reacts With Skepticism to Ferguson Police Announcement of Officer Involved in Shooting », sur ABC News, (consulté le 20 août 2014)
  12. Jason Sickles, « Photos: Ferguson Officer Darren Wilson earned police honor before fatal shooting », sur Yahoo News (consulté le 22 août 2014)
  13. « Etats-Unis: deuxième nuit calme à Ferguson, la Garde nationale quitte la ville », Nouvel Observateur (consulté le 22 août 2014)
  14. (en) Treye Green, « Dorian Johnson, Mike Brown Shooting Witness, Meeting With FBI And County Prosecutor », International Business Times,‎ (lire en ligne).
  15. a, b et c Frances Robles et Michael S. Schmidt, « Shooting Accounts Differ as Holder Schedules Visit to Ferguson », sur The New York Times, (consulté le 21 août 2014).
  16. (en) Catherine E. Shoichet, Ben Brumfield et Tristan Smith, « Tear gas fills Ferguson's streets again », sur CNN, .
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  19. Kaye Wonderhouse, « Witnesses Tiffany Mitchell, Piaget Crenshaw detail Michael Brown shooting, journalists detained »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur The Global Dispatch, (consulté le 20 août 2014)
  20. Lauren Raab, « Turmoil in Ferguson, Mo., intensifies: What you need to know »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Los Angeles Times, (consulté le 20 août 2014)
  21. New Day, « New video shows moments after shooting »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur CNN.com, (consulté le 20 août 2014)
  22. Robin Smith et Dan Greenwald, « Another witness to Brown shooting comes forward; video shows graphic scene »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur KMOV.com, (consulté le 20 août 2014)
  23. (en) Eliott C. McLaughlin, « Fatal police shooting in Missouri sparks protests », sur CNN, (consulté le 11 août 2014).
  24. (en) Bridjes O'Neil, « STL County Police Chief claims struggle with gun lead to fatal shooting of Michael Brown », sur The St. Louis American, (consulté le 11 août 2014).
  25. (en) David Von Drehle, « Michael Brown Shooting Ferguson Police Stay Silent », sur Time, (consulté le 13 août 2014).
  26. (en) Mark Berman, « FBI opens investigation into shooting of Michael Brown », sur The Washington Post, (consulté le 11 août 2014).
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  30. Emily Wax-Thibodeaux, « County investigation: Michael Brown was shot from the front, had marijuana in his system », Washington Post, (consulté le 18 août 2014).
  31. Lauren Williams, « Feds order a third autopsy of Michael Brown »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Vox, (consulté le 18 août 2014).
  32. Staff reports, « Private autopsy says Brown shot 6 times; Holder orders third autopsy », sur St. Louis Post-Dispatch, (consulté le 22 août 2014).
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  38. https://www.washingtonpost.com/blogs/post-partisan/wp/2015/03/16/lesson-learned-from-the-shooting-of-michael-brown/?utm_term=.636b8ff5443f
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  41. https://www.washingtonpost.com/news/fact-checker/wp/2015/12/14/the-biggest-pinocchios-of-2015/?hpid=hp_hp-top-table-main_factchecker-855am%3Ahomepage%2Fstory&tid=a_inl&utm_term=.b572b65f376a
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  50. Mort de Michael Brown : scènes d'émeutes à Ferguson
  51. Ferguson: le policier Darren Wilson, qui a tué Michael Brown, a quitté la police, HuffingtonPost, 30 novembre 2014.
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  54. Gilles Paris, « Les émeutes de Ferguson bousculent l’agenda d’Obama et des républicains », Le Monde (consulté le 22 août 2014).
  55. Matt Wilstein, « Sen. Warren and Rep. Amash Make Near-Identical ‘War Zone’ Statements on Ferguson », sur Mediaite, (consulté le 20 août 2014).
  56. « Les pratiques de la police de Ferguson font l’objet d’une enquête du département de justice », Yann Schreiber, Ijsberg Magazine, 4 septembre 2014

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]