Lycée Saint-Vincent Providence de Rennes

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Lycée Saint-Vincent Providence de Rennes
Image illustrative de l’article Lycée Saint-Vincent Providence de Rennes
Entrée principale au no 57 de la rue de Paris
Devise Savoir-être, s'ouvrir aux autres et au monde.
Généralités
Création 1er octobre 1842
Pays Drapeau de la France France
Académie Rennes
Coordonnées 48° 06′ 48″ nord, 1° 39′ 55″ ouest
Adresse 57-75 rue de Paris
35000 Rennes
Site internet http://www.saintvincent-rennes.org
Cadre éducatif
Appellation Saint-Vincent Providence
Type Établissement catholique privé sous contrat d'association avec l'État
Directeur Étienne Roulleaux-Dugage
Population scolaire 2 250 élèves
Formation École maternelle
École élementaire
Collège
Lycée général et technologique (S, ES, L)
Lycée professionnel (CAP ECM)
CPGE économiques et commerciales
Langues étudiées anglais, espagnol, italien, allemand, russe, chinois et latin
Localisation

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Le lycée Saint-Vincent Providence de Rennes est un lycée privé catholique d’enseignement polyvalent sous contrat d'association avec l'État. Il se situe aux nos 57-75, rue de Paris, dans le quartier du Thabor à Rennes. Il porte le nom de l'ecclésiastique saint Vincent de Paul. Le lycée fait partie de l'ensemble scolaire Saint-Vincent Providence, accueillant 2 250 élèves de l'école maternelle aux classes préparatoires aux grandes écoles[1] et 180 professeurs du primaire et du secondaire sont chargés de leur enseignement.

École, collège et lycée international, l'établissement Saint-Vincent Providence a la particularité de disposer depuis 2008 d’une section internationale américaine accessible dès l'école élémentaire dans le cadre de l’option international au baccalauréat (OIB). De plus, le lycée est partenaire scolaire de l’École américaine School Year Abroad de Rennes, la seule de ce type en France.

Fondée en 1842 par le cardinal Mgr Godefroy Brossay Saint-Marc à l’emplacement actuel du lycée public Jean Macé, l’Institution Saint-Vincent de Paul occupe depuis 1912[2] les locaux de la rue de Paris. D’abord pensionnat puis collège et lycée, il devient l’ensemble scolaire Saint-Vincent Providence avec l’adhésion de l’école de la Palestine en 1969[3]. Le lycée dispose également d'un internat mixte établi dans les locaux de La Providence, au no 75 de la rue de Paris.

Depuis 2014, l'actuel chef d'établissement et coordinateur du groupe scolaire Saint-Vincent Providence est Étienne Roulleaux-Dugage, normalien, professeur agrégé d'histoire, ancien directeur de l'établissement La Rochefoucauld à Paris et secrétaire général de la tutelle des Frères des écoles chrétiennes.

Classement du lycée[modifier | modifier le code]

En 2019, le lycée se classe 3e sur 36[4] au niveau départemental en termes de qualité d'enseignement, et 161e sur 2 277 au niveau national. Le classement s'établit sur trois critères : le taux de réussite au bac, la proportion d'élèves de première qui obtient le baccalauréat en ayant fait les deux dernières années de leur scolarité dans l'établissement, et la valeur ajoutée (calculée à partir de l'origine sociale des élèves, de leur âge et de leurs résultats au diplôme national du brevet)[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

L’établissement actuel est né de deux traditions éducatives qui se sont mêlées à partir de 1967 : un établissement d’élite de garçons fondé le 1er octobre 1842 et dédié à saint Vincent de Paul, et le Collège de La Providence, établissement de jeunes filles fondé par les sœurs de la Providence de Ruillé-sur-Loire, tournée vers une éducation proche des gens du quartier et de ses travailleurs.

Le premier Saint-Vincent (1842-1905)[modifier | modifier le code]

En 1841, Mgr Godefroy Brossay Saint-Marc est appelé au siège épiscopal de Rennes à l’âge de 38 ans. Un an plus tard, il décide de fonder une nouvelle institution scolaire doublée d’un internat qui réponde à la fois aux besoins pressants de personnes bien instruites et au souhait de contourner le monopole d’État sur le lycée. Elle s’établit à l’emplacement de l’actuel lycée Jean Macé au no 3 de la rue de Fougères, près de la Barre Saint-Just et ne tarde pas en une quinzaine d’année à dépasser le seuil des 300 élèves et à devenir le premier établissement secondaire de Rennes. Il est animé et dirigé par des prêtres du diocèse. Il s’ouvre vers l’enseignement supérieur : la “Corniche” de Saint-Vincent est fondée en 1882.

La refondation (1905-1945)[modifier | modifier le code]

En 1905, la loi de séparation des Églises et de l’État est votée. Un an plus tard, comme bien d’Église, les bâtiments sont nationalisés. Mais, couverts par un bail légal depuis 1903, les enseignants, ecclésiastiques et laïcs, sont protégés pour les six années pendant lequel ce bail court. En 1911-1912, un nouvel établissement, dans le même style toscan, mais plus vaste et majestueux que le premier Saint-Vincent, sort de terre à l’est du parc du Thabor, dans un quartier encore peu construit, mais qui ne tardera pas à se couvrir de résidences. Le déménagement est accompli pour la rentrée 1912. En 1914, le supérieur met ses bâtiments à la disposition du service de santé des armées et Saint-Vincent devient hôpital militaire. Ce ne sont pas moins de 330 anciens, dont beaucoup de jeunes officiers, qui meurent au combat du premier conflit mondial. Leurs noms sont inscrits sur les piliers qui supportent les arches de la grande entrée.

En 1925-1926, la construction de la grande chapelle, chef d’œuvre d’un style néoroman sobre réalisé par l'architecte Henri Mellet, vient couronner cette grande entreprise de reconstruction. Saint-Vincent redevient hôpital militaire pendant toute la durée de la Seconde Guerre mondiale, mais sous quatre drapeaux successifs (français, anglais, allemand, américain) avant de devenir le quartier général du général Grower, de l'armée Patton. 117 anciens viennent ajouter leur nom à la longue liste des soldats tombés “Pro Deo et Patria”.

Les transformations de l'après guerre (1945-1995)[modifier | modifier le code]

  • 1948 : Ouverture des classes préparatoires aux écoles de commerce.
  • 1959 : Vote de la loi Debré.
  • 1962 : Fermeture de la Corniche.
  • 1964 : Signature du premier contrat d’association.
  • 1967 : L’effectif de 1 000 élèves est atteint.
  • 1967-1969 : Fusion avec l’école et le collège de La Providence – Palestine et mixité.
  • 1981 : Création de la section d’études spécialisées (SES), futures SEGPA.
  • 1987 : Nomination du premier directeur laïc, François Pannetier. Il sera suivi de Pierre Ecobichon (1991), Guy Pican (1995) et Étienne Roulleaux-Dugage (2014).
  • 1990 : L’effectif de l’ensemble scolaire dépasse 3 000 élèves. Ce chiffre baissera fortement d’un tiers dans la décennie avec la construction des établissements de la périphérie rennaise, pour remonter et se stabiliser à 2 250 élèves à partir de 2007.
  • 1991 : Ouverture des classes préparatoires aux écoles de commerce voie E.

La rénovation (1995-2012)[modifier | modifier le code]

Guy Pican, principal artisan de la rénovation de Saint-Vincent.

  • 1998 : Ouverture de la section pour enfants précoces.
  • 2001 : Ouverture de la section chant choral.
  • 2007 : La vente des terrains et bâtiments de l’école de la Palestine lance l’organisme de gestion de l’enseignement catholique (OGEC) et M. Pican dans un vaste projet de restructuration et de rénovation sur cinq ans. La dernière réalisation est l’amphithéâtre (2012).
  • 2008 : Ouverture de la section internationale américaine.
  • 2009 : L’école s’installe à La Providence au no 75 de la rue de Paris, les classes préparatoires aux grandes écoles au no 3 de l'allée Sainte-Sophie.
  • 2012 : Saint-Vincent fête le 100e anniversaire de son installation rue de Paris[6].

Historique des directeurs et chefs d'établissement[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Enseignement primaire[modifier | modifier le code]

École maternelle[modifier | modifier le code]

École élémentaire[modifier | modifier le code]

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

Collège[modifier | modifier le code]

Lycée[modifier | modifier le code]

Série générale[modifier | modifier le code]

Série professionnelle[modifier | modifier le code]

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Classes préparatoires[modifier | modifier le code]

Options[modifier | modifier le code]

Partenariats scolaires[modifier | modifier le code]

Partenariats américains[modifier | modifier le code]

Partenariats européens[modifier | modifier le code]

Partenariat extrascolaire[modifier | modifier le code]

Association pour la coopération Madagascar / Saint-Vincent[modifier | modifier le code]

Depuis 2002, l'Association pour la coopération Madagascar / Saint-Vincent (ACMSV) a pour but de promouvoir et de faciliter la coopération éducative entre Magagascar et le lycée Saint-Vincent Providence de Rennes dans le cadre d'une démarche humanitaire et de citoyenneté universelle.

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Bienvenue — Lycée Saint-Vincent, Collège Saint-Vincent,Lycée international, Collège international, Ecole internationale RENNES - Saint Vincent - Ecole, Colège, Lycée privé catholique Rennes - Bretagne : SEGPA, lycée privé général et professionnel, UPI - ULIS,CAP ECM, 3e pré professionnelle, 3e prépa pro, classes préparatoires, CPGE », sur www.saintvincent-rennes.org (consulté le 2 mai 2017)
  2. « Saint-Vincent, cent ans et une ambition rennaise », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 4 mai 2017)
  3. « Ecole et lycée Saint-Vincent de Paul — WikiRennes », sur www.wiki-rennes.fr (consulté le 4 mai 2017)
  4. « Classement 2016: 1404 sur 2277 - Lycée Saint-Vincent - Providence », sur LExpress.fr (consulté le 19 juin 2017)
  5. « Classement des lycées 2016: notre méthodologie », LExpress.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 19 juin 2017)
  6. « Saint-Vincent, 100 ans en Rouge et Noir », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 29 avril 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]