Louise Bryant

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Louise Bryant
Louise Bryant.jpg

Louise Bryant

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 50 ans)
SèvresVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Conjoints
Autres informations
Membre de
Silent Sentinels (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Louise Bryant ( - ) était une écrivaine et journaliste américaine aux sympathies communistes et anarchistes connue pour son radicalisme politique et ses prises de position féministes. Tout au long de son existence, elle publia des articles dans diverses revues de gauche radicale, dont The Blast, édité par l'anarchiste Alexandre Berkman.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née Anna Louisa Mohan à Reno, dans le Nevada, elle est élevée par son beau-père, Sheridan Bryant, un conducteur de locomotive. Elle vit plusieurs années dans le désert du Nevada avec ses grands-parents et étudie à l'université du Nevada, puis à l'université d'Orégon, où elle a la réputation d'avoir un tempérament rebelle et bien trempé. En 1909, elle épouse secrètement un dentiste de Portland, Paul Trullinger, et débute une carrière d'écrivain.

Après une longue histoire d'amour, Louise Bryant se marie au journaliste socialiste John Reed. Tous les deux voyagent en Russie en 1917 où ils sont témoins de la révolution bolchévique avec laquelle ils sympathisent. Ils participent aux activités du parti communiste et écrivent de multiples articles en faveur de la Russie soviétique. Louise Bryant se trouve à Moscou avec John Reed lorsqu'il y meurt du typhus en 1920. Bien des années plus tard, les chercheurs de la bibliothèque du Congrès découvrent dans les archives soviétiques des lettres des deux époux. Dans une lettre adressée à un ami, Louise écrit en 1920 à propos de la mort de son mari : « À un moment, plusieurs soldats s'approchèrent de la tombe. Ils retirèrent leurs chapeaux et parlèrent avec déférence : " Quel brave homme c'était !" dit l'un d'eux. "Il a traversé le monde entier pour nous. C'était l'un des nôtres."  » Selon l'anarchiste Emma Goldman, « Louise ne fut jamais une communiste ; elle coucha juste avec un communiste. »

Quatre ans après la mort de Reed, Louise Bryant, alors reporter pour le groupe de presse de William Randolph Hearst et enceinte, épouse un ancien ministre du président des États-Unis Woodrow Wilson, William Bullitt. Au cours d'un séjour à Paris, elle fréquente les milieux lesbiens, ses relations avec la sculptrice anglaise Gwen Le Gallienne entraînant en 1930 un divorce amer. Louise se voit privée de tout contact avec son unique enfant, Anne, qui n'apprend qu'après la Seconde Guerre mondiale les circonstances de la séparation.

Atteinte par la maladie de Dercum, diagnostiquée en 1928, Louise Bryant connaît un long et douloureux déclin. Caractérisée par une prise de poids importante, une fatigue permanente et des désordres mentaux, cette maladie la fait sombrer dans l'alcool. Elle meurt à Sèvres en 1936 et est enterrée au cimetière des Gonards de Versailles[1].

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mary V. Dearborn, Queen of Bohemia (Boston: Houghton Mifflin, 1996), hardcover, 365 pages, (ISBN 0-395-68396-3)
  • Virginia Gardner. Friend and a Lover: The Life of Louise Bryant (New York: Horizon Press, 1982)
  • Eric Homberger. John Reed (Manchester: Manchester University Press, 1990)
  • Louise Bryant. Six Red Months in Russia (1918), traduit par José Chatroussat sous le titre Six mois en Russie rouge et publié en poche (Libertalia, 2017)
  • Louise Bryant. Mirrors of Moscow (Hyperion Books 1973)

Liens externes[modifier | modifier le code]