Guerre des Modocs

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Guerre des Modocs
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Soldats récupérant les corps des tués le 3 mai 1873.

Informations générales
Date 1872 - 1873
Lieu Oregon, Californie (États-Unis)
Issue Victoire américaine
Belligérants
Modocs Drapeau des États-Unis États-Unis
Commandants
Kintpuash
Scarface Charley (en)
Shacknasty Jim (en)
Frank Wheaton (en)
John Green (en)
Reuben Benard
Alvan Gillem (en)
Edwin Cooley Mason
Jefferson C. Davis
"Jump Off" Joe Mcalester
Edward Canby
Forces en présence
53 guerriers 400–675 hommes d'infanterie et de cavalerie
2 mortiers
Pertes
13 guerriers et civils tués 67 tués
46 blessés

La guerre des Modocs est un conflit armé qui s'est déroulé de 1872 à 1873 entre la tribu indigène des Modocs et l'armée des États-Unis dans le sud de l’État de l'Oregon et le nord de l’État de Californie. La guerre des Modocs est la dernière des guerres indiennes à s'être déroulée en Californie ou dans l'Oregon. Eadweard Muybridge photographia les débuts de la campagne.

Contexte[modifier | modifier le code]

Au début du XIXe siècle, les Modocs occupent une vaste région située le long de la frontière entre les États actuels de l'Oregon et de Californie, allant du mont Shasta au sud à la ville actuelle de Klamath Falls au nord, et jusqu'aux rives du lac Goose à l'est[1]. Proches des Klamaths qui sont leurs voisins du nord, ils mènent une existence semi-nomade, parcourant leurs terres durant l'été pour chasser l'antilope, le cerf, le mouflon et le petit gibier, et se regroupant pour l'hiver dans des villages semi-permanents, principalement situés sur les rives des lacs Tule et Klamath inférieur ainsi que dans la vallée de la Lost River[1].

Les premiers contacts avec les Européens ont lieu sporadiquement dans les années 1820 avec des explorateurs et trappeurs britanniques de la Compagnie de la Baie d'Hudson[1] mais ce n'est qu'à partir de la fin des années 1840 et la création de la piste Applegate (en) que les Modocs sont réellement confrontés à l'arrivée de migrants sur leurs terres[2]. Cette piste, établie en 1846 comme alternative moins dangereuse à la piste de l'Oregon, permet aux émigrants venus de l'Est d'atteindre la vallée de la Willamette dans le Nord-Ouest de l'Oregon depuis l'Idaho. Les premières années, la piste est peu utilisée car encore peu connue et mis à part quelques vols de chevaux ou de bétail, les migrants qui l'empruntent ont peu de problèmes avec les Modocs. Cependant, la découverte d'or en 1851 à proximité de la ville actuelle d'Yreka dans le Nord de la Californie draine des milliers de prospecteurs dans la région et les attaques de convois par les Modocs deviennent plus fréquentes[3].

Les Modocs dans leur bastion.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Murray 1959, p. 11.
  2. Murray 1959, p. 15-17.
  3. Murray 1959, p. 19.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • (en) Richard H. Dillon, Burnt-Out Fires : California's Modoc Indian War, Sanger, The Write Thought, (ISBN 978-1-61809-036-2).
  • (en) Keith A. Murray, The Modocs and Their War, Norman, University of Oklahoma Press, , 346 p. (OCLC 418853, lire en ligne).
  • (en) Arthur Quinn, Hell with the fire out : a history of the Modoc War, Boston, Faber & Faber, , 200 p. (ISBN 0-571-19937-2, OCLC 38930042).
  • (en) Jeff C. Riddle, The Indian History of the Modoc War and the causes that led to it, San Francisco, Marnell, , 295 p. (OCLC 689529849, lire en ligne).
  • (en) Erwin N. Thompson, Modoc war : its military history and topography, Sacramento, Argus Books, , 188 p. (OCLC 278599).