Maria Spiridonova

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Maria Spiridonova

Maria Spiridonova ( à Tambov - à Orel) est une révolutionnaire russe.

Membre du Parti Socialiste-Révolutionnaire (SR), elle tue le Gavriil Loujenovski, un général qui avait mené une répression féroce contre une révolte paysanne. Arrêtée, elle est torturée. Condamnée à mort par pendaison, sa peine est commuée en travaux forcés à perpétuité, et elle est déportée en Sibérie.

Libérée par la révolution de février 1917, elle participe à la révolution, et organise la destruction de prisons sibériennes. Maria Spiridonova fait partie de l'aile gauche des SR, qui constitue le Parti socialiste-révolutionnaire de gauche (SR de gauche).

Biographie[modifier | modifier le code]

Les SR de gauche sont partisans d'une coalition des différents socialistes, et d'un pouvoir des soviets et de l'Assemblée constituante. Ils acceptent d'entrer au gouvernement en . Maria Spiridonova est élue à l'Assemblée constituante, se présente comme présidente, mais est battue par Victor Tchernov.

De plus en plus critiques sur la politique des bolcheviks, les SR de gauche rompent leur coalition en , puis se révoltent contre le pouvoir bolchevik en .

Arrêtée et condamnée le , puis brièvement libre en clandestinité, elle est de nouveau arrêtée en , par la tchéka. Elle est condamnée pour « folie » et internée de à en centre de cure psychiatrique. Elle écrira toutefois plus tard qu'« à l'époque soviétique, les sommets du pouvoir, les vieux bolcheviques, Lénine y compris, m'ont ménagée et, en m'isolant dans le déroulement de la lutte, toujours de façon très vigoureuse, ont en même temps pris des mesures pour qu'on ne m'humilie jamais. »[1]

En 1921 Maria Spiridonova, fut enfermée dans un hôpital psychiatrique sur l'ordre de Félix Dzerjinski[2]. En 1923 elle essaie de s'échapper à l'étranger et est condamnée à trois ans d'exil à Kalouga. En 1931, elle est à nouveau condamnée à trois ans d'exil, qui sont plus tard prolongés à cinq ans. Cette fois, elle est exilée à Oufa où elle se marie et travaille à la section bachkire de la Banque nationale. En 1937, elle est arrêtée encore une fois et condamnée à vingt-cinq ans de prison. Elle est exécutée pendant l'évacuation des prisonniers de la prison d'Orel au commencement de la Grande Guerre patriotique, le , en même temps que Christian Rakovski dans un bois à proximité d'Orel.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lettre de du 13 novembre 1937, recueillie dans Maria Spiridonova, terroriste et victime de la Terreur, V. L. Lavrov, 1996 (lettre reproduite dans Les cahiers du mouvement ouvrier, n°3, p.89-92). Maria Spiridonova consacre l'essentiel de sa lettre à dénoncer les sévices subit dans la prison d'Ourfa de 1936 à1937, en notant le « changement complet » que constituait sur ce point son internement vis-à-vis de sa précédente détention au début des années 1920.
  2. (ru) « Меленберг А. - Карательная психиатрия. Новая газета (A. Melenberg : Psychiatrie punitive », sur 2003.novayagazeta.ru,‎

Liens externes[modifier | modifier le code]