Maria Spiridonova

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Maria Spiridonova

Maria Spiridonova ( à Tambov - à Orel) est une révolutionnaire russe.

Membre du Parti Socialiste-Révolutionnaire (SR), elle tue le 15 janvier 1906 Gavriil Loujenovski (ru), général qui avait mené une répression féroce contre une révolte paysanne. Arrêtée, elle est torturée. Condamnée à mort par pendaison, sa peine est commuée en travaux forcés à perpétuité, et elle est déportée en Sibérie.

Libérée par la révolution de février 1917, elle participe à la révolution, et organise la destruction de prisons sibériennes. Maria Spiridonova fait partie de l'aile gauche des SR, qui constitue le Parti socialiste-révolutionnaire de gauche (SR de gauche).

Biographie[modifier | modifier le code]

Les SR de gauche sont partisans d'une coalition des différents socialistes, et d'un pouvoir des soviets et de l'Assemblée constituante. Ils acceptent d'entrer au gouvernement en décembre 1917. Maria Spiridonova est élue à l'Assemblée constituante, se présente comme présidente, mais est battue par Victor Tchernov.

De plus en plus critiques sur la politique des bolcheviks, les SR de gauche rompent leur coalition en mars 1918, puis se révoltent contre le pouvoir bolchevik en juillet 1918.

Arrêtée et condamnée le 19 février 1919, puis brièvement libre en clandestinité, elle est de nouveau arrêtée en octobre 1920, par la tchéka. Elle est condamnée pour « folie » et internée de décembre 1920 à novembre 1921 en centre de cure psychiatrique. Elle écrira toutefois plus tard qu'« à l'époque soviétique, les sommets du pouvoir, les vieux bolcheviques, Lénine y compris, m'ont ménagée et, en m'isolant dans le déroulement de la lutte, toujours de façon très vigoureuse, ont en même temps pris des mesures pour qu'on ne m'humilie jamais. »[1]

En 1921 Maria Spiridonova, fut enfermée dans un hôpital psychiatrique sur l'ordre de Félix Dzerjinski[2]. En 1923 elle essaie de s'échapper à l'étranger et est condamnée à trois ans d'exil à Kalouga. En 1931, elle est à nouveau condamnée à trois ans d'exil, qui sont plus tard prolongés à cinq ans. Cette fois, elle est exilée à Oufa où elle se marie et travaille à la section bachkire de la Banque nationale. En 1937, elle est arrêtée encore une fois et condamnée à vingt-cinq ans de prison. Elle est exécutée pendant l'évacuation des prisonniers de la prison d'Orel au commencement de la Grande Guerre patriotique, le 11 septembre 1941, en même temps que Christian Rakovski dans un bois à proximité d'Orel.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lettre de du 13 novembre 1937, recueillie dans Maria Spiridonova, terroriste et victime de la Terreur, V. L. Lavrov, 1996 (lettre reproduite dans Les cahiers du mouvement ouvrier, n°3, p.89-92). Maria Spiridonova consacre l'essentiel de sa lettre à dénoncer les sévices subit dans la prison d'Ourfa de 1936 à1937, en notant le « changement complet » que constituait sur ce point son internement vis-à-vis de sa précédente détention au début des années 1920.
  2. (ru) « Меленберг А. - Карательная психиатрия. Новая газета (A. Melenberg : Psychiatrie punitive », sur 2003.novayagazeta.ru,‎

Liens externes[modifier | modifier le code]