Libertalia (maison d'édition)
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| Repères historiques | ||
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| Création | 2007 | |
| Fiche d’identité | ||
| Forme juridique | Association loi de 1901 | |
| Statut | Éditeur indépendant | |
| Siège social | 21 rue Voltaire 11e arrondissement de Paris (France) |
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| Langues de publication | Français | |
| Diffuseurs | Harmonia Mundi | |
| Site web | editionslibertalia.com | |
| Préfixe ISBN | 978-2-37729 978-2-918059 978-2-9528292 |
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Libertalia est une maison d'édition d'expression libertaire[1],[2] créée en et une librairie de Montreuil (Seine-Saint-Denis) ouverte en .
Le nom fait référence à l'utopie pirate Libertalia de la fin du XVIIe siècle à Madagascar. Il traduit le double imaginaire littéraire et égalitaire des trois animateurs, Nicolas Norrito, Charlotte Dugrand, Bruno Bartkowiak.
Libertalia est une association loi de 1901[3] et à visée politique. Le catalogue compte plus de deux cents titres mêlant les registres : littérature sociale, sciences humaines, rock 'n' roll, antifascisme, littérature jeunesse.
Depuis , Libertalia est diffusé et distribué par Harmonia Mundi Livre.
Histoire
[modifier | modifier le code]L'association est déclarée le à la préfecture de police de Paris[4]. Elle fondée par trois amis militants de la CNT[5].
Classée parmi les maisons d'édition d'extrême gauche ou liées à la gauche radicale, Libertalia publie en moyenne entre dix et quinze livres par an. Elle choisit de mettre en avant des titres « volontairement agitateurs » tels Tue ton patron de Jean-Pierre Levaray ou Manuel du guérillero urbain de Carlos Marighella. Elle utilise en partie la vente directe parvenant par exemple à vendre 3 500 exemplaires de Feu au centre de rétention au bénéfice des étrangers en situation irrégulière, dont 2 000 en vente directe[6]. Elle refuse les aides de l'État « par engagement anti-autoritariste »[6].
Librairies
[modifier | modifier le code]Au cours de l'année , les éditions Libertalia ont ouvert une librairie à Montreuil, en France, au 12, rue Marcelin-Berthelot. Celle-ci compte quelque 12 000 références. Des présentations d'ouvrages y sont organisées chaque semaine.
Depuis , Libertalia anime un espace librairie à la Maison des métallos, dans le 11e arrondissement de Paris.
Jeux
[modifier | modifier le code]- Antifa le jeu ( première édition). Sujet : l'action antifasciste[5].
- Fachorama (). Ce jeu des sept familles illustre de façon parodique les différents courants réactionnaires, parmi lesquels la « fémonationaliste », le « skinhead », l'« intégriste anti-avortement », mais aussi le « flic raciste de la BAC ». Cette dernière famille est considérée comme une insulte par le syndicat de policiers Alliance (dont le secrétaire général a déclaré en : « marre des raclures, des nuisibles, des jeunes d'origine étrangère »[7]) et le ministère de l'Intérieur, Laurent Nuñez, qui porte plainte et ainsi dope les ventes du jeu par effet Streisand[8],[9].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Jules Crétois, « La fabrique du musulman — Nedjib Sidi Moussa » (compte-rendu), Le Monde diplomatique, 64e année, no 756, , p. 24 (lire en ligne).
- ↑ Quentel 2017.
- ↑ Fiche d'identité de l'association, sur societe.com (consulté le ).
- ↑ Annonce no 1431 du , Journal officiel Associations, no 51, , p. 6172.
- Christelle Murhula, « Avec son jeu Antifa, l'éditeur Libertalia se joue du Rassemblement national »
, M, le magazine du Monde, .
- Christophe Payet, « « Tue ton patron » : la gauche radicale révolutionne son édition », Le Nouvel Observateur, .
- ↑ Clémentine Eveno, « « Fachorama » : le jeu antifa déjà en rupture de stock qui fâche le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez », L'Humanité, .
- ↑ Antoine Albertini, « Quand une polémique et une plainte du ministère de l'intérieur dopent les ventes du jeu « Fachorama » »
, Le Monde, (consulté le ).
- ↑ Samuel Gontier, « Le jeu Fachorama visé par le ministère de l'Intérieur : une “funeste” publicité et une menace sur la liberté d'expression »
, Télérama, (consulté le ).
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie : articles en ligne
[modifier | modifier le code]- « Libertalia : “Nous sommes las des querelles intestines” », Ballast, .
- « Cinq questions à… Nicolas Norrito, des éditions Libertalia (entretien électronique fin ) », Dissidences, sur Hypothèses.org, .
- Amélie Quentel, « “Notre maison d'édition est un projet politique” : entretien avec les fondateurs de Libertalia », Les Inrockuptibles, .
Audiovisuel
[modifier | modifier le code]- Collectif, Libertalia, DOC du réel, 1 h 33, tourné à La Parole errante (Montreuil), - [voir en ligne].
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]
- Site officiel
- Ressource relative aux organisations :
