Le Reposoir

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Le Reposoir
Image illustrative de l'article Le Reposoir
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Bonneville
Canton Cluses
Intercommunalité CC Cluses-Arve et Montagnes
Maire
Mandat
Marie-Pierre Pernat
2014-2020
Code postal 74950
Code commune 74221
Démographie
Population
municipale
507 hab. (2014 en augmentation de 2,01 % par rapport à 2009)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 00′ 43″ nord, 6° 32′ 09″ est
Altitude Min. 820 m
Max. 2 749 m
Superficie 37,36 km2
Localisation

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Liens
Site web lereposoir.fr

Le Reposoir est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Reposoir est situé au pied du col de la Colombière. Il est un des points de départ pour une randonnée au sommet de la Pointe Percée (sommet de la Chaîne des Aravis). Le Foron du Reposoir est le torrent principal de la vallée du Reposoir. Ce torrent est un affluent mineur de l'Arve.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Marnaz Scionzier Nancy-sur-Cluses Rose des vents
Mont-Saxonnex N Magland
O    Le Reposoir    E
S
Le Petit-Bornand-les-Glières Le Grand-Bornand Sallanches

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme vient du nom du monastère. Ce nom proviendrait de la déclaration du moine Jean d'Espagne, « Hic est repausatorium meum ! » (« C'est ici mon reposoir ! »), en découvrant le lieu[1]. En latin médiéval, repositorium signifie « le repos de l'âme ».

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Le Rpojeû, selon la graphie de Conflans[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Il semble que la vallée du Béol (du latin betulla, bouleau)[3], possessions des seigneurs du Faucigny, fut un désert avant l'installation des Chartreux en 1151, lieu de chasse et de passage pour le bétail[4]. Aymon Ier de Faucigny fait donation une première fois vers 1147 de ces terres à des moines, mais l'implantation semble un échec[5]. Une seconde donation est faite le 11 des calendes de février (22 janvier 1151), selon certaines sources dans l'une des résidences des barons de Faucigny à Châtillon-sur-Cluses. Les moines appellent désormais ce site « Le Reposoir ».

L'étendue des terres possédées par la chartreuse oblige les moines de recourir à l'albergement[6].

La paroisse du Reposoir est détachée de celle de Scionzier en 1849[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 mars 2014 Jean-Pierre Blanchet   Agriculteur
mars 2014 en cours
(au 30 avril 2014)
Marie-Pierre Pernat   Mère au foyer

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1848. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9].

En 2014, la commune comptait 507 habitants[Note 1], en augmentation de 2,01 % par rapport à 2009 (Haute-Savoie : +7,9 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1848 1858 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
406 380 348 359 380 429 415 432 371
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
388 417 422 401 363 373 328 352 304
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007
287 250 251 212 242 289 375 462 475
2008 2013 2014 - - - - - -
487 508 507 - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Chartreuse du Reposoir.

La Chartreuse du Reposoir, fondée en 1151 par le bienheureux Jean d'Espagne, est blottie dans un cirque boisé au bord d'un petit lac de montagne. Depuis 1932, les bâtiments sont occupés par un Carmel qui regroupe une vingtaine de religieuses.

L'église Saint-Jean-Baptiste[12].

Vieux bouquetin au-dessus du col de la Colombière.
Vue générale de Le Reposoir depuis la route du col de la Colombière.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le président Valéry Giscard d'Estaing, le 27 mai 1978, a fêté dans la commune son 4e anniversaire de présidence de la république. Il est arrivé le soir vers 18 heures après être rentré des États-Unis où il avait pris le petit déjeuner avec le président Carter. La veille il prononçait un discours à l'ONU. Tous les habitants, avec le maire de l'époque Jean-Pierre Jouenne, l'ont accueilli. Ils étaient tous invités au dîner[13].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Le Reposoir Blason Palé d'or et de gueules; mantelé abaissé d'azur chargé d'un monde d'argent, cintré et croisé d'or, surmonté de sept étoiles du même ordonnées en demi-cercle.
Devise 
hic est repausatorium meum (« C'est ici mon reposoir ! »)
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hu, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (ISBN 978-2-8420-6374-0, lire en ligne), p. 171.
  2. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 14
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  3. Jean Prieur, Hyacinthe Vulliez, Saints et saintes de Savoie, La Fontaine de Siloé, , 191 p. (ISBN 978-2-8420-6465-5), p. 65.
  4. Article de Nicolas Carrier, « Les moines et la montagne en Savoie du Nord (XIe-XVe siècle) », pp.226-227, in Collectif, Montagnes médiévales : Actes du XXXIVe Congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur (Chambéry, mai 2003), Publications de la Sorbonne, , 450 p. (ISBN 978-2-8594-4513-3).
  5. Lydie Meynet, Histoire de Bellevaux : 1732-1790, La Fontaine de Siloé, , 305 p. (ISBN 978-2-8420-6439-6), p. 30.
  6. Henri Baud, Jean-Yves Mariotte et Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes : Le Faucigny, Éditions Horvath, , 619 p. (ISBN 2-7171-0159-4), p. 289.
  7. Henri Baud, Jean-Yves Mariotte et Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes : Le Faucigny, Éditions Horvath, , 619 p. (ISBN 2-7171-0159-4), p. 287.
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  12. Raymond Oursel, Les chemins du sacré : L'art sacré en Savoie, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 393 p. (ISBN 978-2-8420-6350-4), p. 103.
  13. David Gossart, « Le jour où Giscard et Le Reposoir se sont aimés », Le Messager,‎ , Consultable en ligne.