Le Reposoir

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Le Reposoir
Le Reposoir
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Bonneville
Intercommunalité Communauté de communes Cluses-Arve et Montagnes
Maire
Mandat
Marie-Pierre Pernat
2020-2026
Code postal 74950
Code commune 74221
Démographie
Gentilé Repojerands
Population
municipale
528 hab. (2018 en augmentation de 3,94 % par rapport à 2013)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 00′ 43″ nord, 6° 32′ 09″ est
Altitude Min. 820 m
Max. 2 749 m
Superficie 37,36 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Cluses
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Cluses
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Liens
Site web lereposoir.fr

Le Reposoir est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Plan du territoire du Reposoir et des communes limitrophes.
Vue générale du Reposoir depuis la route du col de la Colombière.

Le territoire de la commune du Reposoir est installé à la confluence des vallons des forons (ou torrents) dit du Grand Foron et du Petit Foron, qui donne ensuite naissance au Foron du Reposoir. Ce dernier est un affluent mineur de l'Arve.

Le Grand Foron prend naissance à proximité du col de la Colombière, col permettant de rejoindre les Aravis et les vallées de Thônes. L'aval rejoint la vallée de l'Arve et le Faucigny, par la route départementale 4. Le Petit Foron prend sa source au niveau du col des Annes et l'un de ses affluents au col de l'Oulettaz. La commune s'étend de la chaîne du Reposoir à l'est à la chaîne du Bargy au nord-ouest.

Le col de la Colombière est un des points de départ pour une randonnée au sommet de la Pointe Percée (sommet de la Chaîne des Aravis).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Le Reposoir est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cluses, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 12 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (99 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (51,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (26,1 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (21,1 %), zones urbanisées (1 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme vient du nom du monastère du Reposoir. Ce nom proviendrait de la déclaration du moine Jean d'Espagne, « Hic est repausatorium meum ! » (« C'est ici mon reposoir ! »), en découvrant le lieu[7]. En latin médiéval, repositorium signifie « le repos de l'âme ».

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Le Rpojeû, selon la graphie de Conflans[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Il semble que la vallée du Béol (du latin betulla, bouleau)[9], possessions des seigneurs du Faucigny, fut un désert avant l'installation des Chartreux en 1151, lieu de chasse et de passage pour le bétail[10]. Aymon Ier de Faucigny fait donation une première fois vers 1147 de ces terres à des moines, mais l'implantation semble un échec[11]. Une seconde donation est faite le 11 des calendes de février (), selon certaines sources dans l'une des résidences des barons de Faucigny à Châtillon-sur-Cluses. Les moines appellent désormais ce site « Le Reposoir ».

L'étendue des terres possédées par la chartreuse oblige les moines de recourir à l'albergement[12].

La paroisse du Reposoir est détachée de celle de Scionzier en 1849[13].

Le président Valéry Giscard d'Estaing, le , a fêté dans la commune son 4e anniversaire de présidence de la République. Il est arrivé le soir vers 18 heures après être rentré des États-Unis où il avait pris le petit déjeuner avec le président Carter. La veille il prononçait un discours à l'ONU. Tous les habitants, avec le maire de l'époque Jean-Pierre Jouenne, l'ont accueilli. Ils étaient tous invités au dîner[14],[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 mars 2014 Jean-Pierre Blanchet   Agriculteur
mars 2014 En cours
(au 30 avril 2014)
Marie-Pierre Pernat   Mère au foyer

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Repojerands[15],[16],[17]. Le site habitants.fr donne Reposerand[18].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1848. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[20].

En 2018, la commune comptait 528 habitants[Note 3], en augmentation de 3,94 % par rapport à 2013 (Haute-Savoie : +6,11 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1848 1858 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
406380348359380429415432371
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
388417422401363373328352304
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007
287250251212242289375462475
2008 2013 2018 - - - - - -
487508528------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Chartreuse du Reposoir.
Profil de l'église Saint-Jean-Baptiste (été 2018).

La chartreuse du Reposoir, fondée en 1151 par le bienheureux Jean d'Espagne, est blottie dans un cirque boisé au bord d'un petit lac de montagne. Depuis 1932, les bâtiments sont occupés par un Carmel qui regroupe une vingtaine de religieuses.

L'église Saint-Jean-Baptiste[23].

Vieux bouquetin au-dessus du col de la Colombière.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • ...

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Le Reposoir Blason
Palé d'or et de gueules; mantelé abaissé d'azur chargé d'un monde d'argent, cintré et croisé d'or, surmonté de sept étoiles du même ordonnées en demi-cercle.
Devise
hic est repausatorium meum (« C'est ici mon reposoir ! »)
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction duCluses », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, Montmélian, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (ISBN 978-2-84206-374-0, lire en ligne), p. 171.
  8. Lexique Français : Francoprovençal du nom des communes de Savoie : Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 14
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
    .
  9. Jean Prieur et Hyacinthe Vulliez, Saints et saintes de Savoie, La Fontaine de Siloé, , 191 p. (ISBN 978-2-84206-465-5, lire en ligne), p. 65.
  10. Article de Nicolas Carrier, « Les moines et la montagne en Savoie du Nord (XIe-XVe siècle) », pp.226-227, in Collectif, Montagnes médiévales : Actes du XXXIVe Congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur (Chambéry, mai 2003), Publications de la Sorbonne, , 450 p. (ISBN 978-2-85944-513-3, lire en ligne).
  11. Lydie Meynet, Histoire de Bellevaux : 1732-1790, Montmélian, La Fontaine de Siloé, , 305 p. (ISBN 978-2-84206-439-6, lire en ligne), p. 30.
  12. Histoire des communes savoyardes, 1980, p. 289.
  13. Histoire des communes savoyardes, 1980, p. 287.
  14. David Gossart, « Le jour où Giscard et Le Reposoir se sont aimés », Le Messager,‎ (lire en ligne).
  15. a et b Isabelle Corbex, « Quand le président s’invitait chez les Repojerands », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne).
  16. « Le Reposoir », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en ), Ressources - Les communes.
  17. Michel Germain, Jean-Louis Hebrard et Gilbert Jond, Dictionnaire des communes de Haute-Savoie, Éditions Horvath, , 450 p. (ISBN 978-2-7171-0933-7), p. 365.
  18. habitants.fr
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  23. Raymond Oursel, Les chemins du sacré : L'art sacré en Savoie, Montmélian, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 393 p. (ISBN 978-2-84206-350-4, lire en ligne), p. 103.