Marnaz

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une commune de la Haute-Savoie
Cet article est une ébauche concernant une commune de la Haute-Savoie.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Marnaz
Atelier d'horologerie à Marnaz, en 1927.
Atelier d'horologerie à Marnaz, en 1927.
Image illustrative de l'article Marnaz
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Bonneville
Canton Cluses
Intercommunalité CC Cluses-Arve et Montagnes
Maire
Mandat
Loïc Hervé
2014-2020
Code postal 74460
Code commune 74169
Démographie
Gentilé Marnerots
Population
municipale
5 282 hab. (2014)
Densité 586 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 03′ 36″ nord, 6° 31′ 36″ est
Altitude Min. 464 m – Max. 2 098 m
Superficie 9,02 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

Voir sur la carte administrative de la Haute-Savoie
City locator 14.svg
Marnaz

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

Voir sur la carte topographique de la Haute-Savoie
City locator 14.svg
Marnaz

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Marnaz

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Marnaz
Liens
Site web mairiedemarnaz.fr

Marnaz (se prononce Marna[Note 1]) est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont les Marnerottes et les Marnerots.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Marnaz est située au pied de la chaîne du Bargy. Elle est bordée au nord par l'Arve.

Quartiers et hameaux[modifier | modifier le code]

Autour du quartier du Centre, se trouvent les hameaux Blanzy, les Bosnées, les Bottes, Chez Titas, la Contamine, les Crevallets, l'Étoile, Fond de Marnaz, les Fontaines, les Grands Prés, Hermy, la Terrassière et les Valignons.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Marnaz
Vougy Thyez
Mont-Saxonnex Marnaz Scionzier
Le Reposoir

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune provient probablement de la marne contenue en son sol. Comme bien souvent en Haute-Savoie, le -az final ne se prononce pas[Note 1].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Marnâ, selon la graphie de Conflans[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le hameau de Marnaz devient, en 1842, chef-lieu de la paroisse de Scionzier. À la suite de dissensions dans le conseil municipal à partir de 1830 avec comme point d'orgue la construction d'une nouvelle église au lieu-dit la Contamine, la commune de Marnaz est créée le 6 janvier 1866 par un décret de Napoléon III. Le cœur du village est situé à flanc de montagne. À la suite des travaux d'endiguement débutés en 1824, le développement de la commune s'étend vers le fond de vallée.

Une mairie-école est construite en 1878, puis une salle des fêtes en 1936 qui accueille également la mairie, avant que celle-ci ne soit finalement installée entre l'école et la chapelle en 1973 dans le nouvel édifice qu'elle partage avec la poste.

À partir des années 1970, le quartier des Valignons se développe entre la RN 205 (dite route blanche) et l'Arve avec la construction de logements sociaux et d'infrastructures sportives.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 5 000 et 9 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 29[5].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1936 1941 Charles-Louis Dancet radical socialiste Industriel
.... 1973 Paul Léger SE ...
1973 1977 Angel Boisier SE ...
1977 1995 René Pralon-Bouvier SE Conseiller général
1995 2001 François Pernat DVD ...
mars 2001 mars 2008 Arlette Debalme DVD ...
mars 2008 en cours Loïc Hervé UDI (NC) Sénateur de la Haute-Savoie
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes Cluses-Arve et Montagnes.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Italie Quincinetto (Italie). Marnaz est jumelée avec cette commune du Piémont depuis octobre 1996.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1866. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 5 282 habitants, en augmentation de 1,42 % par rapport à 2009 (Haute-Savoie : 7,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 099 1 117 1 124 1 121 1 137 1 207 1 264 1 349 1 404
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1 355 1 230 1 180 1 188 1 240 1 356 1 837 2 298 2 565
1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014 - -
2 949 3 595 4 019 4 442 5 111 5 129 5 282 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006 [9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune abrite une école maternelle et une école élémentaire publiques.

Service de secours[modifier | modifier le code]

Le centre de secours mis en service en 2002, a été le premier du département à bénéficier d'un financement par le Service départemental d'incendie et de secours de Haute-Savoie (SDIS 74) à hauteur de 80 %, le reste étant financé par la commune.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La Marnerotte est une randonnée pédestre qui a fait partie pendant quelques saisons d'un circuit officiel. Son parcours démarre de la mairie de Marnaz pour rejoindre le lac Bénit par le lieu-dit les Bottes.

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du diocèse d'Annecy, du doyenné de la Moyenne Vallée de l'Arve et de la paroisse Saint-Bruno en vallée d'Arve dont le siège se trouve à Cluses.

Le 22 mars 1869, une communauté de religieuses de la Croix de Chavanod s'installe à Marnaz. Elles y restent jusqu'en 1998.

Économie[modifier | modifier le code]

Exemple de poterie de Marnaz.

Comme dans toute la vallée de l'Arve, Marnaz possède une industrie du décolletage.

La présence de riches veines de marne au bords de l'Arve et une tradition savoyarde de poterie vernissée ont permis le développement de la poterie de Marnaz, tenue pendant plus de deux siècles par la famille Guyot. Une des dernières poteries traditionnelles en Haute-Savoie, elle ferme ses portes en mars 2010.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La chapelle dont la première pierre a été posée en 1648.
  • L'église Saint-Pierre-aux-Liens est construite de 1848 à 1851. Initialement destinée à la paroisse de Scionzier, elle est attribuée à celle de Marnaz lors de la scission de 1866. S'estimant lésés d'un bien qu'ils avaient en partie financé, les Schonverots (habitants de Scionzier) viennent récupérer de nuit la cloche de l'église. Après jugement du tribunal, la cloche est restituée à son créateur, la fonderie Paccard.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • La « Pyramide » voit le jour en 1993 après la réhabilitation d'une ancienne usine de décolletage. Elle abrite plusieurs salles ainsi que la bibliothèque municipale.

Associations culturelles et artistiques[modifier | modifier le code]

  • La batterie fanfare est dirigée par Daniel Pate.
  • L'harmonie municipale est une association fondée en 1836 qui compte aujourd'hui 78 musiciens.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Marnaz Blason D'azur à la roue d'engrenage d'argent, le moyeu de gueules percé d'argent, soutenue par deux branches de laurier d'or, fruitées de gueules, les tiges passées en sautoir en pointe et liées du même, au listel d'argent brochant en chef, chargé de l'inscription "MARNAZ" en lettre capital de gueules et surmonté d'un tourteau de gueules remplis d'argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Le -az final ne se prononce pas, mais indique que l'accentuation du mot va sur la première syllabe[1],[2],[3].
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Henri Dénarié, « Berlioz ne rime pas avec myxomatose », La Voix des Allobroges,‎ (lire en ligne) (Article publié dans le numéro 13 de La Voix des Allobroges, été 2007)
  2. Jean-Baptiste Serron avec Marc Bron, « Comment bien prononcer les noms de nos communes? », L'Essor savoyard,‎ (lire en ligne).
  3. « Toponymie arpitane : les noms en -oz, -az, -ex, -ix », sur Arpitan.com - Fédération internationale de l'arpitan (consulté le 20 juillet 2016).
  4. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 14
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou
  5. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .