Le May-sur-Èvre

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Le May-sur-Èvre
Le May-sur-Èvre
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Cholet
Canton Saint-Macaire-en-Mauges
Intercommunalité Agglomération du Choletais
Maire
Mandat
Alain Picard
2014-2020
Code postal 49122
Code commune 49193
Démographie
Gentilé Maytais, Maytaise
Population
municipale
3 845 hab. (2015 en diminution de 3,15 % par rapport à 2010)
Densité 121 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 08′ 11″ nord, 0° 53′ 28″ ouest
Altitude Min. 72 m
Max. 128 m
Superficie 31,85 km2
Localisation

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Site web Site du May-sur-Èvre

Le May-sur-Èvre est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire en région Pays de la Loire.

La commune offre un double visage : celui d'une petite ville industrielle et celui d'un village où l'agriculture performante reste aujourd'hui une des activités phares.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cette commune angevine se situe dans le sud-ouest du Maine-et-Loire, dans la région des Mauges, à 7 km au nord de Cholet et à 100 km à l'est des plages de l'Atlantique.

Aspects géologiques : plateau de roches primaires (altitude de 70 à 110 m) coupé par la vallée de l'Èvre.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du latin Ulmetum (Ormeraie) avec différentes variantes au cours des siècles (Ulmerium ; Ecclesia del Ulmeto : Parrochia d'Oulmay : Ecclesia Sancti Michaelis Olmai. Le nom actuel date de 1881 : on installe à cette date le service des postes et du télégraphe. On devait distinguer la commune d'un autre May situé en Normandie, on ajoutera alors le nom de la rivière qui coule sur le territoire communal à celui de la commune.

Nom des habitants : Maytais, Maytaise

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire était habité dès les temps préhistoriques puisqu'on a retrouvé de nombreux outils en pierre taillée (coups de poings et pointes de flèches). Un splendide menhir (situé sur la commune de Trémentines, mais à la limite du May) vient confirmer cette certitude.

Les vestiges d'une voie romaine (route de la Séguinière) et le nom « Ulmetum » attestent d'une présence romaine aux premiers siècles de l'ère chrétienne. Lors des invasions barbares du Ve siècle, le May est christianisé et dépend de Poitiers. Le seigneur de Chemillé est alors le protecteur temporel de la paroisse qui lui verse les impôts féodaux.

Au XIIe siècle, ce sont les moines de Saint-Michel-en-l'Herm qui dominent la paroisse qui sera rattachée au diocèse de La Rochelle jusqu'à la Révolution.

Au XIVe siècle, la construction de l'église actuelle est entreprise.

Au XVe et XVIe siècles, s'affirme l'emprise des seigneurs du Cazeau. La culture du lin est introduite dans les campagnes. Les guerres de religion sont néfastes : l'église est incendiée et l'abbaye de Bellefontaine est en partie détruite.

Au XVIIe et XVIIIe siècles, on trouve au May des tisserands et des tanneries. Les toiles transitent par Cholet et sont dirigées sur les ports voisins de Nantes, de La Rochelle ou de Bordeaux.

Le May est converti en profondeur par les missions de Louis-Marie Grignion de Montfort dont une croix reste encore à côté du collège.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1800 Gabriel Fizeau    
1800 1803 Mouraire Tharreau    
1803 1814 Gabriel Fizeau    
1814 1830 Barreau de la Possardière    
25 septembre 1830 30 septembre 1830 Brion-Sachet    
1830 1832 M. Guilbault    
1832 1838 M. Triolet    
1838 1848 Brion-Sachet    
1848 1878 Raimbault-Courtais    
1878 1892 Chupin-Brevet    
1892 1919 Honoré Neveu    
mai 1920 septembre 1920 Joseph Aveneau    
1920 1945 Georges Lefort    
mai 1945 octobre 1945 Madeleine Bureau    
1945 1959 Georges Lefort    
1959 1960 Joseph Chupin    
1960 1968 Marcel Taupin    
1968 1977 Marcel Rousseau    
mars 1977 mars 1989 Auguste Senghor[1] DVD Vétérinaire
mars 1989 juin 1995 Pierre Chalopin DVG Professeur d'allemand
juin 1995 mars 2008 Auguste Senghor DVD Vétérinaire
mars 2008 en cours Alain Picard[2] MoDem Inspecteur pédagogique
Vice-président de l'Agglomération du Choletais

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de l'Agglomération du Choletais[3].

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5].

En 2015, la commune comptait 3 845 habitants[Note 1], en diminution de 3,15 % par rapport à 2010 (Maine-et-Loire : +3,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 4422 2712 6682 9553 3153 2153 2963 4582 691
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 6682 6062 1032 0802 1392 0512 0121 9722 008
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9762 0691 9861 8221 9362 0562 0642 2322 622
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
3 0913 3833 5513 8063 9143 8913 8483 9703 845
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 49,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,7 %, 15 à 29 ans = 18,9 %, 30 à 44 ans = 21,6 %, 45 à 59 ans = 20,8 %, plus de 60 ans = 19 %) ;
  • 50,7 % de femmes (0 à 14 ans = 20,1 %, 15 à 29 ans = 15,5 %, 30 à 44 ans = 20 %, 45 à 59 ans = 20 %, plus de 60 ans = 24,3 %).
Pyramide des âges à Le May-sur-Èvre en 2008 en pourcentage[8]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,2 
5,8 
75 à 89 ans
8,7 
12,6 
60 à 74 ans
14,4 
20,8 
45 à 59 ans
20,0 
21,6 
30 à 44 ans
20,0 
18,9 
15 à 29 ans
15,5 
19,7 
0 à 14 ans
20,1 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[9].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Vie locale[modifier | modifier le code]

La commune a obtenu une fleur au Concours des villes et villages fleuris (palmarès 2007) et une deuxième en 2009.

La flamme postale de la commune des années 1980 développait sur trois lignes horizontales en lettres majuscules les devises suivantes : Labeur et ténacité ; Une vitalité industrielle ; Un certain art de vivre.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Depuis septembre 2007, l'espace culturel Léopold Sédar Senghor, ou espace Senghor, intègre un théâtre, un espace cabaret et un hall d'exposition, permettant des actions culturelles de proximité sur la commune. Ce lieu participe à la synergie culturelle déployée sur le territoire de l'agglomération choletaise. La municipalité y organise tout au long de la saison des stages, ateliers, randonnées artistiques, diner-reportage, lectures ou répétitions publiques. Ces manifestations sont organisées en partenariat avec les associations, établissements scolaires. Depuis plusieurs années, le projet culturel s'est orienté plus particulièrement vers la famille et le jeune public en proposant de nombreuses représentations adaptées aux différents âges de la vie durant les périodes de vacances ou en séances dédiées au public scolaire[10],[11].

Le centre socio-ludique, anciennement centre socio-culturel, est composé de plusieurs salles à disposition de la batterie fanfare, du centre aéré et de la halte-garderie, et d'une salle des fêtes.

Sports[modifier | modifier le code]

Présence d'un groupement sportif, composé de deux salles multi-sports, dont une salle ayant deux terrains, et d'une salle de gymnastique et de judo.

L'espace Le cercle, créé par l'association L'Énergie, se compose d'un bar, de deux salles de réunion et de la salle de sport Michel Beignon à disposition du club de tennis de table et ayant un mur d'escalade[12].

Le dernier weekend d'août est organisé sur la commune le tournoi national Carisport, en association avec douze autres communes[13],[14].

Manifestations[modifier | modifier le code]

Le premier weekend de juin, se déroule le Weekend jeunesse, pendant lequel une multitude d'activités sont proposés au public plus ou moins jeune. Ces activités sont sportives, culturelles, etc.

Chaque premier dimanche d'octobre se déroule la fête de la Fressure. Les chaudrons de fressure sont alors placés sur la place de la commune où ce plat, à base de cochon entier, est vendu à tous et dégusté. Une fête foraine accompagne les festivités. 2014 en a été la 34e édition[15].

S'y déroule aussi le Festival de la BD engagée, dont octobre 2017 en a été la 11e édition[16].

Économie[modifier | modifier le code]

Sur 229 établissements présents sur la commune à fin 2010, 28 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 7 % du secteur de l'industrie, 9 % du secteur de la construction, 42 % de celui du commerce et des services et 14 % du secteur de l'administration et de la santé[17]. En 2015, sur les 248 établissements, cette répartition s'établissait à 22 % de l'agriculture (pour une moyenne de 11 % sur le département), 7 % de l'industrie, 6 % de la construction, 50 % du commerce et des services et 15 % de l'administration et de la santé[18].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Michel, des XVe et XVIe siècles, appelée le Géant des Mauges[19].
  • La chapelle Saint-Tibère.
  • La chapelle Notre-Dame-de-Miséricorde, construite pour le Jubilé de 1875, par Jean Hervé, et bénie par le curé du May, Mgr Bretaudeau, le .
  • Le château du Cazeau.
  • L'ancienne voie gallo-romaine.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François-Charles Tharreau (1751-1829), né au May-sur-Èvre, homme politique, fut notamment maire de Cholet et député de Maine-et-Loire[20].
  • Henri Coutet (1909-1999), mort au May-sur-Èvre, acteur français ayant tourné dans plus d'une centaine de films et téléfilms[21].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Célestin Port, Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : D-M, t. 2, Angers, H. Siraudeau et Cie, , 2e éd. (notice BnF no FRBNF34649310, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Neveu de Léopold Sédar Senghor.
  2. Ouest-France, Alain Picard élu pour un second mandat de maire, article du 31 mars 2014.
  3. Insee, Composition de l'EPCI du Choletais (244900700), consulté le 28 septembre 2013.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. « Évolution et structure de la population à Le May-sur-Èvre en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 mars 2012)
  9. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 mars 2012)
  10. « Espace culturel Leopold Sedar Senghor », sur Espace Senghor (Le May-sur-Èvre) (consulté le 5 février 2018).
  11. « La May-sur-Èvre. Espace Senghor : le défi culturel en milieu rural », sur Ouest-France, .
  12. Article Ouest-France, 9 février 2010.
  13. Carisport, consulté le 28 février 2008.
  14. « La May-sur-Èvre « S'il n'y a pas de bénévoles, il n'y a pas Carisport » », sur Le Courrier de l'Ouest, .
  15. « La 34e fête de la Fressure sera somptueuse », sur Ouest-France, .
  16. « Le May-sur-Èvre Des pavés dans la bulle au Festival de la BD engagée », sur Le Courrier de l'Ouest, .
  17. Insee, Statistiques locales du territoire du May-sur-Èvre (49), consultées le 21 avril 2013.
  18. « Commune du May-sur-Èvre (49193) », sur Insee, .
  19. « Eglise », notice no PA00109178, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « François Charles Tharreau », sur Assemblée nationale (consulté le 17 février 2018).
  21. (en) « Henri Coutet 1909–1999 », sur Internet Movie Database (consulté le 17 février 2018).