La Séguinière

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La Séguinière
Église Notre-Dame de La Séguinière, monument historique de la commune.
Église Notre-Dame de La Séguinière, monument historique de la commune.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Cholet
Canton Saint-Macaire-en-Mauges
Intercommunalité Agglomération du Choletais
Maire
Mandat
Jean-Paul Boisneau
2014-2020
Code postal 49280
Code commune 49332
Démographie
Gentilé Ziniérais
Population
municipale
4 004 hab. (2014)
Densité 127 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 03′ 49″ nord, 0° 56′ 19″ ouest
Altitude 66 m (min. : 48 m) (max. : 139 m)
Superficie 31,48 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de La Séguinière

La Séguinière est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune angevine des Mauges, La Séguinière se situe à l'ouest de Cholet, sur la route D 753, La Romagne / Cholet, et à proximité de la N 249, qui va de Nantes à Bressuire[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

La paroisse et la châtellenie de La Séguinière sont connues depuis l’an mille. Point stratégique sur le cours de la Moine, la commune sépare les provinces historiques d’Anjou et de Poitou. C’est sans doute pour cette raison que La Séguinière tire son nom du latin « sequinaria », qui signifie frontière.

Jusqu’à la fin du XIXe siècle, la population vit de l’agriculture et de l’élevage. Entre 1900 et 1950, l’industrialisation du textile à Cholet et de la chaussure à La Séguinière créent de nouveaux emplois. Au plus fort de la production, 300 Ziniérais travaillent dans ce secteur, mais l’activité périclite à la fin des années 1950.

Héritage religieux[modifier | modifier le code]

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La tradition religieuse a laissé de profondes empreintes dans le patrimoine communal.

La célèbre sculpture de Notre-Dame-De-Toute-Patience, visible dans la chapelle du même nom, est attribuée au père Louis-Marie Grignon de Montfort, missionnaire apostolique, venu à La Séguinière en 1713 et en 1715. Il l’aurait taillé dans le tronc d’un poirier provenant d’un jardin de la commune. Les frères Montfortains, missionnaires du Saint-Esprit, se présentent encore à elle pour prononcer leurs vœux religieux.

Dans les années 1950, l’abbé Chauveau, bien connu pour son caractère et ses frasques, a lui aussi profondément marqué les esprits. De nombreuses anecdotes circulent encore à son sujet. Lorsque l’état de santé de l’un de ses paroissiens inspirait quelque inquiétude par exemple, il partait visiter le malade, Notre-Dame-de-Toute-Patience dans une des sacoches de son solex et une bouteille de Veuve Amiot dans l’autre, pour apporter un peu de réconfort au « mal-en-point ».

Une partie de l’héritage lui venant de ses parents sert à rénover l’église de la commune. Notre-Dame-de-l’Assomption, classée monument historique en 1970, abrite grâce à lui une superbe collection de vitraux contemporains sur les guerres de Vendée et la vie du père de Montfort.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1973 1995 Roger Dronneau[2]    
1995 en cours Jean-Paul Boisneau[3] UMP Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de l'agglomération du Choletais.

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Ziniérais[4].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 004 habitants, en augmentation de 7,61 % par rapport à 2009 (Maine-et-Loire : 3,2 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 174 1 014 1 183 1 268 1 313 1 377 1 324 1 550 1 538
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 604 1 631 1 604 1 570 1 595 1 613 1 706 1 690 1 640
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 571 1 424 1 361 1 271 1 247 1 256 1 211 1 324 1 533
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 593 1 672 2 225 3 108 3 482 3 506 3 593 3 765 4 004
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006 [8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,1 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 49,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,9 %, 15 à 29 ans = 18,5 %, 30 à 44 ans = 21,5 %, 45 à 59 ans = 25,2 %, plus de 60 ans = 15,8 %) ;
  • 50,7 % de femmes (0 à 14 ans = 19,5 %, 15 à 29 ans = 15,3 %, 30 à 44 ans = 21,1 %, 45 à 59 ans = 23,9 %, plus de 60 ans = 20,2 %).
Pyramide des âges à La Séguinière en 2008 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,8 
4,8 
75 à 89 ans
6,1 
10,5 
60 à 74 ans
12,3 
25,2 
45 à 59 ans
23,9 
21,5 
30 à 44 ans
21,1 
18,5 
15 à 29 ans
15,3 
18,9 
0 à 14 ans
19,5 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[10].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

La population a fortement augmenté dans les années 1970, ce qui a entraîné un fort développement de l’habitat. Le nombre de jeunes ménages est maintenu à un niveau raisonnable ce qui permet aux effectifs scolaires de se maintenir.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Tissu économique[modifier | modifier le code]

Sur 407 établissements présents sur la commune à fin 2010, 12 % relèvent du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 12 % du secteur de l'industrie, 9 % du secteur de la construction, 59 % de celui du commerce et des services et 8 % du secteur de l'administration et de la santé[11].

Zones d'activités[modifier | modifier le code]

On compte 1 500 emplois sur la commune et 90 ha de zones d’activités. Les magasins d’usine du Circuit des marques ou de Marques Avenue, zone de la Ménardière, sont très fréquentés.

Les deux autres zones (ZI des Grands Bois et ZI de la Bergerie) accueillent quant à elles une cinquantaine de PME/PMI dans des domaines d’activité très variés : du transport de marchandises à l’automatisation industrielle en passant par la bureautique ou la fabrication de vérandas.

D’autres entreprises sont implantées hors-agglomération : une briquèterie, un abattoir de volailles et une minoterie. Elles comptabilisent ensemble près du tiers des emplois de la commune.

D’autre part, une quarantaine d’exploitations agricoles s’étendent sur 2 000 ha.

Située dans le bassin de vie de Cholet, la ville fait partie de la communauté d'agglomération du Choletais.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine :

  • Chapelle Notre-Dame-de-Toute-Patience, des XVe, XVIe, XVIIIe, XIXe et XXe siècles[12] ;
  • Église Notre-Dame[13] ;
  • Ferme des Landes-Pesseaux, des XVe, XVIe et XVIIe siècles[14] ;
  • Manoir de la Forêt, des XVIe et XIXe siècles[15] ;
  • Manoir de la Marche, des XVe et XVIe siècles[16] ;
  • Manoir de la Renolière, des XVe, XVIe, XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles[17] ;
  • Mégalithe dit le rouler des Châteliers[18].

Sentiers de randonnée :

  • Un sentier d’interprétation, le long de la Moine à partir du Moulin de la Cour, pour valoriser la faune, la flore et l’histoire locale a été inauguré en mai 2005 ;
  • Deux autres sentiers balisés parcourent le territoire communal : Sur les Pas du père de Montfort, itinéraire de quelques kilomètres à la découverte du patrimoine architectural de la commune, et le chemin de Tiffauges à l’Étang Ruiné, itinéraire de 14 km à travers les paysages de campagne ziniéraise.

Vieux pont du XVe siècle au pied du vieux bourg

Personnalité liée à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis-Marie Grignion de Montfort dit le père de Montfort (1673-1716) est venu à La Séguinière en 1713 et 1715 où certains vitraux de l'église Notre-Dame de l'Assomption retracent sa vie ;
  • Ron Anderson, né le 15 octobre 1958 à Chicago, ancien joueur professionnel de basket-ball dans les championnats NBA et français, évolue quelque temps au sein du club de La Séguinière Saint-Louis Basket.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. IGN et BRGM, Géoportail La Séguinière (49), consulté le 11 novembre 2012.
  2. Ouest-France, La Séguinière : Roger Dronneau est décédé, article du 23 juin 2013.
  3. Ouest-France, Sans surprise, Jean-Paul Boisneau réélu maire, article du 30 mars 2014.
  4. « Mot du maire », sur Mairie de la Séguinière (mairie-laseguiniere.fr) (consulté le 13 septembre 2016).
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Évolution et structure de la population à La Séguinière en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 septembre 2012)
  10. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 septembre 2012)
  11. Insee, Statistiques locales du territoire de La Séguinière (49), consultées le 9 juin 2013.
  12. « Chapelle Notre-Dame-de-Toute-Patience », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Eglise », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Ferme », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Manoir de la Forêt », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Manoir de la Marche », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Manoir de la Renolière », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « Mégalithe dit le rouler des Châteliers », base Mérimée, ministère français de la Culture.