La Romagne (Maine-et-Loire)

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La Romagne
Oratoire de la Peltière.
Oratoire de la Peltière.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Cholet
Canton Saint-Macaire-en-Mauges
Intercommunalité Agglomération du Choletais
Maire
Mandat
Alain Breteaudeau
2014-2020
Code postal 49740
Code commune 49260
Démographie
Gentilé Romagnon, Romagnonne
Population
municipale
1 791 hab. (2014)
Densité 111 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 03′ 42″ nord, 1° 01′ 15″ ouest
Altitude 110 m
Superficie 16,11 km2
Localisation

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La Romagne est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune angevine des Mauges, La Romagne se situe au sud-est de Roussay, sur la route D 753, Tiffauges - La Séguinière[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

L’origine de la commune est très ancienne. Elle a été habitée par des populations primitives dès l’âge de pierre, il y a 5 000 à 7 000 ans : on a trouvé sur son territoire des haches en silex datant[réf. nécessaire] de cette période.

Antiquité[modifier | modifier le code]

La conquête de la Gaule par les légions de César a laissé des traces sur le terrain. L’oppidum ou camp romain de la Bouterie était un camp de repos pour les armées d’invasion il y a 2 000 ans[réf. nécessaire]. L’antique voie appelée « chemin des Romains », transformée en sentier de randonnée pédestre, est aussi un témoignage de l’ancienneté de la vie dans la commune.

La conversion des populations antiques à la religion catholique, qui est introduite dans les Mauges après l’an 300, accompagnée d’un début de civilisation[pas clair], amènera progressivement le regroupement familial autour de chapelles ou d’oratoires qui devinrent paroisses quand il y eut un prêtre pour chaque agglomération.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La première mention de La Romagne date de 1107. Les moines du Petit Saint-Laurent étaient à cette époque responsables de la paroisse. Les premières habitations de la bourgade ont dû se rassembler dans le vieux quartier du « Bourgnissant » ou « Bourg-Naissant » (la rue des Écoles actuelle)[réf. nécessaire].

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

La population est à l’origine essentiellement agricole. Administrée par les moines qui ont défriché une partie du plateau, elle atteindra en 1700 environ 550 habitants. Le bourg se développe alors autour des métiers à tisser à la main. Le tisserand travaille le chanvre de la vallée de la Loire et le lin cultivé dans les champs de La Romagne. Des périodes de prospérité alternent avec des époques de misère et de famine. La paroisse atteindra cependant 1 000 habitants à la veille de la Révolution.

Révolution[modifier | modifier le code]

Le cahier des doléances des habitants de La Romagne témoigne vivement du besoin de réformes exprimé par la population, avec la revendication d’une plus grande égalité : réforme de l’impôt, suppression de la gabelle, abolition de la milice forcée, abrogation des financiers intermédiaires qui gaspillent l’argent de l’État[réf. nécessaire], contribution sur les biens des couvents et sur les riches nobles pour payer les gages d’un maître d’école qui enseignerait gratuitement aux enfants pauvres de la paroisse.

L’espoir suscité par la rédaction du cahier de doléances fait rapidement place au scepticisme, puis à l’inquiétude quand se succèdent les nouvelles de Paris : la proclamation de la République, l’exécution du roi Louis XVI, l’obligation faite au clergé de prêter serment à la Constitution civile et surtout le décret de levée en masse de 300 000 jeunes recrues mettent le pays en ébullition.

La Romagne participera très activement au soulèvement des guerres de Vendée et elle le paiera très cher. M. Lambert de la Douasnerie, un historien angevin, a comptabilisé 133 victimes de l’insurrection et de la répression à La Romagne, sans compter la destruction par le feu de presque tout le bourg et de très nombreuses fermes.

La commune sort exsangue et ruinée des guerres de la révolution et de l’Empire : il ne reste que 720 à 750 habitants ! Malgré la ténacité et le courage bien connus des gens des Mauges[pas clair], il faudra attendre 1846 pour retrouver le niveau de 1789.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

À partir de 1850, l’agriculture dans toute la région est en pleine expansion : le défrichage de la forêt et du plateau libère de nouvelles terres exploitées surtout pour l’élevage. Les bœufs gras vendus au marché de Cholet sont très estimés à Paris. Dans le même temps, les tisserands continuent leur travail ingrat dans les caves et les boutiques accolées à leur maison. La vie de tout le monde, paysans, artisans, tisserands, était alors rythmée par le cycle des saisons et des fêtes carillonnées[pas clair].

L’église de la paroisse a été reconstruite en 1840, l’ancienne qui avait été rafistolée[pas clair] après l’incendie de 1794 étant vraiment vétuste et devenue trop petite pour la population en constante augmentation. La décoration intérieure de l’édifice a été confiée par le curé bâtisseur à son propre frère. M. l’abbé Joseph BOURIGAUD qui avait fait de solides études de peintre à Rome où son évêque l’avait envoyé, est l’auteur de ces grandes fresques qui restent assez belles malgré les dégâts causés par l’humidité des vents d’ouest et l’infiltration des murs.

C’est aussi la période des premières écoles primaires. Dues au départ à la générosité de braves femmes qui mettent leur petite aisance au service gratuit de l’enseignement des enfants de la commune[pas clair] : Marianne Leblanc, dite Mme Antoine, et Julie et Marie Vinet méritent la reconnaissance des Romagnons. La commune contribuera efficacement de son côté à la création d’une école publique de garçons largement justifiée : 1 313 habitants en 1891, chiffre maximum qui ne fera que baisser jusqu’à la dernière guerre : 919 en 1936.

Guerre de 1914-1918 : elle avait fait une nouvelle fois une saignée terrible dans la jeunesse de la commune. Les noms de plus de 50 Romagnons gravés sur le monument aux morts témoignent pour les jeunes générations du sacrifice de ceux qui sont tombés pour la patrie.

Industrialisation : en 1917, M. Pierre MULLIEZ, un industriel du Longeron fit construire l’important bâtiment du tissage, rue de Beauséjour. Cette industrie qui prenait le relais des vieux métiers à main occupera de nombreux ouvriers et ouvrières pendant plus de 30 ans.
Avant la période 1939-1945, la chaussure avait commencé à prendre la place du textile dans la région. À la fin de la guerre, de nombreuses initiatives aboutiront à la création d’entreprises pour la plupart encore prospères, dans la chaussure, la ferronnerie, le meuble, la matériel agricole, l’industrie du bois, etc.

D’autre part, depuis plus de 50 ans, les Romagnons ont été attirés par de nombreux emplois que Cholet, la métropole régionale a pu leur offrir, tant dans le secteur tertiaire que dans des usines souvent d’importance nationale implantées dans de vastes zones industrielles.

La Romagne s’est alors considérablement développée. La population, après avoir une nouvelle fois rejoint le niveau de 1789 et 1846 (1 012 habitants en 1954) est passée à 1 650 en 1995, grâce à un important programme de constructions individuelles et de logements locatifs, effort qui se poursuit dans le but d’accueillir les nouveaux Romagnons dans les meilleures conditions.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1870 1888 Jacques Tijou    
1888 1892 François Brillouet    
1892 1900 Pierre Baron    
1900 1901 François Vincent    
1904 1914 Louis Fillaudeau    
1914 1917 Jean Billaud    
1919 1920 Louis Fillaudeau    
1920 1923 Jean Musset    
1923 1940 Zacharie Simon    
1940 1942 Armand Bachelier    
1942 1944 Guimbretière    
1944 1945 Charles Brillouet    
1945 1953 Jean-Marie Bahu    
1953 1959 Joseph Delhommeau    
1959 1971 Jean-Marie Bahu    
1971 1983 René Hervouet    
1983 1989 Marcel Blouin    
1989 2001 Yves Coutant    
mars 2001 mars 2008 Didier Patarin    
mars 2008 en cours Alain Breteaudeau[2]    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de l'Agglomération du Choletais.

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 791 habitants, en augmentation de 3,47 % par rapport à 2009 (Maine-et-Loire : 3,2 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 000 812 571 724 837 812 928 1 028 1 080
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 161 1 268 1 283 1 268 1 279 1 286 1 287 1 313 1 223
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 211 1 140 1 089 974 998 939 919 929 1 012
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 037 1 048 1 182 1 434 1 603 1 587 1 639 1 731 1 791
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,3 % contre 48,7 % au niveau national et 48,9 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 50,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,4 %, 15 à 29 ans = 19,3 %, 30 à 44 ans = 22 %, 45 à 59 ans = 21,6 %, plus de 60 ans = 16,7 %) ;
  • 49,7 % de femmes (0 à 14 ans = 19,9 %, 15 à 29 ans = 19,1 %, 30 à 44 ans = 21 %, 45 à 59 ans = 20,7 %, plus de 60 ans = 19,3 %).
Pyramide des âges à La Romagne en 2008 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
0,7 
4,4 
75 à 89 ans
7,2 
11,7 
60 à 74 ans
11,4 
21,6 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,0 
19,3 
15 à 29 ans
19,1 
20,4 
0 à 14 ans
19,9 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[8].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Vie locale[modifier | modifier le code]

D'un point de vue sportif, La Romagne se distingue par son club de tennis de table (SS La Romagne) évoluant dans l'élite française en championnat de France Pro A de tennis de table.

Depuis 2006, La Romagne dispose de la maison familiale rurale « Le Vallon », c'est la MFR de la communauté d'agglomération du choletais qui accueille environ 100 élèves. La MFR propose deux types de formation :
4e et 3e par alternance avec des supports professionnels divers (bâtiment et travaux publics, services, santé, artisanat…) ;
– seconde et terminale BEP Services aux Personnes (supports professionnels : petite enfance, personnes âgées, personnes handicapées, personnes convalescentes, etc.).

Économie[modifier | modifier le code]

Sur 117 établissements présents sur la commune à fin 2010, 24 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 9 % du secteur de l'industrie, 15 % du secteur de la construction, 43 % de celui du commerce et des services et 9 % du secteur de l'administration et de la santé[9].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le moulin du Bouchot.
  • La chapelle Saint-Joseph, construite en 1891.
  • L'église Saint-Romain, construite en 1841.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. IGN et BRGM, Géoportail La Romagne (49), consulté le 14 octobre 2012
  2. Réélection 2014 : « Liste des maires élus en 2014 », sur le site de la Préfecture du département de Maine-et-Loire (consulté le 19 avril 2014).
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. « Évolution et structure de la population à La Romagne en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 14 octobre 2012)
  8. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 14 octobre 2012)
  9. Insee, Statistiques locales du territoire de La Romagne (49), consultées le 8 mai 2013