Le Loroux-Bottereau

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Le Loroux-Bottereau
Vue de la ville depuis l'étang.
Vue de la ville depuis l'étang.
Blason de Le Loroux-Bottereau
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Vallet
Intercommunalité Communauté de communes Sèvre et Loire
Maire
Mandat
Paul Corbet
2014-2020
Code postal 44430
Code commune 44084
Démographie
Gentilé Lorousains
Population
municipale
8 058 hab. (2014)
Densité 178 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 14′ 20″ nord, 1° 20′ 52″ ouest
Altitude Min. 2 m – Max. 93 m
Superficie 45,31 km2
Localisation

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Le Loroux-Bottereau
Liens
Site web loroux-bottereau.fr

Le Loroux-Bottereau est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune du Loroux-Bottereau dans le département de la Loire-Atlantique.

Le Loroux-Bottereau est située dans le Vignoble nantais, à environ 20 km au sud-est de Nantes.

Les communes limitrophes sont La Remaudière, Le Landreau, Haute-Goulaine, Saint-Julien-de-Concelles et Divatte-sur-Loire en Loire-Atlantique, Orée-d'Anjou en Maine-et-Loire.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Le Loroux-Bottereau est une commune urbaine monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine de Nantes et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique). Elle est la seule commune de son unité urbaine.

Rose des vents Saint-Julien-de-Concelles (3,5 km) Divatte-sur-Loire (5,5 km)
Saint-Julien-de-Concelles (3,5 km)
Orée-d'Anjou (Maine-et-Loire) (9 km) Rose des vents
Nantes (19 km)
Haute-Goulaine (10 km
N La Remaudière (9 km)
O    Le Loroux-Bottereau    E
S
Haute-Goulaine (10 km Le Landreau (5 km)
La Chapelle-Heulin (7,5 km)
Le Landreau (5 km)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Oratorium en 1073, Oratorium Boterelli au XIVe siècle[1].

Le Loroux-Bottereau vient du latin oratorio (oratoire) et de Boterellus, seigneur du lieu au XIIe siècle.

Le Loroux possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Le Lorór-Boterèu (écriture ELG)[2].
Lavreer-Botorel en breton[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Son nom rappelle que l'agglomération s’est développée autour d'un modeste oratoire (Oratorio/Oratorium, d'où « Loroux »), puis d'un château appartenant à la famille Botterel, au XIIe siècle.

Lors de la Révolution française, la population du Loroux-Bottereau se range majoritairement dans le camp des Vendéens royalistes et catholiques. Certains Lorousains, surnommés les Gars du Loroux, font partie de l’armée de Charette en 1793. En février et , la neuvième colonne incendiaire de Cordellier ravage le pays, faisant quelque mille morts et ne laissant que peu de bâtiments intacts. Plaques et croix posées à l’initiative de la famille Renoul, au cours des XIXe et XXe siècles, perpétuent le souvenir de cette période, notamment à Bas-Briacé, près du château de Briacé, aujourd'hui sur la commune du Landreau, marqué par le martyre d’André Ripoche.

Scission : le Landreau[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Le Landreau.

Le Chanoine Théard, édifie l'église du Landreau, sous le vocable de l'Immaculée Conception, entre 1845 et 1848, à cause de la distance séparant ses fidèles de l'église du Loroux ; une demande de scission est lancée.

Le , le roi Louis-Philippe signe une ordonnance pour que le bourg devienne une paroisse succursale du Loroux ; le bourg obtient son statut de paroisse, par ordonnance épiscopale, le .

Durant l'année 1863, sous Napoléon III, le Loroux se démembre d'une partie de son territoire, perdant environ un tiers de sa population, pour la création de la commune du Landreau. Le , M. Chon, ancien membre du Conseil Municipal du Loroux-Bottereau, délégué par le Préfet, procède aux élections municipales. Cette réunion se tient à la maison de Racapé, propriété de M. Boutillier-Delisle, à défaut de Maison commune. Par ampliation d'un arrêté préfectoral, en date du , est nommé M. Boutillier-Delisle, membre élu du conseil municipal, maire de la commune ; M. Chon est nommé adjoint au maire[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Aymé-Simon Renoul    
1912 1940 Louis Linÿer FR avocat, officier de la Légion d'honneur, sénateur
mars 1983 1995 André Bourgoin    
mars 1995 en cours Paul Corbet[Note 1] Divers gauche chef d'entreprise en modelage
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 1863, la commune cède une partie de son territoire pour permettre la création du Landreau.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 8 058 habitants, en augmentation de 21,45 % par rapport à 2009 (Loire-Atlantique : 5,96 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7 200 2 996 4 971 4 991 4 991 5 335 5 012 5 681 5 932
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 058 6 163 4 195 4 067 4 105 4 007 4 029 3 809 3 666
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 572 3 573 3 476 3 110 3 135 3 052 3 069 2 986 3 024
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
3 067 3 204 3 488 4 033 4 353 4 936 6 330 7 879 8 058
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,1 %) est en effet inférieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[9],[10],[11]. Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est égale à la population féminine[9],[10],[11].

Pyramide des âges au Loroux-Bottereau en 2013 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,1 
5,0 
75 à 89 ans
7,7 
9,7 
60 à 74 ans
10,2 
18,6 
45 à 59 ans
17,2 
24,1 
30 à 44 ans
24,2 
17,8 
15 à 29 ans
17,3 
24,2 
0 à 14 ans
22,5 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le Loroux-Bottereau compte deux écoles primaires (une, Maxime-Marchand, et une privée, Sainte-Anne - Saint-Jean-Baptiste), deux collèges (Notre-Dame pour le privé et Auguste-Mailloux pour le public), ainsi qu'un lycée d'enseignement agricole privé, le lycée Saint-Exupéry.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Jean-Baptiste, troisième du nom, est construite de 1858 à 1870 (durant le mandat d'Aymé-Simon Renoul, maire sous le Second Empire) dans le style néo-gothique par l'architecte Henry Faucheur. Son clocher, de 75 mètres de haut, cache 8 cloches d'airain de 11 tonnes. Elle abrite un ensemble de fresques (vers 1170-1180), découvertes dans la chapelle Saint-Laurent, le , illustrant des scènes légendaires de la vie de l’ermite saint Gilles. Le panneau supérieur représente celle où il est blessé, lors d’une chasse, par Flavius, roi des Goths ; le panneau inférieur décrit un autre épisode où, à genou, un souverain coupable de relations incestueuses avec sa sœur, implore le saint homme de lui obtenir le pardon divin. Selon une tradition relatant la vie de saint Gilles, ce souverain est Charles Martel, mais le MAGNVS sur la fresque indique que celle-ci s’inspire d’une autre version légendaire, identifiant le souverain à Charlemagne, qui est pourtant né plusieurs années après la mort de l’ermite.
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  • Une des cinq statues — existant encore en France — du roi Louis XVI, œuvre du sculpteur Dominique Molknecht est datée de 1823 (avec celle de la place Maréchal-Foch de Nantes). Celle qui est placée sur le parvis de l'église du bourg est une copie (l'original se trouvant à l'office de tourisme). Au mois d', l'aîné des Capétiens, Alphonse de Bourbon, duc d'Anjou, invité par Pierre Renoul et la municipalité, y dépose une gerbe de lys blancs. Le roi Charles X a déjà honoré le Loroux-Bottereau en lui offrant une peinture de saint Jean-Baptiste, exposée dans l'église. .
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  • L'ancienne chapelle Saint-Laurent, désaffectée à la Révolution, puis bâtiment public affecté à divers usages successifs, est démolie en 1974. Il n’en subsiste aujourd’hui que l’ogive d’une porte latérale, remontée sur son lieu d’origine.
  • Les remparts et trois tours tronquées sont les seuls vestiges du château fort de la ville. Son histoire remonte au XIIème siècle. Il a été successivement propriété du seigneur Botterel, puis de la famille Machecoul, de Gilles de Rais et de Pierre Landais (décédé en 1485). Ce dernier a fait reconstruire le château, qui passera ensuite entre les mains de la famille Goulaine, puis de la famille Rosmadec.
  • Les moulins du Pé sont deux anciens moulins à vent du milieu du XIXe siècle, situés sur un (une butte) de 64 m d'altitude. Ils mesurent près de 15 m de haut. Le plus petit est réhabilité en habitation. Le second, qui n'a plus son toit, est aménagé en point de vue duquel l'on peut voir les alentours sur 360 °. Contre sa face ouest est posé un Christ-Roi de 5,6 m et de 6 300 kg. Cette sculpture, œuvre de Jean Fréour, date de 1956 et est faite à la demande de l'abbé Lemaistre. La croix contre laquelle la statue est appuyée mesure 17 m.
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L'abbaye Sainte-Radegonde abrite un musée[12],[13] viti-vinicole très complet, balayant toute l'histoire de la vigne, du vin et des métiers apparentés à ce secteur d'activité.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Vincent-Yves Boutin (1772-1815), colonel, né au Loroux-Bottereau.
  • Famille Barrin
  • Lucien Fruchaud (1934), né au Loroux-Bottereau, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier.
  • Famille Renoul, vieille famille notable de juristes et d'avocats en Parlement de Bretagne sous l'Ancien Régime : dont Honoré-Aymé Renoul de Moulin-Robert (1766-1844), officier chirurgien major des armées catholiques et royales pendant les Guerres de Vendée (armée de Charette puis Stofflet), adjoint au maire du Loroux démissionnaire à l'arrivée de Louis-Philippe. Aymé-Simon Renoul son fils (1795-1863), médecin, maire du Loroux constructeur de l'église actuelle (son nom est gravée sur la dernière clef de voute de l'église). François-Aymé Renoul son fils (1829-1911), notaire et avocat, historien du Loroux médiéval, adjoint au maire démissionnaire au moment des Inventaires. Joseph Renoul son fils (1868-1957), médecin, restaurateur de la statue de Louis XVI, initiateur de l'érection de quatre croix commémoratives des massacres des Colonnes Infernales de la République (colonne Cordelier - mars 1794) pendant la Guerre de Vendée.

[14] : "d'azur au lion d'or tenant une épée du même"

Héraldique et devise[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Palé contre-palé d'argent et d'azur, à deux chevrons d'or brochant sur le tout.
Commentaires : Blason peint sur une toile conservée en l'église paroissiale avec mention : « À la paroisse du Loroux pour sa vaillance et son martyre, Charles roi de France a donné ce tableau » (il s'agit de Charles X1829). Blason (délibération municipale du ) enregistré le .

La devise du Loroux-Bottereau : Fortes in bello, in fide autem fortiores ou, en français : « Valeureux dans la guerre et plus encore dans la foi ».

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2001, 2008 et 2014.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  2. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  3. Source : Compte-rendu de la première réunion du conseil municipal du Landreau, 01 novembre 1863
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. « Le Loroux-Bottereau 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 13 décembre 2016).
  9. a, b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - Le Loroux-Bottereau - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  10. a, b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  11. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  12. « Abbaye Ste Radegonde, Musée de la Vigne et du Vin », sur loire.visite.org (consulté le 21 février 2016)
  13. « Le musée de la vigne et du vin de Sainte-Radegonde », sur petitfute.com (consulté le 21 février 2016)
  14. blason Renoul