Pierre Landais

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Pierre Landais
Image dans Infobox.
Portrait par Jean-Adolphe Lafosse au XIXe siècle.
Fonction
Trésorier général
Duché de Bretagne
Biographie
Naissance
Décès
Activité
Autres informations
Propriétaire de
Vitré (35) Église Notre-Dame Chapelle Nord Clef de voûte04.JPG
Les armes de Pierre Landais ornant une des chapelles de Notre-Dame de Vitré.

Pierre Landais, né en 1430 à Vitré et mort le à Nantes, est le principal conseiller du duc François II de Bretagne, qui le laisse gouverner la Bretagne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre Landais est l'enfant de riches drapiers de Vitré, Jamet Landais et Perrine, dame du Bois Cornillé. Il entre au service du duc comme valet de garde-robe de Bretagne, puis devient trésorier et receveur général de Bretagne. Il encourage la bourgeoisie, l'imprimerie et les lettres car c'est avant tout un de ces bourgeois enrichis dans le commerce, expérimentés et ambitieux, que l'on voyait alors souvent s'élever dans la faveur des princes. En 1460, il crée à Nantes l'université de Bretagne. En 1477, il fait arrêter son rival Guillaume Chauvin, chancelier.

Tout-puissant de 1481 à 1485, il s'efforce de défendre l'indépendance du duché contre les manœuvres du roi de France, et tente de marier Anne de Bretagne au duc d'Orléans. Il fait transférer Guillaume Chauvin au cachot en 1481. Celui-ci meurt le du manque de nourriture et de mauvais traitements, ce qui provoque un coup d'État contre Pierre Landais le , mené par une partie de la noblesse acquise aux intérêts français. Il est accusé de concussion et de la mort de Guillaume Chauvin. Jugé et condamné, Pierre Landais est pendu le dans la prairie-au-Duc sur l'île homonyme à Nantes, au gibet qu'il avait lui-même fait construire quelques années auparavant. Ce gibet à quatre piliers dit la « carrée de Blesse » subsistera jusqu'au XVIIIe siècle[1]. Cette exécution affaiblira le pouvoir du duc François II.

« Abandonné d'un souverain auquel il avait voué une fidélité que le cynisme de ses ennemis avait vainement essayé de mettre en doute, le vitréen demeura calme devant les affronts, et marcha au supplice après avoir mis en ordre les affaires de sa conscience. Il restera le défenseur, non pas irréprochable, mais courageux, de cette nationalité bretonne, dont il emportait dans la tombe la dernière espérance[2]. »

Il avait fait reconstruire pour sa mère un manoir, le château du Bois-Cornillé, situé à Val-d'Izé, près de Vitré.

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Postérité[modifier | modifier le code]

Pierre Landais avait épousé Jeanne de Moussy, dame de Briord, qui lui donne une fille :

Hommages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paul de Berthou, « Clisson et ses monuments » [PDF], 1910 (supplément 1913) (consulté le 8 avril 2015), p. 4
  2. Édouard Frain, "Une terre, ses possesseurs catholiques et protestants, de 1200 à 1600 : pour faire suite aux «Familles de Vitré»", J. Plihon, Rennes, 1879, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54086453/f21.image.r=Vitr%C3%A9.langFR

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]