La Regrippière

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La Regrippière
L'église Saint-François-de-Sales.
L'église Saint-François-de-Sales.
Blason de La Regrippière
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Vallet
Intercommunalité Communauté de communes Sèvre et Loire
Maire
Mandat
René Baron
2014-2020
Code postal 44330
Code commune 44140
Démographie
Gentilé Regrippiérois
Population
municipale
1 530 hab. (2014)
Densité 84 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 10′ 57″ nord, 1° 10′ 30″ ouest
Altitude Min. 42 m – Max. 101 m
Superficie 18,17 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.cc-vallet.fr/

La Regrippière est une commune de l'ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire. La Regrippière est membre de la communauté de communes Sèvre et Loire.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le bourg de la Regrippière était appelé primitivement Escublant ou Escouflant. Le nom de la commune est traduit Skouvlant en breton], nom sans valeur historique : le breton n'y a jamais été parlé[1].

Le nom de la Regrippière vient du latin Regis Perrieri, « Perrière du Roi », d'où la reine Frédégonde (543-597) y fait extraire des pierres pour la construction de son palais. Cette « perrière », autrement dit cette carrière, se trouvait à l'emplacement du bourg actuel et sur le site où est installé le prieuré de la ville, ce qui justifie ainsi son nom. Derrière l'église paroissiale (ex-Chapelle du Prieuré) se trouve un lieu-dit appelé Les Carrières. Le nom de la Regrippière est donc propre au bourg et au prieuré.

La Regrippière se trouvant à la limite gallo-poitevine, elle possède un nom gallo : La Regripèrr (écriture ELG)[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de la Regrippière dans le département de la Loire-Atlantique.

La Regrippière est située à 30 km au sud-est de Nantes et à 8 km à l'est de Vallet.

Les communes limitrophes sont La Remaudière et Vallet en Loire-Atlantique, Montrevault-sur-Evre, Beaupréau-en-Mauges et Sèvremoine en Maine-et-Loire.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, la Regrippière est une commune rurale non polarisée (cf. liste des communes de la Loire-Atlantique).

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, elle est parfois dite « les Landes-de-Clisson », à une époque où il n’y avait pas encore d’habitant et où les bêtes sauvages pullulaient : loups, sangliers, renards, etc.

En 1108, le cartulaire de Fontevrault (f° 685) cite le nom d’Escoublant ; année où, précisément, le Bienheureux Robert d'Arbrissel y vient défricher pour installer un prieuré dépendant de l’abbaye royale de Fontevraud qu’il avait précédemment fondée. Cette nouvelle fondation, anciennement partie la commune de Vallet, prend le nom de « Prieuré de la Regrippière » et se trouve près de la Seigneurie de la Ragotière.

En 1792, une loi est votée, ordonnant la fermeture des Maisons Religieuses ; le prieuré est détruit en 1793 par les colonnes infernales[3].

Cependant, quand la paroisse puis la commune se créèrent (la première en 1820[3], la seconde en 1861), c’est le nom de la Regrippière qui prévaut, ce territoire s’identifiant depuis des siècles au prieuré ; l’on voit encore, très rarement, apparaître le nom d’Escoublant.

En droit féodal, le prieuré de la Regrippière rend hommage à l'abbesse royale de Fontevraud qui le reporte directement au Saint-Siège, les papes en étant suzerains. Jean-Baptiste Joseph Lord de La Ragotière est titré duc héréditaire d’Escoublant par un bref pontifical de Léon XIII.[réf. nécessaire]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours René Baron[Note 1] PS agriculteur, conseiller général du canton de Vallet (PS et divers gauche)
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

La commune est créée en 1863 à partir d'un démembrement partiel de Vallet.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1866. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 1 530 habitants, en augmentation de 0,13 % par rapport à 2009 (Loire-Atlantique : 5,96 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 250 1 268 1 234 1 221 1 200 1 309 1 265 1 232 1 211
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1 149 1 011 974 986 967 894 925 984 957
1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014 - -
850 905 1 093 1 089 1 517 1 525 1 530 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (13,8 %) est en effet inférieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[8],[9],[10]. Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,8 % contre 48,4 % au niveau national et 48,7 % au niveau départemental)[8],[9],[10].

Pyramide des âges à La Regrippière en 2013 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,4 
3,8 
75 à 89 ans
6,7 
9,0 
60 à 74 ans
7,5 
19,9 
45 à 59 ans
17,6 
24,4 
30 à 44 ans
27,3 
16,5 
15 à 29 ans
12,7 
26,2 
0 à 14 ans
27,9 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le pont romain, situé au lieu-dit « la Ducherie » (47° 10′ 44″ N, 1° 09′ 50″ O), sur la Sanguèze, fixe la limite départementale entre la Loire-Atlantique et le Maine-et-Loire. Le pont est visible en suivant un chemin aménagé le long de la rivière, à partir de la D 756.


À une dizaine de mètres du pont romain se trouve un puits ancien, près de la rivière.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules au calice d'or d'où sort un serpent ondoyant de sinople, surmonté d'un dextrochène à la main imposante de carnation, habillé aussi d'or, mouvant du flanc senestre.
Commentaires : Ce blason est une évocation de Saint Jean-Baptiste, patron de la paroisse. Brevet d'Hozier.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Joseph Lord de La Ragotière, (1851-1896), 1er duc d’Escoublant 1895[réf. nécessaire].
  • André Maurice Louis Lord de La Ragotière, (1880-1915), 2e duc d’Escoublant 1896, fils du précédent.
  • Guy André Lord de La Ragotière, (1909-1982), 3e duc d’Escoublant 1915, fils du précédent.
  • Jacques Guy Lord de La Ragotière, (1937), 4e duc d’Escoublant 1982, fils du précédent.


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en mars 2008.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Edmont Gilliéron, Atlas linguistique de la France, 1902-1910
  2. « Villes bretonnes, noms gallo », sur geobreizh.com (consulté le 18 mars 2013)
  3. a et b « Histoire - La Regrippière », sur cc-vallet.fr (consulté le 8 mars 2010)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. a, b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - La Regrippière - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  9. a, b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  10. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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