La Remaudière

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La Remaudière
L'église Saint-Martin.
L'église Saint-Martin.
Blason de La Remaudière
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Vallet
Intercommunalité Communauté de communes Sèvre et Loire
Maire
Mandat
Anne Choblet
2014-2020
Code postal 44430
Code commune 44141
Démographie
Gentilé Remaudièrois ou Remaudois
Population
municipale
1 263 hab. (2014)
Densité 97 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 14′ 18″ nord, 1° 14′ 32″ ouest
Altitude Min. 38 m – Max. 101 m
Superficie 12,98 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.la-remaudiere.fr/

La Remaudière est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire, située sur l'ancienne frontière entre le duché de Bretagne et l'Anjou.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de la Remaudière dans le département de la Loire-Atlantique.

La Remaudière est une commune de la Loire-Atlantique, située au sud-est du Pays nantais (pays historique), dans le Vignoble nantais (pays traditionnel).

Les communes limitrophes sont Le Loroux-Bottereau, La Boissière-du-Doré, La Regrippière, Vallet et Le Landreau en Loire-Atlantique. Elle touche le Maine-et-Loire au contact des anciennes communes de Landemont (intégré depuis 2016 dans la commune nouvelle Orée-d'Anjou) et La Chaussaire (intégrée à la commune nouvelle Montrevault-sur-Evre en Maine-et-Loire).

À vol d'oiseau, la commune est située à 7,6 km du Loroux-Bottereau[1], 7,5 km de Vallet[2], 17,5 km d'Ancenis[3] et 25,5 km à l'est / sud-est de Nantes[4] et 57 km d'Angers[5].

La Remaudière est située sur la rive gauche de la Divatte, La commune est arrosée par la Sensive, l'Ebaudière, le Roger et séparée du Maine-et-Loire par la Divatte.

Entre Anjou et Bretagne[modifier | modifier le code]

Autrefois, les frontières n'étaient pas délimitées par un trait précis, mais par des territoires plus ou moins flous, plus ou moins larges, appelés "marches". Sous l'Ancien Régime, La Remaudière faisait partie des marches de Bretagne-Anjou[6]. Ces marches dépendaient pour l'administration publique de l'Anjou (aspects fonciers et judiciaires) et pour l'administration religieuse de l'évêque de Nantes, d'où l'expression "du diable d'Anjou et du Bon Dieu de Bretagne". La Remaudière et La Boissière-du-Doré étaient une "marche commune", alors que les autres paroisses des marches Bretagne-Anjou étaient des "marches avantagères" à l'Anjou telles que Champtoceaux, Landemont, Liré, Montfaucon, etc[7],.

En Loire-Atlantique au contact du Maine-et-Loire[modifier | modifier le code]

En 1790, les zones de marches entre Anjou, Poitou et Bretagne furent supprimées et rattachés à l'un des trois nouveaux départements créés (Loire-Atlantique, Vendée et Maine-et-Loire) selon plusieurs principes : respect de situations antérieures (lorsque la marche était dite « avantagère » de l'une des anciennes provinces) ; volonté d'un partage équitable; simplification géographique. Ce partage des anciennes marches explique le découpage très restreint et ondulé du sud du département de la Loire-Atlantique. En milieu de ce grand redécoupage, la Boissière-du-Doré et La Remaudière furent jointes au département de la Loire-Atlantique, en tant que « marche commune ». La Boissière ne formait qu'une seule et même paroisse avec La Remaudière jusqu'au milieu du XVIIIe siècle (Pierre II Mauclerc de la Mousanchère, évêque de Nantes de 1746 à 1775, créa deux paroisses). Les autres communes des « marches avantagères » à l'Anjou furent rattachées au Maine-et-Loire.

Dans le pays du Vignoble nantais[modifier | modifier le code]

La Remaudière fait partie du Syndicat mixte du Pays du Vignoble nantais

Dans la communauté de communes Sèvre et Loire[modifier | modifier le code]

La Remaudière faisait partie du canton du Loroux-Bottereau depuis le découpage administratif de la Révolution française. Elle a intégré le SIVOM du Loroux-Bottreau dans les années 1970, qui a évolué en communauté de communes "Loire-Divatte". En 2017, la communauté de communes Loire-Divatte du Loroux-Bottereau a fusionné avec la communauté de communes du canton de Vallet. Cette nouvelle et vaste communauté de communes s'appelle "Sèvre et Loire".

Dans le même temps, les deux cantons de Vallet et Le Loroux-Bottereau sont également fusionnés par l'administration d'État, pour les élections départementales de 2014.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Plateau des Mauges et vallée de la Divatte[modifier | modifier le code]

La commune de La Remaudière est située sur le plateau des Mauges,[8] contenu entre au nord la Loire, à l'est la vallée du Layon et à l'ouest la vallée de la Sèvre nantaise. Géologiquement, ce plateau fait partie du Massif armoricain. Ce plateau est une plateforme surélevée à 110 mètres d'altitude, qui se relève vers le sud (150-180 m vers la Gâtine) et s'abaisse lentement vers l'ouest (50 m dans le Vignoble nantais). Il est également profondément incisé par les rivières qui forment des vallées encaissées. C'est le long de l'une de ces rivières, la Divatte, qu'est située la commune de La Remaudière.

On retrouve sur la commune de la Remaudière, ce contraste topographique : à l'ouest de la commune, en direction de Vallet ou du Loroux-Bottereau, le territoire communal est totalement plat à une altitude située autour de 100 m. En bordure est, la vallée de la Divatte qui longe la commune sur toute sa longueur, s'encaisse doucement, formant un versant très peuplé par les villages.

Un pays d'argile[modifier | modifier le code]

Le sommet plat du plateau est recouverte d'une couche d'argile de 15 à 35 m d'épaisseur. Cette argile provient de l'altération du socle rocheux sous climat tropical humide au cours des temps géologiques de l'ère secondaire (entre -250 et -65 millions d'années). Il est présent essentiellement sur les schistes briovériens au nord du plateau des Mauges, la moitié granitique et métamorphique au sud est moins concernée. Cette argile est utilisée depuis longtemps pour fabriquer des pots, des briques et des tuiles dans tout le pays des Mauges, cette activité fait partie du patrimoine culturel de la région[8], notamment la commune du Fuilet qui abrite une "maison du potier".

À la Remaudière, il existe un village nommé les Tuileries de l'Ébaudière, au centre duquel se trouve un four pour cuire les poteries, aujourd'hui abandonné. La briqueterie Guilbaud y a fonctionné jusqu'au milieu du XXe siècle. Sur la carte topographique au 1/25 000 de l'IGN, on observe des trous d'eau qui sont des anciennes argilières ennoyées autour du lieu-dit "Les Landes".

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le bourg est localisé sur le versant gauche de la vallée de la Divatte[9]. De nombreux petits rus forment des coulées vers la vallée de la Divatte.

Climat[modifier | modifier le code]

La Remaudière fait partie de la zone climatique tempérée océanique.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon J.-L. Le Quellec[10], les noms finissant en -ière ou -erie signifient la plupart du temps "les terres de la famille x" ou "la demeure de x". Par exemple, l'Aujardière signifie « terre ou demeure des Aujard ». Ces noms se fixent au XIIe ou XIIIe siècle pour les noms en -ière et au XIVe siècle pour les noms en -erie. Toutefois au XIXe siècle à l'occasion de défrichements tardifs, des villages en -ière ; ce sont souvent des métairies et les propriétaires donnent souvent le prénom de leurs enfants, (comme la Henrière ou la Clémentière par exemple).

Le bourg[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Ramauderia au XIVe siècle[11].

Le nom du bourg est probablement lié au patronyme Remaud qui est très répandu dans la région. Il est d'origine germanique : hramwald se compose de hramn qui signifie « corbeau » et wald qui signifie « gouverner ». Même si l'origine du peuplement de la commune est antérieur, son nom est lié à des populations arrivées avec les invasions barbares (Wisigoths dans la région qui s'installe au sud de la Loire, puis Franc).

Récemment, les régionalistes bretons ont proposé de traduire le nom de la commune en breton, cela donnerait : Kerravaot. Toutefois, ce nom est n'a pas de sens, ni valeur historique puisque le breton n'a jamais été parlé[12] au delà du marais de Brière et de la forêt du Gâvre. En revanche, La Remaudière se trouve à la limite entre le parlé gallo et le parlé angevin. En écriture gallo (écriture ELG)[13], on prononce : La Remaudèrr

Les villages[modifier | modifier le code]

Les toponymes liés à des noms[modifier | modifier le code]

Un très grand nombre de lieux-dits doivent leur nom à un patronyme des familles vivant là au Moyen Âge, quand se fixent les toponymes actuels.

L'Aujardière était la seigneurie la plus importante de la paroisse. Le nom Aujard est répandu dans le Poitou.

L'Aubertière ou L'Aubretière du patronyme Aubert d'origine germanique de la tribu des Wisigoths.

Le Chêne Moreau. Le nom Moreau est très répandu notamment dans le Poitou et l'Aquitaine et désignait des gens bruns comme les Maures.

La Croix Bijard

La Brevère : vient peut-être du latin Brevis qui signifie petit. Ce village s'appelle La Bréviaire sur le cadastre de 1808 et La Breudière sur la carte d'État-Major. Le village comptait un moulin à vent.

La Clartière a relié peut-être à un prénom latin Clarus, Saint-Clair fut le 1er évêque de Nantes.

La Colinerie. Colin est un diminutif de Nicolas, qui est un prénom de baptême chrétien issu du grec. Il s'agit d'une borderie à 200 m du bourg aujourd'hui inclus dans le bourg.

L'Ébaudière vient d'un nom germanique et a donné le patronyme Lebeau, Lebaud, Libaud, Liébaud, etc.

L'Énaudière vient du patronyme Enaud d'origine germanique.

L'Étardière

La Grand Giraudière vient du nom Giraud ou Géraud, d'origine germanique. La Petite Giraudière est située en face, de l'autre côté de la Divatte, sur la commune de La Boissière du Doré, ces deux villages avaient un lien, la petite ayant été créée à partir de la grande. Ce village comptait un moulin sur le cadastre de 1808.

La Guilbauderie du nom Guilbaud, d'origine germanique.

La Harassière du nom Haras rare, mais présent en Anjou et Vendée.

La Hiardière du patronyme Hiard d'origine germanique. Un moulin à eau se trouvait près de ce lieu-dit au bord de la Divatte.

La Ménardière vient du nom Ménard, qui est très répandu dans la région, c'est un nom germanique.

Le Champ Ménard de même origine que le précédent.

La Miltière (cadastre 1808) vient peut-être du nom de famille Milet ou Millet, nom d'origine latine de la même racine qu'Émile.

La Minaudière du nom Minaud, d'origine germanique.

La Potardière vient du nom Potard, qui désignait des potiers.

Le Pré Bourneau : Bourneau est un nom d'origine celtique (ou gauloise) qui désigne un trou ou une source.

La Renouère peut-être du nom Renou, lié à un prénom germanique. Écrite Renière sur la carte d'État-Major et le cadastre napoléonien[14] et Renouère sur la carte de Cassini.

La Robinière lié au nom Robin. Il s'y trouvait un moulin à eau

La Haute Richaudière vient d'un patronyme d'origine germanique de la tribu des Goths.

La Petite Richaudière (sur le cadastre de 1808) et La Petite Richardière (sur la carte d'État-Major), même origine que le précédent. Ce village comptait un moulin sur le cadastre de 1808.

La Savinière est peut-être lié à Savinien, qui est un nom d'origine latine. Saint Savinien est l'un des évangélisateurs de la Gaule au IIIe siècle, Ier évêque de Sens et martyr.

Les toponymes liés à des végétaux[modifier | modifier le code]

La Branlotière : L'herbe au Branlot[15] est le nom de la brize (briza media ou Briza Minor) "Petite amourette", mais aussi "l'herbe tremblante". Cette herbe pousse en terrain humide.

Les Épinettes signifie lieu avec des aubépines

Les Mays ou Les Mais sur le cadastre de 1808 : Si on rapproche ce nom du May-sur-Évre (49), ce mot signifierait un lieu planté d'ormes, une ormeraie ou oulmaye.

Le Chêne Moreau

Le Bois Clisson comptait un moulin sur le cadastre de 1808.

Les toponymes liés à l'agriculture[modifier | modifier le code]

Les Aveneaux sont liés à l'avoine.

Le Bordage signifie maison agricole, métairie dépendante d'un droit seigneurial

La Borderie : La borderie s'oppose à la métairie. La borderie est une petite exploitation agricole (moins de 10 ha vers 1950) en propriété partielle ou totale, avec un parcellaire dispersé sur différents terroirs.

La Bourderie est une déformation de Borderie.

Le Champ Ménard

La Haute Gagnerie et la Basse Gagnerie : Une gagnerie est un espace cultivé sans haie dans un pays de bocage[16]. À la Remaudière, la Gagnerie est proche du bourg et on peut logiquement penser qu'il s'agissait de l'espace cultivé par les habitants du bourg. Le village de la Haute Gagnerie comptait un moulin sur le cadastre de 1808.

Les Landes désigne une zone inculte.

Les Landes de Sainte-Catherine : Le plateau entre La Remaudière et le Loroux-Bottereau est resté une lande inculte tardivement. La mise en valeur agricole de ces terres a eu lieu au XIXe siècle. Sur le cadastre de 1808, deux moulins à vent seulement occupent la lande.

Le Pâtis signifie le pré.

Le Pré Bourneau

La Maison Neuve désigne une ferme lié à un défrichement agricole plus tardif au Moyen-âge

La Touche et le bois des Touches, le mot touche est d'origine latine et indique des bois, des bosquets qui subsistent entre des espaces défrichés.

Toponymes liés à une activité humaine[modifier | modifier le code]

L'Angreverie : l'étymologie est à rapprocher d'Angreviers sur la commune de Gorges qui était un moulin à farine[17]. Or sur la carte d'État-Major et le cadastre napoléonien, le village s'appelle L'Angrenière, avec un rapport au mot grenier. Le nom du village vient probablement d'une activité de meunerie.

La Gare de l'Énaudière : Il s'agit d'une gare créée en 1899 et fermée en 1947 pour le passage du Petit Train d'Anjou reliant Nantes à Cholet. La petite gare est toujours visible. Elle a toujours été dirigée par des femmes. La maison à proximité était un café « Chez Titine »[18].

Les Jumelles : il s'agit d'un lieu-dit récent qui n'existait en 1857[19]

Le Moulin Barbet : Ce moulin à eau sur la Divatte était associé au nom de son propriétaire. Le nom Barbé était répandu dans le secteur.

Le Moulin Cassé

La Chapelle aux Moines : ce village a un lien avec un monastère.

La Mossetière ou Mostière (carte d'État-Major[20] et cadastre de 1808 vient de moustier qui signifie monastère. Ce village a un lien avec un monastère. Le village comptait un moulin à eau sur la Divatte et un moulin à vent sur le plateau sur le cadastre de 1808.

Les Moussières ou Moustières (carte de cassini[21]) ou Meutières (sur la carte d'État-Major) vient aussi de moustier. Ce village a un lien avec un monastère. Un logis important est situé au bord du village.

La Savaterie (La Savatière sur la carte d'État-Major) semble avoir un lien avec la production de souliers mais cela reste à confirmer.

La Tuilerie de l'Ébaudière, sur le plateau argileux, possède encore les ruines de la tuilerie Guilbaud qui a fonctionné jusqu'au XXe siècle

La Sancie, Sensi sur le cadastre de 1808, Sensy sur la carte d'État-Major ou Censie sur la carte IGN. On peut peut-être rapprocher cela du cens qui était un impôt à payer un fois par an. Le lieu-dit peut être soit un lieu qui devait payer le cens ou à l'inverse un lieu où habitait un seigneur qui recevait le cens.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les domaines fonciers[modifier | modifier le code]

. La Remaudière, dont la paroisse fut fondée par saint Martin de Vertou, au VIe siècle, s'appelait « Ramaudiera », au XIVe siècle. Son implantation pourrait être d'origine gallo-romaine, sans que l'on puisse apporter d'autres preuves que quelques monnaies trouvées dans les champs et des tuiles à rebords.

À l'époque féodale, La Remaudière dépend du marquisat de Goulaine et elle est administrée par les fonctionnaires seigneuriaux du Loroux-Bottereau, seigneurie qui est mentionnée dès 1090.

Le territoire de La Remaudière est réuni au début du XIe siècle à la baronnie de Champtoceaux en Anjou.
En 1224, le roi de France Louis VIII, offre le territoire en récompense au duc de Mauclerc, duc de Bretagne à condition que ce territoire garde les us et coutumes d'Anjou.

Le Prieuré d'Iseron (Vallet) et de Ste Radegonde (Le Loroux Bottereau) s'étendaient sur la paroisse, si bien que plusieurs de ces métairies furent vendues pendant la Révolution.

. La principale terre noble fut celle de l'Aujardière. Elle a appartenu à la famille de Chambellé, seigneurs de la Court-Bellière (voir l'histoire du château de La Boissière-du-Doré) ; Pierre Louis de Chambellé, né au Chalonge en Héric, a été longtemps maire de la commune au début du XIXe siècle. Il est mort à l'Aujardière en 1837 à l'âge de 83 ans. Le domaine a ensuite appartenu aux Besnard de la Giraudais et aux Bureau de la Boissière. Le logis de l'Aujardière possédait une chapelle (aujourd'hui disparue), un très beau four à pain (toujours existant), un étang (comblé dans les années 1980), l'habitat noble était entouré de douves et le domaine était entouré de murs qui n'existent plus. Le grand logis, et le petit logis qui est la ferme attenante (construite à la fin du 19e siècle), sont actuellement les sièges de deux exploitations agricoles. Il existe dans les dépendances du petit logis un très beau four à pain.

. La Mostière (ou la Mossetière) appartint aux Grasset qui fut une famille d'experts, comme les Pasquereau et les Poilasne.

. La Renouère et ses environs étaient une dépendance du domaine des Moricaud de la Haye et Blouin du Baschet, nobles émigrés dont les biens furent un moment vendus aux bourgeois des environs, puis restitués sous la Restauration. Sous l'Empire, on peut noter la présence des docteurs Fabré de Vallet, propriétaires sur La Remaudière[22].

La Révolution : La Remaudière au cœur des guerres de Vendée[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, les habitants de La Remaudière se joignent à ceux du Loroux-Bottereau, tant pour voter que pour participer au soulèvement de 1793.

En mars 1794, la 9e des colonnes infernales, qui décime alors le Vignoble nantais et les Mauges, campe dans les landes de Sainte-Catherine. De là, les Bleus tuent 5 habitants de la commune le 11 mars. Ils tentent, sans total succès, de mettre le feu à l'église. Le 17 mars, ils massacrent 96 personnes, parmi lesquelles de nombreuses familles des villages de Sainte-Catherine, La Ménardière, La Savaterie. Ces 96 victimes, pour moitié de chaque sexe, se répartissent ainsi : 8 bébés, 20 enfants entre 2 à 11 ans, 10 adolescents de 12 à 18 ans, 22 femmes et 17 hommes adultes, 19 personnes âgées de plus de 60 ans[23]. La mémoire vivante locale gardait le souvenir que le corps d'une fillette avait été retrouvée près de l'Étang de l'Aujardière, aujourd'hui comblé. Les registres paroissiaux clandestins de 1792-94, le confirment : elle s'appelait Marie Moreau et elle avait 12 ans, c'était la fille d'un sabotier de Landemont. Ces parents et ses 3 sœurs sont retrouvés morts, dispersés sur La Remaudière.

La liste complète des victimes est consultable en ligne[24].

En 1803, un paysan trouva sous une grosse pierre, le long de la route de la Boissière, un coffret contenant plusieurs dizaines de louis d'or et de pierres précieuses.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Marcel Fleurance    
mars 2008 mars 2014 Alan Coraud[25] UDI et militant régionaliste breton Chef d'entreprise
mars 2014 Dany Laurent[26],[27] se Chef d'entreprise retraité, fondateur du zoo de La Boissière-du-Doré
en cours Anne Choblet[28] se Secrétaire de direction et comptable
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le classement établi par l'Insee, La Remaudière fait partie de l'aire urbaine et de la zone d'emploi de Nantes et du bassin de vie de Saint-Julien-de-Concelles. Elle n'est intégrée dans aucune unité urbaine[29]. Toujours selon l'Insee, en 2010, la répartition de la population sur le territoire de la commune était considérée comme « peu dense » : 97 % des habitants résidaient dans des zones « peu denses » et 3 % dans des zones « très peu denses »[30].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[32],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 263 habitants, en augmentation de 13,17 % par rapport à 2009 (Loire-Atlantique : 5,96 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 000 519 761 770 854 974 966 1 016 1 048
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 053 1 091 1 071 1 099 1 126 1 145 1 120 1 086 993
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 015 977 952 810 810 794 746 733 744
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
765 747 710 730 795 816 1 021 1 116 1 263
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[35], pour le recensement 2004 : base Cassini de l'EHESS.)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (13,3 %) est en effet inférieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[36],[37],[38]. À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %)[36],[37],[38].

Pyramide des âges à La Remaudière en 2013 en pourcentage[36]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,5 
3,2 
75 à 89 ans
3,9 
9,7 
60 à 74 ans
9,3 
16,9 
45 à 59 ans
15,8 
28,1 
30 à 44 ans
27,8 
13,4 
15 à 29 ans
12,0 
28,8 
0 à 14 ans
30,8 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[37]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Réplique de la grotte de Lourdes.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Il y a deux sentiers pédestres qui sont le circuit la Divatte et le circuit des Landes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la cotice ondée d'argent accompagnée à dextre d'un lion d'argent et à senestre d'une grappe de raisin feuillée d'or ; au chef d'hermine.

Au centre, la cotice ou ligne fine, représente la rivière de la Divatte, qui borde la commune et lui donne son étirement géographique et sa forme très longiligne. À gauche, la Grappe de raisin représente le muscadet et le Vignoble nantais. À droite, le lion évoque le blason de Clisson, chef-lieu du pays du Vignoble nantais.

Le haut marqué d'hermine évoque la Bretagne, rappelant l'appartenance historique au diocèse de Nantes. L'appartenance avérée de la commune au duché d'Anjou, n'est pas symbolisée sur le blason, contrairement au blason de la commune voisine de La Boissière-du-Doré, avec qui La Remaudière partageait le statut de "marche commune".

Ce blason a été conçu par Raphaël Vinet (délibération municipale du ) alors que Dan Coraud était maire, ce dernier est connu pour son militantisme régionaliste breton. Ainsi, sous son mandat (2008-2014), un drapeau breton flottait sur la mairie. De même le poète René-Guy Cadou (1921-1951), honoré par une nouvelle rue de La Remaudière, est présenté sur la plaque de cette rue comme un "poète breton". Né en Loire-Atlantique, fils d'instituteur public, dans une époque où la Bretagne n'a plus d'existence administrative depuis 1789, René-Guy Cadou était un poète français, qui n'a jamais ni parlé, ni écrit en breton et dont on ne connaît aucune position militante régionaliste.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

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  3. « Orthodromie entre "Boissière-du-Doré" et "Ancenis" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 17 octobre 2016).
  4. « Orthodromie entre "Boissière-du-Doré" et "Nantes" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 17 octobre 2016).
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