La Remaudière

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La Remaudière
Image illustrative de l'article La Remaudière
Blason de La Remaudière
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Vallet
Intercommunalité Communauté de communes Sèvre et Loire
Maire
Mandat
Anne Choblet
2014-2020
Code postal 44430
Code commune 44141
Démographie
Gentilé Remaudièrois ou Remaudois
Population
municipale
1 263 hab. (2014)
Densité 97 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 14′ 18″ nord, 1° 14′ 32″ ouest
Altitude Min. 38 m – Max. 101 m
Superficie 12,98 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.la-remaudiere.fr/

La Remaudière est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire, située sur l'ancienne frontière entre le duché de Bretagne et l'Anjou.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune a été traduit Kerravaot en breton, nom sans valeur historique : le breton n'y a jamais été parlé[1]. En revanche, La Remaudière se trouve à la limite entre gallo et angevin et elle possède un nom en gallo : La Remaudèrr (écriture ELG)[2].

Son patronyme germanique serait « Hraban-wald » avec le suffixe « aria ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de la Remaudière dans le département de la Loire-Atlantique.

C'est une commune de la Loire-Atlantique, située au sud-est du Pays nantais (pays historique), dans le Vignoble nantais (pays traditionnel).

Sous l'Ancien Régime, la paroisse faisait partie des marches communes entre la province de Bretagne et celle de l'Anjou. En effet, les frontières n'étaient pas nettement délimitées comme aujourd'hui, mais formaient des zones-tampons plus ou moins floues. Entre l'Anjou et la Bretagne, cette zone frontalière s'étirait sur plusieurs kilomètres de large depuis La Remaudière et La Boissière du Doré en Loire-Atlantique vers la Varenne, Drain et jusqu'au Fuilet, la Renaudière ou Saint-Crespin-sur-Moine en Maine-et-Loire. Certaines paroisses de la zone dépendaient du diocèse de Nantes pour les affaires religieuses et de l'Anjou pour les affaires publiques laïques, d'où l'expression "Être au dieu de Bretagne et au diable d'Anjou".

Les communes limitrophes sont Le Loroux-Bottereau, La Boissière-du-Doré, La Regrippière, Vallet et Le Landreau en Loire-Atlantique, les anciennes communes de Landemont intégré depuis 2016 dans la commune nouvelle Orée-d'Anjou et La Chaussaire intégrée à la commune nouvelle Montrevault-sur-Evre en Maine-et-Loire.

La Remaudière fait partie du canton du Loroux-Bottereau. Elle a appartenu au SIVOM du Loroux-Bottreau qui a évolué en Communauté de Communes Loire-Divatte.

La Remaudière est située sur la rive de la Divatte, à 9 km à l'est du Loroux-Bottereau, 35 km à l'est de Nantes et 10 km au nord de Vallet. La commune est arrosée par la Sensive, l'Ebaudière, le Roger et séparée du Maine-et-Loire par la Divatte.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, La Remaudière est une commune rurale monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine de Nantes et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Histoire[modifier | modifier le code]

Une marche commune entre Anjou et Bretagne[modifier | modifier le code]

Par le passé, les frontières n'étaient pas délimitées par un trait précis, mais par des zones-tampons plus ou moins larges appelées "marches". Sous l'Ancien Régime, La Remaudière faisait partie du point de vue administratif des marches Bretagne-Anjou et du point de vue religieux de l'évêché de Nantes 12, d'où l'expression "du diable d'Anjou et du Bon Dieu de Bretagne". La Remaudière, avec la paroisse voisine de La Boissière-du-Doré, était une "marche commune", alors que les autres paroisses environnantes étant des "marches avantagères à l'Anjou" telles que Champtoceaux, Landemont, Liré, Montfaucon, etc8,. En 1790, les zones de marches entre Bretagne, Anjou et Poitou furent supprimées et rattachés à l'un des trois nouveaux départements créés (Loire-Atlantique, Vendée et Maine-et-Loire) selon plusieurs principes : respect de situations antérieures, volonté d'un partage équitable, simplification géographique. Ce partage des anciennes marches explique le curieux découpage ondulé du sud-est du département de la Loire-Atlantique.

Les domaines fonciers[modifier | modifier le code]

La Remaudière, dont la paroisse fut fondée par saint Martin de Vertou, au VIe siècle, s'appelait « Ramaudiera », au XIVe siècle. Son implantation pourrait être d'origine gallo-romaine, sans que l'on puisse apporter d'autres preuves que quelques monnaies trouvées dans les champs et des tuiles à rebords.

À l'époque féodale, La Remaudière relève du marquisat de Goulaine et elle est administrée par les fonctionnaires seigneuriaux du Loroux, seigneurie qui est mentionnée dès 1090.

Le territoire de La Remaudière est réuni au début du XIe siècle à la baronnie de Champtoceaux en Anjou.
En 1224, le roi de France Louis VIII, offre le territoire en récompense au duc de Mauclerc, duc de Bretagne à condition que ce territoire garde les us et coutumes d'Anjou.

Le Prieuré d'Iseron (Vallet) et de Ste Radegonde (Le Loroux Bottereau) s'étendaient sur la paroisse, si bien que plusieurs de ces métairies furent vendues pendant la Révolution.

La principale terre noble fut celle de l'Aujardière appartenant à la famille de Chambelle, seigneurs de la Court-Bellière (voir l'histoire du château de La Boissière-du-Doré). Le logis était au fond, avec une chapelle, le tout entouré de douves. Pierre Louis de Chambellé, né au Chalonge en Héric, a été longtemps maire de la commune au début du XIXe siècle. Il est mort à l'Aujardière en 1837 à l'âge de 83 ans. Le domaine a ensuite appartenu aux Besnard de la Giraudais et aux Bureau de la Boissière. Actuellement le grand logis, résidence noble, et le petit logis correspond à la ferme attenante, sont actuellement le siège de deux exploitations agricoles. Il existe dans les dépendances du petit logis un très beau four à pain.

La Mostière (ou la Mossetière) appartint aux Grasset qui fut une famille d'experts, comme les Pasquereau et les Poilasne.

La Renouère et ses environs étaient une dépendance du domaine des Moricaud de la Haye et Blouin du Baschet, nobles émigrés dont les biens furent un moment vendus aux bourgeois des environs, puis restitués sous la Restauration. Sous l'Empire, on peut noter la présence des docteurs Fabré de Vallet, propriétaires sur La Remaudière[3].

La Révolution : La Remaudière au cœur des guerres de Vendée[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, les habitants de La Remaudière se joignent à ceux du Loroux-Bottereau, tant pour voter que pour participer au soulèvement de 1793.

En mars 1794, la 9e des colonnes infernales, qui décime alors le Vignoble nantais et les Mauges, campe dans les landes de Sainte-Catherine. De là, les Bleus tuent 5 habitants de la commune le 11 mars. Ils tentent, sans total succès, de mettre le feu à l'église. Le 17 mars, ils massacrent 96 personnes, parmi lesquelles de nombreuses familles des villages de Sainte-Catherine, La Ménardière, La Savaterie. Ces 96 victimes, pour moitié de chaque sexe, se répartissent ainsi : 8 bébés, 20 enfants entre 2 à 11 ans, 10 adolescents de 12 à 18 ans, 22 femmes et 17 hommes adultes, 19 personnes âgées de plus de 60 ans [4]. La mémoire vivante locale gardait le souvenir que le corps d'une fillette avait été retrouvée près de l'Étang de l'Aujardière, aujourd'hui comblé. Les registres paroissiaux clandestins de 1792-94, le confirment : elle s'appelait Marie Moreau et elle avait 12 ans, c'était la fille d'un sabotier de Landemont. Ces parents et ses 3 sœurs sont retrouvés morts, dispersés sur La Remaudière.

En 1803, un paysan trouva sous une grosse pierre, le long de la route de la Boissière, un coffret contenant plusieurs dizaines de louis d'or et de pierres précieuses.

Emblème[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la cotice ondée d'argent accompagnée à dextre d'un lion d'argent et à senestre d'une grappe de raisin feuillée d'or ; au chef d'hermine.

Au centre, la cotice ou ligne fine, représente la rivière de la Divatte, qui borde la commune et lui donne son étirement géographique et sa forme très longiligne. À gauche, la Grappe de raisin représente le muscadet et le Vignoble nantais. À droite, le lion évoque le blason de Clisson, chef-lieu du pays du Vignoble nantais.

Le haut marqué d'hermine évoque la Bretagne, rappelant l'appartenance historique au diocèse de Nantes. On peut souligner que l'appartenance au duché d'Anjou, n'est pas symbolisé sur le blason, contrairement à la commune voisine de La Boissière-du-Doré, avec qui La Remaudière partageait le statut de "marche commune" entre Bretagne et Anjou. Il faut dire que blason a été conçu par Raphaël Vinet (délibération municipale du ) alors que le maire était connu pour son militantisme régionaliste breton. Ainsi, sous son mandat, un drapeau breton flottait sur la mairie de La Remaudière. De même, le poète René-Guy Cadou (1921-1951), honoré par une nouvelle rue de La Remaudière, est présenté sur la plaque de cette rue comme un "poète breton", sans doute sous prétexte qu'il est né en Loire-Atlantique ! Fils d'instituteur public, dans une époque où la Bretagne n'a plus d'existence administrative depuis 1789, René-Guy Cadou était un poète français, qui n'a jamais ni parlé, ni écrit en breton et dont on ne connaît aucune position militante régionaliste.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Marcel Fleurance    
mars 2008 mars 2014 Alan Coraud[5] UDI et militant régionaliste breton Chef d'entreprise
mars 2014 30 septembre 2014 Dany Laurent[6],[7] Sans étiquette Chef d'entreprise retraité, fondateur du zoo de La Boissière-du-Doré
30 octobre 2014 30 septembre 2014 Anne Choblet[8] Sans étiquette Secrétaire de direction et comptable
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 263 habitants, en augmentation de 13,17 % par rapport à 2009 (Loire-Atlantique : 5,96 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 000 519 761 770 854 974 966 1 016 1 048
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 053 1 091 1 071 1 099 1 126 1 145 1 120 1 086 993
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 015 977 952 810 810 794 746 733 744
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
765 747 710 730 795 816 1 021 1 116 1 263
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006 [12]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[13], pour le recensement 2004 : base Cassini de l'EHESS.)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (13,3 %) est en effet inférieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[14],[15],[16]. À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %)[14],[15],[16].

Pyramide des âges à La Remaudière en 2013 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,5 
3,2 
75 à 89 ans
3,9 
9,7 
60 à 74 ans
9,3 
16,9 
45 à 59 ans
15,8 
28,1 
30 à 44 ans
27,8 
13,4 
15 à 29 ans
12,0 
28,8 
0 à 14 ans
30,8 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Réplique de la grotte de Lourdes.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Il y a deux sentiers pédestres qui sont le circuit la Divatte et le circuit des Landes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Atlas linguistique de la France, Gilliéron, Edmont, 1902-1910
  2. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  3. Article d'Alfred Gernioux paru dans le quotidien PresseOcéan le 23/4/1960
  4. Archives départemantales de la Loire-Atlantique, registres paroissiaux de La Remaudière, registres clandestins 1792-1794
  5. « Ils ont été élus maires », Dimanche Ouest-France (éd. Loire-Atlantique), no 535,‎ , p. 10 (ISSN 1285-7688)
  6. Mort le 30 septembre 2014. Source : Ouest-France
  7. « La Remaudière (44). Le maire se noie dans sa piscine », sur ouest-france.fr,‎ (consulté le 30 septembre 2014)
  8. « Vie municipale. Anne Choblet élue maire de La Remaudière », sur ouest-france.fr,‎ (consulté le 30 septembre 2014)
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. « La Remaudière 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 14 décembre 2016).
  14. a, b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - La Remaudière - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  15. a, b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  16. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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