Saint-Julien-de-Concelles

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Saint-Julien-de-Concelles
L'église Saint-Julien.
L'église Saint-Julien.
Blason de Saint-Julien-de-Concelles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Vallet
Intercommunalité Communauté de communes Sèvre et Loire
Maire
Mandat
Thierry Agasse
2014-2020
Code postal 44450
Code commune 44169
Démographie
Gentilé Concellois
Population
municipale
6 807 hab. (2014)
Densité 214 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 15′ 15″ nord, 1° 23′ 04″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 53 m
Superficie 31,74 km2
Localisation

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Liens
Site web www.st-julien-de-concelles.fr/
Situation de Saint-Julien-de-Concelles dans le département de la Loire-Atlantique.

Saint-Julien-de-Concelles est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Julien-de-Concelles est situé sur la rive gauche de la Loire, à environ 13 km à l'est de Nantes.

Rose des vents La Loire
Carquefou (9,8 km)
Thouaré-sur-Loire (5 km)
Mauves-sur-Loire (5 km) Divatte-sur-Loire (5 km)
Ancenis (20 km)
Rose des vents
Sainte-Luce-sur-Loire (6,5 km) N Le Loroux-Bottereau (3,5 km)
Beaupréau (36 km)
O    Saint-Julien-de-Concelles    E
S
Haute-Goulaine (6,4 km)
Basse-Goulaine (9 km)
Nantes (13,6 km)
Marais de Goulaine (6 km)
La Haie-Fouassière (10,5 km)
La Chapelle-Heulin (8,5 km)
Vallet (13,3 km)

Partie intégrante du pays du Vignoble nantais, Saint-Julien-de-Concelles appartient à la communauté de communes Sèvre et Loire, avec les communes de Divatte-sur-Loire, Le Landreau, Le Loroux-Bottereau, La Remaudière, La Boissière du Doré, Vallet, La Regrippière, Le Pallet, Mouzillon et La Chappelle-Heulin[1].

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Saint-Julien est une commune urbaine monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine de Nantes et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique). Selon une étude réalisée pour la commune, 75 % des travailleurs de la commune travaillent à l'extérieur de celle-ci, 54 % se rendant à Nantes même. Elle est la seule commune de la communauté de communes Sèvre et Loire à être polarisée de cette manière par Nantes.

D'un point de vue d'occupation des sols, la commune est composée de trois grands ensembles. Sur ses parties nord et ouest, on se situe dans le lit majeur de la Loire, dans une plaine inondable. Le bourg, l'est et la partie sud-est de la commune sont occupés par le vignoble, composé en grande majorité de production pour le Muscadet et le Gros plant. Au sud s'étend la zone Natura 2000 correspondant au marais de Goulaine et qui fait une véritable barrière naturelle avec la commune de Haute-Goulaine.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité est attestée sous sa forme latine Sanctus Julianus dès 1123[2].

En breton, elle a été dénommée Sant-Juluan-Kankell par l'Office de la Langue bretonne[3], nom sans valeur historique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans une charte du roi Louis VI datée de 1123, le territoire de Saint Julien, avec l'eau de la Concelle (cum aqua Cancella) et tous les droits qui l'accompagnent, est revendiqué comme faisant partie des régaires de l'évêché de Nantes[4].

Les seize fusillés du terrain du Bêle à Nantes, le [modifier | modifier le code]

Les autorités allemandes ne voulant pas que les sépultures deviennent un lieu de culte, elles font enterrer sommairement quatre des fusillés à Saint-Julien-de-Concelles. Seul un numéro inscrit sur une petite plaque indiquait l'emplacement de chaque sépulture.

  • Maurice Allano - 21 ans, de Nantes, soupçonné d’actes de résistance ; son corps est transféré dans le nouveau cimetière Sainte-Anne, Nantes.
  • Frédéric Creusé - 20 ans, de Nantes, soupçonné d’actes de résistance ; son corps est transféré dans le cimetière Miséricorde, à Nantes.
  • Michel Dabat - 20 ans, de Nantes, accusé d’actions de résistance ; son corps est transféré dans le cimetière de la Chauvinière de Nantes.
  • Jean-Pierre Glou - 19 ans, de Nantes, soupçonné d’actes de résistance ; son corps est transféré dans le cimetière de Miséricorde.

Le nom de Marin Poirier figure sur la stèle du cimetière de Saint-Julien-de-Concelles et, pourtant, il ne fit pas partie de l’exécution du 23 octobre 1941 ; Marin Poirier, né à Fougères, cheminot, accusé d’avoir favorisé l’évasion de prisonniers de guerre et leur passage en zone libre ; condamné à 4 ans ½ de prison, il fit appel ; la politique des troupes d’occupation s’étant durcie, il est condamné à mort et fusillé au terrain du Bêle, le  ; après une inhumation provisoire à Saint-Julien, son corps est transféré dans le cimetière de la Chauvinière.

Économie[modifier | modifier le code]

La majorité de la population active travaille en dehors de Saint-Julien-de-Concelles : 54 % des travailleurs effectuent des migrations pendulaires à destination exclusive de Nantes, en 2006, et, au total, 75,6 % des concellois actifs travaillent en dehors de la commune.

Saint-Julien est une commune que l’on peut qualifier de rurale : près d’un quart des actifs travaillent dans le secteur agricole. Les volontés affichées par les acteurs du développement local tendent à vouloir renforcer ce secteur : maintenir les emplois agricoles est une des priorités du SCOT du pays du vignoble nantais ; ces emplois agricoles ne semblent donc pas menacés.

Le secteur agricole représente environ 475 emplois à l’année sur la commune. Ce sont les activités liées au maraîchage qui sont les plus nombreuses et qui génèrent le plus d’emplois.

Les maraîchers utilisent des serres de différentes tailles en verre ou en plastique pour protéger et mieux contrôler leurs cultures, ces grands abris façonnent le paysage de la plaine inondable, donnant l'impression de se trouver dans un paysage dédié a l'agriculture intensive.

On compte, à Saint-Julien, une centaine d’entrepreneurs et artisans.

L’industrie est le secteur le moins développé sur la commune ; les plus grandes entreprises sont situées au niveau du pôle d’activités de Beausoleil.

Osier et vannerie[modifier | modifier le code]

Jusqu'au début du XXe siècle, Saint-Julien est un grand centre de production d'osier et de fabrication de vannerie[5].

Fin XIXe et début XXe, des ouvriers vanniers s'unissent et créent des syndicats professionnels à Aramon (Gard), Bellot (Seine-et-Marne), Bordeaux, Fayl-Billot (Haute-Marne), Givors (Rhône), Marseille, Origny-en-Thiérache (Aisne), à Paris, Tannay (Ardennes), Toulon et Toulouse ; en Bretagne, à Nantes et Saint-Julien-de-Concelles (Loire-Inférieure)[6].

« Des vanneries importantes existe maintenant à Nantes, à Ancenis, à Saint-Julien-de-Concelles ; c’est là qu’en 1904 et 1905, sur l’heureuse inspiration de M. Danguy, directeur des Services Agricoles, l’on a fait usages avec succès, sur de grandes surfaces, du jus de tabac titré de la régie, pour lutter contre le bleu de l’osier (phyllodecta)[7]. »

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le plan d'eau du Chêne[modifier | modifier le code]

Base nautique, arboretum, parcours de santé, jeux et aires de pique-nique sont disponibles sur ce site dédié aux loisirs de plein air.

Les bords de Loire[modifier | modifier le code]

La Loire, aussi appelée « fleuve royal », est une composante majeure du patrimoine concellois. Le fleuve est longé par la levée de la Divatte, ouvrage construit au XIXe siècle pour protéger la vallée des crues parfois importantes. Les inondations de 1910 marquent l'histoire de la commune.

On peut s'y promener à pied ou à vélo sur plusieurs kilomètres.

Le marais de Goulaine[modifier | modifier le code]

Le marais de Goulaine, classé Natura 2000, héberge de nombreuses espèces aquatiques, une faune et une flore diversifiées. Il s’étend sur cinq communes : la Chapelle-Heulin, Haute-Goulaine, le Landreau, le Loroux-Bottereau et Saint-Julien-de-Concelles.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1963 1966 Georges Vivant    
       
mars 1977 mars 1983 Frédéric Praud dvd puis RPR  
mars 1983 mars 1989 Pierre Guillet    
mars 1989 juin 1995 Michel Janneau dvd (Progrès concellois)  
juin 1995 mars 2001 Clovis Mercier dvd (Progrès concellois)  
mars 2001 mars 2008 Pierre Roy dvd (Progrès concellois)  
mars 2008 mars 2014 Christophe Audouin dvg (Progrès concellois) Manager informaticien à La Poste
mars 2014 en cours Thierry Agasse dvd (En action pour St-Julien) Chef d'entreprise en menuiserie-charpente

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 6 807 habitants, en diminution de -0,47 % par rapport à 2009 (Loire-Atlantique : 5,96 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 200 1 659 2 226 3 161 3 467 3 779 3 694 3 770 3 907
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 862 3 868 3 832 4 007 3 971 3 832 3 690 3 602 3 555
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 461 3 394 3 189 2 875 2 860 2 871 2 764 2 938 3 323
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
3 555 3 850 4 272 5 095 5 418 6 255 6 756 6 782 6 807
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,7 %) est en effet inférieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[13],[14],[15]. À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %)[13],[14],[15].

Pyramide des âges à Saint-Julien-de-Concelles en 2013 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,5 
4,7 
75 à 89 ans
7,8 
14,4 
60 à 74 ans
14,5 
21,7 
45 à 59 ans
20,7 
21,7 
30 à 44 ans
21,2 
15,1 
15 à 29 ans
14,2 
22,0 
0 à 14 ans
20,2 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Ancien blason
Blason Blasonnement :
De sinople à la chapelle Saint Barthélemy d'argent soutenue d'une jumelle ondée du même et surmontée de trois fleurs de lys d'or rangées en fasce.
Commentaires : Dans la chapelle Saint-Barthélemy se trouvent les fleurs de lys des armoiries du Plessix-Angié. Le sinople (vert) évoque la vie rurale et les activités agricoles ; les ondes représentent la Loire. Blason conçu par Yves Boislève (délibération municipale du ).

Avant 2001, le blasonnement de Saint-Julien-de-Concelles est : Écartelé, au premier de pourpre aux deux fraises de gueules feuillées de sinople, au deuxième d'azur à la grappe de raisin de pourpre, au troisième d'azur au brochet contourné et ployé d'argent en barre et au quatrième de pourpre à l'hirondelle de sable volant en bande. Il s'agit d'un symbole urbain créé pour les Floralies de Nantes, en 1982. * Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « www.cc-sevreloire.fr », sur www.cc-sevreloire.fr (consulté le 28 mai 2017)
  2. Jean-Pierre Brunterc’h, « Puissance temporelle et pouvoir diocésain des évêques de Nantes entre 936 et 1049 », Mémoires de la Société Historique et Archéologique de Bretagne, t.LXI, 1984, p. 33.
  3. Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  4. Jean-Pierre Brunterc’h, « Puissance temporelle et pouvoir diocésain des évêques de Nantes entre 936 et 1049 », Mémoires de la Société Historique et Archéologique de Bretagne, t.LXI, 1984, p. 34.
  5. Roger Hérisset, La vannerie en Bretagne, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, , 408 p. (ISBN 978-2-7535-3531-2)
  6. Gaston de la Barre, Questions commerciales sur l'osier et la vannerie,
  7. Eugène Leroux, Encyclopédie de l'osièriculture,
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. « Saint Julien de Concelles 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 15 décembre 2016).
  13. a, b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - Saint-Julien-de-Concelles - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  14. a, b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  15. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  16. Notice no PA00108806, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Gentilhommière de la Meslerie », notice no PA00108807, base Mérimée, ministère français de la Culture