Le Héron

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Le Héron (La Fontaine).

Le Héron
Le Héron
La mairie-école.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Gournay-en-Bray
Intercommunalité Communauté de communes des Quatre Rivières
Maire
Mandat
Jean-Pierre Bisson
2014-2020
Code postal 76780
Code commune 76358
Démographie
Population
municipale
255 hab. (2016 en augmentation de 5,37 % par rapport à 2011)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 29′ 51″ nord, 1° 23′ 39″ est
Altitude Min. 62 m
Max. 183 m
Superficie 10,72 km2
Localisation

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Le Héron est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le Héron, affluent de l'Andelle.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu est attesté sous les formes Hairun vers 1025[1] et Hairon fin XIIe siècle[2]. L'article défini apparaît tardivement en 1715 sur la carte du diocèse de Rouen[3], en 1719 sur une carte de Normandie[4], puis sous la forme Le Heron-sur Andele dans un ouvrage de 1740[5]. Il est définitivement adopté le 9 avril 1962.

François de Beaurepaire[2] suggère, d'après les formes anciennes, de reconnaître dans le second élément l'appellatif vieux norrois -lundr fréquemment attesté en Normandie sous la forme d'une finale en -lon (cf. Bouquelon, Yquelon, etc.), mais qui a occasionnellement donné -ron. Cette évolution phonétique [l] > [r] est également attestée pour les noms communs par ailleurs. Le toponyme Yébleron (pays de Caux, Eblelont vers 1210) présenterait une évolution similaire.

Pour François de Beaurepaire[2], le premier élément serait le vieil anglais hæġ « enclos, parc » qui explique la diphtongue [ai] et dont l'association avec -lundr fait sens. En outre, on note très souvent dans la toponymie normande, la coexistence d'éléments scandinaves et vieil anglais.

Saint-Denis-d'Aclon (pays de Caux, Sanctus Dyonisus de Haqueron XIIIe siècle) représenterait une variante entièrement scandinave de ce toponyme, selon le même auteur[2]. En outre, l'existence d'un Bois de la Héronde au hameau du même nom, sur la commune de Bézancourt située à une dizaine de kilomètres du Héron, qui semblerait confirmer cette hypothèse.

Cependant, l'objection que l'on peut soulever est que l'évolution Eblelont > Yébleron est probablement attribuable à une dissimilation [l] — [l] > [l] — [r], et ne peut servir de référence, car le contexte phonétique favorable à cette évolution n'apparaît pas dans la combinaison hæġ + lundr. C'est pourquoi certains spécialistes ont préféré d'autres explications. En particulier, Ernest Nègre a proposé l'anthroponyme germanique Hario, qui convient aussi bien (sinon mieux), générant une proto-forme gallo-romane °HARIONE > Hairun, Hairon[6]. Dans cette dernière hypothèse, Le Héron serait alors « (le domaine de) Hario »[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'ancien prieuré Saint-Gilles, dépendant de l'abbaye de Saint-Évroult, disparaît au XVIIIe siècle.

Ce lieu est probablement celui d'origine de la famille anglaise de Heron, dont un membre Jordan de Heron tenait un fief à Hadeston dans le Northumberland au début du XIIIe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1874   Eugène-Urbin Patrelle    
    Robert de Pomereu   marquis de Pomereu
juin 1995 mars 2008 Robert Chandelier    
mars 2008 En cours
(au avril 2014)
Jean-Pierre Bisson    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9].

En 2016, la commune comptait 255 habitants[Note 1], en augmentation de 5,37 % par rapport à 2011 (Seine-Maritime : +0,48 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
389300467409369369354366357
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
365366334317303292286308325
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
274266277262283233209263269
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
259233239242236231248245254
2016 - - - - - - - -
255--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ancienne église Notre-Dame-et-Saint-Gilles.
Le château en 1893 avant sa disparition en 1948.
  • Ruines de l'église Notre-Dame-et-Saint-Gilles du XIIe siècle, remaniée aux XVIIe et XVIIIe siècles, détruite par un incendie en 1879[12]. Ancienne église prieurale dépendant de l'abbaye de Saint-Évroult.
  • Château (disparu) XVIIe et XIXe siècles avec communs élevés vers 1809 sur des plans de l'architecte Jean-Guillaume Bernard Vauquelin [13]. Élevé sur de vastes proportions, prolongé et fortement restauré vers 1858 [14], ce château a été détruit vers 1948. Son aspect est connu par des cartes postales anciennes [15]. Il était construit en brique et pierre, sur deux niveaux. Au début du XXe siècle, Il se composait d'un corps de logis élevé à l'origine "vers la fin du règne d'Henri IV", surmonté d'une toiture mansardée, cantonné à chacune de ses extrémités par une aile, prolongée elle-même par un pavillon à la toiture plus élevée. Sur chaque façade, les trois travées centrales marquaient un avant corps plus élevé d'un étage et légèrement saillant, surmonté d'un fronton triangulaire. La façade postérieure était bordée par un étang. La seigneurie du Héron appartenait au XVIe siècle à la famille de Caradas [16], de laquelle elle se transmit par alliances aux Le Marchand de Bardouville [17], en 1715 aux Le Roux d'Esneval [18], puis en 1763, aux Pomereu [19]. La Maison de Pomereu conserva ensuite le château [20].
  • Manoir de Malvoisine (début XVIIe siècle), faisant l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [21]. Le manoir apparaît sous le nom du château de Mal Voisin dans le film Bon Voyage, Charlie Brown (and Don't Come Back!!) de Bill Meléndez et Phil Roman (1980).
  • Butte ou motte seigneuriale[22]
  • Chapelle funéraire construite en 1868 par l'architecte Louis Thérèse David de Pénanrun pour servir de sépulture à la Maison de Pomereu. Construite dans un style néo-byzantin, elle comporte un campanile coiffé d'une lanterne. La crypte se trouve sous une chapelle, surmontée par un dôme. Cédée à la commune en 1982 pour devenir église paroissiale, cette chapelle fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [23]. L'architecte Louis de Penanrun construisit aussi de 1872 à 1874 l'hôtel de Pomereu à Paris, rue de Lille.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Site classé

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , VIII-180 p., cartes ; 24 cm (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150, notice BnF no FRBNF34633052).
  • Joseph Prudent Bunel et Albert Tougard, Géographie du département de la Seine-Inférieure, Arrondissement de Rouen, Luneray, Éditions Bertout, , 493 p., réimpression de l'édition de 1879.
  • N.-R. Potin de La Mairie, Recherches historiques, archéologiques et biographiques sur les possessions des sires normands de Gournay, le Bray normand et le Bray picard et sur toutes les communes de l'arrondissement de Neufchâtel, Gournay-en-Bray, Letailleur-Andrieux, , 2 vol. in-8° (notice BnF no FRBNF31140432, lire en ligne), p. 122.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de la Seine-Maritime, 14 H 232.
  2. a b c et d Sourçage à incorporer.
  3. Frémont, cartographe, et Claude Auguste Berey, graveur, Carte particulière du diocèse de Rouen dressée sur les lieux par Mr Frémont de Dieppe sous les yeux et par les ordres de feu Mre Jacques Nicolas Colbert, archevesque de Rouen, Paris, 1715.
  4. Bernard Jaillot, Le Gouvernement général de Normandie divisée en ses trois généralitez, Paris, 1719 [BnF].
  5. Dom M. Toussaint C. du Plessis, Description géographique et historique de la Haute-Normandie, Paris, 1740, t. II, p. 592.
  6. Ernest Nègre, Toponymie Générale de la France, Droz, Genève, t. II, 1991, p. 846, § 14792.
  7. Albert Dauzat (Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Larousse, Paris, 1963, p. 350b) avait en son temps proposé Haro / Hero, qui convient moins bien; mais l'auteur ne connaissait qu'une forme Heron datée de 1337.
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. Notice no IA00019735, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. Notice no IA00019737, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. P. Delesques, La Normandie Monumentale et Pittoresque, Seine-inférieure, Le Havre, Lemale et Cie, imprimeurs, éditeurs, (lire en ligne), p. 185-192
  15. P Delesques, La Normandie Monumentale et Pittoresque, Seine-inférieure, Le Havre, Lemale et Cie, imprimeurs, éditeurs, (lire en ligne), p. 184
  16. Henri de Frondeville, Les conseillers du Parlement de Normandie au seizième siècle (1499-1594), Rouen & Paris, Lestringant & Picard, , 678 p., p. 549-552.
  17. Henri et Odette de Frondeville, Les Conseillers du Parlement de Normandie de 1641 à 1715, Rouen, Lestringant, , 645 p., p. 490-492.
  18. Henri de Frondeville, Les Présidents du Parlement de Normandie (1499-1790) Recueil généalogique, Rouen & Paris, Lestringant & Picard, , p. 301-302.
  19. Henri de Frondeville, Les Présidents du Parlement de Normandie (1499-1790) Recueil généalogique, Rouen & Paris, Lestringant & Picard, , 636 p., p. 540-542.
  20. Louis Leroux, Monographie générale du canton d'Argueil, Gournay en Bray, J. Guillotte, , 432 p., p. 331-335.
  21. Notice no PA00125436, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. Jean Benoît Désiré Cochet (abbé), Répertoire archéologique du département de la Seine-Inférieure, Paris, impr. nationale, coll. « Répertoire archéologique de la France », , 584 col. puis paginé 585-652 p. ; in-4° col. 292 disponible sur Gallica.
  23. Notice no PA00101094, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. « Le domaine de la Malvoisine », sur Carmen - L'application cartographique au service des données environnementales (consulté le 30 avril 2018).