Le Héron

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Le Héron
La mairie-école.
La mairie-école.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Gournay-en-Bray
Intercommunalité Les Monts et de l'Andelle
Maire
Mandat
Jean-Pierre Bisson
2014-2020
Code postal 76780
Code commune 76358
Démographie
Population
municipale
254 hab. (2014)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 29′ 51″ nord, 1° 23′ 39″ est
Altitude Min. 62 m – Max. 183 m
Superficie 10,72 km2
Localisation

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Le Héron

Le Héron est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie (anc. Haute-Normandie).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le Héron, affluent de l'Andelle.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu est attesté sous les formes Hairun vers 1025 et Hairon fin XIIe siècle[1]. L'article défini apparaît tardivement en 1715 sur la carte du diocèse de Rouen[2], en 1719 sur une carte de Normandie[3], puis sous la forme Le Heron-sur Andele dans un ouvrage de 1740[4]. Il est définitivement adopté le 9 avril 1962.

François de Beaurepaire[1] suggère, d'après les formes anciennes, de reconnaître dans le second élément l'appellatif vieux norrois -lundr fréquemment attesté en Normandie sous la forme d'une finale en -lon (cf. Bouquelon, Yquelon, etc.), mais qui a occasionnellement donné -ron. Cette évolution phonétique [l] > [r] est également attestée pour les noms communs par ailleurs. Le toponyme Yébleron (pays de Caux, Eblelont vers 1210) présenterait une évolution similaire.

Pour François de Beaurepaire[1], le premier élément serait le vieil anglais hæġ « enclos, parc » qui explique la diphtongue [ai] et dont l'association avec -lundr fait sens. En outre, on note très souvent dans la toponymie normande, la coexistence d'éléments scandinaves et vieil anglais.

Saint-Denis-d'Aclon (pays de Caux, Sanctus Dyonisus de Haqueron XIIIe siècle) représenterait une variante entièrement scandinave de ce toponyme, selon le même auteur[1]. En outre, l'existence d'un Bois de la Héronde au hameau du même nom, sur la commune de Bézancourt située à une dizaine de kilomètres du Héron, qui semblerait confirmer cette hypothèse.

Cependant, l'objection que l'on peut soulever est que l'évolution Eblelont > Yébleron est probablement attribuable à une dissimilation [l] — [l] > [l] — [r], et ne peut servir de référence, car le contexte phonétique favorable à cette évolution n'apparaît pas dans la combinaison hæġ + lundr. C'est pourquoi certains spécialistes ont préféré d'autres explications. En particulier, Ernest Nègre a proposé l'anthroponyme germanique Hario, qui convient aussi bien (sinon mieux), générant une proto-forme gallo-romane °HARIONE > Hairun, Hairon[5]. Dans cette dernière hypothèse, Le Héron serait alors « (le domaine de) Hario »[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'ancien prieuré Saint-Gilles, dépendant de l'abbaye de Saint-Évroult, disparaît au XVIIIe siècle.

Ce lieu est probablement celui d'origine de la famille anglaise de Heron, dont un membre Jordan de Heron tenait un fief à Hadeston dans le Northumberland au début du XIIIe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1874   Eugène-Urbin Patrelle    
    Robert de Pomereu   marquis de Pomereu
juin 1995 mars 2008 Robert Chandelier    
mars 2008 en cours
(au avril 2014)
Jean-Pierre Bisson    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 254 habitants, en augmentation de 3,67 % par rapport à 2009 (Seine-Maritime : 0,48 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
389 300 467 409 369 369 354 366 357
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
365 366 334 317 303 292 286 308 325
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
274 266 277 262 283 233 209 263 269
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
259 233 239 242 236 231 248 245 254
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006 [10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ancienne église Notre-Dame et Saint-Gilles

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , VIII-180 p., cartes ; 24 cm (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150, notice BnF no FRBNF34633052).
  • Joseph Prudent Bunel et Albert Tougard, Géographie du département de la Seine-Inférieure, Arrondissement de Rouen, Luneray, Éditions Bertout, , 493 p., réimpression de l'édition de 1879.
  • N.-R. Potin de La Mairie, Recherches historiques, archéologiques et biographiques sur les possessions des sires normands de Gournay, le Bray normand et le Bray picard et sur toutes les communes de l'arrondissement de Neufchâtel, Gournay-en-Bray, Letailleur-Andrieux, , 2 vol. in-8° (notice BnF no FRBNF31140432, lire en ligne), p. 122.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Beaurepaire_94.
  2. Frémont, cartographe, et Claude Auguste Berey, graveur, Carte particulière du diocèse de Rouen dressée sur les lieux par Mr Frémont de Dieppe sous les yeux et par les ordres de feu Mre Jacques Nicolas Colbert, archevesque de Rouen, Paris, 1715.
  3. Bernard Jaillot, Le Gouvernement général de Normandie divisée en ses trois généralitez, Paris, 1719 [BNF].
  4. Dom M. Toussaint C. du Plessis, Description géographique et historique de la Haute-Normandie, Paris, 1740, t. II, p. 592.
  5. Ernest Nègre, Toponymie Générale de la France, Droz, Genève, t. II, 1991, p. 846, § 14792.
  6. Albert Dauzat (Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Larousse, Paris, 1963, p. 350b) avait en son temps proposé Haro / Hero, qui convient moins bien; mais l'auteur ne connaissait qu'une forme Heron datée de 1337.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. « Notice no IA00019735 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Notice no IA00019737 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Notice no PA00125436 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Jean Benoît Désiré Cochet (abbé), Répertoire archéologique du département de la Seine-Inférieure, Paris, impr. nationale, coll. « Répertoire archéologique de la France », , 584 col. puis paginé 585-652 p. ; in-4° col. 292 disponible sur Gallica.
  15. « Notice no PA00101094 », base Mérimée, ministère français de la Culture