Bézancourt

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Bézancourt
Bézancourt
Carte postale du village vers 1920.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Intercommunalité Communauté de communes des 4 rivières
Maire
Mandat
Jean-Marie Nirlo
2020-2026
Code postal 76220
Code commune 76093
Démographie
Gentilé Bézancourtois, Bézancourtoises
Population
municipale
354 hab. (2018 en augmentation de 3,51 % par rapport à 2013)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 26′ 37″ nord, 1° 37′ 35″ est
Altitude Min. 118 m
Max. 211 m
Superficie 17,59 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Gournay-en-Bray
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Gournay-en-Bray
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Normandie
Voir sur la carte administrative de Normandie
City locator 14.svg
Bézancourt
Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime
Voir sur la carte topographique de la Seine-Maritime
City locator 14.svg
Bézancourt
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Bézancourt
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Bézancourt

Bézancourt est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 10 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 2,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 14,5 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 833 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Forges », sur la commune de Forges-les-Eaux, mise en service en 1959[7] et qui se trouve à 20 km à vol d'oiseau[8],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 10,5 °C et la hauteur de précipitations de 827,2 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 4], « Rouen-Boos », sur la commune de Boos, mise en service en 1968 et à 31 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 10,1 °C pour la période 1971-2000[11] à 10,5 °C pour 1981-2010[12], puis à 11 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bézancourt est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[14],[15],[16].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Gournay-en-Bray, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 21 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (61,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (61,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (44,2 %), forêts (38,7 %), prairies (12,1 %), zones agricoles hétérogènes (5 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[20].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Bosencort[21] et Buesencort fin du XIIe siècle; Boesencort en 1202; de Bosencort en 1208; Bosencort en 1210[22]; Bensencort vers 1240; Buesencort en 1260[23]; Beusencuria (variante Besencuria) en 1337; Beusencourt 1431 (Longnon); Buesencuria en 1438 et1439; Beuzencourt en 1491[24]; Saint Aubin de Bezancourt en 1735[25]; Bezancour en 1715 (Frémont); Bézancourt en 1757 (Cassini)[26].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les vestiges d'une construction mérovingienne subsistent dans la propriété du manoir situé au cœur du village. Il est construit lui-même sur des fondations mérovingiennes.
Le manoir construit en partie au XIIe siècle, époque dont il subsiste une tour, a été remanié au XVe siècle dont il subsiste l'aile centrale et à laquelle a été adjointe au XVIe siècle une autre tour.
Ce manoir a été la propriété de Charles VII et a pu lui servir de relais de chasse, à la lisière de la plus grande forêt du domaine royal (forêt de Lyons) et d'abri pour ses amours avec Agnès Sorel à la beauté légendaire. Il a également appartenu à Jean d'Estouteville, représentant de la plus haute aristocratie normande.
Jeanne d'Arc y aurait fait escale et aurait séjourné dans la tour du XIIe siècle qui subsiste.
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le château du Landel a été le siège d'une de ces verreries.
Le XIXe siècle verra le déclin de ce village typique du pays de Bray.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1814 Dulandel    
1815 1816 Cavé    
1816 1818 Adrien Lerade    
1819 1831 Chagrin de Saint Hilaire    
1831 1836 Louis Buron    
1836 1852 Louis Charles Papin    
1852 1877 Chagrin de Saint Hilaire    
1878 1881 Francois Douville    
1881 1887 Augustin Moinet    
1887 1892 Louis Moinet    
1892 1894 Désiré Delaplace    
1894 1898 Louis Moinet    
1898 1902 Auguste Leheurteur    
1902 1907 Emmanuel Bommet    
1907 1908 Charles Leroy    
1908 1919 Jules Vidhant    
1919 1945 Joseph Moisy    
1945 1963 Jules Vidhant    
1964 mars 1983 Xavier Trancart    
mars 1983 mai 2020[27] Michel Denjean PS Agriculteur retraité
mai 2020[28] En cours
(au 10 août 2020)
Jean-Marie Nirlo   Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[30].

En 2018, la commune comptait 354 habitants[Note 7], en augmentation de 3,51 % par rapport à 2013 (Seine-Maritime : +0,1 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 107753807715814786764772780
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
701711704653588552523507515
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
489455438356445439472450387
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
307272255261238248278335347
2018 - - - - - - - -
354--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cartes postales anciennes[modifier | modifier le code]

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Forges - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Bézancourt et Forges-les-Eaux », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Forges - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Bézancourt et Boos », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Rouen-Boos - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Rouen-Boos - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Rouen-Boos - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Gournay-en-Bray », sur insee.fr (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  20. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  21. Archives de Seine-Maritime, 14 H.
  22. Archives de Seine-Maritime 4 H.
  23. Archives de Seine-Maritime G 9425.
  24. Archives de Seine-Maritime G 9436, 9483.
  25. Archives de Seine-Maritime G 1799.
  26. Dictionnaire topographique de la France comprenant les noms de lieux anciens et modernes, Dictionnaire du département : Seine-Maritime, page 81.
  27. Sébastien Aliome, « Bezancourt. Depuis presque 50 ans, Michel Denjean est au service de sa commune : Cela fait 49 ans que Michel Denjean est élu dans la commune de Bezancourt. Il en est aussi le maire depuis 1983. L'édile revient sur cette belle longévité à la tête de son village », Paris-Normandie,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Élu pour la première fois en tant que conseiller municipal en 1971, l’actuel maire devient adjoint en 1977 avant de prendre les rênes de la commune en 1983 (...) Durant toutes ces années, je pense avoir été au service des habitants. C’est d’ailleurs toujours ce qui m’a motivé. J’ai également été président du SIVOS pendant 12 ans et ai créé la régie de transport. J’ai aussi été président du Syndicat d’eau de Bezancourt pendant 12 ans, ayant réussi à faire baisser le prix de l’eau de 18 % sur la part du syndicat et en faisant réaliser l’assainissement des eaux usées à Mont-Rôty et à Bezancourt ».
  28. Sébastien Aliome, « À Bezancourt, Jean-Marie Nirlo succède à Michel Denjean, maire depuis 1983 : Jean-Marie Nirlo a été élu maire de Bezancourt. Il prend ainsi le relais de Michel Denjean qui siégeait à ce poste depuis 37 ans », L'Éclaireur - La Dépêche,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Je suis d’origine réunionnaise et suis arrivé à Bezancourt il y a 36 ans, quasiment au même moment où Michel Denjean devenait maire. J’ai été accueilli à bras ouverts. Donc je vais tenter de rendre ce qu’on m’a apporté. Conseiller municipal lors du mandat précédent », Jean-Marie Nirlo a donc décidé de se lancer. Personne ne s’étant officiellement manifesté pour occuper le poste ».
  29. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  30. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  31. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  33. Jean-François Belhoste, La verrerie du Landel, Bézancourt - Seine-Maritime, p. 26-27, dans Patrimoine industriel. Cinquante sites en France, éditions du Patrimoine, Paris, 1997 (ISBN 2-85822-189-8).
  34. Ordonnance du 8 janvier 1817, tome 3, p. 485-486, dans Jurisprudence du Conseil d'État depuis 1806, Paris, 1818 (lire en ligne)
  35. Menhir de la Pierre qui Tourne
  36. La Pierre Qui Tourne (Bézancourt)