La Noë-Blanche

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

La Noë-Blanche
La Noë-Blanche
Église de la Noë-Blanche
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Redon
Intercommunalité Bretagne Porte de Loire Communauté
Maire
Mandat
Frédéric Martin
2020-2026
Code postal 35470
Code commune 35202
Démographie
Gentilé Nautalbanais
Population
municipale
1 022 hab. (2019 en augmentation de 6,57 % par rapport à 2013)
Densité 44 hab./km2
Population
agglomération
25 687 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 48′ 11″ nord, 1° 44′ 24″ ouest
Altitude 50 m
Min. 18 m
Max. 95 m
Superficie 23,18 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Rennes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bain-de-Bretagne
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Bretagne
Voir sur la carte administrative de Bretagne
City locator 14.svg
La Noë-Blanche
Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine
Voir sur la carte topographique d'Ille-et-Vilaine
City locator 14.svg
La Noë-Blanche
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
La Noë-Blanche
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
La Noë-Blanche
Liens
Site web www.lanoeblanche.fr

La Noë-Blanche [la nɔe blɑ̃ʃ] est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Noë-Blanche se situe au carrefour de quatre autres communes ou villes :

  • au nord, Bain-de-Bretagne situé à environ un quart d'heure de route (entre sept et onze kilomètres selon la route empruntée)
  • à l'ouest, Messac à environ six kilomètres
  • à l'est, la Dominelais à sept kilomètres
  • au sud, le Grand Fougeray à dix kilomètres.

La commune est aussi située à six kilomètres de la 2x2 voies en direction de Nantes et à douze kilomètres de celle menant à Rennes. Elle se situe proche de la gare SNCF de Messac.

Carte de la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 11,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 4,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 13,2 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 725 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,7 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,4 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1988 permet de connaître l'évolution des indicateurs météorologiques[7]. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records LA-NOE-BLANCHE (35) - alt : 89 m 47° 46′ 48″ N, 1° 45′ 54″ O
Statistiques établies sur la période 1988-2010 - Records établis sur la période du 01-03-1988 au 04-01-2022
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3 3 4,5 5,6 9,2 11,4 13,2 13,4 11,2 9,1 5,4 3 7,7
Température moyenne (°C) 5,7 6,4 8,5 10,3 14,2 17,1 19 19,2 16,4 12,9 8,5 5,7 12
Température maximale moyenne (°C) 8,4 9,7 12,6 15 19,3 22,8 24,8 25,1 21,6 16,7 11,7 8,4 16,4
Record de froid (°C)
date du record
−11,6
02.01.1997
−10,8
10.02.1991
−7,7
01.03.05
−2,2
10.04.03
1,1
06.05.19
3,9
04.06.1991
7,3
30.07.1988
5,3
28.08.1998
2,7
29.09.07
−2,3
29.10.03
−5,9
22.11.1998
−8,6
29.12.1996
−11,6
1997
Record de chaleur (°C)
date du record
17,4
27.01.03
20,9
27.02.19
23,1
30.03.21
27,6
20.04.18
30,9
26.05.17
36,4
27.06.19
39,3
23.07.19
39
10.08.03
33,2
14.09.20
29,7
02.10.11
20,6
01.11.15
16,9
19.12.15
39,3
2019
Précipitations (mm) 83,4 62 55,2 60,4 64,4 40 46,6 37,4 58,9 76,5 82,6 85,2 752,6
Source : « Fiche 35202001 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le : 06/01/2022 dans l'état de la base


Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

La Noë-Blanche est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[8],[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 183 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (96,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (47,2 %), zones agricoles hétérogènes (46,3 %), zones urbanisées (2,6 %), prairies (2,5 %), forêts (1,4 %)[13].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[14].

Origine du nom[modifier | modifier le code]

La Noë-Blanche tire son nom d'une fleur blanche qui surgissait au printemps dans les marécages. Le terme Noa signifie en gallo "marécage".

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 mars 1983 François Guillois app. PS  
mars 1983 mars 2008 Pierre Bourdaud   Animateur pédagogique, maire honoraire
mars 2008 mai 2020 Christine Gardan[15] DVD[16] Retraitée CHR
mai 2020 En cours Frédéric Martin[17] DVG Manager de flux
Conseiller départemental de Bain-de-Bretagne (2021 → )
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1851. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[19].

En 2019, la commune comptait 1 022 habitants[Note 6], en augmentation de 6,57 % par rapport à 2013 (Ille-et-Vilaine : +5,84 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
7828068469579701 0001 1021 1591 261
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
1 2831 2151 2051 1551 0401 0371 0481 020909
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011
876822744730878862828978973
2016 2019 - - - - - - -
9921 022-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sur cette courbe, on voit clairement le dépeuplement de la commune jusqu'en 1983, et son nouvel accroissement entre 1993 et 2008, suivi d'une nouvelle baisse de la population depuis 2008 (voir aussi le paragraphe "Politique et administration" plus haut pour plus d'explications).

Histoire[modifier | modifier le code]

La Noë-Blanche est une trève de Messac, érigée en paroisse en 1847[22], et dès 1852 celle-ci devient indépendante par démembrement de la commune de Messac.

Lieux marquants et monuments[modifier | modifier le code]

Préhistoire et antiquité[modifier | modifier le code]

Bourg[modifier | modifier le code]

Église paroissiale Sainte-Anne, construite vers 1850, et terminée en 1852. Avant sa construction, une chapelle se trouvait à cet emplacement[22]

  • Croix de la Haute-Ville

Branfeul[modifier | modifier le code]

Il existe près de Branfeul un site, une carrière de pierre (lieu où se déroulait le sprint-cross), où des fossiles de trilobites (arthropodes) ont été trouvés. Il s'agirait à première vue de trilobites Conocoryphe, ce qui reste à vérifier étant donné que pour l'instant aucun squelette complet n'a été trouvé. Ils dateraient alors du Cambrien ou du Permien, c'est-à-dire de 540 à 245 millions d'années avant notre ère. Ces crustacés vivaient dans les mers : il est donc tout à fait possible que la Noë-Blanche fut une mer, qui après des millions d'années se soit transformée, peu à peu, en marécages. Il est aussi tout a fait probable de découvrir d'autres fossiles marins[réf. nécessaire]

Les vestiges d'un manoir subsistent à Branfeuil.

Branfeul est aussi un hameau qui abrite un étang.

Haute-Ville[modifier | modifier le code]

  • Fontaine de la Haute-Ville
  • Croix de la Haute-Ville

Moulin Chaignet[modifier | modifier le code]

À ce lieu-dit se trouve un moulin à trois étages carrés, datant du XIXe siècle[23].

Infrastructures[modifier | modifier le code]

  • Restaurant public créée en 2009[réf. nécessaire]
  • Bibliothèque
  • Salle polyvalente (salle des fêtes + salle de sport)
  • Salle des fêtes
  • Ecole privée Sainte-Anne

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Thomas Le Roy, évêque fidèle du pape Adrien VI, il naît à Tréhel, un hameau de la commune. Il a vécu au cours du XVIe siècle. Rallié à la paroisse de Dol-de-Bretagne, il fut nommé procureur des Lettres apostoliques, abréviateur des archives de la Cour romaine, clerc du collège des cardinaux à Rome.
  • Paul Lebois (1892-1984), écrivain, frère de Françoise Tessier-Lebois (1896-1965), institutrice à La Noë-Blanche de 1920 à 1956. Il a écrit des romans d'aventures, où sa passion pour la ruralité bretonne sert de toile de fond (Terre obsédante, 1946 ; Terre en péril, 1947 ; Terre reconquise, 1951 ; Terre dévastée, 1965 ; Terre aux abois, 1972).

Sports[modifier | modifier le code]

  • Club de football et le volley-ball
  • Club de volley-ball
  • Club de Gymnastique féminine (OCTOGYM)

Scolarisation[modifier | modifier le code]

  • École privée Sainte-Anne

L'école Sainte-anne comptera 4 classes à la rentrée 2016 au lieu de 5 précédemment à la suite des départs non compensés par de nouvelles inscriptions.

Rendez-vous[modifier | modifier le code]

  • 4 juin : tournoi de football organisé par l'Hermine.
  • 2 juillet : Kermesse de l'école Sainte-Anne.
  • Arbre de Noël de l'école Sainte-Anne (mi-décembre).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  7. « Fiche du Poste 35202001 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  14. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  15. Christine Gardan
  16. https://www.lemonde.fr/bretagne/ille-et-vilaine,35/la-noe-blanche,35202/
  17. « La Noë-Blanche. Frédéric Martin, maire de la commune », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  22. a et b Notice no IA00007510, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. Notice no IA00007512, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Liens externes[modifier | modifier le code]