Messac (Ille-et-Vilaine)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Messac.
Messac
La mairie
La mairie
Blason de Messac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Redon
Canton Redon
Intercommunalité Vallons de Haute-Bretagne communauté
Code postal 35480
Code commune 35176
Démographie
Gentilé Messacois
Population 2 991 hab. (2013)
Densité 72 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 49′ 32″ nord, 1° 48′ 26″ ouest
Altitude 11 m (min. : 3 m) (max. : 89 m)
Superficie 41,64 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Guipry-Messac
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine

Voir sur la carte administrative d'Ille-et-Vilaine
City locator 15.svg
Messac

Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine

Voir sur la carte topographique d'Ille-et-Vilaine
City locator 15.svg
Messac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 15.svg
Messac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 15.svg
Messac

Messac est une ancienne commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne. Elle a fusionné le 1er janvier 2016 avec Guipry pour former la commune de Guipry-Messac.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située sur la rive gauche de la Vilaine. Elle fait face à celle de Guipry située sur la rive droite. Les deux bourgs sont reliés via un pont par les ports de Messac et de Guipry.

Communes limitrophes de Messac
Saint-Malo-de-Phily Pléchâtel
Guipry Messac Bain-de-Bretagne, La Noë-Blanche
Langon Sainte-Anne-sur-Vilaine

Messac et Grand-Fougeray ne sont pas limitrophes bien que leurs frontières ne soient séparées que d’une cinquantaine de mètres.

Carte de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Metiacus en 843 sur une carte de Redon[1], Mezac en 1089, Mechac en 1279, Messacum en 1516[2].

Nom de domaine d'origine gallo-romaine metiacum formé sur le nom d'homme gaulois Metius et le suffixe de localisation –acum / -iacum (du gaulois –akon / -iakon), avec le sens général de « domaine de Métius »[2].

Une autre hypothèse est possible : comme pour Mecé (Metiaco en 1104), le nom de Messac pourrait être composé sur le latin meta (borne) et signifierait donc « le lieu de la borne ». Messac se trouvait autrefois à un gué de la Vilaine, où passait la voie romaine d’Angers à Carhaix. La rivière marquait à cet endroit la frontière entre les cités gallo-romaines des Coriosolites, à l’ouest et des Riedones à l’est, et plus tard entre les évêchés de Saint-Malo et de Rennes. [réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Plusieurs vestiges de la Préhistoire sont visibles sur le territoire de la commune de Messac, notamment les menhirs des Grées et des dizaines cupules datées du Néolithique et de l'Âge du Bronze aménagées sur des rochers de la Vilaine (village de Clédy, Port de Messac), visibles en toutes saisons ou lors des basses eaux.

Ce site est probablement le plus important du département.

Une allée couverte, à 300m au nord est des menhirs des Grées, a été malheureusement détruite en 1970.

Vestiges très entamés d'une motte médiévale à Raulin sur la rive gauche de la Vilaine face à celle située sur l'autre rive à Baron (commune d Guipry). Un gué dallé existait à cet endroit dans le lit de la Vilaine.

En 843, la bataille de Messac voit la victoire de Renaud de Nantes sur le chef viking Hasting, allié au comte de Nantes Lambert et au Breton Nominoë[3].

La population de la commune est favorable aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur. La principale fête révolutionnaire est celle célébrant l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, fêtée à partir de 1795[4]. La fondation de la Ire République est aussi fêtée tous les ans[5].

Fusion avec Guipry[modifier | modifier le code]

Le , la commune a fusionné avec la commune voisine de Guipry, pour former la commune nouvelle de Guipry-Messac.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé : au premier d'azur aux trois croissants d'argent au corbeau de sable becqué d'azur, au troisième d'argent aux trois arbres arrachés de sinople, au quatrième de gueules au lion d'argent, couronné, lampassé et armé d'or ; sur le tout d'argent à la moucheture d'hermine de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Ange Geffrault DVD Exploitant agricole
2008 2015 Thierry Beaujouan SE Comptable
Les données manquantes sont à compléter.

Messac appartient à Vallons de Haute-Bretagne communauté depuis le 1er janvier 2014 ; auparavant, elle se situait dans la communauté de communes de Moyenne Vilaine et Semnon.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7],[Note 1].

En 2013, la commune comptait 2 991 habitants, en augmentation de 12,19 % par rapport à 2008 (Ille-et-Vilaine : 5,31 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 700 2 739 2 207 2 609 2 375 2 536 2 474 2 674 2 788
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 965 2 104 2 312 2 386 2 508 2 639 2 616 2 726 2 729
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 641 2 631 2 700 2 498 2 518 2 382 2 308 2 424 2 303
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2013
2 175 2 169 2 212 2 232 2 276 2 243 2 477 2 726 2 991
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte un seul monument historique : le temple de la Coëfferie, ancienne chapelle d’une commanderie de Templiers édifiée en 1217. Elle a été inscrite par arrêté du 2 mars 1981[10].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.
  • Le Port, signalé au XIe siècle, est l'ancien port de la ville de Rennes[réf. nécessaire].
  • Château de Bœuvres construit probablement pour François Huart au début du XVIIe siècle, incendié pendant la Révolution. Restauration et remaniement vers 1900.
  • Château du Hardaz, motte féodale avec fossés mentionnés en 1685. vestiges d'un château construit au XVIIe siècle.
  • Château de La Pommeraie, autrefois nommé Coascon-Bardoul, construit dans la première moitié du XVIIe siècle. Il subside un logis, un colombier et une chapelle.
  • Château de Vautenet, du XVIe siècle. avec une chapelle du XVIIe siècle. Ancien siège d'une haute justice.
  • Menhir des Grées.
  • Moulin à eau de Raulin.
  • Moulin à vent de Corméré.
  • Moulin à vent de Bodel.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Thomas Le Roy né à Tréhel, en Messac, de Raoul Le Roy et de Marie de Cazillon ; décédé à Rome, évêque élu de Dol, le 21 octobre 1524.
  • Denis Denis, sieur des Noës, natif de Messac, mais habitant l'île de Saint-Domingue, légua par testament du 10 mars 1739, 10 000 livres aux pauvres de sa paroisse natale, ordonnant que chaque année les marguilliers de Messac en distribueraient la rente aux cinquante pauvres les plus nécessiteux, après avoir pris l'avis du recteur.
  • Jean-Marie Nicolas Freteau, XVIIIe, médecin, (spécialiste des émissions sanguines). Jean Marie Nicolas Freteau a eu une fille qui a épousé Eugène de Beauharnais, le fils de Joséphine de Beauharnais. Né en 1765, à Messac, il acheva ses études à Paris, et s'établit d'abord à Nantes, puis plus tard à Paris. Il fut membre de la Société académique de Nantes, pour laquelle il rédigea, en 1819, un mémoire sur l'état de l'agriculture dans les départements de l'ancienne Bretagne. Il mourut le 9 avril 1825. Il pratiquait avec un égal succès la chirurgie et la médecine.
  • Le cultivateur Blanchet du Port de Messac introducteur de la pomme de terre en France selon Antoine Parmentier
  • Amélie Laprade, fille de Karl-Wilhelm Naundorff qui prétendait être Louis XVII, née à Spandau en Prusse le 31 août 1811, décédée au « Bois Jacquelin » à Messac le 28 décembre 1891 et enterrée au cimetière de Messac (carré 2, à gauche, 2e rang, 3e tombe).
  • Le général Marcel Allard, chef de l’Armée secrète pour la zone M2 en 1944. Son épouse Marguerite et sa belle-fille Madeleine ont été arrêtées le 1er décembre 1943 après avoir protégé sa fuite, et déportées à Ravensbrück. Marguerite y a été assassinée par les nazis en février 1945, Madeleine est rentrée en mai 1945, très malade.
  • Louis Bourgeais, chef du groupe de résistance, 1942-1944
  • Gaël Taburet (1919-2017), né le 12 novembre 1919 à Messac, engagé dans l'armée de l'air à 18 ans, aviateur et héros de l'escadrille Normandie-Niemen[11], décoré de cinq médailles soviétiques, dont celle de l'ordre du Drapeau Rouge.
  • Georges Le Sant né à Messac le 5 décembre 1914, son père était chef de chantier dans le bâtiment. Fusilier marin, engagé dans la France libre, en juillet 1940 il est affecté à sa demande au 1er Bataillon de Fusiliers Marins ; il terminera la guerre au grade de maître-principal et compagnon de la Libération. Il quitte la Marine nationale en 1959 Officier des Équipages de 1re classe. Décédé le 13 septembre 2000.
  • L'abbé Vincent Cawiezel (prêtre Irlandais) a planté à Messac en 1771, des pommes de terre pour la première fois en France[12].
  • Elton « Pete » Hoyt (1920-2008), pilote américain du « Battlin'Bobbie », d'un B17 qui s'est écrasé dans la commune le 16 septembre 1943. Administrateur de plusieurs firmes dans l'Ohio.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bulletin et mémoires, Volume 47, Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine, 1920, page XIV.
  2. a et b « Etymologie et Histoire de Messac », infobretagne
  3. Michel Dillange, Les comtes de Poitou, ducs d'Aquitaine : 778-1204, Mougon, Geste éd., coll. « Histoire », , 303 p., ill., couv. ill. en coul. ; 24 cm (ISBN 2-910919-09-9, ISSN 1269-9454, notice BnF no FRBNF35804152), p. 55.
  4. Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 21, t. 4,‎ , p. 398-399
  5. Dubreuil, Fêtes, p. 401
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 201120122013 .
  10. Notice no PA00090629, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Carrière militaire de Gaël Taburet
  12. De Gonneville J. - La pomme de terre - 1998, p. 10 à 12 - pomme, terre, solanum, légume, Parmentier, Cawiezel, Blanchet

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]