Sainte-Anne-sur-Vilaine

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Sainte-Anne-sur-Vilaine
Sainte-Anne-sur-Vilaine
Le château de Port de Roche,

sur les bords de la Vilaine.

Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Redon
Intercommunalité Bretagne Porte de Loire Communauté
Maire
Mandat
Jean-Michel Gaudichon
2020-2026
Code postal 35390
Code commune 35249
Démographie
Gentilé Saintanais, Saintanaises
Population
municipale
1 029 hab. (2019 en augmentation de 3,73 % par rapport à 2013)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 43′ 53″ nord, 1° 49′ 27″ ouest
Altitude 13 m
Min. 2 m
Max. 85 m
Superficie 28,57 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Bain-de-Bretagne
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.sainte-anne-survilaine.com

Sainte-Anne-sur-Vilaine est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne. Elle fait partie du canton de Bain de Bretagne et de l’arrondissement de Redon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située à 10 km de la RN 137 appelée « Route des Estuaires » et approximativement à mi-chemin entre les deux grandes agglomérations que sont Rennes et Nantes, soit à environ 40 min de la première et 50 min de la deuxième.

Géologie, relief, hydrographie[modifier | modifier le code]

L'altitude de la commune varie entre 2 et 85 mètres[1]. La commune est bordée par la Vilaine et la Chère.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Ces deux moyens de transports permettent aux habitants de se déplacer dans les grandes agglomérations.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 11,8 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,5 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 13,2 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 780 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,3 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « La-Noe-Blanche », sur la commune de La Noë-Blanche, mise en service en 1988[8] et qui se trouve à 10 km à vol d'oiseau[9],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 12 °C et la hauteur de précipitations de 752,6 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Rennes-Saint-Jacques », sur la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande, mise en service en 1945 et à 38 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 11,7 °C pour la période 1971-2000[12], à 12,1 °C pour 1981-2010[13], puis à 12,4 °C pour 1991-2020[14].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Sainte-Anne-sur-Vilaine est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[15],[16],[17]. La commune est en outre hors attraction des villes[18],[19].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (93,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (50,3 %), zones agricoles hétérogènes (33,1 %), prairies (8,4 %), zones urbanisées (3,6 %), forêts (2,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1 %), eaux continentales[Note 6] (0,9 %)[20].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[21].

Économie[modifier | modifier le code]

La commune possède une boulangerie, une supérette, une crêperie et un café multi-services (bar, tabac, presse, pizzas à emporter, station essence, point poste).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1881. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[23].

En 2019, la commune comptait 1 029 habitants[Note 7], en augmentation de 3,73 % par rapport à 2013 (Ille-et-Vilaine : +5,84 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
1 3541 4171 4441 4511 4281 4081 4351 2741 300
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
1 2281 2131 1251 023981880846797737
1999 2006 2008 2013 2018 2019 - - -
7799369829921 0281 029---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire privée[25].

Les collège et lycée les plus proches sont à Bain-de-Bretagne ou Redon[26].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Loto, concours de belote, vide-grenier...

Santé[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de médecin à Sainte-Anne-sur-Vilaine.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune compte un club de football.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Sainte-Anne-d'Auvers en 1627.[réf. souhaitée]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le mémorial inauguré le 7 septembre 2002.

La commune a été créée en 1880, par démembrement de la commune de Grand-Fougeray, sous le nom de Sainte-Anne. Sainte-Anne devient officiellement Sainte-Anne-sur-Vilaine en 1971[1]. Pendant la Seconde Guerre mondiale, un avion américain est abattu par les Allemands. Une stèle a été érigée en 2002 en mémoire de cet événement, en présence, notamment, du consul des États-Unis pour le Grand Ouest[27].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
? ? Pierre Catreux    
? juin 1995 Julien Lefeuvre   Réélu en 1983 et 1989
juin 1995 avril 2014 Marcel Renaud   Agriculteur retraité
avril 2014 En cours Jean-Michel Gaudichon[28] DVD Technicien au ministère de l'Agriculture

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L’église Sainte-Anne.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Port de Roche, sur les bords de la Vilaine a été construit de la fin du XVIIe au début du XVIIIe siècle par Guischardy[29].
  • Le manoir de Launay Bazouin (1430). Le logis-porte est associé à une coursière en encorbellement[30]
  • L’église Sainte-Anne a été bâtie de 1832 à 1846 sur des plans de Louis Richelot[31].
  • Le moulin de Belle née, de type « moulin-tour », a été construit en 1832 et est en état de fonctionnement ; il est géré par l'Association de Sauvegarde du Moulin de Belle Née (ASMBN).
  • Le pont de Port-de-Roche composé de trois travées de 25 m. Ce pont est le premier pont français en acier, appelé alors « métal Bessemer », construit pour l'Exposition universelle de 1867 dans le prolongement du pont d'Iéna, à Paris, et démonté après l'exposition, transporté et remonté sur la Vilaine. Le pont a été conçu par Émile Cheysson, ingénieur des ponts et chaussées, et construit par la société Henri Joret et Cie[32].
  • Chapelle Sainte-Anne et fontaine, achevée en [27].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Chapelle Sainte Anne, commune de Sainte-Anne sur Vilaine (35390)
  • Samuel Nathan Blatchford (en) est un militaire américain, Indien navajo le plus décoré des États-Unis (28 décorations). Le bombardier B17 à bord duquel il se trouvait en qualité d'opérateur-radio a été abattu au-dessus de Sainte-Anne-sur-Vilaine le . Samuel Blatchford était l'un des quatre rescapés de l'équipage et le dernier survivant. Le mémorial du Tertre-Pluton a été dessiné et créé par Jean-Claude Bourgeon qui l'a édifié avec l'aide du sculpteur Ray Boterf et des employés communaux. Il a été inauguré avec la participation de 17 Américains le par Samuel Blatchford, le commandant Christopher Moffett de l'ambassade des États-Unis, Gary Clement, consul, Michel Lugez, président de l'association du Mémorial américain et d'anciens Résistants.
  • François Dollier de Casson, historien de Montréal.[pourquoi ?]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[4].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  8. « Station Météo-France La-Noe-Blanche - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Sainte-Anne-sur-Vilaine et La Noë-Blanche », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France La-Noe-Blanche - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « Orthodromie entre Sainte-Anne-sur-Vilaine et Saint-Jacques-de-la-Lande », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station météorologique de Rennes-Saint-Jacques - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Rennes-Saint-Jacques - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Rennes-Saint-Jacques - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  21. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  25. Annuaire du Ministère de l'Éducation nationale, école primaire privée Saint-Gabriel de Sainte-Anne-sur-Vilaine
  26. [1]
  27. a et b Site officiel de la commune.
  28. « L'annuaire des élus 2014 d'Ille-et-Vilaine », Dimanche Ouest-France, 20 avril 2014
  29. « Notice n°IA00007660 », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  30. Christel Douard et Jean Kerhervé, Manoirs : Une histoire en Bretagne, Châteaulin, Locus Solus, , 215 p. (ISBN 978-2-36833-338-9), p. 132.
  31. « Notice n°IA00007653 », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  32. Bernard Marrey, Les ponts modernes 18e-19e siècles, p. 180, Picard Éditeur, Paris, 1990 (ISBN 2-7084-0401-6).