L'Isle-de-Noé

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir L'Isle.
L'Isle-de-Noé
Église et pont sur la Petite Baïse.
Église et pont sur la Petite Baïse.
Blason de L'Isle-de-Noé
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Mirande
Canton Pardiac-Rivière-Basse
Intercommunalité Communauté de communes Cœur d'Astarac en Gascogne
Maire
Mandat
Jean Jacques Ortholan
2016-2020
Code postal 32300
Code commune 32159
Démographie
Population
municipale
534 hab. (2015 en diminution de 2,73 % par rapport à 2010)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 35′ 15″ nord, 0° 24′ 48″ est
Altitude 142 m
Min. 125 m
Max. 283 m
Superficie 25,66 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Gers

Voir sur la carte administrative du Gers
City locator 14.svg
L'Isle-de-Noé

Géolocalisation sur la carte : Gers

Voir sur la carte topographique du Gers
City locator 14.svg
L'Isle-de-Noé

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
L'Isle-de-Noé

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
L'Isle-de-Noé

L'Isle-de-Noé, (L'Isla en gascon) est une commune française située dans le département du Gers et la région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village gersois de l'Astarac proche de Montesquiou, situé à la jonction de la Petite Baïse et de la Grande Baïse, et qui a eu à souffrir plus d'une fois de leurs crues.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Isle-de-Noé, anciennement L'Isle-Arbéchan, (Orbechan puis Orbessan, d'après Monlezun) accueillait les pèlerins[Quand ?] dans son hôpital Saint-Jacques. Le chemin[Lequel ?] continuait ensuite par Montesquiou, Pouylebon et Saint-Christaud[1].

L'Isle-de-Noé abrite le Château de l'Isle-de-Noé, au bord de la Baïse, dont la construction a été achevée en 1756, sous la direction du marquis Jacques-Roger de Noé qui s’était assuré le concours de l’architecte Pierre Racine[2]. Le château, propriété de la commune depuis 1975, monument historique, abrite son école maternelle[2].

Le château a été habité par le marquis Jacques-Roger de Noé, qui a fait de sa fille Charlotte l'héritière des terres et titres et par le comte de Louis de Noé, né à l'île de Noé (Gers) en 1731, époux de Marie Anne de Bréda gendre de Pantaléon I de Bréda[3]. Son fils Louis-Pantaléon de Noé a affranchi en 1776, sur sa plantation de Saint-Domingue[4], bien avant la première abolition de l'esclavage en France, François-Dominique Toussaint Louverture, futur leader de la révolte qui a donné naissance l'indépendance d'Haïti. La famille de Noé, installée au château après la révolution de Saint-Domingue, conserva durant toutes ces années des liens étroits avec son ancien esclave, dont la cane, aujourd’hui au musée de Mirande, est restée durant des décennies au château devenu propriété communale en 1975[4].

L'un de ses descendants a donné son nom au "Blé de Noé", blé d'hiver et de printemps, inconnue en France et devenue l'une des plus répandues et des plus appréciées[5]. Il a été présenté dans une notice en 1860 à la Société centrale d'Agriculture. Ce blé a été trié dans un lot venant d' Odessa par M. Planté, meunier à Nérac puis transmis à M. Pérès, fermier du marquis de Noé, à l'Ile de Noé, près Mirande (Gers), qui l'a cultivé un des premiers. Cette nouvelle variété a été introduite par M. de Noé dans sa terre de Bréau, en Beauce, d'où elle s'est rapidement répandue dans toute la région[6].

Appelé « Blé Noé », du nom du Marquis de Noé (Gers) qui le diffusa aussi en Brie, cette céréale attire l'attention de Louis de Vilmorin, qui alors réalise ses premiers travaux généalogiques sur le blé pour obtenir des lignées pures, conservant les mêmes caractères d’une génération à l’autre[7]. Le "blé de Noé" a servi à de nombreux croisements, son point faible étant l'exposition à la "rouille du blé"[8]. Louis de Vilmorin met au point la première variété de blé moderne, Dattel, issue du croisement entre deux blés anglais (Chiddam et Prince Albert).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la rivière d'argent posée en fasce, chargée d'une île de sinople[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mai 2016[10] Patrice Dison[11] DVD Imprésario
Décédé en fonction
juin 2016[12] en cours
(au 25 juin 2016)
Jean Jacques Ortholan   Agriculteur et artisan
Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population

effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14].

En 2015, la commune comptait 534 habitants[Note 1], en diminution de 2,73 % par rapport à 2010 (Gers : +1,47 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
710 707 772 783 1 007 943 927 920 976
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
927 898 1 003 939 1 001 952 906 821 772
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
765 765 655 629 639 627 625 557 537
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
567 528 564 490 443 515 525 535 531
2015 - - - - - - - -
534 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de l'Isle-de-Noé face nord-ouest.
Château

Le château a été construit au XVIIIe siècle[17] sur des plans de l'architecte Pierre Racine. Il est ceinturé par un parc de 12 ha. Il abrite le Centre permanent d'initiatives pour l'environnement du Gers (CPIE Pays Gersois) et une école maternelle[1].

Église

L'église Saint-Pierre est un édifice du XIIIe siècle qui a été remanié au siècle suivant[1].

Vestiges gallo-romains

À quelques kilomètres au nord du village, se trouve le pont-barrage gallo-romain de Gelleneuve[18].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Présentation de l'Isle de Noé », Comité des fêtes de L'Isle de Noé (consulté le 22 juin 2016).
  2. a et b SITE OFFICIEL [1]
  3. Arbre généalogique [2]
  4. a et b "Ce comte de Noé qui a affranchi un esclave" par Michel Hamon dans Sud-Ouest du 11/05/2011 [3]
  5. Fiche technique sur Museum Agropolis [4]
  6. Fiche technique sur Museum Agropolis, d'après les textes de Henry de Vilmorin (1843-1899) en 1880 [5]
  7. "Le blé, c'est toute une histoire", par Semencemag
  8. "Les variétés anciennes de blé connues mais qui ne semblent plus exploitées de nos jours" [6]
  9. Banque du blason.
  10. Jean-Bernard Wiorowski, « Le maire, Patrice Dison, est décédé : Atteint d'une longue maladie, celui qui était au service de sa commune 24 heures sur 24, rend orphelin six cents Lislois », Le journal du Gers,‎ (lire en ligne).
  11. « L'Isle-de-Noé. Installation du nouveau conseil municipal », La Dépêche du Midi,‎ (lire en ligne).
  12. Jean-Bernard Wiorowski, « L'Isle de Noé s'est donné un nouveau maire : Jean Jacques Ortholan largement élu », Le journal du Gers,‎ (lire en ligne).
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  17. « Le Château de L'Isle-de-Noé », notice no PA00094812, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Barran : Pont barrage de Gelleneuve à Barran (32) », sur http://www.petit-patrimoine.com (consulté le 22 juin 2016).