François Protheau

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François Protheau
Fontainebleau - statue François Protheau.JPG

Hébé (1865), marbre, Fontainebleau, musée national du château.

Naissance
Décès
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Nationalité
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Maître

François Protheau, né le à Fontaines (Saône-et-Loire), mort dans la même ville le , est un peintre et sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élève du sculpteur Jean-Marie Bonnassieux, François Protheau débute au Salon de Paris en 1853 avec un plâtre représentant Une Moissonneuse, et exposera régulièrement jusqu'à sa mort. Il obtient une mention honorable en 1855 et une médaille en 1864. Il expose également plusieurs peintures au Salon de 1865 : Une Nymphe et l'Amour, et Une Baigneuse.

Au Salon de 1855, il présente un plâtre illustrant Andromaque pleurant la mort de son fils (1855, musée municipal de Chalon-sur-Saône) qui sera également présenté à l'Exposition universelle de la même année. Au Salon de 1857, il envoie une Vierge en marbre, qui sera déposée à l'asile Mathilde[1]. Il réalise par la suite plusieurs marbre aux sujets aimables : Nourrice indienne (1857), L'Automne et Oracle des champs (1859). Le marbre de sa Fleur de jeunesse présenté au Salon de 1861 est acquis par l'impératrice Eugénie et placé dans son cabinet de travail.

Son œuvre la plus célèbre, Hébé (château de Fontainebleau) est commandée pour l'empereur en 1862 et est présentée au Salon de 1865. Elle a figuré à l'Exposition centennale de l'art français en 1900. Il sculpte en 1865 une effigie de Bacchus pour orner les jardins du château de Saint-Cloud. Sa dernière œuvre, L'Innocence et l'Amour (musée de Saint-Malo, œuvre détruite), est commandée pour la maison de l'empereur, et le plâtre est exposé au Salon de 1864. Après la mort de l'artiste en 1865, le marbre est achevé par le sculpteur Eugène Guillaume et est présenté à titre posthume au Salon de 1867[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Catherine Granger, L'empereur et les arts : la liste civile de Napoléon III, Droz, 2005, p. 204.
  2. Stanislas Lami, Dictionnaire des sculpteurs de l'école française, 4, Au XIXe, Paris, Champion, 1919-1921, p. 120 - 121.