Jean-Philippe (film)

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Jean-Philippe
Description de cette image, également commentée ci-après
Johnny Hallyday en concert en 2003.
Réalisation Laurent Tuel
Scénario Laurent Tuel
Christophe Turpin
Acteurs principaux
Sociétés de production Studio Canal
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Comédie
Durée 90 min.
Sortie 2006

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Jean-Philippe est un film français réalisé par Laurent Tuel, sorti en 2006.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Fabrice est un cadre moyen, admirateur inconditionnel de Johnny Hallyday et grand collectionneur d'objets-collector et de produits dérivés liés à son idole. Incompris par sa femme et sa fille, il passe une soirée bien arrosée dans un bar et rentre chez lui en chantant ses airs préférés dans la rue, ce qui lui vaut de recevoir un violent coup de poing au visage de la part d'un riverain agacé par le bruit.

Lorsqu'il se réveille à l'hôpital, Fabrice se rend progressivement compte qu'il est dans un monde parallèle où Jean-Philippe Smet n'est jamais devenu « l'idole des jeunes ». Chez lui, sa collection d'objets fétiches est remplacée par une collection de canettes de bières, sa fille ne s'appelle plus « Laura » (en hommage à la chanson de Johnny et à sa fille Laura Smet) mais « Marion », et personne n'a jamais entendu parler de Johnny Hallyday : le rockeur numéro un en France est un certain Chris Summer. D'abord désespéré, Fabrice a l'idée de se mettre à la recherche de Johnny Hallyday en supposant qu'il existe peut-être dans ce monde sous son vrai nom, Jean-Philippe Smet.

Après de nombreuses recherches infructueuses, il découvre par hasard que Jean-Philippe Smet est le patron du bowling fréquenté par sa propre fille, lieu qu'il a baptisé L'Olympia. Dans cet univers parallèle, Jean-Philippe n'a pas percé du fait d'un accident de scooter, le 30 décembre 1959, jour où il aurait dû passer pour la première fois à la radio dans l'émission Paris Cocktail. Chris Summer en a alors profité pour le remplacer et devenir star à sa place (il est par la suite révélé que Chris Summer avait lui-même trafiqué les freins du scooter).

S'ensuit un véritable parcours du combattant pour rattraper quarante ans perdus. Le premier objectif de Fabrice est de convaincre Jean-Philippe de se remettre à la chanson à 60 ans passés, pour devenir la star qu'il est dans son univers d'origine. Il doit ensuite trouver le moyen de faire connaître Johnny Hallyday, sachant que ses chansons (retranscrites par Fabrice de mémoire) feront logiquement un carton. L'occasion se présente lorsque Chris Summer doit se produire au Stade de France et y interpréter un duo avec le gagnant du télé-crochet La Nouvelle Idole. Grâce à un stratagème, Fabrice réussit à s'introduire au Stade avec Jean-Philippe afin que ce dernier se substitue sur scène au jeune chanteur. Mais alors que le concert vient de commencer, Fabrice provoque involontairement un accident qui met Chris Summer hors d'état de chanter. Resté seul sur scène, Jean-Philippe/Johnny entonne alors Allumer le feu et le public, d'abord hostile à la présence de cet inconnu, lui fait finalement un triomphe. Fabrice, quant à lui, est frappé par un employé du Stade et perd connaissance comme au début du film.

Se réveillant de nouveau à l'hôpital, Fabrice semble avoir retrouvé son monde. Mais lorsqu'il se rend à son travail, ses collègues sont émerveillés de le voir. Fabrice finit par réaliser qu'il se trouve dans un univers où non seulement Jean-Philippe est le Johnny Hallyday que tout le monde connaît, mais où lui aussi est un artiste célèbre, en l'occurrence l'acteur Fabrice Luchini. On comprend alors que le film se déroulait dans une réalité parallèle où Fabrice Luchini ne serait jamais devenu comédien. La dernière scène montre Johnny et Fabrice enregistrant en duo la chanson Rock'n'Roll Star.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section proviennent du générique de l'œuvre audiovisuelle présentée ici.

  • La participation de Johnny Hallyday à l'émission de radio Paris Cocktail, le a effectivement été un évènement-clé de sa carrière : son passage lui a permis de se faire remarquer par les paroliers Jil et Jan qui l'ont ensuite présenté à Jacques Wolfsohn, directeur artistique de la maison de disques Vogue. Ce dernier produit, quelques mois plus tard, le premier 45 Tours du chanteur[3].
  • Johnny Hallyday et Fabrice Luchini avaient fait connaissance en 1985, sur le tournage du film Conseil de famille de Costa Gavras. Ils avaient sympathisé à l'époque, ayant de nombreux goûts musicaux en commun. Appréciant beaucoup le chanteur, Luchini s'amusait parfois à l'imiter, que ce soit lors de ses passages à la télévision, dans une scène de Tout ça… pour ça ! (1993)[4] ou dans l'un de ses spectacles théâtraux[5]. L'acteur avait cependant commencé par refuser le projet de Jean-Philippe, trouvant peu crédible l'idée d'un monde où personne ne connaîtrait Johnny Hallyday : il avait finalement été convaincu par son épouse et sa fille[4]. Après le décès en 2017 du chanteur, avec lequel il était resté en contact régulier depuis le tournage de Jean-Philippe[5], Fabrice Luchini a rendu hommage à l'« immense simplicité » de Johnny Hallyday qui « détruisait à la seconde toute la sidération que produisait son statut de star ». Luchini a décrit à cette occasion Johnny Hallyday comme un « animal organique avec une intuition géniale » et un personnage « baudelairien »[6].
  • Johnny Hallyday et Antoine Dulery rejoueront ensemble dans le film Salaud, on t'aime de Claude Lelouch, tourné en 2013.
  • La scène dans laquelle Fabrice et Johnny sont sur la plage de Quiberon, Fabrice lui présentant le texte de Quelque chose de Tennessee, Johnny prenant sa guitare et entonnant la chanson presque instinctivement, est inspirée d'une scène vécue avec, à la place de Fabrice Luchini, Michel Berger présentant à son futur interprète la chanson qu'il lui a écrite.
  • Le nom de l'émission La Nouvelle Idole est un mélange de Nouvelle Star, l'émission de M6, et American Idol, version de l'émission diffusée aux États-Unis.
  • Benoît Poelvoorde fait une brève apparition, en reprenant le rôle de Bernard Frédéric qu'il interprétait dans le film Podium (produit également par Fidélité Films). On le voit parmi les candidats de La Nouvelle Idole, faisant son numéro d'imitateur de Claude François. Il est crédité au générique sous le nom de son personnage.
  • Læticia Hallyday fait également une brève apparition lors de la scène du karaoké, dans le rôle d'une cliente du bar qui semble subjuguée par Jean-Philippe interprétant la version originale de L'idole des jeunes.
  • Les effets pyrotechniques sont signés Lacroix-Ruggieri.
  • Dans le film, sur le quai de la gare, on voit passer une Z 6100, rame automotrice ayant longtemps circulé en banlieue Nord.
  • Avec le succès du film, des producteurs américains envisagèrent un remake avec une star comme Madonna ou Bruce Springsteen[4].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le film a été tourné dans les lieux suivants :

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Musique[modifier | modifier le code]

Musiques additionnelles[modifier | modifier le code]

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Récompense et nomination[modifier | modifier le code]

Année Récompense Catégorie Nommés Résultat
2007 Prix Jacques-Prévert du scénario Scénario original Christophe Turpin Lauréat
César du cinéma Meilleur scénario original Laurent Tuel et Christophe Turpin Nommé

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  2. Crédité au générique sous le pseudonyme de Bernard Frédéric.
  3. Daniel Lesueur, L'argus Johnny Hallyday : Discographie mondiale et cotations, 2003, Éditions Alternatives, p.22.
  4. a, b et c Fabrice Luchini, irréductible fan de Johnny Le Figaro TV Mag, 25 avril 2008
  5. a et b Johnny Hallyday : «Une immense simplicité», se souvient Fabrice Luchini, Le Parisien, 6 décembre 2017
  6. "Un animal organique avec une intuition géniale", Johnny Hallyday par Fabrice Luchini, Paris Match, 6 décembre 2017

Liens externes[modifier | modifier le code]