Ippitsusai Bunchō

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Ippitsusai Bunchō
Image dans Infobox.
Estampe sur papier par Ippitsusai Bunchō.
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
一筆斎文調Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Maître
Ishikawa Yukimoto (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Ippitsusai Bunchō (de son vrai nom Mori, nom familier Kishi Uemon, noms de pinceau Sōyōan et Hajintei) est un peintre japonais du XVIIIe siècle, né en 1725 et mort en 1794. C'est un maître de l'estampe, et peintre de portraits.

Biographie[modifier | modifier le code]

Disciple d'Ishikawa Yukimoto, c'est sans doute le même qui est donné parfois comme élève de Ishikawa Kogen, appartenant à l'école Ukiyo-e (estampes), il étudie aussi à École Kanō. Il vit et travaille à Edo. Actif de 1765 à 1780, comme tous les artistes de l'Ère Meiwa (1764-1772), il est très influencé par l'art de Harunobu, art qui touche le fond même de l'âme nippone et, dès lors, joue un rôle déterminant non seulement sur les maîtres de figures féminines, mais encore sur les spécialistes de portraits d'acteurs, tels que Katsukawa Shunshō ou Ippitsusai Bunchō qui adoptent la même expression élégante que Harunobu, et ce n'est qu'après la mort de ce dernier qu'ils reviennent à une expression plus personnelle. Gardant le lyrisme d'Harunobu et ajoutant un réalisme mordant, ce qui permet à Ippitsusai de donner une tension subjective, particulièrement aux scènes de femmes ou de courtisanes en compagnie de leurs amants[1].

Ippotsusai pratique surtout le format chūban (26,4x18,8) et hoso-e, , tout en longueur (30,3x15,15), pour ses portraits de femmes ou d'acteurs. Il est surtout connu pour ses estampes de kabuki, c'est-à-dire celles qui représentent des acteurs du théâtre kabuki, interprétant des scènes. Il fait également de nombreux portraits d'acteurs. Il rivalise avec Shunshō pour une représentation réaliste d'acteurs sur scène. Mais en fait, le type des visages qu'il crée et l'agencement de ses couleurs possèdent une saveur assez exotique pour le placer, avec Sharaku, parmi les excentriques de l'ukiyo-e. Son propre style trop personnel n'est pas transmissible; il ne fait donc pas école. Il est aussi séduit par la mélancolie des paysages de son pays. En 1770 il peint avec Shunshō un livre illustré, en trois volumes: Ehon Butai Ogi (feuilles d'album en forme d'éventail représentant des scènes de théâtre). On cite aussi de lui des estampes intitulées: Fumeuses, Acteur dans la neige - Jeune femme en promenade - Jeune femme devant la proue d'un navire - Scène de théâtre, exposées à la rétrospective de Blanc et Noir en 1892[2].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire des peintres,sculpteurs, dessinateurs et graveurs, vol. 7, éditions Gründ, , 13440 p. (ISBN 2-7000-3017-6), p. 361, 362.
  • Akiyama Terukazu, La peinture japonaise - Les trésors de l'Asie, éditions Albert SkiraGenève, , 217 p., p. 183, 185
  • Louis Aubert, Les Maîtres de l'Estampe japonaise : Image de ce monde éphémère, Paris, Librairie Armand Colin,
  • Richard Lane, L'estampe japonaise, Paris, Éditions Aimery Somogy,
  • Nelly Delay, L'estampe japonaise, Éditions Hazan, (ISBN 2-85025-807-5)
  • Hélène Bayou (trad. de l'anglais), Images du Monde Flottant : Peintures et estampes japonaises XVIIe : XVIIIe siècles, Paris, Réunion des musées nationaux, , 398 p. (ISBN 2-7118-4821-3)
  • Sous la direction de Gisèle Lambert et Jocelyn Bouquillard, Estampes japonaises, Images d'un monde éphémère, Paris/Barcelone, BnF, , 279 p. (ISBN 978-2-7177-2407-3)
  • Edwin O. Reischauer, Histoire du Japon et des Japonais (tome I), Éditions du Seuil, (ISBN 2-02-000675-8)
  • (en) James Albert Michener, The floating world, University of Hawaii Press, , 453 p. (ISBN 978-0-8248-0873-0, lire en ligne)
  • (en) Howard Hibbett, The floating world in Japanese fiction, Tuttle Publishing, , 232 p. (ISBN 978-0-8048-3464-3, lire en ligne)
  • (en) Tadashi Kobayashi et Mark A. Harbison, Ukiyo-e : an introduction to Japanese woodblock prints, Kodansha International, , 96 p. (ISBN 978-4-7700-2182-3, lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

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