Henry de Lancastre

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Ne pas confondre avec les rois Henri IV et Henri V, tous deux duc de Lancastre avant leurs avènements respectifs.

Henry de Lancastre (1281) fut un noble anglais, l'un des principaux responsables de la déposition d'Édouard II d'Angleterre. Il fut le 3e comte de Leicester et de Lancastre.

Origines[modifier | modifier le code]

Sceau d'Henry de Lancastre dans la Lettre des barons (1301), qu'il signe en latin sous la forme Henricus de Lancastre, Dominus de Munemue, c'est-à-dire Henry de Lancastre, seigneur de Monmouth.

Henry est fils cadet d'Edmond de Lancastre, 1er comte de Leicester et de Lancastre, et de Blanche d'Artois, reine douairière de Navarre[1]. Edmond est lui-même le fils cadet du roi Henri III d'Angleterre.

Le frère aîné d'Henry, Thomas, succède aux titres de leur père Edmond lorsque ce dernier meurt en 1296. Henry est pourtant convoqué par le Parlement le 6 février 1299 sous la forme Henrico de Lancastre nepoti Regis, ce signifie "Henry de Lancastre, neveu du Roi", Édouard Ier régnant alors sur l'Angleterre. Lors de cette session du Parlement, Henry est créé baron Lancastre. Il prend part en juillet 1300 au siège du château de Caerlaverock, lors des guerres d'indépendance de l'Écosse.

Pétition auprès de la Couronne pour le retour de ses terres[modifier | modifier le code]

Après une longue période d'opposition au roi Édouard II et à ses favoris, Thomas de Lancastre est accusé de trahison et exécuté en 1322 sur ordre du roi. Ses terres sont confisquées à sa mort. Henry, qui n'avait pas participé aux rébellions de son frère, fait une pétition auprès du roi pour qu'il puisse hériter des titres de son frère. Édouard II, après avoir hésité, lui rend le comté de Leicester le 29 mars 1324. Le comté de Lancastre ne sera rétrocédé à Henry qu'à l'avènement d'Édouard III en 1327.

Revanche[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Invasion de l'Angleterre (1326).

Lorsque la reine Isabelle retourne en Angleterre en septembre 1326 avec Roger Mortimer pour mettre fin au pouvoir despotique du roi, Henry rejoint leur parti contre le roi. Cette défection précipite le ralliement du reste des barons aux rebelles et conduit à la déroute des forces du roi.

Henry est envoyé par Isabelle à la poursuite du roi, qui s'est retranché en Galles. Édouard II est capturé avec son favori Hugues le Despenser par Henry près de Neath le 16 novembre 1326. Henry reçoit la garde du roi et devient son geôlier pendant quelques temps au château de Kenilworth.

Restauration et récompenses[modifier | modifier le code]

Henry est nommé "conseiller principal" du nouveau roi Édouard III[2] et commandant des forces du roi dans les Marches écossaises[3]. Il est également nommé connétable du château de Lancaster. Henry est un profond partisan du roi et le convainc de mettre fin à la régence exercée par la reine Isabelle et Roger Mortimer. Mortimer est proclamé traître et exécuté en 1330.

Cécité[modifier | modifier le code]

Au cours de l'année 1330, Henry devient aveugle.

Fin de vie[modifier | modifier le code]

Henry passe ensuite les quinze dernières années de sa vie au château de Leicester. Il y fonde un hôpital pour les plus démunis et les infirmes. Cet hôpital devient connu sous le nom de Newarke et Henry y fut enterré à sa mort en 1345. Le roi Édouard III et son épouse Philippa de Hainaut sont présents à ses funérailles. Le fils et héritier d'Henry de Lancastre, Henry de Grosmont, fait déplacer les restes de son père à l'église de Newarke, achevée en 1353[4],[5].

Surnom[modifier | modifier le code]

D'après le chroniqueur Jean Froissart, Heny fut surnommé de son vivant Tort-col, peut-être parce qu'il était affecté par un torticolis.

Succession[modifier | modifier le code]

Henry est succédé dans ses titres de comte de Lancastre et de Leicester par son unique fils Henry de Grosmont. Ce dernier entretient une relation privilégiée avec son cousin Édouard III et est plus tard élevé au titre de duc de Lancastre.

Mariages et descendance[modifier | modifier le code]

Henry de Lancastre épousa en 1297 Maud Chaworth.

De cette union naîtront :

Titres, honneurs et armoiries[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Avant sa restauration dans ses titres, Henry porte les armoiries royales, différenciées par une bande azure. À sa restauration, il transforme ses armes, qui sont alors différenciées par un lambel de France aux trois points[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Armitage-Smith, Sir Sydney, John of Gaunt: king of Castile and Leon, duke of Aquitaine and Lancaster, (Archibald Constable and Co. Ltd., 1904), pg 197.
  2. Leese, Thelma Anna, Blood royal: issue of the kings and queens of medieval England, 1066–1399, (Heritage Book Inc., 2007), 201.
  3. Burke, John, A general and heraldic dictionary of the peerages of England, Ireland, and Scotland, (Henry Colburn and Richard Bentley:London, 1831), 424.
  4. S.H. Skillington & Colin Ellis, Historical Guide To Leicester, (Leicester, 1933)
  5. http://www.british-history.ac.uk/vch/leics/vol2/pp48-51
  6. Marks of Cadency in the British Royal Family

Voir aussi[modifier | modifier le code]