Noureddine Bhiri

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Noureddine Bhiri
Illustration.
Portrait de Noureddine Bhiri
Fonctions
Député de la circonscription de Ben Arous
En fonction depuis le
(4 ans, 4 mois et 18 jours)
Élection 26 octobre 2014
Groupe politique Ennahdha
Ministre délégué auprès du chef du gouvernement tunisien

(10 mois et 16 jours)
Président Moncef Marzouki
Chef du gouvernement Ali Larayedh
Gouvernement Larayedh
Ministre tunisien de la Justice

(1 an, 2 mois et 17 jours)
Président Moncef Marzouki
Chef du gouvernement Hamadi Jebali
Gouvernement Jebali
Prédécesseur Lazhar Karoui Chebbi
Successeur Nadhir Ben Ammou
Constituant de la circonscription de Ben Arous

(5 mois et 17 jours)
Élection 23 octobre 2011
Groupe politique Ennahdha
Successeur Frej Ben Amor
Biographie
Date de naissance (60 ans)
Lieu de naissance Jebiniana (Tunisie)
Nationalité tunisienne
Parti politique Ennahdha
Diplômé de Université de Tunis
Profession Avocat

Noureddine Bhiri, né le à Jebiniana, est un homme politique et avocat tunisien.

Formation[modifier | modifier le code]

Bhiri est titulaire d'un maîtrise de droit de la faculté de droit et des sciences politiques et économiques de Tunis[1]. Il devient ensuite avocat à la Cour de cassation ; il est également coordinateur du comité des avocats devant le tribunal militaire en 1992[1].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Militantisme[modifier | modifier le code]

Il rejoint le mouvement islamiste Ennahdha en 1977 et y occupe plusieurs postes à responsabilité, notamment la direction de l'aile du parti au sein de l'université[1]. Il devient ensuite membre du bureau politique, du bureau exécutif ainsi que du Conseil de la Choura dès 1981, avant de devenir responsable de la section politique[1]. Il est emprisonné entre février et septembre 1987[1].

Il adhère aussi à l'action associative en tant que membre du bureau exécutif du Centre de Tunis pour l'indépendance de la justice et de la coordination nationale pour le soutien à la révolution syrienne[1]. Il est également membre fondateur de l'Organisation nationale de la lutte contre la normalisation avec l'État sioniste et du Comité national de soutien de l'Irak[1]. Il milite aussi dans plusieurs associations de défense des droits de l'homme[1].

Ministre de la Justice[modifier | modifier le code]

À la suite de la victoire d'Ennahdha lors de l'élection de l'assemblée constituante du 23 octobre 2011, durant laquelle il est élu dans la circonscription de Ben Arous, il devient le ministre de la Justice dans le gouvernement Hamadi Jebali. Il succède ainsi à Lazhar Karoui Chebbi, ministre dans le gouvernement Béji Caïd Essebsi. Il démissionne de son siège de constituant le 9 mai 2012.

Bhiri, fait l'objet de critiques pour avoir pris la tête du Conseil supérieur de la magistrature, suscitant de nombreuses réactions au sein de membres de l’Association tunisienne des magistrats qui s'opposent à cette décision pouvant nuire selon eux à l'indépendance de la justice[2].

À la suite du meurtre de Chokri Belaïd, le 6 février 2013, et à l'échec de l’initiative de Jebali annoncée le soir même, consistant en la formation d'un gouvernement de technocrates[3], Bhiri figure parmi les candidats pour remplacer Jebali à la tête du gouvernement[4].

Finalement, Ennahdha porte son choix sur Ali Larayedh, qui est chargé par le président Moncef Marzouki de former un nouveau gouvernement dans lequel Bhiri n'est pas reconduit, devenant ministre délégué auprès du chef du gouvernement.

Il est élu à l'Assemblée des représentants du peuple lors des élections du 26 octobre 2014.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Bhiri est marié et père de quatre enfants[1].

À la suite de l'amnistie, le 14 janvier 2012, de son frère condamné à quatre ans de prison, Bhiri déclare « qu'aucun prisonnier n'a été libéré par complaisance et que tous ceux qui ont bénéficié d'une amnistie ou d'une réduction de peine répondaient aux critères légaux ». Selon lui, son frère avait été victime « d'une affaire montée de toutes pièces par l'ancien régime »[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h et i « Biographie de M. Noureddine Bhiri, nouveau ministre de la Justices », sur businessnews.com.tn, (consulté le 8 mai 2017)
  2. Lilia Weslaty, « Noureddine Bhiri prend la place de Ben Ali à la tête du Conseil Supérieur des Magistrats », sur nawaat.org, (consulté le 8 mai 2017)
  3. « Tunisie - L’initiative de Hamadi Jebali a échoué », sur businessnews.com.tn, (consulté le 8 mai 2017)
  4. « Tunisie - Noureddine Bhiri, fortement pressenti pour succéder à Hamadi Jebali », sur businessnews.com.tn, (consulté le 8 mai 2017)
  5. « Tunisie - Bhiri : Toutes les conditions étaient réunies pour la libération de mon frère », sur businessnews.com.tn, (consulté le 8 mai 2017)