Ligne 36 (Infrabel)

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Ligne 36
Bruxelles-Nord – Liège-Guillemins
Image illustrative de l’article Ligne 36 (Infrabel)
Carte de la ligne
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Villes desservies Bruxelles, Louvain, Tirlemont, Landen, Waremme, Liège
Historique
Mise en service 1837 – 1866
Électrification 1955 – 1954
Concessionnaire État Belge / Infrabel (depuis 1835)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 161
Longueur 99,9 km
Vitesse de référence 160 km/h (200 km/h pour les trains circulant en ETCS) entre Bruxelles et Louvain
et 140 km/h entre Louvain et Liège
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification 3000 V continu
Nombre de voies Double voie
Signalisation - Latérale SNCB
- TBL1 & TBL1+
- ETCS Niveau 1
Trafic
Propriétaire Infrabel
Exploitant(s) SNCB
Trafic Voyageurs (Thalys, ICE, Intercity, Suburbain, Omnibus)
Schéma de la ligne

La ligne 36 est une ligne de chemin de fer belge reliant Bruxelles à Liège capitale économique de la Wallonie.

Construite par les Chemins de fer de l’État belge, elle est (pour la section entre Louvain et Liège) l'une des premières lignes de chemin de fer de Belgique, sur l'axe posé entre le port d'Anvers, Malines, Liège et la Prusse.

Dédiée principalement au trafic voyageur, la ligne est électrifiée en tension continue 3 kV, conformément au principal standard en vigueur sur le réseau belge. Elle est équipée de signalisation lumineuse ainsi que de l'ETCS pilotée par bloc automatique, et parcourable à 160 km/h entre Bruxelles et Louvain, à 200 km/h sur la portion centrale (36N) avec le système de signalisation ETCS et 140 km/h au-delà. Aujourd'hui (2014), seul les trains a grande vitesse (ICE, SNCB IC, Thalys) circulent à 200 km/h entre Bruxelles et Louvain[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les lois du et du ont décrété que la gare de Malines est le centre des chemins de fer de l'État belge avec quatre lignes dénommée par les points cardinaux : Nord, Ouest, Est et Midi[2]. La ligne 36 intègre notamment une partie de l'ancienne ligne Est.

La section de Louvain à Tirlemont est mise en service le après trois années de travaux. Elle comporte un ouvrage d'art important, la galerie souterraine de Cumptich longue de 920 mètres et de nombreux petits ouvrages. La deuxième voie est établie sur l'ensemble de son parcours le [3].

Les sections de Tirlemont à Waremme et de Waremme à Ans mises en service le [4].

Plan incliné d'Ans.

Le , la liaison entre Ans et le centre de Liège, en forte pente et munie d'un système de traction / freinage additionnel à câbles, est à son tour inaugurée. Voir Plan incliné de la côte d'Ans.

La section entre Bruxelles et Louvain, et les stations de Saventhem, Dieghem, Cortengergh et Velthem-Beyssem, sont mises en service le par les Chemins de fer de l’État belge, lorsqu'ils ouvrent l'exploitation du service des marchandises sur la section à deux voies de Bruxelles-Nord à Louvain[5]. Le service des voyageurs n'est ouvert que le [6].

En tant que ligne principale du réseau, l'électrification aura lieu assez rapidement après la Seconde Guerre mondiale. La section Bruxelles - Louvain passe en exploitation électrique en octobre 1954, suivie un an plus tard par le reste de la ligne.

Courant des années 1980, une troisième voie est posée entre Schaerbeek et Zaventem afin de fluidifier le trafic particulièrement dense à l'heure de pointe.

Dans les années 1990, la Belgique finalise son projet de réseau ferré à grande vitesse. La région flamande manifeste la volonté d'accorder des permis d'urbanismes pour une mise à niveau des lignes inter villes existantes plutôt que la création de lignes nouvelles à grandes vitesse. La section Louvain - Haren (au nord de Bruxelles) sera mise à quatre voies et inaugurée en 2003. Deux voies rapides, parcourables à 200 km/h et portant le numéro de ligne 36N sont insérées entre les deux voies dites "lentes" (parcourable tout de même à 160 km/h entre Zaventem et Herent) de la ligne 36 sur lesquelles circulent les convois qui desservent les arrêts intermédiaires. En 2006, une infrastructure permettant de relier Haren à Bruxelles-Nord en contournant les installations de Schaerbeek termine ce dédoublement côté nord. Le prolongement au sud est constitué par une ligne à grande vitesse (LGV 2) entre Louvain et Ans.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Tracé[modifier | modifier le code]

Ouvrages d'art[modifier | modifier le code]

Un grand pont à Louvain.

On notera les plans inclinés entre Ans et Liège, qui comportaient jadis deux machines à vapeur fixes entrainant des câbles de traction entre les voies. La pente y atteint les 3%[7].

Gares haltes et arrêts[modifier | modifier le code]

Dans le cadre des travaux RER, de grands ponts ont été jetés à Schaerbeek et Louvain pour éviter que les voies rapides ne croisent à niveau les voies lentes ou d'autres lignes. C'est également le cas entre Zaventem et Nosseghem, où le raccordement vers l'aéroport se font à l'aide de trémies sous la ligne. En outre, les tranchées et talus ont également été élargis à l'aide de murs de bétons (afin de porter la ligne de 2 à 4 voies en élargissant le moins possible l'emprise au sol de la ligne, et donc en réduisant les expropriations).

Lignes annexes : raccordements et autres[modifier | modifier le code]

Ligne 36/1[modifier | modifier le code]

La ligne 36/1 est un raccordement, de 0,981 km, entre les bifurcations Y Keelbeek et Y Diegem[8]. La bifurcation Y Keelbeek est située sur la ligne 26 Schaerbeek – Hal et ce raccordement dispose d'une voie unique électrifiée[9].

Ligne 36/2[modifier | modifier le code]

La ligne 36/2 est un raccordement, de 3,034 km, entre la gare de Louvain et Y Molenbeek[8]. Il dispose de deux voies et est électrifié[9].

Ligne 36/3[modifier | modifier le code]

La ligne 36/3 est un raccordement, de 0,975 km entre les bifurcations Y Harenheide et Y Diegem[8], qui permet un raccordement entre la ligne 36 et la ligne 26 Schaerbeek - Hal. Il dispose de deux voies et est électrifié[9].

Ligne 36A[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ligne 36A (Infrabel).

La ligne 36A est un tronçon, de 12,289 km, entre Y Voroux et Kinkempois-Formation[8]. Il dispose de deux voies électrifiée et est principalement utilisé par les lourds trains de marchandises pour contourner le plan incliné de la côte d'Ans. La vitesse de référence y est de 70 km/h[10].

Ligne 36B[modifier | modifier le code]

La ligne 36B était un tronçon, de 3,8 km, entre la gare d'Ans et Y Voroux. Établie en parallèle avec la ligne principale il disposait de deux voies jusqu'à sa disparition en 1999 lors du chantier de la ligne à grande vitesse. Sa plateforme est utilisée pour y installer les voies de la ligne 36 du fait de l'utilisation de la plateforme de la ligne 36 par l'infrastructure de la LGV2[10].

Ligne 36C[modifier | modifier le code]

La ligne 36C Y Zaventem - Y Machelen-Noord, est une antenne, de 5,543 km, entre Y Zaventem et Y Machelen-Noord[11]. À double voie et électrifiée elle permet la desserte de la gare de Bruxelles-National-Aéroport, elle comporte un tronçon de 2,3 km en tranchée couverte. Le raccordement 36C1 permet de rejoindre Louvain à 70 km/h[10].

C'est en 1958 que sont mis en service les 3,3 km, à double voie, entre Y Zaventem et la gare de l'aéroport. Elle est électrifiée le . Afin de permettre le prolongement de l'antenne, une nouvelle gare est construite à côté de la précédente qui était en impasse. Depuis un prolongement d'un peu plus de deux kilomètres a été établi jusqu'à Y Machelen-Noord.

Ligne 36C/1[modifier | modifier le code]

La ligne 36C/1 est un raccordement, de 3,304 km, entre les bifurcations Y Nossegem et Y Luchthaven[12].

Ligne 36C/2[modifier | modifier le code]

La ligne 36C/2 est un raccordement, de 1,522 km, entre les bifurcations Y Keelbeek et Y Brucargo[12].

Ligne 36E[modifier | modifier le code]

La ligne 36E est un raccordement, de 1,464 km, entre la bifurcation Y Keelbeek et la gare de Louvain[12].

Ligne 36L/1[modifier | modifier le code]

La ligne 36L/1 est un raccordement, de 1,632 km, entre la Vorvoux-Base Travaux LVG et la bifurcation Y Vorvoux[12].

Ligne 36L/2[modifier | modifier le code]

La ligne 36L/2 est un raccordement, de 1,501 km, entre la bifurcation Y Tourmalet et la gare Kinkempois-Formation[12].

Ligne 36N[modifier | modifier le code]

La ligne 36N, longue de 26,2 km, relie les gares de Bruxelles-Nord et Louvain. C'est un doublement de la ligne 36, par deux voies supplémentaires établies en parallèle. Elle passe par les gares de Schaerbeek, Haren-Sud, Diegem, Zaventem, Nossegem, Kortenberg, Erps-Kwerps, Veltem et Herent[12]. Elle est établie au centre de la plateforme et encadrée par les deux voies de la ligne 36 qui sont réservée pour les trains plus lents avec arrêts dans les gares intermédiaires précitées. Les trains peuvent rouler à 160 km/h sur ses deux voies centrales entre Diegem et Louvain[13].

Elle est mise en service, à deux voies et électrifiée, par section : le , les 4,5 km de Y Herent à Louvain ; le , les 19 km de Haren à Y Herent ; et le , les 2,7 km de Schaerbeek à Haren.

Elle comporte un important ouvrage d'art, composé d'un viaduc en béton et du pont de Schaerbeek, en arc métallique long de 136 m[13].

Exploitation[modifier | modifier le code]

La ligne est très peu utilisée en trafic marchandises depuis que l'important flux de transit entre le port d'Anvers et l'Allemagne transite par Lier, Hasselt et Montzen.

Entre Bruxelles et Louvain, la ligne voit passer tous les types de trains de voyageurs, des Thalys et ICE aux omnibus. Certains desservent l'aéroport de Bruxelles-National.

Au sud de Louvain, les trains à grande vitesse, ainsi que les deux relations Intercity directes empruntent la LGV 2. La section Louvain - Liège est desservie par un train Intercity qui marque l'arrêt à Tirlemont, Landen, Waremme et Ans. Deux relations omnibus desservent les tronçons Louvain - Landen et Waremme - Liège. Il n'y a plus d'arrêts desservis entre Waremme et Landen.

Cette offre est naturellement renforcée à l'heure de pointe.

Projets futurs[modifier | modifier le code]

La ligne est concernée par le projet de RER Bruxellois. L'infrastructure est prête, mais comme seule la capacité de lignes desservant des villes flamandes a jusqu'ici été augmentée, son lancement n'aura lieu qu'en 2015-2018, lorsque les autres lignes auront été mises à niveau.

En outre, le projet Diabolo qui doit relier l'aéroport de Zaventem à la ligne Bruxelles - Anvers devrait également provoquer la refonte de la desserte de l'aéroport, et donc des gares qui le séparent de la capitale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bruxelles – Louvain, première ligne « classique » équipée de l’ETCS 02-03-2012
  2. Ministre des travaux publics, 1842, p. II
  3. Ministre des travaux publics, 1842, p. X
  4. Ministre des travaux publics, 1842, p. X et XI
  5. Derrider, « 36 Brussel Noord -Liège Guillemins », sur archive.org (consulté le 18 février 2016).
  6. Félix Loisel (dir.), Annuaire spécial des chemins de fer belges : années 1866 et 1877, Bruxelles, Cercle de la conférence des chemins de fer belges, , 473 p. (lire en ligne), p. 84
  7. « Ligne 36 », sur www.belrail.be (consulté le 5 septembre 2017)
  8. a b c et d Infrabel, document de référence annexe E.1, 2015, p. 14
  9. a b et c « Ligne 36 : Bruxelles-Nord - Liège-Guillemins : Caractéristiques : Raccordements », sur belrail, (consulté le 14 février 2016).
  10. a b et c « Ligne 36 : Bruxelles-Nord - Liège-Guillemins : Autres tronçons », sur belrail, (consulté le 14 février 2016)
  11. Infrabel, document de référence annexe E.1, 2015, p. 14-15
  12. a b c d e et f Infrabel, document de référence annexe E.1, 2015, p. 15
  13. a et b Infrabel, « Infrabel pose un pont ferroviaire de 136 mètres à Schaerbeek 28-10-2005 », sur infrabel.be, (consulté le 19 février 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ministre des travaux publics, Chemin de fer : compte-rendu des opérations effectuées jusqu'au 31 décembre 1841 (Rapport présenté aux chambres législatives le 2 juin 1842), Burxelles, Devroye, 223 p. (lire en ligne).
  • Infrabel, Annexe E.1 : Distances entre gares et nœuds, coll. « Document de référence du réseau », , 43 p. (lire en ligne [PDF]), p. 13-14

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]