Gare de Mons

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Mons
Image illustrative de l'article Gare de Mons
L'ancienne gare de Mons démolie en 2013
Localisation
Pays Belgique
Ville Mons
Quartier centre-ville
Adresse place Léopold
7000 Mons
Coordonnées géographiques 50° 27′ 14″ N 3° 56′ 31″ E / 50.453985, 3.9418850° 27′ 14″ Nord 3° 56′ 31″ Est / 50.453985, 3.94188
Gestion et exploitation
Propriétaire Infrabel
Exploitant SNCB
Services Touristique (ICT) pendant les vacances d'été
InterCity (IC)
InterRegion (IR)
Omnibus (L)
Heure de pointe (P)
Caractéristiques
Ligne(s) 96, Bruxelles-National-Aéroport ou Schaerbeek à Quévy (frontière)
97, Liège-Guillemins ou Saint-Ghislain à Quiévrain (frontière)
118, Mons à La Louvière-centre
Voies 7 (dont 2 voies en travaux) + voies de services
Quais 4 (dont 3 centraux)
Altitude 33 m
Historique
Mise en service 19 décembre 1841
Ouverture 1841
Correspondances
Bus voir Intermodalité

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Mons

Géolocalisation sur la carte : Hainaut

(Voir situation sur carte : Hainaut)
Mons

La gare de Mons est une gare ferroviaire belge de la ligne 96, de Bruxelles-National-Aéroport à Quévy (frontière), située à proximité du centre de la ville de Mons dans la province de Hainaut en Région wallonne.

Elle est mise en service en 1841 par les chemins de fer de l'État belge. Le batiment a été démoli à le 25 mars 2013 et sera remplacé par une nouvelle gare conçue par l'architecte Santiago Calatrava. En attendant les voyageurs doivent utiliser une gare provisoire. La gare est située au croisement de la ligne 96 (Bruxelles-Quévy) et de la dorsale wallonne (ligne 97 vers Quiévrain et 118 vers La Louvière-Centre). Le nombre de voyageurs y transitant fait de la gare de Mons, la 16e gare de Belgique et la 5e gare wallonne[1].

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB) desservie par des trains InterCity (IC), InterRegion (IR), Omnibus (L) et heure de Pointe (P), Touristique (ICT) pendant les vacances d'été.

Son code télégraphique est FMS.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 33 m d'altitude, la gare de Mons est située au point kilométrique (PK) 60,3 de la ligne 96, de Bruxelles-National-Aéroport ou Schaerbeek à Quévy (frontière), entre les gares ouvertes de Ghlin et de Frameries. Gare de bifurcation, elle était l'origine de l'ancienne ligne 98, de Mons à Quiévrain via Warquignies et Colfontaine, de la ligne 97, de Liège-Guillemins ou Saint-Ghislain à Quiévrain (frontière) et de la ligne 118, de Mons à La Louvière-centre.

Histoire[modifier | modifier le code]

Arrivée du train à Mons[modifier | modifier le code]

La première gare de Mons a été mise en service le [2]. L’inauguration de la première lignée ferrée en Belgique entre Bruxelles et Malines remonte à 1835. Le Roi et le gouvernement poussent le chemin de fer à se développer, à passer nos frontières. En Hainaut, un immense réseau de lignes industrielles se tisse. Les lignes principales, de l’état et du secteur privé, s’approchent de Mons. Le bâtiment originel, inauguré en 1842, se situait sur l'emplacement actuel de la place Léopold. L'évolution exponentielle du chemin de fer rendra très vite la première gare insuffisante qui, 30 ans après sa construction, sera remplacée

La gare de 1874[modifier | modifier le code]

Une nouvelle gare fut construite et mise en service en 1874 , cette nouvelle et majestueuse infrastructure construite dans le style "neo-roman" a été faite sur les plans de l'architecte M. Lambeau . Celui-ci a aussi réalisé l'ancienne gare de Liège-Guillemins, l'actuelle gare de Namur et de Charleroi-Sud. Une grande verrière de fer et de verre couvrait également les 5 voies voyageurs à l'arrière de la gare Le bâtiment et sa verrière fut fortement endommagés à la fin de la Seconde Guerre mondiale lors de bombardements. Une reconstruction complète sera nécessaire Après une courte réhabilitation, elle fut démolie et remplacée, en phases successives, par un bâtiment plus moderne, inauguré en 1952,

La gare "Panis" de 1952[modifier | modifier le code]

Fresque de Jacques D'Hondt.

Le Ministre Achille Van Acker posera la première pierre de cette nouvelle gare le 8 décembre 1947. La gare sera inaugurée en 1952 , elle est l'œuvre de l'architecte montois René Panis[2]. Le bâtiment présentait sur ces quatre façades un parement en pierre de Soignies ainsi qu'une imposante horloge d'un style typique des années 50.

La gare renfermait dans sa salle des pas perdus une superbe fresque œuvre de Jacques D'Hondt[3]. Perchée à une dizaine de mètres du sol, elle proposait, sur trois parois, un aperçu de la vie socio-culturelle et folklorique de la région de Mons-Borinage. L'ouvrage avait été commandé dans le cadre des festivités de l'Exposition Universelle de 1958. Il fut conçu par le peintre et décorateur montois Jacques D'Hondt qui l'a réalisé sur des panneaux en bois. Abimée par le temps, l’œuvre a été remplacée en mai 2001, pour les 75 ans de la SNCB, par une nouvelle fresque réalisée par l'artiste turc Dogan Cakir, qui avait notamment décoré le hall d'accueil Thalys à Bruxelles-Midi. La gare renfermait aussi de magnifiques vitraux, œuvres de Zéphyr Busine et de Georges Boulmant ainsi que des reliefs sculptées dans la pierre de Soignies par Raoul Godfroid . La gare de 1952 a été est définitivement fermée le [4], après 61 ans d'existence et elle fut démolie fin juin 2013 pour laisser place à une nouvelle construction, signée par l'architecte Santiago Calatrava[2].

La gare de Santiago Calatrava[modifier | modifier le code]

En 2004, la SNCB, a décidé d'entreprendre une importante modernisation du site en recentrant la gare sur une activité essentiellement voyageurs Elle a confié les missions d'études et de suivi des travaux qui en résulteront à Euro Liège TGV (devenue Eurogare en 2010). Les études d'avant-projet, sur les volets des infrastructures ferroviaires et de l'accueil des voyageurs, ont mis en évidence une série d'objectifs, sur le plan ferroviaire, ils s'agit notamment : de réduire le nombre de voies de garage et de relais marchandises pour valoriser les potentialités commerciales et d'accueil des voyageurs ; de dégager des espaces afin de permettre le franchissement du site et la réalisation de la double accessibilité à la gare ; d'uniformiser la longueur des quais (350 m) et leur largeur (8,50 m) et d'adapter le tracé de la ligne 118 (dorsale wallonne) pour augmenter la vitesse d'entrée en gare.

Construction de la future gare de Santiago Calatrava

Sur le plan de l'accueil voyageurs, il s'agit : d'améliorer la qualité des infrastructures d'accueil et de rencontrer les normes actuelles pour les personnes à mobilité réduite ; de faciliter l'accès aux quais depuis la place et les parkings ; d'optimiser l'accessibilité à la gare et l'intermodalité ; de liaisonner le cœur historique de Mons et le site des Grands Prés ; d'aménager un parking véhicules d'une capacité minimum de 800 places et de valoriser des terrains libérés connexes à la gare (boulevards Charles-Quint et Gendebien). Afin de développer un projet de qualité, novateur, intégrant les dimensions fonctionnelles, architecturales, urbanistiques et environnementales posées lors de l'identification des objectifs. Eurogare décide de faire appel à un bureau d'architecture externe et lance un concours en janvier 2006 (avis de marché aux niveaux belge et européen)[5]. Ce concours vise à dégager une esquisse architecturale et urbanistique portant sur l'aménagement général du site de la gare. Cet aménagement inclut un parking paysager, une liaison aérienne entre la place Léopold, la gare et le site des Grands Prés, en ce compris la desserte des quais via les accès existants et futurs. Au terme de ce concours, la conception de cet ensemble est confiée à l'ingénieur et architecte Santiago Calatrava et, en octobre 2006, la maquette d'esquisse de ce premier acte de la modernisation du site de Mons est rendue publique.

Santiago Calatrava Valls devait construire sa gare en laissant intacte la gare de1952. C’était là une qualité qui l’avait distingué des autres candidats lors du concours de 2006. Ensuite la gare de 1952 fut vouée à disparaître, selon la SNCB, le projet a « évolué », « mûri » La mise en service de la nouvelle "gare-passerelle" est prévue pour début 2018[6].

En attendant, les voyageurs doivent utiliser une gare provisoire La gare provisoire, en conteneurs assemblés, permet d'accueillir les 20 000 voyageurs par jour ouvrable, soit 100 000 voyageurs du lundi au vendredi[7]. Les éléments préfabriqués sont les mêmes que ceux qui ont servi pour la gare provisoire de Liège-Guillemins[1].

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Gare SNCB, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichets, ouvert tous les jours. Des aménagements, équipements et services sont à la disposition des personnes à la mobilité réduite[8].

Desserte[modifier | modifier le code]

Mons est desservie par un train international Thalys et des trains InterCity (IC), InterRegion (IR), Omnibus (L) et Heure de pointe (P) de la SNCB, qui effectuent des missions sur les lignes commerciales : 92 (Ath - Mons), 96 (Bruxelles - Quévy) et 118 (Mons - La Louvière-centre)[9] (voir brochure SNCB en lien externe).

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Un parc pour les vélos et un parking pour les véhicules y sont aménagés[8]. Des bus desservent la gare.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Découvrez la gare provisoire de Mons », sur http://www.lavenir.net (consulté le 25 mars 2013)
  2. a, b et c « La future gare sera la quatrième dans l’histoire de la ville », sur http://www.lavenir.net (consulté le 25 mars 2013)
  3. « Jacques D'Hondt créateur de la fresque est décédée », sur La Province,‎ (consulté le 6 février 2016).
  4. « Fermeture de la gare » (consulté le 6 février 2016).
  5. « Eurogare », sur Eurogare (consulté le 6 février 2016).
  6. « Gare de Mons : les travaux de démolition du bâtiment principal ont commencé », sur http://www.lavenir.net,‎ (consulté le 6 mai 2013)
  7. « La gare de Mons », sur http://www.eurogare.be (consulté le 21 mai 2013)
  8. a et b Site SNCB Mobility : Mons lire (consulté le 10 avril 2012).
  9. Site SNCB : Fiches horaires (brochure) ligne 96 lire (consulté le 10 avril 2012).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Lille-Flandres Tournai
ou Jemappes
IC D La Louvière-Sud Herstal
ou Liège-Palais
Quiévrain
ou Saint-Ghislain
Jemappes IC F
(En semaine)
Soiginies Liège-Guillemins
Quévy Frameries IR j
(En semaine)
Jurbise Bruxelles-National-Aéroport
Saint-Ghislain Jemappes IR j
(Week-ends et vacances)
Jurbise Louvain
Jambes La Louvière-Sud IR k
(En semaine)
Jemappes Tournai
Ath Jurbise
ou Erbisoeul
L Terminus Terminus
Braine-le-Comte
ou Soignies
Ghlin L Terminus Terminus
Charleroi-Sud Nimy L Terminus Terminus