Gare de Bruxelles-Allée-Verte

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Allée-Verte
Image illustrative de l'article Gare de Bruxelles-Allée-Verte
Situation de la station en 1841.
Localisation
Pays Belgique
Commune Molenbeek-Saint-Jean[1]

puis Bruxelles-ville
Coordonnées géographiques 50° 51′ 44″ Nord 4° 21′ 14″ Est / 50.862315, 4.353942
Caractéristiques
Ligne(s) Bruxelles à Anvers
Altitude 18 m
Historique
Mise en service

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Allée-Verte

Géolocalisation sur la carte : Bruxelles

(Voir situation sur carte : Bruxelles)
Allée-Verte

La gare de Bruxelles-Allée-Verte (Groendreefstation en néerlandais) était une gare ferroviaire belge de la ligne de Bruxelles à Anvers. Elle était située à proximité de l'ancienne promenade de l'Allée verte, établie le long du canal de Bruxelles à Vilvorde, au nord-ouest de Bruxelles-ville dans l'actuelle région Bruxelles-Capitale.

Elle est mise en service en 1835 par l'administration des Chemins de fer de l’État belge, lorsqu'elle ouvre à l'exploitation la première section de la première ligne de chemin de fer en Belgique.

Situation[modifier | modifier le code]

Ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à environ 18 mètres d'altitude[2], la gare de Bruxelles-Allée-Verte était l'origine de la ligne de Bruxelles à Anvers[3].

Géographique[modifier | modifier le code]

Son emplacement, au sud de l'Allée verte, était situé sur la commune de Molenbeek-Saint-Jean (section du "Faubourg de Laeken") près de la frontière avec Laeken[4], jusqu'en 1897 puis sur celle de Bruxelles-ville (à la suite de l'Arrêté Royal concernant les modifications territoriales pour les nouvelles installations maritimes de Bruxelles, avec déplacement du canal de Willebroeck et annexion de l'Allée verte auparavant située sur les deux communes mentionnées ci-dessus).

Histoire[modifier | modifier le code]

La station de Bruxelles-Allée-Verte est mise en service le par les Chemins de fer de l’État belge, lors de l'inauguration et de l'ouverture de l'exploitation de la section de Bruxelles à Malines de la première ligne de chemin de fer en Belgique. Elle dispose d'un enclos avec un petit bâtiment en bois dont la fonction est d'abriter le lieu de vente de billets aux voyageurs. L'enclos est accessible par la promenade de l'Allée-Verte, lieu à la mode[5] pour les bruxellois, le long du canal de Bruxelles à Vilvorde. C'est une gare en impasse (les voies se terminent par un butoir) avec trois voies établies en parallèles[3],[6].

Par beau temps la foule se presse vers la nouvelle gare pour assister aux départs des locomotives qui sont au nombre trois : « La Flèche », « Stephenson » et « l'Éléphant » pour tracter les trains dans lesquels vont monter les quelques 900 invités. « L'Éléphant », moins rapide mais plus puissantes prend en charge la traction des trois trains pour le retour qui va prendre plus de temps que prévu du fait d'un arrêt pour refaire le plein d'eau de la locomotive. À la gare, la foule montre un peu d'inquiétude avant d'entendre le sifflet de la machine qui arrive et pouvoir ainsi clamer son enthousiasme. Dès le lendemain les candidats au voyage son nombreux à descendre de l'omnibus pour juste faire l'aller et le retour entre l'Allée-Verte et Malines. 150 000 « touristes » vont prendre le train dans les mois qui suivent. Le prix des titres de transports s'envole dans des ventes « sous le manteau » au point que cela nécessite des mesures fermes pour rétablir l'ordre[3].

Le 26 septembre 1841, une autre gare est ouverte dans le nord de la ville, la gare du « Jardin botanique » qui deviendra la gare du Nord[7]. Une voie est aussi ouverte en 1841, et est utilisée jusqu’en 1871, pour relier la gare de l’Allée Verte à la gare des Bogards, qui deviendra la gare du Midi, le long de la petite ceinture[8]. Le trafic voyageur est arrêté le 16 janvier 1954, et la station est démolie entre 1954 et 1958 pour y aménager l’héliport de Bruxelles pour l’exposition universelle de 1958[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.senate.be/lexdocs/S0591/S05910584.pdf sans le plan difficile de dire, limites sur carte juste au dessus
  2. Source altitude : Google Earth (consulté le 16 février 2016).
  3. a, b et c G. Feron (Le Rail, août 1979), « Les gares de Bruxelles : L'Allée Verte », sur Rixke Rail’s,‎ (consulté le 16 février 2016).
  4. http://didierwauters.be/petit-cours-dhistoire-de-laeken/ On y cite clairement qu'une partie de l'Allée verte fait partie de Laeken, pas le reste qui était sur Molenbeek.
  5. Région de Bruxelles-Capitale, 1999, p. 133
  6. Fernand Lebbe, n°XIX, 1949, p. 3.
  7. L’Allée Verte, C’était au temps où Bruxelles brussellait.
  8. Paul F. State, Historical Dictionary of Brussels, Scarecrow Press, 2004 (ISBN 0810850753)
  9. La gare de Bruxelles Allée Verte.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fernand Lebbe, La jonction Nord-Midi : Historique et Urbanisation, Bruxelles, Éditorial-Office, coll. « Au fil du Rail » (no XIX), , 32 p. (lire en ligne).
  • Région de Bruxelles-Capitale, Art et architecture publics, Bruxelles, Éditions Mardaga, , 175 p. (ISBN 9782870097090, lire en ligne), p. 122-123, 133.

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Liens externes[modifier | modifier le code]