Gare de Louvain

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Station Leuven
Image illustrative de l'article Gare de Louvain
Entrée de la gare en 2015.
Localisation
Pays Belgique
Commune Louvain
Adresse Martelarenplein 16
3000 Leuven
Coordonnées géographiques 50° 52′ 53″ nord, 4° 42′ 59″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire Infrabel
Exploitant SNCB
Services InterCity (IC)
Omnibus (L)
Heure de pointe (P)
Suburbain (S)
Caractéristiques
Ligne(s) 36, Bruxelles - Liège
2 LGV, Louvain - Hans
35, Louvain - Hasselt
53, Schellebelle - Louvain
139, Louvain - Ottignies
Voies 14 (+ passage et service)
Quais 7 (dont 6 centraux)
Altitude 29 m
Historique
Mise en service
Ouverture 1840 (bv I)
1879 (bv II)
Architecte François-Henri Laenen (bv I)
Henri Fouquet (bv II)
Protection 17 octobre 1996
Correspondances
Bus voir Intermodalité

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Station Leuven

Géolocalisation sur la carte : Brabant flamand

(Voir situation sur carte : Brabant flamand)
Station Leuven

La gare de Louvain (en néerlandais : station Leuven) est une gare ferroviaire belge de la ligne 36, de Bruxelles-Nord à Liège-Guillemins, située à proximité du centre de la ville de Louvain, dans la province du Brabant flamand en Région flamande.

Elle est mise en service en 1837 par l'administration des chemins de fer de l'État belge.

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB) desservie par des trains InterCity (IC), Omnibus (L), Heure de pointe (P) et Suburbain (S).

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 29 mètres d'altitude, la gare de bifurcation de Louvain est située au point kilométrique (PK) 28,726 de la ligne 36, de Bruxelles-Nord à Liège-Guillemins, entre les gares ouvertes de Herent et de Vertrijk[1].

Elle est également, l'origine : au PK 0,000 de la ligne 2, ligne à grande vitesse de Louvain à Ans[2] ; au PK 0,000 de la ligne 139 de Louvain à Ottignies, avant la gare de Heverlee[3], et l'aboutissement : au PK 53,551 de la ligne 35 d'Hasselt à Louvain, après la gare ouverte de Wezemaal[4] ; au PK 64,202 de la ligne 53 de Schellebelle à Louvain, après la gare de Wijgmaal[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Première gare[modifier | modifier le code]

La Belgique décide de créer un réseau de chemins de fer ayant pour point central Malines, la loi du 1er mai 1834 décrète notamment une ligne vers la frontière de Prusse par Louvain, Tirlemont, Liège et Verviers[6].

La « station de Louvain » est mise en service le par l'administration des chemins de fer de l'État belge, lorsqu'elle ouvre à l'exploitation la section de Malines à Louvain qui est le terminus. La station est située à l'extérieur de la ville près de la porte de Diest, elle ne comporte alors que des installations sommaires et provisoires en bois[7]. Elle devient rapidement une gare de passage avec l'ouverture, le 21 septembre de cette même année, de la section suivante de Louvain à Tirlemont[6].

La conception du bâtiment définitif est confiée à François-Henri Laenen, l'architecte de la ville. Il conçoit un bâtiment de style néoclassique composé d'un corps central encadré par deux ailes, le tout s'étendant sur 40 mètres de long. En 1840, soit trois années après l'arrivée du premier train, le nouvel édifice est mis en service. Au rez-de-chaussée de la partie centrale se trouve le hall pour les voyageurs et à l'étage le logement du chef de gare. Les ailes sont utilisées pour d'autres besoins nécessaires au service du chemin de fer[8]. Un embranchement qui permet de relier la gare aux bassins est ouvert en juin 1841[9].

L'arrivée du chemin de fer amorce le développement du quartier, ce que devance et accompagne F.-H. Laenen en ayant déjà produit un plan d'aménagement, approuvé en 1839, de la place et la rue qui font le lien entre la gare et la vieille ville. Les constructions qui sortent de terre entre 1843 et 1849, année du décès de Laenen, vont produire un ensemble architecturale de style néo-classique composé de façades de couleur blanche[8]. L'importance de la gare et des chemins de fer vont êtres encore renforcé par les ouvertures des lignes, de Wavre à Louvain, le 12 février 1855, et de Bruxelles à Louvain le 17 décembre 1866[10].

Dès 1863 le Grand Central Belge fait construire par l'ingénieur Urban un atelier de réparation et une remise pour les locomotives. Peu de temps après leurs ouvertures plus de 650 ouvriers y sont employés. Ces installations sont complétées par un réaménagement du système ferroviaire d'origine avec la création de faisceaux de triage et de voies de raccordements entre les différentes lignes. Cette évolution importante du trafic des marchandises et des voyageurs a besoin également d'un bâtiment principal plus imposant[10].

En 1871 le nouvel architecte de la ville, Lavergne, propose l'agrandissement de ce bâtiment principal[8].

Deuxième gare[modifier | modifier le code]

L'ancien bâtiment est détruit pour être remplacé en 1879 par un édifice, plus imposant mais du même style, dû à l'architecte Henri Fouquet[7].

La gare vers 1900.

En 2008, livraison de la nouvelle couverture des quais conçue par le cabinet d'architecture Samyn et associés SPRL[11].

En 2009, la gare de Louvain était la sixième gare la plus utilisée de Belgique (plus de 26 000 voyageurs par jour, seulement précédée par celles de Bruxelles-Central, Bruxelles-Midi, Gand-Saint-Pierre, Bruxelles-Nord et d'Anvers-Central[12].

Accident ferroviaire.[modifier | modifier le code]

Le samedi 18 février 2017 en train de voyageur reliant Louvain à La Panne déraille à quelques mètres de la gare. la première voiture se renverse à 180 degrés. L'accident fait 1 mort et 27 blessés dont 3 graves sur un total de 87 voyageurs. La personne décédée avait 21 ans et était originaire du Braban-Wallon. Etant coincé en dessous de la voiture de tête, la victime n'à su être dégagé que le lendemain de la catastrophe. Selon l'enquête, une personne se trouvais à proximité des voies, ce qui serait la raison du déraillement. 3 enquêtes sont ouverte, une à la SNCB et Infrabel, une par le SPF Mobilité et une par la police de Louvain étant donné qu'il y à un décès dans l'accident. Les dégâts matériels sont assez important. Des cables de signalisations on été arraché perturbant la ligne Louvain - Malines mais également Louvain - Aarschot et Louvain - Malines. Certains trains était dévier via Ottignies seule ligne entièrement utilisable. Le jour même au soir, la circulation à pu reprendre pour les trains Eupen - Liège - Louvain - Bruxelles - Gand - Ostende pouvant circuler sur la LGV. La voiture renversée à pu être mise sur un camion et partir comme convois exceptionnel jusque Muizen tandis que les 2 autres voitures ont été transféré par le rail jusque l'atelier central de Malines. Le premier ministre Charles-Michel à fait le déplacement jusque les lieux de l'accident.

[réf. nécessaire]

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Gare[13] SNCB, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichets, ouvert tous les jours. Elle est notamment équipée d'automates pour l'achat de titres de transport, de consignes à bagages automatiques et d'un système d'annonces vocales et digitales automatiques des trains[réf. nécessaire]. Des aménagements, équipements et services sont à la disposition des personnes à la mobilité réduite. Un buffet est installé en gare.

Un passage souterrain permet la traversée des voies et le passage d'un quai à l'autre.

Desserte[modifier | modifier le code]

Louvain est desservie par des trains InterCity (IC), Omnibus (L), Heure de pointe (P) et Suburbain (S).

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Un parc pour les vélos et un parking pour les véhicules y sont aménagés[13]. Des bus desservent la gare[13].

Patrimoine ferroviaire[modifier | modifier le code]

Le bâtiment du à l'architecte Henri Fouquet est inscrit à l'inventaire du patrimoine architectural de la Flandre le [14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Infrabel, document de référence : annexe E1, 2015, p. 14
  2. Infrabel, document de référence : annexe E1, 2015, p. 2
  3. Infrabel, document de référence : annexe E1, 2015, p. 139
  4. Infrabel, document de référence : annexe E1, 2015, p. 13
  5. Infrabel, document de référence : annexe E1, 2015, p. 20-21
  6. a et b César Moreau, Journal des travaux de la Société française de statistique, vol. 5, Paris, Société française de statistique universelle, , 624 p. (lire en ligne), p. 187-190
  7. a et b Laure Eggericx, « la gare de louvaiN a le vent en poupe », Le Soir,‎ (lire en ligne)
  8. a, b et c Marc Dubois, 2008, p. Introduction
  9. Belgium. Ministère des travaux publics, Chemins de fer : Postes. Télégraphes. Marine. Compte rendu des opérations, 1841,p. XII lire (consulté le 10 juillet 2012).
  10. a et b Le Rail (revue), « Témoins d’hier : pèlerinage du côté de Louvain », sur Rixke Rail’s,‎ (consulté le 18 février 2016) : « Source : Le Rail, avril 1976 ».
  11. Site architecture.be Couverture des quais de la gare de Louvain lire (consulté le 11 juillet 2012).
  12. NMBS Reizigerstellingen 2009
  13. a, b et c Site SNCB Mobility : Louvain lire (consulté le 30 juin 2012).
  14. (nl) « Gare de Louvain (ID: 200 154) », sur inventaris.onroerenderfgoed.be (consulté le 20 février 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Jan De Coninck et Marc Dubois (introduction), Leuven Railway Station, Philippe Samyn and Partners, architects and engineers, Londres, Vision Publishers, , 176 p. (ISBN 9789079881000), p. Introduction
  • Infrabel, Annexe E.1 : Distances entre gares et nœuds, coll. « Document de référence du réseau », , 43 p. (lire en ligne [PDF]), p. 13-14.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]



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Genk
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Landen
ou Terminus
Terminus Terminus L Wezemaal Anvers-Central
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