Bournois

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Bournois
Bournois
Panorama sur le village de Bournois.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Montbéliard
Canton Bavans
Intercommunalité Communauté de communes des Deux Vallées Vertes
Maire
Mandat
Raymond Boby
2014-2020
Code postal 25250
Code commune 25083
Démographie
Population
municipale
191 hab. (2016 en augmentation de 1,6 % par rapport à 2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 29′ 58″ nord, 6° 29′ 52″ est
Altitude Min. 330 m
Max. 521 m
Superficie 10,48 km2
Localisation

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Bournois
Porche de la grotte de la Baume, vue de l'intérieur.
Fond de la grotte de la Baume.

Bournois est une commune française située dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés les Bourniquais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ecclesia de Burneys, Borney en 1143 ; Bornoi en 1205 ; Burneys au XIIe siècle ; Bournois en 1405 ; Bournoys en 1666[1].

Bournois est aujourd'hui du département du Doubs et du canton de L'Isle-sur-le-Doubs, à 50 kilomètres nord-est de Besançon, à égale distance de L'Isle-sur-le-Doubs et de Villersexel, soit à 11 kilomètres de ces deux petites villes. Situé à la fois sur un plateau et dans un creux à 500 mètres d'altitude, il est entouré de bois à l'est, au sud et à l'ouest ; limité au nord par une montagne dont les versants et les plateaux qui lui font suite s'étendent presque à pic du côté des villages voisins sur une longueur de 6 kilomètres environ.

La variété du sol qui permet tous les genres de cultures, ce qui fait dire que « Bournois peut se passer de ses voisins » a aussi contribué à son isolement.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Ruisseau de Suchot est le principal cours d'eau de Bournois.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Fallon
(Haute-Saône)
Grammont
(Haute-Saône)
Rose des vents
Abbenans N Accolans
O    Bournois    E
S
Uzelle Gondenans-Montby Soye

Histoire[modifier | modifier le code]

Bournois était autrefois du bailliage de Vesoul et de la prévôté de Montjustin. Il est mentionné pour la première fois sous les noms de Buniey, Bunieys, Bonieis, Borncus, Bouniaiis, Bourneus, Bournois dans les chartes de l'abbaye des Trois-Rois, qui en parlent presque dès la fondation de ce monastère, en 1133.

L'église était sous l'invocation de saint Nicolas, dont la fête est fixée au 6 décembre. L'abbé Baverel, dans sa notice des villages de Franche-Comté, dit qu'elle était anciennement sous la dépendance du prieur de Vaucluse, et ensuite de l'Université et de l'archevêque de Besançon. En 1187, le pape Grégoire VIII confirma à l'abbaye de Lieu-Croissant tout ce qu'elle possédait à Bournois.

L'église avait tous les caractères d'église paroissiale ; elle possédait une chapellenie ou prestimonie en l'honneur de saint Nicolas et de saint Claude, fondée en 1530, au maître-autel, par Nicolas Monniot, chanoine de Sainte-Madeleine de Besançon, qui était originaire de Bournois.

Dans un acte de visite, il est dit que cette chapellenie était pauvre, pingui censu dotata. Nicolas Monniot nomma lui-même le premier chapelain, et la fondation fut approuvée par l'Ordinaire le 4 septembre 1532. Le droit de présentation, conservé d'abord dans la famille Monniot, appartenait, au XVIIe siècle, à Guillaume de Montby, seigneur de Bournois en 1652 ; puis il passa à la famille des Raincourt, seigneurs de Fallon. En 1770, c'est Gabriel-Gaspard de Raincourt, chanoine doyen de Baume-les-Messieurs, qui est institué chapelain de Bournois, à la présentation de Jean-Baptiste de Raincourt, seigneur de Fallon. Il eut pour successeur Louis-Gabriel de Raincourt, trésorier de l'église de Saint-Pierre de Macon, nommé le 23 janvier 1781, qui a été le dernier chapelain avant la Révolution.

De chaque côté de Bournois, à l'est et à l'ouest, suivant les vallées du Doubs et de l'Ognon, passent deux routes très anciennes par lesquelles se font le commerce, et qui laissent le village isolé comme dans une île sur le plateau. Selon l'ancienne coutume, tous les chemins étaient en ligne droite, mal tenus et à peu près impraticables, de sorte qu'à l'époque, il était extrêmement difficile d'y arriver.

C'est grâce à ces accidents de terrain qu'en 1815, il a pu échapper assez longtemps aux allées et venues de l'ennemi, et qu'en 1870-71, il n'avait pas encore vu les Allemands tandis que les villages voisins étaient dévastés depuis longtemps. Bounois n'a été occupé que pendant trois jours, lors de la retraite du général Bourbaki.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 décédé le
16/11/2007
Roger Roussey DVD  
mars 2008 En cours Raymond Boby[2] DVD Agriculteur

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4].

En 2016, la commune comptait 191 habitants[Note 1], en augmentation de 1,6 % par rapport à 2011 (Doubs : +1,79 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
503502505574675672635608592
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
532562511488479448455405368
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
330314293237220209205175155
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
162177177208212209177188191
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La grotte de la Malatière est située entre Bournois (25) et Soye (25). Cette grotte a un développement de 5 232 m et sa galerie principale renferme un immense pilier stalagmitique. Plusieurs fois par an, des spéléologues s'aventurent au cœur de la grotte, mais seuls les plus avertis s'engagent dans le ruisseau souterrain. Cette cavité rejoint, quelques kilomètres plus loin, le gouffre de Pourpevelle situé à Soye (25).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 1, BESANÇON, CÊTRE,
  2. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]