Maison de Montesquiou

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Maison de Montesquiou
Image illustrative de l’article Maison de Montesquiou
Armes

Blasonnement D'or, aux deux tourteaux de gueules, l'un sur l'autre
Devise « Deo duce, ferro comite. »
(Dieu pour guide et l'épée pour compagne)
Branches de Monluc
de Marsan
de Sainte-Colombe
de Xaintrailles
de Pressac
de Poylobon
d'Artagnan
Période XIIe siècle - XXIe siècle
Pays ou province d’origine Gascogne
Allégeance comtes de Fezensac, comtes d'Armagnac, rois de Navarre, rois de France
Fiefs tenus Montesquiou
Demeures Montesquiou, Marsan, Artagnan, Bourron-Marlotte, Longpont, Courson, Courtanvaux, Les Hayes, Hauteville, La Roche, Mauperthuis,Xaintrailles (1570)
Charges Grand chambellan de l'Empire, ministre de l'Intérieur, députés, sénateurs, ambassadeur
Fonctions militaires Maréchal de France, amiral, officiers généraux, capitaines des Mousquetaires
Fonctions ecclésiastiques cardinal, évêques
Preuves de noblesse
Admis aux honneurs de la Cour Oui

La maison de Montesquiou est une des plus anciennes familles subsistantes de la noblesse française, avec une filiation suivie qui remonterait à 1190.

Elle a donné trois maréchaux de France[1], un amiral, un cardinal, deux évêques, plusieurs officiers généraux, un ministre, des députés et sénateurs et deux membres de l'Académie française.

Patronyme[modifier | modifier le code]

La famille tient son nom de la terre de Montesquiou, en Gascogne. Ce nom, attesté sous la forme Montesquivo au XVe siècle, Monteschivum (1162), de l'ancien occitan esquiu signifiant sauvage, farouche, hostile, d'où : "mont farouche"[2]. Esquieu ou Esquiou est aussi un sobriquet devenu un nom de famille bien attesté qui a pu désigner le possesseur primitif de ce lieu : « mont d'Esquiou ». »[3].

Origine[modifier | modifier le code]

« La maison de Montesquiou est vraisemblablement issue des anciens comtes de Fezensac, cette descendance ayant été reconnue par arrêt du Grand Conseil du roi en 1777, s'appuyant sur un rapport favorable de Bernard Chérin »[4].

Aymeri Ier comte de Fézensac, vivant au début du XIe siècle, fut père de deux fils : Guillaume et Raymond ; le premier continua les comtes de Fézensac; le second épousa Auriane de la Mothe et décéda vers l’an 1070. Il fut père d'Arsieu, baron de Montesquiou qui testa en 1096.[4].

En 1777, Louis XVI ayant fait examiner les titres par lesquels le marquis de Montesquiou revendiquait sa filiation depuis Aimery, comte de Fezensac, le roi permet à tous les membres de la maison de Montesquiou de joindre à leur nom celui de Fézensac et à l'ainé de s'appeler le comte de Fezensac. Un arrêt du parlement de Paris de 1783 confirma la reconnaissance de cette adjonction[5],[6].

« En 1784 le marquis de Montesquiou fit régiger la généalogie de sa maison par Nicolas Louis Nicolas Chérin sur titres qui furent reconnus authentiques par plusieurs membres de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres et par plusieurs bénédictins. Cette généalogie a été imprimée en un volume in 4°»[7]

L'ancienne maison de Fézensac, éteinte au XIIe siècle dans la maison d'Armagnac, avait pour auteur Guillaume Garcès de Fezensac (mort vers 965), comte de Fezensac, fils de Garcia II Sanche, dit le Courbé, comte de Gascogne à partir de l'an 886, pour lequel « Aucun document contemporain ne livre les origines de Garsia Sanche au-delà de son père, Sanche, qu’un charte tardive qualifie de roi... Les historiens se partagent quant à son origine. Certains, se bornent à la déclarer inconnue, d’autres en font un prince de Navarre, et d’autres enfin le rattachent fermement aux précédents comtes Gascons. »[8]. Pendant plusieurs siècles, les historiens ont considéré la maison de Gascogne comme issue des Mérovingiens, s'appuyant notamment sur la fausse Charte d'Alaon[9], reconnue depuis comme un apocryphe fabriqué en Espagne au XVIIe siècle[10].

Branches[modifier | modifier le code]

La famille de Montesquiou se divisa en plusieurs branches dont notamment[11],[4]:

  • La branche des barons de Montesquiou et d'Anglès (éteinte au XVIe siècle)[4].
  • La famille de Lasseran de Massencome de Montluc (rattachement au XVIIIe siècle contesté)[N. 1] (éteinte en 1646)[4].
  • de Marsac (éteinte au XVIe siècle)[4].
  • de Préchac (éteinte en 1715)[4].
  • de Pouylebon (éteinte au XVIIIe siècle)[4].
  • de Sainte-Colombe (éteinte au XVIIIe siècle)[4].
  • du Faget (éteinte au XVIIIe siècle)[4].
  • de Xaintrailles (1575, éteinte en 1696)[4].
  • de la Serres et de Marsan (éteinte en 1913)[4].
  • de Salles et d'Artagnan (subsistante)[12],[13],[4].

À travers ses différentes branches, la famille de Montesquiou fut reçue 10 fois aux Honneurs de la Cour de 1758 à 1790[14].

Depuis 1913, il ne subsiste qu'une branche puinée de la famille de Montesquiou : la branche d'Artagnan[15]. Cette branche est issue de Manaud de Montesquiou (vivant en 1492)[11],[4], seigneur de Salles en Lauragais, dont le fils Paulon de Montesquiou, écuyer du roi de Navarre épousa en 1524 Jeanne d'Estaing dame et héritière de la seigneurie d'Artagnan en Bigorre, qu'elle lui légua en 1541 avant son décès. Il n'eut pas d'enfant de son épouse, se remaria en 1545 à Claude de Tersac et fut l'auteur de la branche dite « d'Artagnan ».

Par décret du 16 mars 2012, Aymeri de Montesquiou-Fezensac, Jean-Louis de Montesquiou-Fezensac et leurs enfants ont été autorisés à ajouter le nom "d'Artagnan" à leur patronyme devenant "de Montesquiou-Fezensac d'Artagnan". Des membres descendant en ligne féminine de la famille de Batz, revendiquant une parenté avec le célèbre d'Artagnan, s'opposèrent sans succès à cette demande de changement de nom[16]. En effet, le mousquetaire célèbre ne s'appelait pas "d'Artagnan" mais Charles de Batz de Castelmore. Il avait emprunté ce nom à la famille de sa mère, Françoise de Montesquiou d’Artagnan, lorsqu'il vint à la cour pour se mettre au service du roi, et c'est lui qui l'a rendu célèbre. [17].

Titres[modifier | modifier le code]

La branche éteinte des anciens seigneurs de Montesquiou était barons de Montesquiou et d'Angles depuis le XIe siècle[11].

Diverses branches portèrent les titres de courtoisie de marquis de Xaintrailles, comte de Sainte-Colombe, baron du Faget etc. Au XVIIeme, Louis de Montesquiou d'Artagnan (1689-1743) , [18] mousquetaire, maréchal de camp, fut aussi « prince de Raches », du chef de sa femme Louise de Berghes, princesse de Raches et du Saint-Empire dont il prit le nom.[19].

La famille de Lasseran de Massencome de Montluc (éteinte en 1642), rattachée à la famille de Montesquiou mais dont le rattachement est contesté par Borel d'Hauterive[20], porta les titres suivants :

  • Marquis de Balagny, comte d'orbec, comte de Cramail etc.[11]
  • Prince de Chabanais : seigneurie de l'Angoumois achetée vers 1560 par Joachim de Monluc dont les seigneurs se qualifiaient de prince de Chabanais au XVe siècle[21]. Qualification passée en 1640 par mariage dans la famille d'Escoubleau de Sourdis[22].
  • Prince de Cambrai : Titre accordé en 1594 par Henri IV à Jean de Montluc de Balagny, maréchal de France[23]

La branche éteinte de Montesquiou-Marsan fut titrée :

  • baron de l'Empire (1809)[24]
  • comte de Montesquiou (1817)[4]
  • duc de Fezensac en 1821 et 1832 (titre éteint en 1913 avec Philippe André, troisième duc de Fezensac. Sa fille unique épousa le comte de Maillé de la Tour-Landry[4]

La branche subsistante de Montesquiou d'Artagnan porta d'abord au XVIIeme le titre de courtoisie de "comte d'Artagnan". Elle fut titrée :

  • comte de Montesquiou-Fezensac et de l'Empire (1809 et 1810)[24]
  • baron de Montesquiou-Fezensac et de l'Empire (1809 et 1810)[24]
  • baron-pair de Montesquiou-Fezensac (1824)[24]

Cette branche porte également depuis le XVIIIe siècle le titre de courtoisie de « marquis de Montesquiou ». Devenue chef du nom et des armes en 1913, elle a également relevé proprio motu le titre irrégulier de « duc de Montesquiou-Fezensac ». »[25],[26]. L'historien Joseph Valynseele écrit à ce sujet :

«  Le titre de marquis porté tout d’abord par Joseph de Montesquiou-Fezensac n’était lui-même au reste qu’un titre de courtoisie : quoi qu’on ait une usurpation vieille de plusieurs générations ne saurait, en effet tenir lieu de bonnes lettres patentes. Le duc de Fezensac d’aujourd’hui, fils de Joseph, n’est de la sorte authentiquement que, tout à la fois, chevalier de l’empire, baron de l’empire, baron de 1824 et comte de l’empire, titres conférés à son arrière-arrière-grand-père, le fils aîné de la gouvernante du roi de Rome, pour les deux premiers et au mari de cette dernière pour le troisième et le quatrième[27]. »

Possessions[modifier | modifier le code]

Les différents membres de la famille de Montesquiou ont possédé ou possèdent, entre autres, les châteaux de Montesquiou, d’Artagnan, de Marsan, de Montluc, d'Estillac, de Xaintrailles, de Mauperthuis, Courtanvaux, Longpont, des Hayes, du Fresne, de Bourron-Marlotte et Courson.

À Paris, ils ont bâti l'Hôtel de Montesquiou, boulevard des Invalides, et l'hôtel de Montesquiou-Fezensac, quai d'Orsay.

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Bernard III de Montesquiou (+ 1175), évêque de Tarbes.
  • Raymond III de Montesquiou (+ 1190), baron de Montesquiou, participa à la troisième croisade avec Philippe Auguste.
  • Pierre de Montesquiou (+ 1262), évêque d'Albi.
  • Peytavin de Montesquiou, (+ 1355/6), évêque d'Albi (1338) puis cardinal (1350).
  • Aysinus de Montesquiou, baron de Montesquiou et d'Angles, chambellan du roi Charles VII en 1438.
  • François de Montesquiou, capitaine des gardes du duc d'Anjou, assassin du prince de Condé à la Bataille de Jarnac en 1569.

Branche de Poyloubon[modifier | modifier le code]

Famille de Montluc-Montesquiou[modifier | modifier le code]

Branche de Marsan[modifier | modifier le code]

  • Barthélémy de Montesquiou (1405-1482), premier à être seigneur de Marsan, de Lussan, de Salles en Lauragais, chevalier de la compagnie de Jean Bonnay sénéchal de Toulouse (1427-1437), commandant d'une compagnie de 9 écuyers (en 1426). Marié en 1446 à Anne de Galard, fille de Jean, seigneur de L'Isle-Bouzon
  • Bertrand de Montesquiou, seigneur de Serres, marié en 1625 avec Charlotte de Savère, dame de Marsan, terre qu'elle tenait de sa grand-mère Jeanne de Montesquiou et qu'elle rapporte dans la famille.
  • Philippe de Montesquiou-Fezensac (1753-1833), général, commandant le sud de Saint-Domingue.
  • Abbé François-Xavier-Marc-Antoine de Montesquiou-Fezensac (1757-1832), descendant du précédent, homme d'église et homme politique français, agent général du clergé (1785), député du clergé de Paris aux États généraux de 1789, deux fois président de l'Assemblée nationale (en 1790), ministre de l'intérieur (1814-1815), ministre d'État, pair de France (1815), membre de l'Académie française (1816), crée comte de Montesquiou (1817) puis 1er duc de Fezensac en 1821.
  • Raymond de Montesquiou-Fezensac (1784-1867), neveu du précédent, général de division, ambassadeur de France, baron d'Empire (1809), 2e duc de Fezensac en 1832, pair de France, commandeur de l'Ordre de Saint Louis, grand-croix de l'Ordre de la légion d'honneur.
  • Philippe de Montesquiou-Fezensac (1843-1913), 3e et dernier duc de Fezensac, petit-fils du précédent. Sénateur du Gers, il possédait une écurie de course qu'il montait. Marié en 1865, il n'eut que deux filles et fut le dernier représentant de la branche de Marsan.

Branche d'Artagnan[modifier | modifier le code]

  • Paulon de Montesquiou (+1555), seigneur de Salles et d'Artagnan, écuyer d'Henri II d'Albret, roi de Navarre.
  • Jean de Montesquiou d'Artagnan (+1608), son fils, enseigne aux Gardes Françaises. Marié en 1578 à Claude de Bazillac, il est le grand-père paternel du maréchal d'Artagnan (qui suit) et le grand-père maternel du célèbre Charles Batz de Castelmore, comte d'Artagnan.
  • Henri de Montesquiou d'Artagnan (+1668), son fils, Lieutenant général du roi à Bayonne. Marié en 1632 à Jeanne de Gassion.
  • Pierre de Montesquiou d'Artagnan (Bayonne 1645- Paris 1725), son fils, mousquetaire, gouverneur d'Arras (1698), Maréchal de France (1709), chevalier des Ordres du roi (1724).
  • Joseph de Montesquiou (Artagnan 1651-1729), dit « le comte d'Artagnan », capitaine de la 1re compagnie des mousquetaires, lieutenant-général des armées, gouverneur de Nîmes, chevalier des ordres de Saint-Michel et du Saint-Esprit (1724). Mort sans alliance.
  • Louis de Montesquiou (1689-1743), brigadier des mousquetaires, maréchal de camp, dit « le chevalier d'Artagnan », dit aussi « le prince de Raches » du chef de sa femme Louise de Berghes, princesse de Raches et du Saint-Empire dont il prit le nom (sans postérité).
  • Pierre de Montesquiou d'Artagnan (1687-1754), seigneur d'Artagnan et de Mauperthuis, maréchal des camps, puis lieutenant général des armées du roi, chevalier de Saint-Louis. Marié en 1739 à Marie-Louise-Gertrude Bombarde de Beaulieu, dame de Montesquiou que son père lui a constitué en dot. Avec elle la terre de Montesquiou revient dans la famille.
  • Anne-Pierre de Montesquiou (1739-1798), puis Montesquiou-Fezensac (à partir de 1777), seigneur de Montesquiou, dit le marquis de Montesquiou-Fezensac, menin des enfants de France, maréchal de camp, membre de l'Académie française (1784), député de Paris aux États généraux et à l'Assemblée constituante où il préside le comité des finances, président de l'Assemblée nationale. À la tête du corps d'armée, il envahit et occupa la Savoie. Placé sous le coup d'un décret d'arrestation, il émigre en Suisse. Rayé plus tard de la liste des émigrés il rentre en France en 1795. Tous les Montesquiou-Fezensac actuels descendent de lui.
  • Pierre de Montesquiou-Fezensac (1764-1834), comte de Montesquiou-Fezensac et de l'Empire (1809), fils du précédent. Officier dans l'armée des Amériques de Rochambeau, grand chambellan de l'Empire marié à Louise-Charlotte Le Tellier de Courtanvaux, gouvernante du roi de Rome, dite "Maman Quiou".
  • Henri de Montesquiou-Fézensac (1768-1844), comte de Montesquiou-Fezensac et de l'Empire (1810), frère du précédent, homme politique et militaire.
  • Anatole de Montesquiou (1788-1878), baron de l'Empire (1810) puis comte d'Empire au décès de son père, général français, neveu du précédent.
  • Alfred de Montesquiou (1794-1847), frère du précédent.
  • Napoléon de Montesquiou-Fezensac (1810-1849), député, neveu du précédent.
  • Bertrand de Montesquiou-Fezensac (1837-1902), amiral, fils du précédent.
  • Mathilde de Montesquiou (1883-1960), femme du compositeur Charles-Marie Widor, fille du précédent.
  • Robert de Montesquiou-Fezensac (1855-1921), homme de lettres et dandy français.
  • Léon de Montesquiou-Fezensac (1873-1915), essayiste, monarchiste français.
  • Pierre de Montesquiou (1909-1976), dit « duc de Fezensac » (titre irrégulier), député du Gers.
  • Victoire de Montesquiou (1934), femme de lettres.
  • Aymeri de Montesquiou-Fézensac (1942), puis Montesquiou-Fezensac d'Artagnan, ancien sénateur du Gers (le 11 juin 2015, le conseil constitutionnel invalide son élection au Sénat et prononce une inéligibilité d'un an, à la suite du rejet de ses comptes de campagne[28]).
  • Eléonore de Montesquiou (1970), réalisatrice française.
  • Alfred de Montesquiou (1978), journaliste français.

Portraits[modifier | modifier le code]

Arbre généalogique[modifier | modifier le code]

Armes, blasons devises[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Blason fam fr Montesquiou.svg

D'or aux deux tourteaux de gueules, l'un sur l'autre.[29]

Blason fam fr Montesquiou-Montluc.svg Branche de Monluc

Écartelé : au 1 et 4 d'azur, au loup ravissant d'or; au 2 et 3 d'or au tourteau de gueules.[30]

Blason fam fr Montesquiou-Sainte-Colombe.svg Branche de Montesquiou-Sainte-Colombe

Écartelé : au 1 et 4 de Montesquiou ; au 2 et 3 d'azur, à trois colombes d'argent, accompagnées en chef d'un croissant du même (Sainte-Colombe)

Blason fam fr Montesquiou-Fézensac.svg Branche de Montesquiou-Marsan

Parti : au 1 de Montesquiou; au 2 de gueules pleins.

Blason Anne Elisabeth Pierre de Montesquiou (1764-1834).svg Pierre de Montesquiou-Fezensac, grand chambellan de l'empire :

D'or à deux tourteaux de gueules, posés en pal, au canton des comtes membres de collège électoral brochant. L'écu posé sur les insignes de grand chambellan de l'Empire. Toque de comte de l'Empire, manteau des sénateurs de l'Empire.

Principales alliances[modifier | modifier le code]

Branche de Marsan : de Sarrey, de Galard, de Lupé, de Serres, de Tyrac, de Bezolles, de Boussod, de Narbonne, de Lalive du Chatelet, Clark de Feltre, de Finguerlin-Bischingen, de Rochechouart, Roslin d'Ivry, de Maillé de la Tour-Landry[4].

Branche d'Artagnan : d'Estaing, de Tersac, de Bazillac, de Bethune Hesdigneul, de Fortanes, de Berghes, Bombarde de Beaulieu, Hocquart de Montfermeil, Le Tellier de Courtanvaux, de Goyon, de Noailles, d'Harcourt, de Lévis-Mirepoix, Perron-Cuiller, de Charrette, Duroux, Widor, de Sinety, Sauvage de Brantes, de Sauvan d'Aramon, Bibesco, de Beaune, de Faucigny-Lucinge, Riquet de Caraman-Chimay, Siméon, de Rohan-Chabot, Le Bouteiller, Appert-Roland-Gosselin, de Gramont, de Bethune, Roger, de La Ville-Baugé, Csaky, Lacuée, Dupleix, des Isnards, Lefebvre de Laboulaye, Ciepka, Gaudin de Villaine, Miller, Revel, Beau, de Chavagnac, de Vogüé etc.[4]

Famille de Lasseran de Massencome de Montluc : de Massat, de Gontaut-Biron, de Verduzan, de Pardaillan, d'Estillac, de Clermont d'Amboise, d'Estrées, de Balaguier, de Montesquiou, de Foix de Carmaing, d'Escoubleau de Sourdis etc.[11]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ce rattachement de la famille de Monluc à la famille de Montesquiou est contesté par certains généalogistes dont Borel d'Hauterive qui écrit : « La postérité de Blaise de Montluc était éteinte depuis un siècle, nul héritier direct ne pouvait revendiquer la haute illustration de cette famille, les Montesquiou mirent tous leurs soins à la rattacher à leur maison comme rameau de la branche cadette de Lasseran Massencomme. Quelques points d'analogie dans les armes et les alliances contractées entre les deux familles donnèrent au système de jonction une apparence de probabilité ou du moins de vraisemblance. La complaisance des généalogistes fit le reste et grâce à la haute considération dont jouissait le nom de Montesquiou pas une voix ne s'éleva pour émettre le moindre doute. Voici comment les auteurs de la troisième édition de L'Histoire des grands officiers de la Couronne du P. Anselme dans le tome VII publié en 1738 établirent pour la première fois que les Montluc étaient issus des Montesquiou.» Borel d'Hauterive "Revue historique de la noblesse", Volume 2,1841, page 173.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Moreri, Le Grand Dictionnaire Historique, Jacques Vincent, (lire en ligne), p. 103
  2. Albert Dauzat, Dictionnaire étymologique des noms de lieux de France, Paris, Guénégaud.
  3. Bulletin de la Société archéologique, historique, littéraire & scientifique du Gers, Volume 72, Impr. Th. Bouquet, 1971, page 692.
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q et r Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, tome V, page 92
  5. André François Joseph Borel d'Hauterive, Howard Horace Angerville (comte d') et vicomte Albert Révérend, Annuaire de la noblesse de France et d'Europe, (lire en ligne)
  6. Almanach de Gotha, 1902, page 330.
  7. Bulletin de la Société héraldique et généalogique de France, volume 1, 1879, page 150.
  8. Christian Settipani « La noblesse du Midi carolingien: études sur quelques grandes familles d'Acquitaine et du Languedoc du IXe au XIe siècle, Toulousain, Périgord, Limousin, Poitou, Auvergne » UPR, 2004, page 81 à 82.
  9. Christian Settipani, Les ancêtres de Charlemagne, UPR, 2015, p 147.
  10. Christian Settipani "La noblesse du Midi carolingien: études sur quelques grandes familles d'Acquitaine et du Languedoc du IXe au XIe siècles, Toulousain, Périgord, Limousin, Poitou, Auvergne", UPR 2004, page 73.
  11. a, b, c, d et e Anselme de Sainte-Marie "Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, des pairs, grands officiers de la couronne", tome VII, 1773, page 262 à 294. "Généalogie de la maison de Montesquiou".
  12. Histoire de la maison de Montesquiou-Fezensac, par M. le duc de Fezensac, 1847, p 119.
  13. Jean Castarède, Histoire de la Guyenne et de la Gascogne, 1997, p 198.
  14. E de Séréville & F de Saint-Simon, "Dictionnaire de la Noblesse Française", 1975, page 730.
  15. Hervé Drévillon "L'impôt du sang : Le métier des armes sous Louis XIV", 2005, page 64.
  16. http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&idTexte=CETATEXT000027377282&fastReqId=1060873153&fastPos=1 Arrêt 359472 du Conseil d'État du 29 avril 2013
  17. Histoire de la maison de Montesquiou-Fezensac par M. le duc de Fezensac. Imprimerie de Guiraud, Paris, 1847, pages 157 et 158
  18. Louis Moreri, Le grand dictionnaire historique ou Le mélange curieux de l'histoire sacrée et profane, Volume 6, 1732, page 105.
  19. Louis Moreri, Le grand dictionnaire historique ou Le mélange curieux de l'histoire sacrée et profane, Volume 6, 1732, page 105.
  20. André Borel d'Hauterive, Revue historique de la noblesse, Volume 2, 1841, page 173 et suivantes.
  21. Annuaire de la pairie et de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe et de la diplomatie, Volume 3, 1845, page 300.
  22. P. Louis Lainé, Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France, 1836, page 304.
  23. Le grand dictionnaire historique, ou le mélange curieux de l'histoire sacrée et profane, volume 3, 1759, page 96.
  24. a, b, c et d Vicomte Albert Révérend "Armorial du premier empire: titres, majorats et armoiries concédés" volume 3, pages 266 à 271.
  25. "Généalogie de la maison de Montesquiou-Fezensac, suivie de ses preuves", imprimerie de Valade, Paris 1784, Page 257.
  26. Joseph Valynseele, Les maréchaux de la Restauration et de la Monarchie de Juillet, leur famille et leur descendance, Paris, , page 62
  27. Joseph Valynseele "Les maréchaux de la Restauration et de la Monarchie de Juillet, leur famille et leur descendance", 1962 pages 88
  28. Conseil constitutionnel, « Décision no 2015-4931 SEN du 11 juin 2015 », (consulté le 11 juin 2015).
  29. Anselme de Sainte-Marie "Histoire de la Maison Royale de France, et des grands officiers de la Couronne", tome 7, 1733, page 263.
  30. Véronique Garrigues "Adrien de Monluc (1571-1646): d'encre et de sang", Presses Universitaires, Limoges 2006, page 215.

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]