Aymeri de Montesquiou

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Aymeri de Montesquiou
Image illustrative de l'article Aymeri de Montesquiou
Fonctions
Maire de Marsan
En fonction depuis le
(40 ans, 8 mois et 6 jours)
Réélection 13 mars 1977
Prédécesseur Pierre de Montesquiou
Sénateur du Gers

(16 ans, 8 mois et 10 jours)
Élection 27 septembre 1998
Successeur Raymond Vall
Conseiller général du Gers
Élu dans le canton de Gimont

(33 ans et 12 jours)
Élection 21 mars 1982
Prédécesseur Guy Balas
Député du Gers
Élu dans la 2e circonscription

(4 ans et 19 jours)
Élection
Prédécesseur Jean-Pierre Joseph
Successeur Yvon Montané

(2 ans, 1 mois et 12 jours)
Élection
Député européen

(3 ans, 5 mois et 12 jours)
Élection 15 juin 1989
Successeur Jean-Jacques de Peretti
Biographie
Nom de naissance Aymeri de Montesquiou-Fezensac
Date de naissance (74 ans)
Lieu de naissance Marsan (Gers)
Nationalité Française
Parti politique PRV
Profession Exploitant agricole

Aymeri Francis André Philippe de Montesquiou de son nom complet de Montesquiou-Fezensac d'Artagnan, dit duc de Fezensac (titre irrégulier)[1],[2],[3],[4],[5], est né le à Marsan (Gers). Homme politique français, il est membre du Parti radical et ancien vice-président du groupe du Rassemblement démocratique et social européen.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille noble du Gers, fils de Pierre de Montesquiou. Aymeri de Montesquiou-Fezensac et ses enfants sont autorisés par décret du 16 mars 2012 à substituer à leur nom patronymique celui de « de Montesquiou-Fezensac d'Artagnan »[6] (le nom « d'Artagnan », nom d'une seigneurie, tomba en désuétude dans la famille de Montesquiou à la fin du XVIIe siècle).

Malgré l'homonymie la famille de Montesquiou ne descend pas du célèbre Charles de Batz de Castelmore dit d'Artagnan qui a inspiré le personnage de d'Artagnan à Alexandre Dumas, et dont les descendants subsistants ont déposé une requête contre le décret du Premier ministre François Fillon du 16 mars 2012, autorisant Aymeri de Montesquiou à modifier son nom. Le Conseil d’État a rejeté ce recours considérant que les requérants « alors même qu'ils sont descendants de Charles de Batz-Castelmore d'Artagnan, ne justifient pas de ce que l'attribution, par le décret attaqué, du nom de « d'Artagnan » à des membres de la famille de Montesquiou leur causerait un préjudice de nature à en justifier l'annulation »[7].

Le Conseil d’État avait précédemment rejeté le 28 octobre 2005 un recours du sénateur Aymeri de Montesquiou contre un décret du 26 mars 2004 autorisant M. Baïri à porter le nom de sa grand-mère maternelle qui se nommait d’Artagnan, considérant que « le préjudice invoqué par le sénateur ne peut être regardé comme suffisant »[8].

Une longue carrière politique[modifier | modifier le code]

Propriétaire-exploitant agricole, il est élu maire de Marsan en 1976 à la suite du décès de son père Pierre de Montesquiou. Il devient conseiller général du Gers pour le canton de Gimont en 1982. Il est élu député du Gers le , puis député européen le . Il retourne à l'Assemblée nationale le , toujours comme député du Gers.

Il est élu sénateur du Gers le 27 septembre 1998 sous l'étiquette UDF, puis réélu le 21 septembre 2008 au 1er tour[9].
Au Sénat, il est président du groupe France-Iran et vice-président de la commission des finances.

Un intermédiaire des relations franco-kazakhes[modifier | modifier le code]

Durant les années 2000, Aymeri de Montesquiou a plusieurs fois séjourné au Kazakhstan . Il connaît personnellement le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev, le premier ministre Karim Massimov ou encore le maire d'Astana Imangali Tasmagambetov. Il occupe la fonction de président délégué pour le Kazakhstan du groupe interparlementaire d’amitié France-Asie centrale, et sert d'intermédiaire entre les entreprises françaises et le pouvoir kazakh. Sous la présidence Sarkozy (2007-2012), il est nommé représentant spécial de Nicolas Sarkozy pour l’Asie centrale.

L'affaire du « Kazakhgate »[modifier | modifier le code]

Le 15 octobre 2014, le château de Marsan, domicile d'Aymeri de Montesquiou, ainsi que la Mairie de Marsan sont perquisitionnés, dans le cadre de l’information judiciaire pour « corruption d’agents publics étrangers » et « blanchiment en bande organisée » menée par les juges d’instruction Roger Le Loire et René Grouman sur les pots-de-vin présumés versés par un oligarque belgo-kazakh, Patokh Chodiev, proche du président Noursoultan Nazarbaïev[10].
Le 9 février 2015, Le Point révèle que le nom d'Aymeri de Montesquiou apparaît sur une liste de personnalités françaises impliquées dans une affaire de fraude fiscale[11]. Son immunité parlementaire de sénateur est levée le 18 mars 2015 pour des faits présumés de blanchiment en bande organisée et corruption active d'agents publics étrangers[12].

Le 9 juillet 2015, Aymeri de Montesquiou, sénateur UDI, est mis en examen pour corruption passive et blanchiment en bande organisée[13].

Inéligibilité[modifier | modifier le code]

Le 2 avril 2015, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) le soupçonne d'avoir menti sur sa déclaration de patrimoine et décide de transmettre son dossier au parquet national financier[14]. Le 11 juin 2015, le conseil constitutionnel invalide son élection au Sénat et prononce une inéligibilité d'un an, à la suite du rejet de ses comptes de campagne par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP)[15].

Mandats[modifier | modifier le code]

Anciens mandats[modifier | modifier le code]

Décorations[16][modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le titre de duc de Fezensac créé en 1821 pour une autre branche de la famille de Montesquiou séparée de la branche subsistante depuis le XVe siècle s'est éteint en 1913. La branche subsistante n'a pas d'ancêtre duc commun et ce titre n'est pas transmissible par adoption. Voir « État de l'Ordre du Saint-Esprit en 1830 » page 85 de Hervé Pinoteau (Nouvelles Éditions latines, Paris 1983).
  2. Jougla de Morenas, Grand Armorial de France.
  3. E. de Serevile et F. de Saint Simon, Dictionnaire de la noblesse française.
  4. Généalogie : D'Artagnan s'invite au Sénat, Sud Ouest, 18 mai 2012.
  5. D'Artagnan est de retour !, Le Point, 3 avril 2012.
  6. France Soir.fr.
  7. Arrêt 359472 du Conseil d'État du 29 avril 2013.
  8. Académie des Sciences morales et politiques : Marc Guillaume, maître des requêtes au Conseil d’État, directeur des affaires civiles et du Sceau : « Le Sceau de France, titre nobiliaire et changement de nom ».
  9. Élections sénatoriales de 2008 - Résultats dans le Gers, sur le site du Sénat.
  10. Libération, 16 octobre 2014.
  11. Édition du site internet Lepoint.fr du 9 février 2015« HSBC : le bottin très mondain des Français de "SwissLeaks" », .
  12. Le Sénat lève l'immunité parlementaire d'Aymeri de Montesquiou.
  13. «Kazakhgate»: Le sénateur UDI Aymeri de Montesquiou mis en examen (consulté le 9 juillet 2015).
  14. http://www.liberation.fr/politiques/2015/04/03/le-senateur-udi-aymeri-de-montesquiou-aurait-sous-evalue-son-patrimoine_1234370.
  15. Conseil constitutionnel, « Décision no 2015-4931 SEN du 11 juin 2015 », (consulté le 11 juin 2015).
  16. Biographie sur extranet.senat.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]