Joseph-Hugues Fabisch

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Joseph-Hugues Fabisch
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Joseph-Hugues Fabisch, né le à Aix-en-Provence et mort à Lyon le , est un sculpteur français.

Il fut professeur à l’École des beaux-arts de Lyon, et œuvra pour le diocèse de Lyon dans un style sulpicien.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1840, Joseph-Hugues Fabisch s’établit à Saint-Étienne où il est professeur de dessin à l’université de la ville. En 1845, il quitte la ville pour Lyon où il devient professeur à l’École des beaux-arts.

En 1852, il réalise la vierge surmontant la chapelle de la basilique Notre-Dame de Fourvière à Lyon, réalisée dans son atelier des quais de Saône. En raison de l’inondation de son atelier, on repoussa l’inauguration de la statue au 8 décembre, date à laquelle est désormais célébrée la fête des lumières de Lyon.

Du 15 au 19 septembre 1863, il est à Lourdes pour rendre visite à Bernadette Soubirous qui va lui décrire ses visions de la Vierge Marie, dont il fait une statue sous le contrôle de l’abbé Blanc, qui désire avant tout que la statue soit fidèle au propos de la jeune femme. Cette statue, commanditée par les deux sœurs Lacour de Lyon, est destinée à la grotte de Massabielle et est consacrée le 4 avril 1864 devant vingt-mille personnes[1]. Œuvre la plus populaire de l’artiste, diffusée dans le monde entier, cette statue fut pourtant à l’origine d’une polémique sur son adéquation avec les visions de la jeune paysanne de Lourdes, laquelle ne l'approuva pas. En 1868, Fabisch crée une autre Madone pour Lourdes, cette fois-ci avec l'Enfant, érigée sur l'autel de la crypte de la basilique de l'Immaculée-Conception de Lourdes[2].

En 1874, il devient directeur de l'École des beaux-arts de Lyon qui l’avait accueilli comme professeur en 1845.

Il est inhumé à Lyon dans la chapelle Testenoire du cimetière de Loyasse.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La revue du Rosaire, no 173, novembre 2005.
  2. (en) dublinlourdes.net dublinlourdes.net
  3. Saints et madones aux coins de nos rues, p. 58.
  4. Saints et madones aux coins de nos rues, p. 65.
  5. Saints et madones aux coins de nos rues, éditions lyonnaises d’art et d’histoire, 1995, p. 72.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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